C'était ma première pleine chronique web aux Oranges Pressées sur les ondes du 101,5 FM ce matin. J'y parlais d'une campagne Twitter assez particulière, d'une nouvelle collaboration entre l'ONF et le journal Le Devoir ainsi que d'un sacré beau et bon coup d'archives de la part du géant Google.
Est-ce
qu’il y a encore des gens qui croient que Twitter ce ne sont que des gens qui
publient ce qu’ils sont en train de faire ou de manger? Les sceptiques, apprêtez-vous à être confondus.
TheMetropole Orchestra est un orchestre pop et jazz d’Amsterdam. L’orchestre vient
d’apprendre que le gouvernement néerlandais leur coupe les vivres. Pour
lancer un cri à l’aide, ils ont créé un site qui permet aux internautes de
composer de courtes oeuvres musicales à l’aide de Twitter.
En appuyant
sur une note de piano, le site enregistre la note associée sous forme de
lettre. C pour do, E pour mi, etc. Les barres de soulignement comptent pour un silence. Au
bout de 140 caractères, l’oeuvre est terminée.
Demain,
l’orchestre reprendra les plus belles oeuvres et les joueront en spectacle. Les
internautes pourront voir le concert en direct sur le site puis la vidéo sera
mise sur Youtube.
Mozart doit
se tourner dans sa tombe. Ah non, c’est vrai, y en a pas.
Ceux qui
ont des enfants plus vieux ne se sont pas encore fait poser la question. Mais
ce n’est qu’une question de temps avant que les plus jeunes finissent par lancer à leurs parents: "C’était quoi un club vidéo?"
Après 30 électeurs et St-Tite, l’ONF (ben
oui, encore eux autres) collabore avec le journal Le Devoir et lance Un vendredi soir au club vidéo, un webdocumentaire qui explore
les coulisses de cinq clubs vidéos de partout au Québec. De facture moitié photographique et moitié audio, l'essai interactif en met plein les yeux et les oreilles et nous plonge littéralement dans un réel microcosme.
Encore une
fois, c’est à une véritable étude sociale que l’ONF nous convie.
Google ce
n’est pas seulement Big Brother qui espionne nos moindres mouvements sur la
Toile. C’est aussi une entreprise qui met en branle plein de façons d’archiver
notre patrimoine culturel. Après avoir rassemblé des oeuvres comme les
Manuscrits de la Mer Morte ou mis en branle des projets comme le Google ArtProject, le géant récidive cette fois-ci avec le Google Cultural Institute qui
a pour but de préserver et promouvoir la culture en ligne.
Présenté
comme une ligne du temps, il est possible de parcourir des archives provenant
de divers événements culturels du XXième et XXIième siècle, couvrant autant
l’Apartheid que la Deuxième Guerre Mondiale ou encore les événements de mai
1968.
Le site est visuellement époustouflant et est bilingue français/anglais.



