25 octobre 2012

Tweetphony, Club Video et Google Cultural Institute

C'était ma première pleine chronique web aux Oranges Pressées sur les ondes du 101,5 FM ce matin. J'y parlais d'une campagne Twitter assez particulière, d'une nouvelle collaboration entre l'ONF et le journal Le Devoir ainsi que d'un sacré beau et bon coup d'archives de la part du géant Google.


Est-ce qu’il y a encore des gens qui croient que Twitter ce ne sont que des gens qui publient ce qu’ils sont en train de faire ou de manger? Les sceptiques, apprêtez-vous à être confondus.

TheMetropole Orchestra est un orchestre pop et jazz d’Amsterdam. L’orchestre vient d’apprendre que le gouvernement néerlandais leur coupe les vivres. Pour lancer un cri à l’aide, ils ont créé un site qui permet aux internautes de composer de courtes oeuvres musicales à l’aide de Twitter.

En appuyant sur une note de piano, le site enregistre la note associée sous forme de lettre. C pour do, E pour mi, etc. Les barres de soulignement comptent pour un silence. Au bout de 140 caractères, l’oeuvre est terminée.

Demain, l’orchestre reprendra les plus belles oeuvres et les joueront en spectacle. Les internautes pourront voir le concert en direct sur le site puis la vidéo sera mise sur Youtube.

Mozart doit se tourner dans sa tombe. Ah non, c’est vrai, y en a pas.


Ceux qui ont des enfants plus vieux ne se sont pas encore fait poser la question. Mais ce n’est qu’une question de temps avant que les plus jeunes finissent par lancer à leurs parents: "C’était quoi un club vidéo?"

Après 30 électeurs et St-Tite, l’ONF (ben oui, encore eux autres) collabore avec le journal Le Devoir et lance Un vendredi soir au club vidéo, un webdocumentaire qui explore les coulisses de cinq clubs vidéos de partout au Québec. De facture moitié photographique et moitié audio, l'essai interactif en met plein les yeux et les oreilles et nous plonge littéralement dans un réel microcosme.

Encore une fois, c’est à une véritable étude sociale que l’ONF nous convie.


Google ce n’est pas seulement Big Brother qui espionne nos moindres mouvements sur la Toile. C’est aussi une entreprise qui met en branle plein de façons d’archiver notre patrimoine culturel. Après avoir rassemblé des oeuvres comme les Manuscrits de la Mer Morte ou mis en branle des projets comme le Google ArtProject, le géant récidive cette fois-ci avec le Google Cultural Institute qui a pour but de préserver et promouvoir la culture en ligne.

Présenté comme une ligne du temps, il est possible de parcourir des archives provenant de divers événements culturels du XXième et XXIième siècle, couvrant autant l’Apartheid que la Deuxième Guerre Mondiale ou encore les événements de mai 1968.

Le site est visuellement époustouflant et est bilingue français/anglais.

Aucun commentaire: