28 juin 2011

Comment se créer un compte iTunes américain ou français

Dans quelques jours, la folie du Tour de France s'emparera encore une fois de la planète cycliste. Ça fait 340 jours que je compte les heures. L'équipe du Tour de France lançait la semaine dernière son application iPhone annuelle. En relayant l'information sur Twitter, j'ai reçu de nombreux commentaires me disant que l'application était indisponible. Ce n'est pas que l'application n'existe pas, c'est qu'elle ne s'adresse qu'aux habitants de l'Hexagone. Mais rassurez-vous, il y a une façon de contourner cette restriction. Voici comment.

Créez-vous d'abord une adresse spécifique pour votre nouveau compte iTunes France (ou U.S.). Utilisez une adresse simple et facile à retenir. Par exemple, si vous possédez déjà un compte Gmail xyz@gmail.com, créez-vous un compte xyz.fr@gmail.com pour la boutique française et/ou xyz.us@gmail.com pour la boutique américaine. Une fois cela fait, ouvrez iTunes, dirigez-vous sur le iTunes store puis dans le bas de la page d'accueil pour modifier le pays. Cliquez sur le drapeau canadien en bas à droite. Cette opération vous dirigera vers les différents iTunes store du monde entier. Choisissez celui de la France (ou des U.S.A.). Allez maintenant dans la zone de recherche en haut à droite et tapez les mots "Le Tour de France". Cliquez sur le bouton Gratuit. iTunes vous demandera d'entrer votre nom d'utilisateur et votre mot de passe. N'entrez pas votre mot de passe habituel mais cliquez sur Créer un nouveau compte. Acceptez les termes, inscrivez la nouvelle adresse de courriel que vous venez de créer, remplissez les autres cases et faites suivant. iTunes vous demandera alors un numéro de carte de crédit. COCHEZ AUCUN! Remplissez l'espace adresse avec une adresse française (n'importe laquelle fera l'affaire, un hôtel, un resto, l'Apple Store, etc.). Cliquez sur Continuer. Voilà, vos n'avez plus qu'à confirmer en répondant au courriel qu'Apple vient d'envoyer à votre nouvelle adresse. Retournez à la page de recherche et inscrivez de nouveau "Le Tour de France". Téléchargez l'application en n'oubliant pas de vous connecter avec votre nouveau compte iTunes français.

Voilà! Thank me later, comme ils disent au Zimbabwe.

20 juin 2011

Comment devenir une star des médias sociaux qui se trompe

Je ne suis pas parfait. Ça fait mal mais je l'avoue. Je me suis trompé. Vous pouvez me lancer des tomates ou pire, mon propre guide en pleine poire. Vous pouvez aussi me pendre par les couilles et me faire réciter quelques Je vous salue Marie mais ça ne serait pas très gentil (et assez douloureux).

Dans notre guide Comment devenir une star des médias sociaux, j'avançais que pour ne pas devenir un Twitter snob, il était indiqué de suivre une personne qui s'abonnait à votre compte, question d'intérêt réciproque. J'avais à l'époque une ligne éditoriale plutôt mince. Je ne suivais pas de compte qui ne faisait que de l'auto-promotion, je privilégiais les membres francophones et c'est à peu près ça. Je répétais qu'en créant des listes, il était aisé de compartimenter nos abonnés et de ne pas perdre le fil. C'était vrai. Avant. Avant que je suive cinq mille personnes. C'est maintenant impossible à gérer. T'as beau avoir quatre cents colonnes dans ton tableau de bord, un moment donné, tu ne peux plus suivre.

J'ai donc utilisé la matinée à faire un ménage de mes abonnés. Je sais, vous allez dire que j'ai du temps à perdre et visiblement, vous aurez raison. Donc, exit ceux qui parlent tout seul, out ceux qui ne possèdent ni photo de profil, ni bio ou dont on ignore d'où ils viennent et adios à ceux qui sont inactifs depuis plus d'un mois. L'exercice s'est avéré impossible à faire manuellement. Le navigateur devient beaucoup trop lent au fur et à mesure qu'on fait défiler ses abonnés sur le site de Twitter. Je me suis donc mis à la recherche d'un outil qui réussirait surtout à trier mes abonnés inactifs. Grosse job. La plupart des outils fonctionnent très mal ou comportent d'immenses lacunes. Mais après de longues minutes de recherche, je suis tombé sur le site ManageFlitter, qui compile une foule de statistiques sur vos abonnés et permet de se désabonner de plusieurs centaines de comptes en seulement deux clics. En plus d'être gratuite et facile à utiliser, la plate-forme se veut drôle à souhait en faisant défiler des messages complètement loufoques durant l'analyse de votre compte.








Voilà, la job est faite. Mais parce que la machine ne sera jamais parfaite, il se peut que j'aie flushé certaines personnes avec qui j'échangeais régulièrement. Si c'était le cas, n'hésitez pas à me le laisser savoir. Je veux pas de chicane dans ma twittercabane.

13 juin 2011

Steve Jobs avait (encore) raison!

Mon premier ordinateur était un Mac. Un Performa 580CD. Une fabuleuse et gigantissime machine carrée à l'appaence d'un aquarium que j'avais payée 1500$ en 1995. Si les ordinateurs d'aujourd'hui roulent aux amphétamines, ma machine tout-en-un de l'époque devait carburer aux vitamines Flintstones: un processeur de 33MHz, 4 Mb de RAM, 500Mb de disque dur, un lecteur CD 2X et, pour mettre de la poudre aux yeux, un modem 9600 bps pour me brancher à Internet. Charger Photoshop me prenait cinq minutes. Imaginez télécharger mes premières photos de filles toutes nues...

Puis j'ai eu des PC de toutes sortes, technicien en informatique oblige. Mais mon coeur penchait toujours pour la Pomme. J'aimais le design, j'aimais les programmes, j'aimais que ça ne plante JAMAIS. Quand Jobs a annoncé la venue du iPad voilà plusieurs mois, j'étais vraiment sceptique.

Non mais, à quoi ça sert? Je ne vois pas d'application pour une telle machine, mis à part la lecture de magazines et de journaux. Mais ça revient cher en bébitte pour lire des magazines. Et cetera.

En fait, je n'étais pas sceptique. Je pensais carrément qu'il se plantait. La mode était aux netbooks, ces ordinateurs ultra-portatifs possédant un écran de 7" ou 10", qui parvenaient à faire tourner Firefox ou Chrome en peinant. Je me pétais même les bretelles d'avoir installé MacOS sur le mien. Mais j'avais beau avoir réussi à installer le système d'exploitation rêvé, n'en demeure pas moins que j'étais incapable de faire jouer de façon fluide une vidéo de Youtube, à 360p, même pas en plein écran. Mais je me convainquais en me disant que j'utilisais cet ordinateur majoritairement pour écrire dans les cafés. Mon Asus eeepc avait l'avantage d'être plus portable qu'un Macbook au tiers du prix. Il possédait un clavier à peine 8% plus petit qu'un portable normal. Du coup, je n'avais pas besoin de devenir contorsionniste des doigts. Le gros problème avec les netbooks, c'est que la résolution d'écran est limitée à 1024 x 600. 600 points par pouce à la verticale, dans un monde où les sites webs sont dessinés pour accommoder des écrans de 27", ça ne laisse de la place dans votre champ de vision qu'à une photo d'entête, point barre. Il m'était carrément impossible de voir plus d'un paragraphe à la fois à l'écran. Le cauchemar.

L'idée du iPad a tranquillement fait son chemin à mon esprit. J'avais envie d'au moins surfer à l'aise sur le web. Mais ça me faisait suer de mettre de côté ma tournée des cafés, seuls endroits où je réussissais à écrire mes romans de façon inspirée. Jusqu'à ce qu'une petite lumière s'allume dans ma tête. L'avènement de l'infonuagique aidant, je n'avais qu'à rédiger mes romans dans des documents Google, au lieu de trimbaler mon fichier d'un endroit à un autre. Je faisais d'une pierre deux coups, les Google Docs
étant de plus en plus complets et mes sauvegardes se faisant de façon automatique. Saviez-vous qu'on peut dorénavant créer des présentations Powerpoint, des feuilles de calcul Excel et même des dessins dans Google Docs?

Steve Jobs avait vu juste lorsqu'il a refusé d'embarquer dans la vague des ultra-portatifs. Maintenant, il n'est même plus nécessaire de traîner ses fichiers avec soi. Alors voilà, j'ai succombé. Très bientôt, j'amènerai partout avec moi un magnifique iPad et un petit clavier portatif, tout ça pour une fraction du poids de mon netbook. Mais comme Jobs est aussi un businessman visionnaire, ça ne sera malheureusement pas à une fraction du prix.

10 juin 2011

Une première pour 42

J'étais fébrile à la veille de cette première de 42. Pas nerveux, fébrile. Comme un petit gars de 6 ans à 23h30 un 24 décembre. Le nanane était pas loin, à portée de main, et j'étais juché bien haut sur le bout de mes orteils. J'y touchais presque depuis trois minuscules semaines.

Puis tout s'est passé à vitesse 4G (genre). Il y a moins d'un mois, je ne me doutais pas du tout que j'étais pour me retrouver à la barre d'une émission techno à la radio. Je trouvais que MI5 avait laissé un vide dans le paysage des actualités technologiques. Et j'avais grande envie de combler ce vide-là. Après avoir eu l'idée de combiner une webradio et une vidéodiffusion en direct à une radio hertzienne, après avoir joint les meilleurs acolytes que je pouvais trouver (Laurent LaSalle, Nadia Seraiocco et Louis Sedillot), après qu'ils eurent accepté d'emblée, après avoir fait plusieurs tests techniques, après s'être planté à quelques reprises et après être tombé sur un mécène, Laurent Maisonnave, qui nous fournirait le logiciel nécessaire à la vidéodiffusion, tout ça en moins d'une vingtaine de jours, je m'attendais au pire pour notre première. Bon, peut-être pas au pire mais je m'attendais certainement à quelques dos d'âne sur le "chemin de notre succès", à quelques rugosités sur le prélart de mes attentes. Hé bien, figurez-vous donc que pas pantoute. Tout s'est déroulé comme sur des roulettes. En fait, tout s'est déroulé sur des vagues sinusoïdales douces, autour de la fréquence 101,5 FM.

Voilà donc la toute première émission, en rediffusion sur Ustream. Le podcast est aussi disponible sur iTunes. J'espère que vous aurez autant de plaisir à écouter (et regarder) que j'en ai eu à la faire. Enjoy et à la semaine prochaine, si ça vous chante.


6 juin 2011

Mettre 25000 fous ensemble

J'ai pas beaucoup de mémoire dans la vie. Je peux rencontrer quelqu'un et ne plus me souvenir de son visage le lendemain. C'est vraiment chiant. Ce n'est pas par snobisme, je pense que je deviens tout simplement vieux. J'ai toujours pensé que je mourrais d'une maladie cardiaque à cinquante-cinq ans. Aujourd'hui je peux avancer que je mourrai à 90 ans d'Alzheimer.

J'avais sauté le Tour de l'île l'an dernier compte tenu de la température exécrable qui régnait à ce moment-là. Douze misérables degrés Celsius et une pluie froide torrentielle avaient eu raison de ma fausse témérité. Je l'avais oublié. C'est le Devoir qui me l'a rappelé ce matin. J'avais oublié qu'à chaque fois que je sors ma bécane pour un défi organisé, des trombes d'eau me tombent immanquablement sur la tête. Quand une activité à vélo est organisée à l'avance, y a de la flotte pour les fins pis les fous. Que ça soit pour le défi VéloMag, Métropolitain, des Cantons-de-l'Est, le Tour de l'île ou de Nuit, c'est presque toujours pareil. La pluie, c'est écrit dans le ciel.

Je ne sais pas ce qui a piqué Mère Nature cette année. Le Père Nature lui a probablement donné son bonbon la semaine passée. Un Tour de nuit à sec, et un Tour de l'île sous le signe de quelques nuages seulement. Une température relativement cchaude de dix-sept, dix-huit degrés. Au total, on en a eu pour cinquante-deux kilomètres sans une goutte d'eau. La joie!

Grâce aux bons soins de Vélo Québec, j'aurai en plus vécu un Tour de rêve cette année. Décoincés en début du peloton, on faisait partie, mon fils et moi, des cent quelques premiers fervents à décoller du parc Jeanne-Mance. Sur vingt-cinq mille cyclistes, on se retrouvait en maudite belle position pour rouler en toute tranquillité durant deux heures et demie. Et malgré le fait qu'on se soit arrêtés quelques instants à deux aire de repos sur trois, on a glissé sur le bitume comme si on était seuls au monde. Merde, on était tellement tout seul au monde que j'en ai même profité pour chanter à tue-tête du Nicole Martin en plein milieu de la rue Ste-Catherine. On ne m'a pas pris pour un cinglé. Y avait un gars sur le trottoir qui chantait plus fort que moi.

Quand Montréal se donne des airs de ville fantôme, on serait fous de ne pas en profiter. Qu'on aime le vélo ou non.





























2 juin 2011

Les petits maudits caractères

J'étais à l'émission L'Après-midi porte conseil en compagnie de la sémillante Katerine Rollet hier pour un laboratoire sur les sites d'achats groupés tels que Groupon. Vous pouvez entendre la chronique ici. L'essentiel de mon message? Ne vous créez pas de besoins, ne consommez pas pour rien! Pour le reste, j'ai pas mal tout dit en ondes. Sauf un truc et c'est ce que je voulais mettre en lumière ce matin.

J'expliquais hier que pour la plupart de ces sites, vous deviez vous connecter avec votre compte Facebook pour vous inscrire et/ou faire des achats. Mais DealMango, le dernier joueur à s'être lancé dans cette manne de gros bidous, pousse l'honnêteté un peu plus loin et inscrit dans sa section Inscription la phrase suivante:

Le fait de cliquer sur Inscription permet également à Dealmango d’accéder à votre liste d’amis sur Facebook et aux autres informations publiques. Vos informations ne sont pas communiquées à Dealmango temps que vous n’avez pas cliqué sur Inscription.

Maintenant qu'Internet est omniprésent dans nos vies, la notion même de vie privée n'existe plus vraiment. Ça ne fait pas toujours notre bonheur mais on en est pas mal tous conscients. Mais quand, pour s'inscrire à un site, on doit donner les informations privées et personnelles de nos amis ou abonnés sur les différents réseaux sociaux, j'ai des petits reflux gastriques qui me remontent à la gorge. Pousse mais pousse égal...

Il n'y a pas vraiment de porte de sortie. On est pognés avec ça et ça n'ira pas en s'améliorant. L'important est de demeurer aux aguets et surtout, de toujours lire les petits maudits caractères dans le bas des pages.