25 février 2011

About.me

Nous sommes plus que jamais submergés par les différents sites et plate-formes sociales: Twitter, Facebook, Youtube, LinkedIn et autres. C'est assez pour perdre la tête. Imaginez maintenant posséder une page d'accueil, un point d'ancrage qui dirige les internautes vers vos multiples présences sur la Toile et qui en plus aurait une sacré gueule. C'est, depuis décembre 2010, chose faite.

L'idée derrière le site About.me est tellement simple qu'on se demande pourquoi personne n'y a pensé avant. À la manière d'un CV virtuel, vous affichez une photo de votre choix en arrière-plan, écrivez votre biographie détaillée et ajoutez les liens vers vos multiples réseaux. That's it!

J'en avais glissé un mot sur Twitter au mois de décembre alors que je testais la version bêta. Plusieurs compatriotes avaient été charmés par le site mais déploraient l'absence de leur page dans les résultats de recherches Google. Mais voilà, il existe un petit truc pour les gens qui voudraient ajouter celle-ci aux résultats des engins de recherche. Ça demande bien sûr un tout petit peu de travail mais voilà une lacune du site bien comblée. En fait, il s'agit simplement d'ajouter manuellement l'URL de votre page aux engins de recherche les plus populaires. Voici les liens qui vous dirigeront vers les pages d'ajout pour Google, Bing et Yahoo.

Ne vous reste plus maintenant qu'à en mettre plein la vue au Web!

22 février 2011

Du problème des étiquettes

Avant c'était pas compliqué. Quand je parle d'avant, je ne parle pas du temps de Soirée Canadienne. Disons qu'on remonte dans le temps où l'avenir des baby-boomers s'assurait au berceau. Non, pas tant que ça. Au berceau, c'était la guerre et ça ne devait pas être jojo. Mettons qu'on remonte alors aux débuts des années 70, quand la vie était prospère et que la banlieue devenait le refuge des familles aisées. Mettons que tu travaillais dans une chaîne de montage chez GM et que tu posais le troisième boulon à gauche du crankshaft de la direction des galipers (visiblement, la mécanique automobile que je connais est une science inexacte). En conséquence, tu devenais poseux de troisième boulon jusqu'à la fin de tes jours. Si par chance tu avais une carte d'affaire, c'était écrit dessus Spécialiste en tri-boulonnerie. Mais les cartes d'affaires n'affluaient pas en ces temps immémoriaux. Mais ça ne t'empêchait pas d'être heureux. Surtout, t'essayais de ne pas trop te poser de questions. Tu gardais ta spécialité jusqu'à la fin de tes jours (ou jusqu'à ce que GM te crisse dehors parce que, hein, vous savez comment c'est le domaine automobile) et tu espérais vivre une retraite dorée à 55 ans. Mais c'est pas de ça dont je veux parler.

Avant ça, c'était encore moins compliqué. Remontons justement à ce fameux Soirée Canadienne. Mettons que tu étais agriculteur ou fermier ou bûcheron ou institutrice ou curé. Je ne suis pas regardant. Tu te cassais encore moins la tête. Tu te mariais jeune, tu faisais des kyrielles de bambins, tu te levais aux aurores pour traire les vaches ou couper la tête de la poule du souper, tu allais à la messe le dimanche matin, récitais le bénédicité (hein le quoi?, s'exclament les plus jeunes) et tu te couchais le soir en culottes à grandes manches en prenant soin de ne pas trop ambitionner sur le corset de ton épouse enceinte jusqu'aux yeux. Entre deux pipées, tu tapotais gentiment la tête de ton plus vieux en sachant qu'il prendrait un jour la relève de la ferme familiale.

Bienvenue dans la deux deuxième décennie du XXIième siècle (j'ai toujours rêvé d'écrire des chiffres romains dans un billet).

Maintenant, c'est tellement plus compliqué. Fini le temps d'apposer des maudites étiquettes éternelles sur les gens. Ok, c'est pas le cas, I sometimes live in Utopia. Il n'y a rien que je déteste plus que les préjugés, à part le boudin, le foie de veau et pisser en érection le matin. Prenez, moi par exemple (mais pas le matin). Ça doit faire au moins six mois que je change la biographie de mes différents sites, réseaux sociaux et vitrines virtuelles au moins une fois par semaine. C'est que je ne sais plus comment me qualifier (mais faudrait se poser d'abord la question si je le suis vraiment, qualifié). Examinons les différents chapeaux que je porte.

Auteur: À mon actif, un roman (Fol allié) et un guide (Comment devenir une star des médias sociaux). En chantier, un deuxième roman dont la première écriture est terminée. Ouais, on peut dire que je suis auteur. Aparté: ma bio indiquait tout d'abord que j'étais écrivain. Mais je trouvais que ça faisait prétentieux. On se fait attribuer le métier d'écrivain par les autres. Semblerait que c'est le lectorat qui décide si on l'est ou non. Ne devient pas écrivain qui veut, pas même un auteur.

Chroniqueur: Je l'ai été sur Branchez-vous, sur MSN, dans différents magazines et publications et, plus récemment, sur Bang Bang. Ça colle.

Blogueur: Depuis août 2002. Rien à ajouter là-dessus.

Chef-recherchiste: Depuis la saison 1 de Vlog. Je pense que je commence à savoir comment ça marche.

Vidéaste: Ici, ça commence à se corser. Parce que bien que j'adore filmer, bien que j'aie tourné et monté moi-même la plupart de mes capsules et vidéos, puis-je me qualifier de vidéaste pour autant? Même si je déborde d'idées de films, de documentaires, de reportages, pourrais-je en faire un métier?

Animateur: Pas facile à trancher non plus. J'animais moi-même les capsules de Webtivi Mag. Mais mis à part ma job d'animateur à la radio de CISM de 2004 à 2006, je n'ai aucune autre expérience en animation. Pourtant, je considère que c'est une de mes plus grandes forces.

Journaliste: En fait, il est ici le plus gros problème. Parce qu'il me semble impossible de répondre à cette question. Suis-je vraiment un journaliste? J'ajoute puis je biffe ce titre de ma biographie aux deux semaines. Si on décortique le titre, qu'est-ce qui fait qu'on soit journaliste? Le fait d'avoir étudié en Communications pendant trois ans sur les bancs d'une université? Pourtant, il y a tellement d'excellents autodidactes. S'il faut avoir étudié dans le domaine, alors, je ne suis pas du tout un journaliste. Pourtant, j'ai bel et bien rédigé une foule d'articles. Mais l'ai-je rédigé de façon journalistique, en toute objectivité et ouverture? D'un autre côté, un journaliste est-il nécessairement objectif? Pas sûr. Je n'ai pas non plus étudié en littérature. Dois-je alors rayer le titre d'auteur de ma bio? Est-ce qu'on appelle un chat un chat basé sur les diplômes qu'il affiche sur son mur? Bon, je vous entends déjà me dire que les chats ne vont pas à l'université.

On fait quoi alors avec les gens qui possèdent de multiples talents ou qui veulent tout simplement plonger tête première dans leur passion? On les raye tout de suite de la carte? Combien de violonistes de génie se sont vus relégués au rôle de violoneux dans les partys de familles traditionnelles du début du XXième siècle (yé, deux fois)? On n'avait pas la Soirée Canadienne très très nomade. J'ai moi-même déjà fait partie d'un groupe (mais j'étais loin d'être Mozart, j'avoue). Ne suis-je pas un musicien pour autant?

D'ici quelques semaines, vous verrez ma bouille dans quelques webséries et sur diverses scènes alors que je revisite mon premier amour, le jeu. Ben oui, pour ceux qui l'ignorent, j'ai déjà fait du théâtre. Je jouerai en effet un mini-rôle dans la prochaine websérie de Patrick Sénécal et Olivier Sabino, Reine Rouge, et je chausserai mes souliers de théâtre pour Absolu, une troupe montréalaise. Comme si je n'étais pas assez occupé, je suis aussi à mettre sur pied un concept de websérie avec le plus joufflu des Has Bine, Jean-Dominic Leduc. Mais je n'ai pas étudié au Conservatoire d'art dramatique. Devrais-je abandonner l'idée pour autant?

Alors, qui suis-je? Quelle est mon étiquette? Small, medium, lavable à la machine, écrivain, hang to dry, vidéaste, comédien, journaliste? Et si je revendiquais le droit de ne pas me confiner dans un seul rôle de toute ma vie?

15 février 2011

180 degrés

Certains diront que c'est une méchante tête de cochon. Moi je dis que c'est une battante. Elle s'acharne tant depuis plusieurs années en tenant à bout de bras ses webreportages sur le cinéma d'ici qu'elle est devenue un exemple de courage de force d'obstination pour les acteurs du Web québécois.

Catherine du Tapis Rose vient de mettre en ligne un tout nouveau projet, 180 degrés sur le Tapis Rose de Catherine, où elle interviewe des artistes et artisans du grand écran autour de treize grands thèmes.

Tel un calendrier de l'Avent débutant aux Rendez-vous du cinéma québécois jusqu'au gala des prix Jutra, Le Tapis rose de Catherine couvrira un rayon de 180˚ autour des gens qui ont marqué le cinéma d’ici au cours de la dernière année.

J'aime particulièrement la facture visuelle, très léchée, qui me fait penser à la défunte émission Cabine C avec Christiane Charette (mais en vraiment beaucoup plus rose). Appelé à briser la glace, Claude Legault parle aujourd'hui de son succès. Et vous n'avez pas la berlue. On dirait bien qu'il a d'énormes pieds...

14 février 2011

Lundi, quintus de la semaine

J'avais deux trucs pour vous en ce lundi. Mais finalement, j'aurai trois trucs pour vos jolis yeux. Parce que je viens tout juste d'apprendre, en faisant quelques recherches pour mon titre ridicule, que le petit orteil se nomme en fait le quintus. Tout comme le gros orteil s'appelle le hallux. Chaque orteil possède un nom latin que vous pouvez apprendre ici. C'est fou non?

Mais je m'égare pour faire changement...

J'ai terminé la lecture du recueil Cherchez la femme hier soir. Piloté par India Desjardins, le projet tourne autour d'un sujet plutôt hormonal, la madame. Dix-sept auteurs ont prêté leur talent au recueil. Bien qu'il soit quelque peu inégal (dû au fait que le sujet est vaste et que les auteurs avaient tous cartes blanches), j'ai pris un grand plaisir à découvrir de nouvelles plumes. Trois nouvelles m'ont particulièrement jeté par terre. Celle de Podz, de Claudia Larochelle et de Sonia Safarti. Un réalisateur et deux journalistes. Ironique quand même, surtout que ce sont probablement les trois récits les plus courts du livre. J'accorde aussi une mention spéciale à Patrick Sénécal qui sort des sentiers battus avec une histoire de science-fiction. Mais visiblement, je préfère de loin l'émotion à la légèreté.

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Une autre petite chose... C'est quoi cette habitude d'orgasmer à chaque fois qu'un artiste prononce le nom de Montréal ou du Québec dans les médias américains? Est-ce que les gens de Toronto, de Paris, de Londres ou de New York s'extasient à chaque fois que le nom de leur ville est mentionnée quelque part? Je trouve que ça fait "ptit village" cette habitude que les gens ont de verser une larme à chaque fois qu'on "ose" mentionner le nom de notre ville. Don't get me wrong, je suis super heureux qu'Arcade Fire ait remporté le prix du meilleur album aux Grammys hier. Mais de grâce, soyez toujours fiers de Montréal et du Québec! Tenez-vous debout. Montréal est une ville importante du monde. On n'a pas besoin d'un diffuseur américain pour nous le rappeler.

11 février 2011

Praise the lord, Stephen

Pis? Avez-vous vu le reportage à Radio-Canada, hier soir, sur la montée de la droite religieuse dans les politiques Conservatrices? Un bon coup, encore une fois, de l'équipe d'Enquête, qui analysait la présence de plus en plus forte au Parlement de certains Born Again Christians, plus particulièrement du regroupement MyCanada, cette bande de Jesus freaks qui s'envoient des coups de paume dans le front en croyant guérir en criant le nom de Dieu et qui parlent une langue bizarre, un expèce de croisement entre celle d'un Jeannois complètement saoul et celle d'un Marseillais né de parents Irlando-Australien.

Le reportage est à voir drette ici. Allez-y, je vous attends. Oui oui. Inquiétez-vous pas, je ne bouge pas d'ici. Je n'ai rien d'autre à faire de toute façon. Allez, ouste.

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Et puis, c'était à votre goût? Êtes-vous inquiets? Révoltés? Surpris? Ou alors êtes-vous comme moi, totalement crampé? Parce que je trouve ça vraiment drôle. Ma douce, elle, n'en revenait tout simplement pas. Elle trépignait, outrée et incrédule, la face enfouie entre deux coussins sur le sofa du salon. Je pense même qu'elle mordait le tissu, question de se défouler encore plus. Peut-être n'appréciait-elle pas non plus le fait que je riais à gorge déployée.

Eh oui, je trouve ça bien drôle. De un, parce qu'on est tellement en train de se faire baiser par le gars le plus nerd de la classe mais de deux, parce que plus rien ne m'étonne de la part de nos chers politiciens, encore moins ceux du parti Conservateur. Traitez-moi de cynique si vous le voulez. Vous aurez raison. Ça m'écoeure un peu, je dois l'avouer, mais je ne crois plus du tout à l'appareil politique, qu'il soit québécois, canadien, chinois ou d'Égypte.

Mais le truc qui me pue le plus au nez dans tout ça, ce n'est pas que notre Premier Ministre soit de droite, pro-vie, pro-guerre et pro-Jésus. Je peux vivre avec ça. Il a droit à son opinion même si je ne suis pas d'accord avec lui. Non. Ce qui me hérisse le poil des bras, des jambes et de tout ce qui se situe entre ces deux extrêmes, c'est qu'il le cache à la population entière, c'est qu'il possède un agenda politique qu'il occulte à la face du pays. Notre Premier Sinistre sait très bien qu'il ne se serait jamais fait élire s'il avait affiché ouvertement ses valeurs et intentions futures. Et il n'en glisse encore aucun mot parce qu'il est minoritaire.

Les électeurs, agneaux de Dieu se dirigeant à l'hôtel des sacrifices, n'y voient que du feu. Pendant ce temps, Stephen patiente et prend son trou en attendant d'avoir la majorité en chambre. Et comme dans un mauvais party d'étudiants trop occupés à regarder le douchebag de service caler sa caisse de Bud-coulé-dans-le-roc, ce fameux jour de majorité viendra où on se fera prendre par derrière les yeux bandés. Et ça va faire mal, ça va déchirer le terrain d'entente en deux.

Qu'adviendra-t-il de tout ça? Où cela nous mènera-t-il? De quel genre d'avenir allons-nous enfanter? Avec les nouvelles politiques mises en place, vous serez mieux de prier longuement pour vous départir du rejeton difforme qui aura pris naissance dans le ventre du plusse beau pays du monde.

9 février 2011

Maudit Facebook à mar$%&!

On dirait qu'ils le font exprès. Il ne se passe pas une semaine sans que les développeurs chez Facebook ne décident de changer une fonction quelconque, au grand dam de ses utilisateurs. La toute dernière à ce jour, l'affichage en mode "theater" des photos du site. Concrètement, cela veut dire qu'à chaque fois qu'on clique sur une photo, une nouvelle fenêtre s'ouvre en pop-up et rend du la navigation dans l'album ardue et chiante. La communauté est unanime: on déteste.

Rassurez-vous, il existe une façon bien simple de sortir de ce piège. En cliquant sur une photo, vous vous retrouvez par défaut en mode "theater". Cliquez dans la barre d'adresse de votre navigateur, supprimez les termes &theater à la toute fin de l'adresse et appuyez sur Enter. Facebook vous renverra automatiquement à l'ancien mode d'affichage des photos. Voilà, encore une fois, le tour est (dé)joué.

7 février 2011

Changer sa vie

Des fois j'ai l'impression de dormir sur la switch. Ou non, je suis peut-être juste nono. C'est que ça m'arrive souvent d'être nono. Ça devait faire trois, quatre mois même que traînait dans ma bibliothèque le dernier livre de Nicolas Langelier, Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles. Puis, simplement parce que Steve Proulx en parle dans sa chronique Angle mort sur le Voir cette semaine, je l'extirpe de l'étagère, le dépoussière (en fait, je le déminoutte; chez moi ce sont les poils de chat qui envahissent la maison avant la poussière) et je m'y plonge. Je suis comme ça aussi, un mouton nono qui va à l'abattoir: Bêêêêêê... C'est que je suis influençable. J'avais fait exactement la même chose avant les Fêtes alors que je me lançais dans Barney's version, le roman de Mordecai Richler, sachant qu'on en avait fait un long-métrage. Rebêêêêê... J'ai donc débuté le recueil jeudi soir. J'y allais en peu à reculons, sans aucune apparente raison.

- Pas vrai, maudit menteur. Tu sais très bien pourquoi tu hésites à le lire!

Ok, je suis peut-être un peu jaloux de lui. C'est con, je sais, surtout que je le connais. Mais c'est qu'il a tout ce gars. Beau, grand, jeune, cultivé et plein de talent. Crime, même ma blonde tripe sur lui. Et moi, pris avec cette foutue peur de me faire remettre en pleine face mon sentiment d'écrivain imposteur, je valse en hésitations à simplement tourner la page couverture. Ben voilà, je me trompais, Nicolas n'a pas tout. Ou peut-être l'a-t-il. Mais il est quand même malheureux. Il a un gros trou noir qui lui vrille le ventre, un vide générationnel qui le hante et le tourmente. Et il n'est pas le seul. J'en connais des tonnes comme lui. Moi le premier. Dans RSHESLRDSVE25EF, Nicolas nous entraîne dans la détresse d'un jeune homme qui vient de perdre son père d'un cancer et qui se questionne sur la vie, de la raison et surtout l'irraison des choses. On y parle de vide, d'inespoir, d'insipidité, de matérialisme, de crise existentielle. Nicolas y traite aussi de FOMO, cette Fear Of Missing Out, cette peur de manquer quelque chose qui nous tenaille tous, génération d'insatisfaits qui piétine, fais du surplace et qui est incapable de vivre avec mais surtout pour les autres, trop occupés à s'enlever les petites mousses récalcitrantes du nombril. Je sais ce que c'est, j'ai longtemps eu ce même problème. Je l'ai tellement eu longtemps que je l'ai encore parfois.

Livre débuté jeudi soir, donc, et terminé hier soir. Bouquin lu d'une traite, dévoré, interpellé par la déroute, la tristesse, la peur et l'incompréhension du narrateur, qu'on devine être Nicolas lui-même mais dont le chapeau fait à la plupart des adultes de cette génération-nombril. Ce bouquin m'est rentré dedans comme un coup de poing au visage, comme un coup de pied au cul d'une génération complète. Je me suis replongé dans les souvenirs de mon propre père, de cette incapacité à dire les mots, à parler avec son coeur, à se questionner sur l'insipidité des choses et l'ineptie des comportements de certains de nos contemporains. Encore aujourd'hui, j'entends les échos d'un Get real and get a life murmurer à mes oreilles.

Laissez-vous emporter par ce récit bouleversant, vrai, humain et authentique qui nous plonge dans notre propre vulnérabilité. Vous revisiterez peut-être votre peur de la solitude, de la mort et même votre propre détresse. Mais croyez-moi, c'est un passage nécessaire pour grandir et évoluer. Lisez ce livre et changez votre vie.


6 février 2011

Super bowl

Quand j'étais jeune, j'étais un fan fini de sport. Les Canadiens, les Expos, les Alouettes. Mais aussi les Bruins pour Bobby Orr, les Islanders pour Mike Bossy, les Reds pour Pete Rose et les Steelers. J'étais un inconditionnel de Terry Bradshaw et Refrigerator Perry; je les aimais tous d'un amour sans borne, je les vénérais totalement. Aujourd'hui je regarde en arrière et je ne peux m'empêcher de me demander: mais où mon amour du sport s'en est-il allé?