19 décembre 2011

Irritants Facebookiens

Ça me tente de chialer. Je fais un peu de ça dernièrement. C'est peut-être mes gênes de Noël qui ont les poils hérissés. Ça m'arrive, particulièrement autour du 25 décembre. Allez savoir pourquoi...

Irritant Facebookien numéro un: J'ai fait la gaffe, aux tous débuts de Facebook, de créer une liste que j'ai affectueusement appelée Restricted, question de limiter l'accès à mes informations personnelles. Chose tout ce qu'il y a de plus normale, vous avez certainement fait pareil. En octobre dernier, lorsque Facebook a modifié le fonctionnement de sa plate-forme pour copier Google+ permettre aux membres de publier des statuts publics, ils ont créé une liste par défaut qui s'appelle, vous l'aurez deviné, Restricted. Quand je me suis aperçu que Facebook était tout mêlé à la publication d'un statut, j'ai fusionné les deux listes, chose qui à ma grande surprise était possible. Pas tant que ça finalement. Bien qu'on m'ait confirmé que les deux listes avaient été fusionnées, Facebook a été incapable de digérer cette information. Du coup, tous mes contacts se sont ramassés dans aucun groupe, ce qui leur a donné accès à toutes mes données. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite. Mais là, je me découvre à chaque jour de nouveaux "amis" auxquels je n'ai pas nécessairement envie de partager certains trucs. Z'imaginez le putain de ménage que j'ai à me taper maintenant? Joli congé de Noël en perspective.

Irritant Facebookien numéro deux. Je me suis rendu compte ce matin que lorsqu'on mentionne une personne dans un statut (vous savez, avec l'arobas), on ouvre du même coup ce statut à tous les amis de la personne mentionnée. Incroyablement, ces amis peuvent même commenter à leur tour un statut qui ne s'adresse pas à eux. Plus moyen de dire ce qu'on veut à qui on veut, la communauté entière a maintenant un oeil sur le moindre de nos faits, gestes et paroles. La solution serait-elle de ne jamais faire de mention? Comment fait-on alors pour attirer l'attention d'un ami sur un statut en particulier, surtout lorsqu'on sait qu'on en croise des dizaines et des dizaines par jour? Croyez-moi, je n'ai rien contre une incursion minimale de Big Brother dans ma vie privée, à la limite je m'en fous un peu d'en perdre. Ça fait partie de la game maintenant. Internet demeure un magnifique terrain de jeu accessible à tous et où la liberté de parole prime. Là où je décroche, c'est lorsque je ne peux même plus dire ce que je pense à qui je veux sous peine de heurter la sensibilité d'autrui. Come on Facebook, je trouve que tu me compliques finalement la vie en ostie juste pour que je puisse dire quelques niaiseries par jour.

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