En tant que blogueur "influent"
(c'est pas moi qui le dis, ce sont les relationnistes de presse de Librex), on m'a gracieusement offert le livre de
Michelle Blanc et
Nadia Seraiocco,
Les médias sociaux 101, pour en faire une critique. Malheureusement, parce que je fais moi-même paraître un guide sur les médias sociaux dans un peu moins de trois semaines, je ne peux me permettre de critiquer ouvertement et publiquement son livre. Michelle le sait, je le lui ai moi-même annoncé lors de son lancement. Le problème, c'est que si j'aime, on m'accusera de vouloir faire partie des initiés. Par contre, si je déteste, on me pointera du doigt en me disant que j'essaie simplement de faire du kilométrage sur son dos pour vendre mes propres copies. Il n'y a pas de porte de sortie.
Je connais Michelle depuis quelques années. D'abord croisée lors d'événements tels que le Yulblog et le Yulbiz, nous avions eu l'occasion d'échanger quelques propos sur une foule de trucs autres que les médias sociaux. Bizarrement, on a toujours peu discuté du phénomène. Je ne sais pas pourquoi. Coïncidence je dirais. Je crois qu'elle a parfois raison et d'autre fois tort. Je pense surtout qu'elle le dit tout haut et tout fort. Mais ce n'est que mon opinion.
Je crois que Michelle a toujours respecté ma grande gueule et mon ouverture d'esprit face à son état. Elle a raison d'ailleurs, je m'en contrefiche. Qu'elle soit homme, femme ou mammifère à pois mauve, je n'en ai vraiment rien à cirer. Je ne me suis jamais gêné pour lui dire que je la trouve baveuse et que je pense qu'elle dépasse parfois les bornes. Je crois que cet absence de filtre a permis qu'on se dise les choses comme elles sont, vis-à-vis et sans détour.
Je disais donc que je ne critiquerai pas son livre. Par contre, d'autres l'ont fait à ma place, dont
Josiane Massé sur Branchez-vous,
Mario Asselin sur Opossum et
Catherine Voyer-Léger sur Les marées lumières. En a-t-on entendu parler? Pas du tout. Pourquoi? Parce qu'elles n'étaient pas très bonnes. Et c'est là où je pense que Michelle s'égare. Parce que bien qu'elle prône la transparence dans son discours quotidien, elle évite soigneusement de parler des critiques négatives de son bouquin, se contentant de mettre en lien uniquement ceux qui l'encensent. Comme s'il était impossible de soulever des points ou de remettre des choses en question. Personne ne possède la vérité, pas plus Michelle que ses détracteurs. On peut soumettre une piste de réflexion mais jamais on ne peut se targuer d'avoir la science infuse. La science elle-même ne se trompe-t-elle pas à l'occasion?
Lorsqu'on accouche d'une oeuvre, il est normal de ne pas plaire à tout le monde. Croyez-moi, j'en sais quelque chose. Dans ce cas, il faut avaler sa colère, piler sur son orgueil, laisser aller et essayer de faire encore mieux la prochaine fois. Il n'y a rien d'autre à faire. Au mieux, si on possède un espace d'expression public, on peut l'utiliser pour expliquer son point de vue. C'est tout. Il y aura toujours des commentaires dithyrambiques et d'autres assassins sur une oeuvre. Je suis le premier à détester des classiques ou des trucs qui font généralement l'unanimité. La plupart des critiques négatives que j'ai lues sur le bouquin de Michelle étaient constructives. Alors que Michelle est la première à demander la transparence des journalistes, entreprises et firmes de relations publiques, où est-elle dans ce cas-ci? Le blogue permet justement d'avoir cette ouverture tant prônée face à la critique. La transparence ne peut pas être à sens unique.