28 septembre 2010

Et puis, le nouveau Twitter?

J'ai eu l'extrême et immense chance de passer à la nouvelle version de Twitter vendredi dernier. Pourquoi extrême et immense? Parce que c'est en fin de semaine dernière que j'apportais mes corrections finales à Comment devenir une star des médias sociaux, avant que le livre n'aboutisse chez l'imprimeur. Imaginez les modifications que j'ai dû apporter à la partie plus "technique" du guide: le "Cliquez à droite pour ceci" et le "Allez dans les paramètres pour cela" n'avait plus tout à fait la même apparence et nomenclature. C'est ce qu'on appelle pogner la balle à temps...

Mais je ne suis pas ici pour me plaindre (enfin, un peu mais si peu). J'ai donc pu naviguer dans la nouvelle interface qui se décline maintenant en deux colonnes. Celle de gauche ne devrait pas trop vous dépayser puisqu'elle ressemble grandement à la page d'accueil à laquelle vous étiez habitués. Vous retrouverez dans le haut de celle-ci les onglets pour accéder aux mentions, retweets, recherches et listes. En survolant un message, vous verrez apparaître une flèche sur le côté droit de ce dernier. Appuyer sur celle-ci fera apparaître les informations sur l'utilisateur ainsi que ses derniers tweets. Il se peut aussi que vous voyez de petites icônes représentant une photo, un phylactère ou un film. Ces icônes avertissent de la présence de matériel multimédia ou d'une conversation entre deux utilisateurs. En cliquant sur ces icônes, vous aurez accès à ceux-ci:



La colonne de droite, outre le matériel multimédia, offre quelques renseignements supplémentaires sur un utilisateur, une conversation, etc. Rien pour crier au génie.




Le plus beau coup, à mon avis, est que la recherche se retrouve maintenant en permanence dans l'entête du site. Maintenant, vais-je pour autant abandonner mon logiciel d'interface (dans mon cas Tweetdeck) pour aller promener mes savates sur le Twitter.com? Pas pantoute!

La nouvelle interface de Twitter est plus une évolution qu'une révolution. Bien qu'il soit possible de voir directement les photos et les vidéos à même le site et bien que Twitter ait signé une entente avec seize partenaires pour l'inclusion automatique de ces liens, il est toujours plus ardu de partager ses propres créations via le site qu'en passant par un tableau de bord. Tweetdeck permet de téléverser directement de la photo et de la vidéo (et même de faire du direct), le tout en une seule étape, chose que Twitter est encore incapable de faire. Vous devez quand même téléverser vos trucs sur un site tiers et coller l'URL dans votre tweet. Un autre aspect qui m'irrite est que le nombre de nouveaux messages ne s'affiche pas sur les onglets. De ce fait, il est impossible de savoir quand on a reçu une nouvelle mention si on ne se retrouve pas dans ce même onglet. Qui a envie de naviguer entre ses listes et ses mentions sans arrêt? Moi non plus.

Le nouveau Twitter est donc plus tape-à-l'oeil pour aller accepter ses nouveaux abonnés. Genre. Mais pourquoi tant d'espace gaspillé à la droite de l'écran alors? Gageons que ça deviendra un sacré bel endroit pour mettre de la grosse publicité fatiguante?

23 septembre 2010

Twinterview.tv

Deux fois par année, je trouve que c'est une maudite bonne moyenne au bâton. Le frisson de la date de lancement qui approche, le sentiment de fierté de l'aboutissement d'efforts acharnés et l'inquiétude pressante de s'exposer aux critiques sont tout aussi forts que la première fois. Comme un premier baiser, mais avec du papier.

C'est donc aujourd'hui le grand jour! Voici, en grande primeur, la couverture de notre guide à paraître le 5 novembre, Comment devenir une star des médias sociaux. Avouez que ça a de la gueule, non?



Et comme on n'aime pas faire les choses à moitié, on a décidé de lancer, pour faire la promotion du livre, une webtélé d'entrevues Twitter en animation, Twinterview.tv. Jusqu'au 5 novembre prochain et à raison d'environ une capsule par semaine, vos stars préférées et fraîchement crapulisées défileront devant vos yeux et répondront à quelques questions en 140 caractères. Notre premier invité est nul autre que l'inimitable animateur de #TLMEP, Guy A. Lepage.


Vous aurez peut-être deviné que le génie qui se cache derrière l'animation des capsules provient de Yan Thériault, créateur de Crapules.tv, qui a également illustré de magnifique façon le guide. Bravo Yan! Vraiment, t'as fait une sacrée belle job!

Je dois avouer que la barrière était haute pour trouver un moyen de faire la promotion de notre nouveau livre à Dominic et à moi. Mais nous sommes vraiment fiers du résultat. Maintenant, on a bien hâte de tous vous voir le 5 novembre prochain!

22 septembre 2010

Bon matin

À Vlog, je croise quotidiennement des trucs de toutes sortes: vidéos, sites, photos, trucs viraux, etc. Plus souvent qu'autrement, je passe au suivant en bâillant. C'est que je suis devenu, au fil des ans, difficile à surprendre. Certains jours, je me dis que plus rien ne pourra jamais me faire obliquer le sourcil. C'est habituellement dans ce temps-là que je tombe sur une trouvaille qui vient me prouver le contraire. L'imagination humaine n'a définitivement pas de limites.

Alex Champagne est surtout connu pour ses prestations dans la décapante websérie Contrat d'gars. Mais ce que peu de gens savent, c'est que l'humoriste/scénariste/comédien/rédacteur est également photographe à ses heures. Son dernier projet, intitulé Bon matin, présente des gens au lever du corps, les yeux bouffis et l'haleine toute aussi décapante que sa websérie.

Lorsqu'Alex m'a présenté son projet, j'ai eu cette fameuse réaction de surprise que j'expérimente si peu souvent dans mon quotidien. Non mais, quelle excellente idée! Fallait vraiment juste y penser. Mais en plus d'avoir la chance d'être surpris, j'ai aussi eu celle d'être croqué sur le vif, alors que j'étais debout depuis à peine quelques minutes. En fait, j'étais plutôt assis mais on s'arrêtera pas à quelques vérités près...

Je ne suis pas le seul à s'être prêté au jeu. Le projet présente quelques autres poqués du matin dont Pénélope McQuade, qui est visiblement magnifique à toute heure du jour. En espérant maintenant que plusieurs autres participants viendront s'ajouter à l'initiative.

20 septembre 2010

Champlain doit se retourner dans sa tombe

La rue Champlain est, depuis ce matin, un sens unique en direction Nord, entre la rue Sherbrooke et de Maisonneuve. Imaginez ma surprise en arrivant au bout de la rue Émile-Duploye dans le parc Lafontaine, rue que j'emprunte à vélo soir et matin pour me rendre à et revenir du boulot. Je me suis retrouvé face à face avec une pancarte "Ne pas entrer".

Tout d'abord un peu mêlé (la ville n'avait jamais annoncé cette modification), j'ai tergiversé pendant une bonne trentaine de secondes à savoir quel chemin emprunter. Ne voulant pas descendre la rue Papineau où les autobus et les voitures vrombissent à haute vitesse, je suis descendu par Alexandre-de-Sève. Le problème dans ce cas-ci, c'est que les voitures arrivant des rues perpendiculaires (Lafontaine, Logan...) n'ont pas de signal d'arrêt ni de feu de circulation. N'écoutant que ma témérité, j'ai quand même continué ma descente sur Alexandre-de-Sève jusqu'à Maisonneuve où, une fois rendu, j'ai dû rouler à contre-sens sur une trentaine de mètres pour aller stationner mon vélo devant la porte d'entrée de TVA.

Non mais, c'est qui le gnochon à la ville de Montréal qui prend de pareilles décisions? Il est évident que cette solution a été envisagée pour satisfaire les automobilistes et décongestionner la rue Champlain le soir, alors que les banlieusards de la Rive-Sud regagnent leur nid douillet. Le problème, outre le fait que c'est maintenant hyper-dangereux pour les cyclistes de traverser les artères perpendiculaires, c'est qu'on reste aveugle devant le vrai problème en suggérant des solutions à court terme. Surtout que dans le cas de la rue Champlain, foule d'automobilistes se rangeront de toute façon à gauche pour obliquer à la toute dernière seconde et se faufiler à droite, congestionnant du même coup la rue. On gage?

Une fois de plus, on constate que c'est l'automobiliste qui est roi et maître en ville. À quand des solutions intelligentes pour contrer les bouchons de circulation et la surabondance de voitures au centre-ville?

14 septembre 2010

Le nouveau Twitter

C'est lors d'une conférence de presse diffusée sur Ustream que Twitter présentait ce soir la toute nouvelle interface de son site web. Au premier coup d'oeil, on peut avancer que c'est un pas de géant qui vient d'être franchi pour l'entreprise qui gazouille.

Visuellement, la nouvelle mouture du site se divisera en deux parties. Du côté gauche, vous retrouverez toujours le fil de vos abonnés alors que du côté droit apparaîtront les détails des tweets que vous surlignerez à gauche. Si une photo ou de la vidéo a été intégrée dans le message de votre abonné, cette dernière apparaîtra directement dans la fenêtre de droite, suivie par les derniers tweets de l'abonné en question.

Grâce à une entente avec seize différents partenaires, Twitter permettra l'intégration automatique des photos et des vidéos sur son site. Concrètement, cela veut dire qu'une nouvelle page ne s'ouvrira pas lorsque vous cliquerez sur la plupart des liens multimédias d'un message.

C'est en regardant cette petite vidéo que vous comprendrez peut-être un peu plus de quoi il en retourne.



Twitter a également ajouté que l'infrastructure a été revue, ce qui devrait signifier plus de rapidité et de stabilité. L'histoire ne dit par contre pas si la baleine mourra...

J'ai très hâte d'essayer cette nouvelle mouture qui sera tranquillement lancé au fil des semaines. Mais je suis surtout bien curieux de voir comment les logiciels d'interface comme Tweetdeck, Hootsuite et autres intégreront ces toutes nouvelles fonctionnalités.

12 septembre 2010

MON Grand Prix Cycliste de Montréal

Depuis la fin mai que j'attendais ce jour. Ah non, maudit menteur! Depuis septembre 2009 que j'attendais avec fébrilité ce 12 septembre 2010. Les meilleurs cyclistes du monde (ou presque) se donnait rendez-vous au pied du Mont-Royal pour la première course cycliste professionnelle de l'Union Cycliste Internationale (UCI) depuis 1984. Ça faisait un an que je me promettais d'y être et j'y fus.

Mon chemin de croix a débuté ce matin au coin de Papineau et Mont-Royal où je venais juste de déposer la voiture que j'avais loué pour mon défi des Cantons de l'Est d'hier. Accompagné du Nain, j'ai déambulé sur Mont-Royal de Papineau à Parc puis escaladé Camilien-Houde à pied pour aller me stationner les fesses dans l'une des portions stratégiques de la côte. Le voilà l'avantage d'avoir grimpé la montagne des dizaines de fois cet été. Je sais où ça fait mal...

Ma première impression en voyant les premiers cyclistes arriver en trombe fut la suivante: Shit, je ne reconnais personne! Faut dire que quand Louis Bertrand n'est pas là pour me décliner leur identité, quand la télé est absente pour me montrer leur visage de près, je suis incapable de savoir qui est qui. Ces gars-là montent tellement vite que c'est presque impossible de les identifier.

Deuxième impression: Wow! Méchant cortège! On se croirait a un mariage italien! Des files et des files de voiture et de motos, des policiers jusqu'aux ambulances en passant par la presse et les voitures d'équipe. Et croyez-moi, ces voitures défilent vraiment à fond la caisse (d'épargne (joke de cycliste)) quand il s'agit de suivre ces coureurs endiablés! Parlant de la Caisse d'Épargne, j'ai été très touché quand la voiture d'équipe s'est approché d'un petit garçon handicapé qui était tout juste à mes côtés, pour lui offrir un bidon d'eau. Un beau geste qui marquera certainement ce garçon à jamais.

Arrivés complètement au sommet, à l'endroit où la côte n'est plus qu'un mauvais souvenir et que la pente redescende, alors que nous attendions le troisième passage des cyclistes, j'aperçois Pierre Foglia qui vient s'asseoir tout juste derrière nous, sur le garde-fou en bordure de la route, pour y prendre des notes. Je me demandais justement s'il planifiait assister à la course sur place, sachant à quel point il aime bitcher sur le Tour de France (en clin d'oeil on s'entend). J'aurais bien aimé aller le saluer et lui demander si justement il y prenait plaisir mais le Foglia d'Amérique est une espèce qui disparaît plus vite que son ombre. Pas le temps de compter trois cyclistes en montée qu'il s'était déjà envolé. On verra donc ça dans son papier demain.

Puis le Nain et moi avons redescendu le Mont-Royal via le chemin Remembrance, où j'ai réussi à tourner un petit bout de film alors que le peloton dévalait la portion ouest à plus de 75 km/h. Je vous dis qu'une gang de cyclistes qui déboulent à cette vitesse dans le visage, ça vous immortalise une impression! Ils m'ont frôler l'objectif si près que j'en ai fait le saut. Puis on a continué à marcher sur Côte-des-Neiges, jusqu'au chemin de Polytechnique. Pour une quatrième fois, on a eu la chance de voir ces machines humaines suer sang et eau pour escalader cette côtelette à plus de 20 km/h. J'aurai presque honte de la grimper à partir de maintenant!

Puis on est redescendu sur le Chemin de la rampe pour les voir défiler comme des malades devant nos yeux une dernière fois et nous sommes retourné en métro à la maison, depuis l'Université de Montréal, question de terminer la course à la télévision. On dira ce qu'on voudra, c'est quand même la meilleure façon de voir une course de vélo. C'est pas que c'est pas grisant d'être sur place mais on a tellement jamais aucune idée de ce qui s'est passé avant qu'un coureur ne vous passe sous le nez. Et tout va tellement vite, on ne les voit que pendant quelques secondes! Mais imaginez à quel point on est chanceux, ici, de les voir seize fois avant qu'ils ne croisent le fil d'arrivée. Au Tour de France, vous pouvez être coincé dans un bouchon de circulation monstre, puis vous éreinter à grimper des montagnes de trois mille mètres, tout ça pour voir 170 gars en maillot stroboscopique défiler devant vos yeux l'espace d'une toute petite minute. Je comprends Foglia d'avoir une crotte sur le coeur...

Mais j'étais très heureux de faire partie de ce grand happening. Surtout que ça m'a fait marcher un bon dix kilomètres! En fait, j'ajouterais que c'était un must d'être présent, question de soutenir l'événement. En espérant maintenant qu'on reverra tout ce beau monde l'an prochain.

8 septembre 2010

La fin du blogue?

J'apprends à l'instant que l'agence Sid Lee a décidé de fermer son blogue pour consacrer toutes ses énergies à nourrir son compte Facebook et Twitter. Une décision particulière qui m'a fait dire, un peu à la blague sur Twitter, que c'était "la fin du blogue".

Mais est-ce que l'avènement des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter annoncent vraiment la fin des blogues? Il est certain que maintenir sa présence sur les plate-formes sociales demande du temps. On n'est pas Dieu et il est impossible d'être partout à la fois. Mais une entreprise qui délaisse complètement une plate-forme indépendante pour consacrer ses efforts sur des sites tenus par des tierces parties, c'est quand même un peu bizarre, surtout venant d'une agence spécialisée en médias.

Il faudrait avoir la tête dans le sable pour ne pas avancer que la blogosphère tourne au ralenti depuis l'avènement des plate-formes sociales. Mais Twitter ne permettant d'exposer sa pensée qu'en cent quarante caractères et Facebook possèdant les défauts de ses qualités (dont la multitude de statuts sur une page d'accueil), le blogue demeure encore la meilleure plate-forme pour promouvoir ses trucs, partager ses idées et surtout approfondir sa pensée. Tout ça sans être à la merci des sites tiers qui risquent d'être détrônés par la nouvelle startup hot du moment. Surtout que de nos jours, un blogue évolue parfaitement avec Twitter, Facebook et tous les autres réseaux sociaux offerts.

Maintenant, seul le temps dira si Sid Lee s'est planté ou on. Mais il faut quand même avouer que l'entreprise, en posant un geste de la sorte aujourd'hui, vient de montrer qu'elle a les couilles grosses de même.

7 septembre 2010

Ping pis Pong s'en vont en bateau

Et alors, vous avez essayé la toute dernière nouveauté d'Apple, Ping, le réseau social intégré à iTunes10 et qui "tuera MySpace" (répéter avec une voix caverneuse et plein d'écho) ?

Pour ma part, j'étais bien curieux de voir de quoi il en retournait. En fait, je m'imaginais que Ping, sans vraiment détruire MySpace, deviendrait plutôt la référence en matière d'échange de goûts musicaux, le tout intégré à Twitter et à Facebook. Un genre de blip.fm mais basé sur le catalogue musical de notre bibliothèque iTunes.

Mais il faut bien se rendre à l'évidence que pour l'instant, Ping n'est vraiment pas grand chose. Hermétique et replié sur lui-même, Ping n'a aucun lien vers Facebook ou Twitter. Non seulement doit-on naviguer dans les méandres labyrinthiques du logiciel pour découvrir des trucs mais il est même impossible de savoir ce que ses amis écoutent au moment présent (la base d'un réseau musical à mon avis). Cerise sur le sundae (bloody sundae), Ping est peu simple d'utilisation (la navigation et l'ajout d'amis en fera blasphémer quelques-uns aux premiers abords) et n'apporte rien de nouveau dans le monde déjà sursaturé des réseaux sociaux. Au fond, qui a vraiment envie de laisser son iTunes ouvert toute la journée aux côtés de son Tweetdeck et de son Facebook, uniquement pour aller voir les cinq pochettes d'albums choisis par ses nouveaux "amis" musicaux en accueil de leur page de profil?

Ping est finalement bien plus un LastFM mais sans le côté puissance et partage de connaissance de ce dernier. Quant à MySpace, le réseau demeure pour l'instant l'endroit idéal des musiciens pour faire connaître leur musique. Avec leur toute dernière refonte, je ne tremblerais pas trop si j'étais dans leurs culottes (MySpace in MyPants?).

Mais doit-on vraiment lapider Steve Jobs pour autant? Je ne pense pas. iTunes demeure un outil puissant pour la gestion de sa bibliothèque multimédia et Ping saura tranquillement imposer sa présence au fil des ans et des ajouts divers. Mais on n'est pas encore rendus là. Espérons que les internautes sauront être patients.

4 septembre 2010

Les Twittersnobs, part trois!

C'est fou à quel point ce sujet déclenche des passions. On est pour, on est contre, tout est noir ou tout est blanc mais personne n'y reste indifférent (à part quelques milliards de personnes).

Les gens lisent bien ce qu'ils veulent lire. Pour cette raison, je voulais apporter quelques précisions sur le texte mis en ligne hier après en avoir parlé de longues minutes avec mon amie Pascale, assis devant une bière bien fraîche sur une terrasse de la rue Mont-Royal. L'alcool déliera toujours les langues.

La première raison pour laquelle ce sujet déclenche des passions réside dans l'expression "snob", péjorative. J'ai croisé ce terme pour la première fois, il me semble, sur le blogue de Michelle Blanc. Je trouvais qu'il s'apprêtait plutôt bien au phénomène à ce moment-là. Mais l'outil a énormément changé au fil des mois, tout comme les utilisateurs de la première heure. À mon avis, le sentiment de communauté sur Twitter n'a jamais été aussi présent qu'en ce moment. Mais personne n'a encore trouvé un meilleur terme pour expliquer ce satané phénomène qui fait suer une bonne partie du réseau, alors on fait avec celui-là!

Deuxièmement, nous ne croyons pas posséder la science infuse Dominic et moi. Bien au contraire. Vous pouvez faire ce que vous voulez de l'outil qu'est Twitter. Et c'est ce qui est génial. Personne n'a raison et personne n'a tort. Nous croyons simplement que la méthode que nous expliquons est la meilleure à suivre pour quiconque débuterait sur le réseau. Tout ça ne demeure que notre simple avis. Libre à vous d'y adhérer ou non. On vous aimera tout autant si vous faites à votre tête.

Ceci dit, il y a deux volets à ce que je qualifie de "snobisme" sur Twitter. Il y a tout d'abord l'abonné suivi par des milliers de personnes et qui n'en suit qu'une poignée en retour. Je ne parle pas ici d'un membre qui possède 5000 abonnés et qui en suit 500. C'est déjà tout un contrat de suivre 500 personnes. Je parle plutôt d'un membre qui ne suivrait, par exemple, que deux abonnés, alors qu'il est suivi en retour par 2500 personnes. Il y a comme un désiquilibre dans la balance.

Ce qui est étrange, c'est que les quelques personnes que j'avais à l'esprit en utilisant l'expression "Twittersnob" se comptent sur les doigts d'une main (ok, peut-être deux). Allez m'expliquer pourquoi tout le monde a décidé de porter le chapeau quand même, alors qu'il ne leur était même pas destiné! Je pense entre autres à Dany Turcotte, qui s'est horriblement senti visé par mon billet alors qu'au contraire, je trouve qu'il se débrouille plutôt bien avec l'outil et échange avec la communauté.

Ce qui m'amène à parler du deuxième volet qui, selon moi, est le plus irritant des deux. Il s'agit des membres qui ne répondent pas lorsqu'on s'adresse directement à eux. Je n'avance pas qu'il faut impérativement répondre à tous les abonnés qui vous saluent au passage. Nous ne sommes pas ridicules (enfin, Dominic ne l'est pas, moi, je le suis plus souvent qu'à mon tour), nous savons très bien qu'il est humainement impossible de répondre à 10 000 abonnés qui vous interpellent! Mais lorsqu'on vous pose une question, la moindre des choses est de répondre. Comme si on vous croisait dans la rue, au parc, chez le barbier, à l'épicerie, aux toilettes publiques du Cirque du Soleil, au Zoo de Granby... Enfin, vous comprenez le point. Parce que Twitter, c'est un peu l'équivalent d'une ville virtuelle. Qui oserait refuser une poignée de main tendue dans la rue?

Alors maintenant, mes agneaux, donnez-vous un bec sur la gueule et allez en paix. Après tout, c'est quand même rien que du Web dont on parle. Il y a des choses sacrément plus importantes dans la vie, comme respirer par le nez. Le stress, ça cause trop de maladies du coeur...

3 septembre 2010

Les Twittersnobs, part two (et une grande primeur)

J'interpellais la Clique du Plateau sur Twitter hier alors que je m’apercevais que l'homme au masque de clown ne suivait que 29 personnes alors que plus de 4000 abonnés lisaient ses micro-messages. Je fus surpris, croyant que la Clique se situait plus au niveau du peuple que des snobs. Monsieur Masque m'a demandé hier soir d'expliquer mon point de vue sur mon blogue alors qu'il était pour expliquer le sien sur le sien (c'est drôle à dire).

Je l'avais tout d'abord référé à mon billet sur les Twittersnobs, rédigé il n'y a même pas un an ici-même. Mais tant de choses ont changé depuis ce temps (dont mon opinion sur certaines personnes de l'élite publique) qu'au lieu de faire une mise-à-jour du billet, j'ai décidé d'en écrire un nouveau.

En fait (et c'est ici que vous devez insérer un roulement de tambour), je vais plutôt vous gratifier d'un extrait de notre guide à paraître à l'automne prochain à Dominic Arpin et à moi, Comment devenir une star des médias sociaux.

Les Twittersnobs

L'expression Twitter snob fait référence aux gens qui sont sur la plateforme et qui ne suivent ni n'échangent avec personne ou presque. À prime abord, ce sont des politiciens, des artistes, des journalistes, bref, des personnalités publiques. Nous croyons qu'il s'agit souvent d'une mauvaise compréhension de la plate-forme plus que d'un réel désintérêt de la communauté. Mais il arrive que certains d'entre eux snobent littéralement le « commun des mortels ».

Malgré le fait que quelques politiciens se retrouvent dans cette catégorie, nous en tenons peu compte puisque beaucoup d'entre eux tweetent par personne interposée. En effet, à l'instar de certaines stars américaines, une équipe de micro-blogueurs se cache parfois derrière un compte. Croyez-vous réellement que le Premier Ministre du Canada passe son temps à tweeter sur la plate-forme ? Question rhétorique. Heureusement, ce phénomène est de plus en plus rare.
Mais qu'en est-il des autres tweeteurs qui utilisent le réseau uniquement pour échanger avec leurs collègues ou simplement pour faire de l'auto-promotion? Peu de membres de la communauté en parlent mais beaucoup rongent leur frein. C'est un fait, les tweeteurs détestent se faire snober par des gens qu'ils suivent. Pourquoi s'intéresser à d'autres qui ne s'intéressent pas à nous en retour ?

La question que l'on est en droit de se poser est pourquoi ces Twitter snobs n'échangent-ils pas avec le reste de la communauté ? Est-ce parce qu'ils n'ont pas encore saisis l'impact et la portée de l'outil ? Est-ce plutôt une réelle incompréhension de la notion de communauté ?

Certains de ces snobs se défendront en avançant qu'il est impossible de suivre tout le monde. Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes, demandent-ils ? Est-ce faisable ? Notre réponse est oui. Grâce à Twitter qui permet de créer des listes ciblées d'utilisateurs et avec la possibilité qu'offrent certains outils comme Tweetdeck ou Seesmic de les importer, les personnaliser et les trier, ça l'est. En fait, c'est même un jeu d'enfant. Mais en plus amusant.

D'autres diront que le temps qu'ils passent sur la plateforme est compté et que c'est en conséquence un facteur déterminant pour ne suivre qu'une grappe d'utilisateurs. Comme nous l'expliquions plus haut, nous croyons que Twitter n'est pas fait pour suivre à temps plein un utilisateur en particulier mais bien pour croiser sporadiquement une foule de personnes différentes sur un réseau surchargé d'informations. Twitter, c'est de plonger à la mer lorsque vous y êtes. Vous y faites trempette puis vous allez retrouver vos amis sur la plage. Twitter, c'est aussi saluer en retour quelqu'un qui passe devant chez vous en vous souhaitant une belle journée.

Certaines personnalités publiques l'ont compris. D'autres pas. Sinon, comment comprendre que, sur un réseau dit « social », un utilisateur qui a un millier d'abonnés n'en suive qu'un seul ?

Entendons-nous, le réseau peut devenir ce que vous voulez qu'il devienne. Mais le Web 2.0 est social, une plate-forme d'échange, de partage et d'interaction. En cette magnifique ère numérique, nous sommes tous devenus une source d'informations et d'idées, les journalistes comme les informaticiens, les infirmières comme les gardiens de zoos (on connaît tous un gardien de zoo, non?). Nous avons un impact sur la vie des autres, nous avons tous à apprendre de ces mêmes personnes. Nous ne disons pas ici de suivre tout le monde qui cogne à votre porte. Il est même recommandé de maintenir un certain cap ou une certaine ligne éditoriale. Mais avant de lever le nez sur un membre qui vient de s'abonner à votre compte, pourquoi ne pas aller examiner son fil de messages, sa biographie ou même son site web. Qui sait ? De belles surprises vous y attendent peut-être.

2 septembre 2010

Tache récalcitrante

Je prends deux petites secondes pour vous signaler un léger bogue sur Twitter, un simple agacement, un quasi-inaudible bourdonnement dans l'oreille, rien de bien bien grave, rien qui accote l'absence de moratoire sur le gaz de schiste, l'explosion d'une deuxième plate-forme pétrolière dans le Golfe du Mexique, le je-m'en-foutisme généralisé au Parlement et à l'Assemblée Nationale ou le dévoilement des candidates d'Occupation Double édition 2010... Non non, simplement le réconfort de savoir qu'on n'a pas la berlue.

Lorsque vous désirez arrêter de suivre un utilisateur qui fait partie d'une de vos listes, supprimez-le tout d'abord de la liste en question avant d'arrêter de le suivre. Car bien que vous ne fassiez plus partie de ses abonnés, les billets de ce dernier, si vous avez oublié de le supprimer de la liste, continueront d'apparaître dans votre timeline au fur et à mesure de ses billets. Sachez qu'il est toujours possible de revenir en arrière si vous avez oublié de suivre ces indications. Vous n'avez qu'à retourner sur le profil de l'utilisateur en question et de le supprimer de votre liste. Vous n'avez même pas besoin de le suivre pour ce faire.

Comme je disais, rien pour vomir votre dîner sur vos souliers mais un simple coup de pouce pour vous indiquer que vos hallucinations ne proviennent pas d'un trop grand abus de substances illicites dans votre jeune temps.