29 mars 2010

Karkwa, c'est dans la poche

L'ambiance était fébrile, l'impatience dans la salle, palpable. Puis les lumières se sont éteintes, les voix se sont tues. La musique a emboîté le pas à l'attente. Les premières notes du nouvel opus se sont fait entendre. Et ce fut encore le coup de foudre. Pour une quatrième fois. Je ne sais pas comment ils font mais les gars de Karkwa renouvellent leur musique à chaque fois, explorant les différentes facettes de leur âme et communiant aux pèlerins gagnés d'avance une parcelle d'éternité musicale.

Ce soir ne faisait pas exception. Six, sept, huit chansons, je ne m'en souviens plus trop. J'étais trop occupé à vibrer, complètement absorbé par chaque note qui bondissait en moi en ondes bleues, vertes et rouges. Ouais, un arc-en-ciel d'émotions. C'est que je suis à chaque fois transporté quand je les écoute ou que je les vois sur scène: simples, ouverts et surtout heureux d'être là.

Sautez sur l'abum demain matin. Je vous garantis que ça sera le meilleur achat que vous ferez cette année (bon, ok, peut-être ce printemps). Une des chansons, Marie tu pleures pour rien, fait partie de cette nouvelle galette. Je me suis rappelé l'avoir entendu lors de la session que le groupe avait offert aux gens de la Blogothèque l'été dernier. Je vous la mets en lien, tout comme la session complète de cette incroyable soirée de poche.

Prenez et mangez-en tous! Ceci est la béatitude livrée pour vous!


Karkwa - Marie tu pleures pour rien - Un Concert à emporter de La Blogotheque sur Vimeo.

25 mars 2010

Vieillir

Rendez-vous médical annuel ce matin pour vérifier que la mécanique tient toujours bien la route.

Doc: Est-ce qu'on avait commencé à vérifier ta prostate l'an dernier?
Moi: Non, je pensais qu'on vérifiait ça seulement à partir de 50 ans!
Doc: Non! Je suis de l'école qui préfère prévenir plutôt que de guérir. Je vérifie toujours le plus tôt possible.

Il commence à s'exécuter.

Moi: C'est ma blonde qui va rire de moi! Elle est plus jeune que moi et elle n'arrête pas de me traiter de vieux. Si je lui dis qu'on a commencé à me tâter la prostate, je ne suis pas sorti du bois.

Baisse les culottes...

Doc: Ah non, on commence de plus en plus tôt à vérifier.

Tourne de bord...

Moi: Mais c'est parce que je lui disais justement hier, alors qu'elle avançait qu'on me tâterait bientôt le fond du puits, que je n'étais pas encore assez vieux pour ce genre de manoeuvre...
Doc: Ah ben là, si tu lui as ouvert la porte toute grande.

Prends une grande respiration...

Moi: Aouch... En tout cas, là je viens d'en ouvrir une...

23 mars 2010

Twitter + festival = Twestival

Après la célébration du dixième anniversaire du Yulblog vendredi dernier, c'est maintenant au tour de Twitter et de Montréal de fêter son deuxième Twestival jeudi prochain au Bain Mathieu. Le Twestival, en plus d'être une fête où les Twitteurs de la région de Montréal peuvent se retrouver, est un événement qui sert à lever des fonds pour un organisme de charité. Tous les profits de la soirée seront versés cette année à l'organisme humanitaire Concern.

Tout a été mis en oeuvre pour faire lever le party: David Usher, ex-chanteur de Moist (mais toujours chanteur de lui-même), sera présent pour une prestation acoustique, de même que Colin Moore et le French Kiss Band. Une foule de DJ's feront également tourner les tables (mais pas les chaises). Des prix de présence (dont un séjour à l'hôtel Germain et un iPhone), de la bouffe tout au long de la soirée et des prestations artistiques viendront couronner le tout.

Le désormais consacré à TLMEP McGilles animera la soirée de 20h à la fermeture alors que votre humble serviette serviteur s'occupera à faire bouger la place de 18 heures à 20 heures. Les billets sont en pré-vente ici mais seront aussi disponibles à la porte le soir-même de l'événement.

Venez faire vos Twits avec nous, jeudi soir, dès 18h!

18 mars 2010

Dix chandelles pour le Yulblog

21 mars 2000.

Alors que la plupart des gens ignorent même ce qu'est un blogue, le rassemblement de carnetistes de l'île de Montréal connu sous le nom de Yulblog tient déjà sa première rencontre. Ça fait maintenant dix ans. C'est fou comme le temps passe vite...

C'est demain que le groupe fêtera ce dixième anniversaire à la Salle des Brasseurs RJ, 5585 de la Roche (coin St-Grégoire).

Pour l'occasion, une foule de blogueurs tout azimut (dont Caroline Allard, Pierre-Léon Lalonde, Daniel Rondeau et moi-même) se rassembleront pour festoyer dans la joie (et l'alcool). Venez faire votre tour. J'y serai à partir 19h en compagnie de quelques copies de mon roman, si le coeur vous en dit. Voici le lien Facebook pour l'événement.

Bonne fête Yulblog!

17 mars 2010

Noyade dans Rosemont

Je viens de lire à l'instant un Tweet du journaliste François Cardinal qui mentionne une étude sur les attitudes des Canadiens à l'égard de l'eau, commanditée par RBC et Unilever et qui vient tout juste de sortir du four à sondages. Selon celle-ci, 20% des Canadiens ont encore l'habitude d'arroser leur stationnement. Et ça me fout par terre. Un Canadien sur cinq? Come on! Mais qu'est-ce que ça prend à ces énergumènes pour comprendre.

Et ça m'interpelle aussi parce que je me questionne. Voyez-vous, en sortant de chez moi ce weekend, j'ai croisé un voisin qui arrosait rien de moins que le trottoir devant chez lui. Merde! On est même loin du stationnement là! Ça n'a aucun bon sens! Mais comment lui signaler sa grossière erreur? Comment l'approcher pour lui signifier que ce qu'il fait est aberrant, illogique, mauvais pour l'environnement et son portefeuille? Comment le faire sans se faire envoyer chier ou sans se faire ignorer? Je disais à ma douce moitié qu'elle devrait, elle, approcher l'énergumène pour lui mentionner que l'eau n'était pas une ressource inépuisable. Qu'elle avait plus de chances de réussir à la tâche parce qu'elle est une femme et, on le sait bien, les jolies filles ont le droit de tout dire sans se faire sauter au visage.

Elle a hésité pendant quelques secondes, je l'ai regardée, elle a ré-hésité, je l'ai re-regardée et nous avons finalement passé notre chemin, non sans rouspéter à faible voix. J'entends déjà les plus tough d'entre vous dire "je lui aurais fait bouffer son boyau par le trou du cul" mais on sait tous que ça ne se passe pas comme ça dans la vie. Nous sommes, malheureusement parfois, des gens civilisés qui préfèrent la bonne entente et l'harmonie au pétage de gueule. On s'abstient donc plus souvent qu'autrement.

Alors ma question demeure: Comment approche-t-on quelqu'un qui arrose son asphalte pour lui expliquer les mystères de la vie?

15 mars 2010

Mise-à-jour littéraire

Semblerait que les auteurs ne devraient jamais lire les critiques, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. C'est pas moi qui l'ai dit, c'est Oscar Wilde (il me semble). Mais c'est plus fort que moi, à chaque fois je dois aller lire ce qu'on dit sur mon compte. Je sais, j'ai aussi parfois l'impression d'avoir deux ans d'âge mental...

J'ai reçu une critique vraiment élogieuse, à me pitcher carrément par terre, de la part de Mélanie Robert du Carnet Littéraire. Je vous invite à aller la lire, surtout si vous hésitez encore à vous procurer le roman. De mon côté, je vais en profiter pour me ramasser à la petite cuillère.

Finalement, à part une seule mauvaise critique (qui est plutôt à mon avis une attaque mesquine) que je ne mettrai même pas en lien (je ne suis pas assez ridicule pour me faire de la mauvaise pub quand même), je nage en plein bonheur littéraire, les bonnes critiques et les remarques constructives affluant de toutes parts. Moi et ma grande insécurité vous remercie grandement.

Pour les lecteurs de ce blogue qui habitent la région de Québec, je serai au Salon du Livre de Québec du 7 au 11 avril prochain. En espérant vous y voir! Comme dit la madame dans le métro de Montréal: "D'autres détails suivront".

12 mars 2010

Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es

Pour ceux qui connaissent peu la plate-forme de micro-blogues Twitter, différentes tendances ont été créées par les utilisateurs au fil du temps. Le Follow Friday est l'une de celles-là. Le but, faire connaître à ses abonnés des Twitteux extraordinaires. En bref, ça permet aux gens qui vous suivent de suivre d'autres gens qui vous ressemblent.

Je discutais mardi dernier avec Xavier Kronström Richard, une des têtes pensantes derrière le magazine web P45. Je lui expliquais justement que si j'étais limité à ne suivre que cinq personnes sur Twitter, P45 ferait sans contredit partie du lot.

Et ça m'a donné le goût de faire l'exercice. Mais choisir seulement cinq abonnés me restreignait trop. J'ai donc opté pour un top dix Twitter, advenant le cas où mon compte exploserait au onzième utilisateur. Admettons que c'est mon Follow Friday d'aujourd'hui. L'exercice est périlleux et difficile à faire mais je vous invite à jouer le jeu aussi. Je vous invite aussi à laisser une trace dans les commentaires vers votre propre top dix.

Donc, dans le désordre.

@Crapules: Parce qu'il me fait rire. Beaucoup. Yan Thériault est le prolifique humoriste qui se cache derrière le compte et derrière la webtélé Crapules.tv. Il fait mouche à tous coups grâce à son humour croustillant et irrévérencieux.

@P45Magazine: Parce qu'ils sont drôles et impertinents et parce qu'ils nous dénichent des liens insoupçonnés. Dans un univers culturel rempli de StarAcadémiciens, P45 est un des rares magazines qui fait encore de la place aux artistes dont le travail n'est pas pré-mâché.

@AndredeSorel: Parce qu'il est pertinent et parce qu'il assume parfaitement ses opinions, André Péloquin se donne corps et âme pour la scène émergente depuis de nombreuses années. Pour ça et ses excellents liens musicaux et culturels, c'est un homme à suivre.

@DominicArpin: Dominic est tout d'abord un ami et compatriote de travail. Mais c'est aussi un journaliste qui a compris bien avant la plupart de ses confrères qu'Internet, c'est d'abord et avant tout une communauté d'échange et de partage.

@ONF: Parce qu'eux aussi ont compris comment fonctionne le Web 2.0. En plus de donner la parole aux artistes émergents et alternatifs d'ici, l'ONF créé des sites web hallucinants, ils partagent leurs trouvailles et coups de coeur de partout à travers le monde.

@MarieJuGag: Marie-Julie Gagnon est aussi une amie. Une amie qui me fait rire, une geek finie et mais surtout une fille qui me donne faim de voyage et de cultures (comme si je l'avais pas déjà assez).

SoBegin: Parce qu'elle est une des rares personnes qui me fait découvrir de nouvelles webséries inconnues, Sophie Bégin est la personne à suivre pour les amants de la webtélé d'ici et d'ailleurs.

@GinaDes: Gina Desjardins aussi est mon amie. Parce qu'elle est LA geek par excellence au Québec. Intelligente, drôle, cultivée, c'est la fille que tous les geeks rêvent de marier.

@GabrielBeland: Gabriel Béland est journaliste. C'est aussi le blogueur qui se cache derrière le blogue Vélomane. Il présente souvent des articles sur le vélo de partout à travers le monde et sa passion du bécyk est contagieuse.

@DesjardinsDavid: Rédacteur en chef à Voir Québec, David Desjardins est avant tout un chroniqueur intelligent, au ton juste et au verbe maîtrisé. Mais c'est aussi un passionné de vélo et un journaliste qui participe activement à la communauté.

8 mars 2010

Premières critiques

Je suis vraiment heureux de l'engouement créé par ma bande-annonce. Ce fut une belle façon de faire parler de moi et, par la bande, de mon roman. Sauf qu'une telle initiative est une arme à double tranchants. Parce que depuis la sortie de mon livre, on n'avait parlé que de la bande-annonce, mon roman étant relégué aux oubliettes littéraires.

Je commençais silencieusement à désespérer lorsque est apparue hier la toute première critique de mon roman. Un peu courte, peut-être, mais elle a fait l'effet d'un baume sur mon impatience légendaire. Enfin, quelqu'un s'attardait aux mots se cachant derrière la bande-annonce. Courte critique, donc, mais surtout choix de la semaine de l'animatrice Sylvie Lauzon des Mordus de lecture à Rock Détente Québec.

Puis, aujourd'hui, une deuxième critique a fait son apparition sur les ondes de Radio-Canada Abitibi, dans la chronique littéraire de Tommy Allen durant l'émission matinale, Des matins en or. Une très longue critique de près de sept minutes. Une critique juste et franche, constructive et qui donne envie de se dépasser pour le prochain.



J'avais déjà reçu, grâce aux réseaux sociaux, plusieurs échos de lecteurs et lectrices qui avaient terminé le roman. Mais j'attendais impatiemment les avis des critiques littéraires. Maintenant, c'est (un peu) fait. C'est un poids de moins sur mes épaules insécures. Un peu...

Je suis conscient que ce genre de littérature ne peut pas plaire à tout le monde mais je dois dire que je suis ravi des commentaires qui font, à date, la quasi-unanimité. Ironiquement, j'ai souvent pensé que ce livre, très masculin, interpellerait plutôt les hommes et ferait grincer des dents le sexe féminin. À l'écoute des commentaires, je dois plutôt me rendre à l'évidence que c'est un peu le contraire qui se produit. Les gars se reconnaissent moins, semble-t-il, dans le personnage d'Éric et les filles sont enchantées de pénétrer dans la tête et dans les émotions d'un gars, aussi fuckées soient-elles (les émotions, pas les filles).

Alors heureux, je suis (Yoda sort de ce corps). Et tout ça me donne envie de renouer avec la rédaction du deuxième, qui en est déjà à cinquante pages. J'ai l'impression que mon été sera haut en couleurs et en émotions.

3 mars 2010

L'avenir de la télé sur le web?

Je n'aime pas la télé-réalité. Épier des gens se frencher, bitcher ou prendre leur douche, très peu pour moi. Difficile par contre d'y échapper. Les émissions de télé mettant en vedette Monsieur et Madame Tout-le-monde pollueront de plus en plus les ondes télévisuelles. Du profondément creux Loft Story à la ronflante série Montréal-Québec, il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Ça me fait peur pour l'avenir de la télévision créative...

Mais je ne peux m'empêcher de rester bouche bée devant la nouvelle initiative de Hulu, If I can dream, une webtélé-réalité américaine qui présente en direct la vie de cinq personnes à la quête de leur rêve: percer dans le monde du show-business.

If I can dream, c'est cinquante caméras qui épient les moindres gestes de jeunes musiciens, acteurs et mannequins, 24 heures sur 24, alors qu’ils se battent pour faire leur place dans ce monde sans merci. Les internautes sont donc témoins des victoires, des échecs, des déceptions et des joies que vivront ces cinq jeunes artistes en émergence.

If I can dream c'est aussi des auditions ouvertes sur MySpace. La communauté est mise à contribution puisqu'elle pourra voter et participer en ligne à ce talent show nouveau genre.

Pour une des rares fois de son histoire, la plateforme américaine Hulu s’ouvre au monde et permet à la Terre entière de suivre les péripéties de ces artistes. Produit par Simon Fuller, co-créateur d’American idol avec l’appui financier de Pepsi et Ford (il y a même un live stream à l'intérieur d'une Ford Fiesta), cette nouvelle websérie risque de faire couler beaucoup de bande passante.

On s'entend qu'il s'agit ici de culture pour la masse. Les musiciens ne chantent pas mon genre de musique et ce n'est pas l'idée que je me fais des arts et de la culture. Dans un même élan, j'essaie de me tenir loin du principe du culte de l'image, ce que l'on met de l'avant ici en gavant les internautes de vidéos de jeunes hipsters aux cheveux soyeux et à la dentition White Strips de Crest. On n'entendra pas de son nouveau et révolutionnaire. On ne nous fera pas découvrir de nouveaux talents créatifs émergeant de l'underground américain. Du coup, une foule d'artistes continueront de manger en silence leurs beurrées de beurre de pinottes. Mais on ne peut faire autrement que saluer l'initiative web pour un concept qui en met vraiment plein la gueule.

1 mars 2010

L'apôtre de la censure

J'aime le web. J'ai toujours aimé le côté ouvert, non censuré de la machine. Ça donne souvent droit à de belles envolées, de merveilleux échanges et une place au débat. Je me suis toujours fait un apôtre de la liberté d'expression sur Internet. Jusqu'à ce weekend. Depuis les tout débuts de ce blogue, je m'étais promis de ne jamais en censurer les commentaires. Mais quand les insultes gratuites prennent le pas sur la critique constructive et le débat d'idées, là je dis Ça suffit!

Mon dernier billet mettait en relief le manque d'impartialité, le côté subjectif d'un sport lorsque l'être humain doit noter les athlètes en compétition. J'aurais pu parler de gymnastique, de danse ou de n'importe quel autre sport où des juges doivent donner leur appréciation au moyen de notes sur la performance mais pour les raisons que l'on connaît, j'ai pointé le patinage artistique du doigt. Grossière erreur. Je me suis fait insulter, traiter de tous les noms, gratuitement et sans aucune retenue. Je comprends que l'histoire de Joannie Rochette ait touché la fibre de la plupart des Québécois. J'ai moi-même été touché par le courage et la détermination de la jeune patineuse. Je sais ce que c'est de perdre un parent proche, je connais la peine qui suit.

Mais honte sur moi, j'ai osé dire (peut-être à un mauvais moment, je dois l'avouer) qu'un sport où un athlète est noté par des hommes et des femmes qui donnent leurs impressions sur une performance artistique fait place à une interprétation. Je comprends très bien que certains sauts sont plus complexes que d'autres, qu'ils sont notés différemment selon leur difficulté, et bla bla bla. Je sais aussi que les résultats des deux programmes étaient compilés pour obtenir une note totale. Mais depuis la fin de semaine, j'ai la ligue de patinage artistique canadienne au complet sur le dos. Je n'ai aucun problème à débattre de mon point de vue quand c'est fait de façon civilisée.

Je tiens ce blogue depuis près de huit ans. Je n'ai jamais eu à censurer les propos de personne. Ça ne m'a pas toujours fait plaisir, j'ai souvent dû avaler une pilule qui passait de travers. C'est fini, j'abandonne. J'ai entrepris de modérer, pour la première fois, les commentaires de ce carnet. Ça me fait chier, un peu beaucoup, parce que j'ai toujours voulu donner la parole à tout le monde, sans exception. J'ai toujours voulu faire l'avocat du diable. Mais le diable n'a pas besoin de parler comme un charretier (est-ce que je vais avoir l'association des charretiers du Québec sur le dos?).

Liberté, je te crie ton nom? (Hahaha) Je dis Merde! Quand certaines personnes auront appris à s'exprimer sans envoyer paître ceux qui ne partagent pas le même point de vue, je les ouvrirai peut-être de nouveau. D'ici là, j'espère que certains apprendront à tourner leurs doigts sept fois sur leur clavier avant de s'exprimer.