
J'interpellais la Clique du Plateau sur Twitter hier alors que je m’apercevais que l'homme au masque de clown ne suivait que 29 personnes alors que plus de 4000 abonnés lisaient ses micro-messages. Je fus surpris, croyant que la Clique se situait plus au niveau du peuple que des snobs. Monsieur Masque m'a demandé hier soir d'expliquer mon point de vue sur mon blogue alors qu'il était pour expliquer le sien sur le sien (c'est drôle à dire).
Je l'avais tout d'abord référé à mon billet sur les Twittersnobs, rédigé il n'y a même pas un an ici-même. Mais tant de choses ont changé depuis ce temps (dont mon opinion sur certaines personnes de l'élite publique) qu'au lieu de faire une mise-à-jour du billet, j'ai décidé d'en écrire un nouveau.
En fait (et c'est ici que vous devez insérer un roulement de tambour), je vais plutôt vous gratifier d'un extrait de notre guide à paraître à l'automne prochain à Dominic Arpin et à moi, Comment devenir une star des médias sociaux.
Les Twittersnobs
Malgré le fait que quelques politiciens se retrouvent dans cette catégorie, nous en tenons peu compte puisque beaucoup d'entre eux tweetent par personne interposée. En effet, à l'instar de certaines stars américaines, une équipe de micro-blogueurs se cache parfois derrière un compte. Croyez-vous réellement que le Premier Ministre du Canada passe son temps à tweeter sur la plate-forme ? Question rhétorique. Heureusement, ce phénomène est de plus en plus rare.
Mais qu'en est-il des autres tweeteurs qui utilisent le réseau uniquement pour échanger avec leurs collègues ou simplement pour faire de l'auto-promotion? Peu de membres de la communauté en parlent mais beaucoup rongent leur frein. C'est un fait, les tweeteurs détestent se faire snober par des gens qu'ils suivent. Pourquoi s'intéresser à d'autres qui ne s'intéressent pas à nous en retour ?
La question que l'on est en droit de se poser est pourquoi ces Twitter snobs n'échangent-ils pas avec le reste de la communauté ? Est-ce parce qu'ils n'ont pas encore saisis l'impact et la portée de l'outil ? Est-ce plutôt une réelle incompréhension de la notion de communauté ?
Certains de ces snobs se défendront en avançant qu'il est impossible de suivre tout le monde. Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes, demandent-ils ? Est-ce faisable ? Notre réponse est oui. Grâce à Twitter qui permet de créer des listes ciblées d'utilisateurs et avec la possibilité qu'offrent certains outils comme Tweetdeck ou Seesmic de les importer, les personnaliser et les trier, ça l'est. En fait, c'est même un jeu d'enfant. Mais en plus amusant.
D'autres diront que le temps qu'ils passent sur la plateforme est compté et que c'est en conséquence un facteur déterminant pour ne suivre qu'une grappe d'utilisateurs. Comme nous l'expliquions plus haut, nous croyons que Twitter n'est pas fait pour suivre à temps plein un utilisateur en particulier mais bien pour croiser sporadiquement une foule de personnes différentes sur un réseau surchargé d'informations. Twitter, c'est de plonger à la mer lorsque vous y êtes. Vous y faites trempette puis vous allez retrouver vos amis sur la plage. Twitter, c'est aussi saluer en retour quelqu'un qui passe devant chez vous en vous souhaitant une belle journée.
Certaines personnalités publiques l'ont compris. D'autres pas. Sinon, comment comprendre que, sur un réseau dit « social », un utilisateur qui a un millier d'abonnés n'en suive qu'un seul ?
Entendons-nous, le réseau peut devenir ce que vous voulez qu'il devienne. Mais le Web 2.0 est social, une plate-forme d'échange, de partage et d'interaction. En cette magnifique ère numérique, nous sommes tous devenus une source d'informations et d'idées, les journalistes comme les informaticiens, les infirmières comme les gardiens de zoos (on connaît tous un gardien de zoo, non?). Nous avons un impact sur la vie des autres, nous avons tous à apprendre de ces mêmes personnes. Nous ne disons pas ici de suivre tout le monde qui cogne à votre porte. Il est même recommandé de maintenir un certain cap ou une certaine ligne éditoriale. Mais avant de lever le nez sur un membre qui vient de s'abonner à votre compte, pourquoi ne pas aller examiner son fil de messages, sa biographie ou même son site web. Qui sait ? De belles surprises vous y attendent peut-être.


10 commentaires:
"Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes, demandent-ils ? Est-ce faisable ? Notre réponse est oui."
Oui, peut-être, mais mal. Suivre 5000 personnes et tweeter 3 jours après une information qui a été déjà tweetée par un de ses contacts en la présentant comme une nouvelle information, c'est ignorer ce contact et faire une conversation avec seulement une centaine des 5000 personnes. C'est aussi être snob.
Il y a deux catégories de Twittersnob.
1) La personne qui suit uniquement les vedettes de son milieu. C'est correct à la limite à mon avis. T'as le droit de pas t'intéresser à ce que madame/monsieur tout le monde dit parce qu'à force de RT et de RT, on voit souvent les mêmes liens passés.
2) Ceux qui RÉPONDENT uniquement à leurs collègues et autres vedettes. Ça, c'est plus eux qui me boguent. J'ai vu des vedettes qui ne suivent pas leurs "fans", mais qui ont au moins la décence de leur répondre quand ceux ci leur adresse un tweet. (et je ne parle pas de répondre à tout le monde non plus)
Nuance que j’ose souligner : le nombre d’abonnés est un indice à tenir compte, c’est vrai. Mais parmi le nombre d’abonnés que chacun a, combien là-dedans sont des abonnés dignes de ce nom, combien de compte-robots ou de demoiselles de déshonneur qui essaient de vendre leur charme, etc.
Je dirais même, mi-figue, mi-raisin que le nombre d’abonnés n’est pas vraiment important, mais que le nombre de personnes qui ont passé à l’émission Tout-le-Monde-en-Parle de @guyalepage que tu as parmi tes abonnés, qui est important.
Je vais répondre la même chose que j'ai posté sur le blogue de la clique:
Le monde se sert de Twitter pour différentes raisons, donc différents styles de "Twitteux". Y'a du monde qui se servent de twitter pour les nouvelles, y'en a que c'est pour raconter leur week-end, y'en a que c'est pour l'auto-promotion, il y en a qui ne s'en servent juste pas et c'est bien correct comme ça.
Chacun s'en sert comme il veut et c'est correct. Justement d'où la liberté de suivre qui ont veut. Le monde qui suivent la clique, c'est surtout pour se tenir au courant des choses qu'ils peuvent poster, pas nécessairement pour communiquer avec eux. Les commentaires sur les articles servent déjà à ça.
Pis anyway y'aura toujours des snobs partout, dans la vraie vie autant que sur twitter.
Tant qu'à moi j'aime mieux un snob qui s'affirme que certaines vedettes qui te suivent mais ne regarderons jamais ce que tu publies..
Y'a pas de gagnant ou de perdant là dedans, c'est comme comparer des pommes pis des oranges.. Patrick Dion a son style, et la clique a le sien, et les deux ne se rejoignent pas du tout.
Mais pour ma part, les deux sont intéressants à suivre.
On a le droit d'être un twitter snob, si on est prêt à l'assumer.
Twitter c'est une communauté, donc une société en soit. C'est normal d'être étiqueté avec des noms de ce genre. Il faut être prêt à l'accepter et l'assumer.
Mais j'admets que pour moi, faire partie d'une communauté implique de justement, s'y impliquer. Si c'est pas le cas pour tout le monde, on est quand même pas pour les forcer ;)
Je suis en accord avec le commentaire de Podcasteur.
Twitter, comme les autres applications web, peut être utilisé à des fins bien différentes de celles qui étaient l'intention première.
Ta position sur le sujet est similaire à celle des utilisateurs web du début des années '90 qui blastaient les autres utilisateurs qui y faisaient de la pub.
Moi je ne comprends pas pourquoi quelqu'un aurait à se justifier de ne pas follower-back. J'veux dire, quelqu'un qui se crée un twitter offre la possibilité à quiconque de le suivre, il ne force personne. Je ne comprends pas pourquoi il devrait feindre de l'intérêt pour les autres parce que ces derniers ont décidé de le follower.
Est-ce que quelqu'un qui a un blog et qui ne lit pas les blogues de tous les gens qui commentent chez lui est un blogueur-snob?
David LaHaye est à l'antipode d'être un Twitter snob selon moi.
Mais une question pour toi... Suivre 996 personnes quand t'en a 47793 qui te suivent... C'est du twitersnobisme ça?
"Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes, demandent-ils ? Est-ce faisable ? Notre réponse est oui."
Wow, très occupé le monsieur... Voyez, la majorité des gens travaillent le jour, le commun des mortels n'a pas le temps de twitter ou regarder des vidéos youtube à longueur de journée.
A1 d'avoir publié mon commentaire par contre, tout à votre honneur.
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