C'est fou à quel point ce sujet déclenche des passions. On est pour, on est contre, tout est noir ou tout est blanc mais personne n'y reste indifférent (à part quelques milliards de personnes). Les gens lisent bien ce qu'ils veulent lire. Pour cette raison, je voulais apporter quelques précisions sur le texte mis en ligne hier après en avoir parlé de longues minutes avec mon amie Pascale, assis devant une bière bien fraîche sur une terrasse de la rue Mont-Royal. L'alcool déliera toujours les langues.
La première raison pour laquelle ce sujet déclenche des passions réside dans l'expression "snob", péjorative. J'ai croisé ce terme pour la première fois, il me semble, sur le blogue de Michelle Blanc. Je trouvais qu'il s'apprêtait plutôt bien au phénomène à ce moment-là. Mais l'outil a énormément changé au fil des mois, tout comme les utilisateurs de la première heure. À mon avis, le sentiment de communauté sur Twitter n'a jamais été aussi présent qu'en ce moment. Mais personne n'a encore trouvé un meilleur terme pour expliquer ce satané phénomène qui fait suer une bonne partie du réseau, alors on fait avec celui-là!
La première raison pour laquelle ce sujet déclenche des passions réside dans l'expression "snob", péjorative. J'ai croisé ce terme pour la première fois, il me semble, sur le blogue de Michelle Blanc. Je trouvais qu'il s'apprêtait plutôt bien au phénomène à ce moment-là. Mais l'outil a énormément changé au fil des mois, tout comme les utilisateurs de la première heure. À mon avis, le sentiment de communauté sur Twitter n'a jamais été aussi présent qu'en ce moment. Mais personne n'a encore trouvé un meilleur terme pour expliquer ce satané phénomène qui fait suer une bonne partie du réseau, alors on fait avec celui-là!
Deuxièmement, nous ne croyons pas posséder la science infuse Dominic et moi. Bien au contraire. Vous pouvez faire ce que vous voulez de l'outil qu'est Twitter. Et c'est ce qui est génial. Personne n'a raison et personne n'a tort. Nous croyons simplement que la méthode que nous expliquons est la meilleure à suivre pour quiconque débuterait sur le réseau. Tout ça ne demeure que notre simple avis. Libre à vous d'y adhérer ou non. On vous aimera tout autant si vous faites à votre tête.
Ceci dit, il y a deux volets à ce que je qualifie de "snobisme" sur Twitter. Il y a tout d'abord l'abonné suivi par des milliers de personnes et qui n'en suit qu'une poignée en retour. Je ne parle pas ici d'un membre qui possède 5000 abonnés et qui en suit 500. C'est déjà tout un contrat de suivre 500 personnes. Je parle plutôt d'un membre qui ne suivrait, par exemple, que deux abonnés, alors qu'il est suivi en retour par 2500 personnes. Il y a comme un désiquilibre dans la balance.
Ce qui est étrange, c'est que les quelques personnes que j'avais à l'esprit en utilisant l'expression "Twittersnob" se comptent sur les doigts d'une main (ok, peut-être deux). Allez m'expliquer pourquoi tout le monde a décidé de porter le chapeau quand même, alors qu'il ne leur était même pas destiné! Je pense entre autres à Dany Turcotte, qui s'est horriblement senti visé par mon billet alors qu'au contraire, je trouve qu'il se débrouille plutôt bien avec l'outil et échange avec la communauté.
Ce qui m'amène à parler du deuxième volet qui, selon moi, est le plus irritant des deux. Il s'agit des membres qui ne répondent pas lorsqu'on s'adresse directement à eux. Je n'avance pas qu'il faut impérativement répondre à tous les abonnés qui vous saluent au passage. Nous ne sommes pas ridicules (enfin, Dominic ne l'est pas, moi, je le suis plus souvent qu'à mon tour), nous savons très bien qu'il est humainement impossible de répondre à 10 000 abonnés qui vous interpellent! Mais lorsqu'on vous pose une question, la moindre des choses est de répondre. Comme si on vous croisait dans la rue, au parc, chez le barbier, à l'épicerie, aux toilettes publiques du Cirque du Soleil, au Zoo de Granby... Enfin, vous comprenez le point. Parce que Twitter, c'est un peu l'équivalent d'une ville virtuelle. Qui oserait refuser une poignée de main tendue dans la rue?
Alors maintenant, mes agneaux, donnez-vous un bec sur la gueule et allez en paix. Après tout, c'est quand même rien que du Web dont on parle. Il y a des choses sacrément plus importantes dans la vie, comme respirer par le nez. Le stress, ça cause trop de maladies du coeur...
Ce qui m'amène à parler du deuxième volet qui, selon moi, est le plus irritant des deux. Il s'agit des membres qui ne répondent pas lorsqu'on s'adresse directement à eux. Je n'avance pas qu'il faut impérativement répondre à tous les abonnés qui vous saluent au passage. Nous ne sommes pas ridicules (enfin, Dominic ne l'est pas, moi, je le suis plus souvent qu'à mon tour), nous savons très bien qu'il est humainement impossible de répondre à 10 000 abonnés qui vous interpellent! Mais lorsqu'on vous pose une question, la moindre des choses est de répondre. Comme si on vous croisait dans la rue, au parc, chez le barbier, à l'épicerie, aux toilettes publiques du Cirque du Soleil, au Zoo de Granby... Enfin, vous comprenez le point. Parce que Twitter, c'est un peu l'équivalent d'une ville virtuelle. Qui oserait refuser une poignée de main tendue dans la rue?
Alors maintenant, mes agneaux, donnez-vous un bec sur la gueule et allez en paix. Après tout, c'est quand même rien que du Web dont on parle. Il y a des choses sacrément plus importantes dans la vie, comme respirer par le nez. Le stress, ça cause trop de maladies du coeur...


5 commentaires:
Plus j'en entends parler, plus je me dis que si on parle de «twittersnobs», c'est parce qu'il y avant tout des «twitterjaloux».
Jaloux de ne pas avoir la même notoriété publique que quelqu'un, et de jouir alors des avantages sociaux qui viennent avec ce statut.
On veut que «tout le monde sois égal». Style passe-partout.
Ouais, disons que Dany Turcotte se sent visé, car ton article s'ajoutait à celui de Michel Vézina qui dénonçait la vacuité (dans le propos pas dans le flot) de certains comptes Twitter... Et il terminait en flushant Lepage et Turcotte.
"L'alcool déliera toujours les langues."
Et les esprits :) Il est vrai que l'outil a changé. La communauté s'est élargie à une vitesse encore plus grande. Comme tous les autres phénomènes sociaux en ligne qui sont apparus au cours des ans (bbs, groupes de discussions, blogues), l'évolution aura entrainé des changements, provoqué des réflexions et fait naitre une nouvelle étiquettes bourrée de règles à suivre et ne pas suivre.
Mais je suis bien d'accord. On en fait ce que l'on veut. L'important c'est de jamais s'y perdre, d'y prendre plaisir et surtout, de ne jamais le prendre trop au sérieux!
Rien ne remplacera cette bière, ou cette poignée de main en chair et en os :)
allo Patrick,
super intéressant tes billets au sujet de Twitter.
un autre sujet pour toi:
que penses-tu des tweet qui ploguent des trucs payés mais qui ne le mentionnent pas? Moi je trouve ça pire que le placement de produits à la télé.
J'aimerais juste qu'on le précise, question d'honnêteté.
Beaucoup de gens croient en la sincérité du messager mais...
Merci Diane. Pour ta question et bien que je ne sois pas du tout contre (c'est plaisant de voir que les blogueurs commencent à être des personnes d'influence), je pense que toute forme de publicité devrait être citée comme telle, que ça soit par publireportage ou sous forme d'invitation.
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