27 décembre 2009

Dans un cinéma près de chez vous ?

Jake, un acteur pornographique affublé de la couleur bleue depuis sa naissance, doit se rendre sur Pandouilla, une planète éloignée afin de prendre sa place dans un film érotique extrêmement bizarre. Jake, qui est en plus paraplégique, sera placé dans le corps d'un Na'Vet, le peuple indigène de Pandouilla, afin qu'il puisse être admis auprès d'eux.

L'important est qu'il soit toujours équipé pour AVAYÉTAR...

22 décembre 2009

Parce que vous le méritez bien

Ok, c'est Noël. Bah pas tout à fait mais presque. Reste encore quelques respirations saines avant la folie d'envergure. Je dis ça mais presque un peu pour rien. Je ne sais pas ce qui me prend cette année mais j'ai des envies de fêtes, d'amour, de plaisir, j'ai des envies de souffler des bouffées de Joyeuses Fêtes. Je dois vraiment ramollir.

Alors c'est Noël. Et comme on se lance toujours dans l'achat de cadeaux pour les autres, je me suis dit : Tiens, pourquoi ne pas s'en faire à soi? S'il y a quelqu'un qui le mérite, c'est bien nous, non? On a quand même le bénéfice d'avoir passé au travers de l'année, ce qui n'est pas peu dire. À bien y penser, c'est dire peu tout de même.

Donc, vous avez décidé de vous faire un cadeau. Mais quel cadeau méritez-vous? Quel présent saura vous rappeler l'année 2009? Et c'est là que j'interviens. Si vous n'avez qu'un seul cadeau à vous offrir, c'est celui-ci: Une partie du tout, de Steve Toltz. Cet écrivain australien a parcouru le monde entier, de Montréal à Paris en passant par Vancouver et Barcelone. Il a exercé une foule de métiers divers: cameraman, professeur d'anglais, agent de sécurité et même détective privé. Ça donne une idée de sa palette de couleurs. Cet homme-orchestre a donc accouché de son premier roman en 2009, Une partie du tout, qui relate les aventures de Jasper Dean, un gars ordinaire qui vit une révolte ordinaire envers son père Martin, misanthrope étrange et hurluberlu bipolaire, qui a lui-même passé sa vie à fuir l'ombre de son frère Terry, bandit notoire et star du crime.

À première vue, cette odyssée familiale pourrait sembler d'un ordinaire à vous endormir debout. Mais détrompez-vous. Ce roman philosophique aux rebondissements constants est drôle, profond, surprenant, touchant, prenant et est, à mon avis, le meilleur livre que j'ai lu depuis les cinq dernières années. Et c'est parce que je ne sais pas compter plus loin. Deux exemples. Le premier, un extrait du journal du père.

Ce matin est passé un mendiant horriblement déformé qui était en réalité un torse qui faisait tinter une sébile - était-ce vraiment moi qui lui avait donné 100 francs et dit: Prenez votre journée? Ce n'était pas exactement moi. C'était un de mes moi, un de mes innombrables moi. Certains se moquent de moi. D'autres se rongent les ongles d'anxiété. Il y en a un qui émet des grognements de dérision. C'est comme ça qu'ils sont, les innombrables moi. Certains des moi sont des enfants et d'autres des parents. C'est pourquoi chaque homme est son propre père et son propre fils. Avec les années si on apprend assez on peut apprendre à se débarrasser de ses soi comme de cellules mortes de la peau. Parfois ils sortent de vous pour se balader.

Oui je suis en train de changer. Le changement c'est quand les nouveaux moi viennent au premier plan tandis que les autres reculent dans des paysages abandonnés. C'est peut-être ça la définition d'une vie pleinement vécue, quand chaque citoyen dans la salle des soi a l'occasion de vous faire faire un petit tour: le commandant l'amant le lâche le misanthrope le lutteur le prêtre le gardien de la morale le gardien de l'immoralité l'amoureux de la vie celui qui hait la vie l'imbécile le juge le juré le bourreau ; quand chaque âme est satisfaite à l'instant de la mort. Si seulement un des moi n'a été que spectateur ou touriste alors la vie est incomplète.

Et le deuxième extrait, une partie de la conclusion:

C'est pourquoi la plupart des médecins reconnaissent discrètement que la dépression, le stress et la douleur affectent notre système immunitaire, tout comme la solitude. En fait, la solitude est partiellement responsable des maladies cardiaques, des cancers, des suicides et même des morts accidentelles, ce qui signifie que se sentir seul peut conduire à une maladresse fatale. Si la solitude persiste, consultez votre médecin.

De grâce, faites-vous plaisir et garochez-vous acheter ce livre incontournable. Et passez un beau Noël si on ne se croise pas de nouveau.

16 décembre 2009

Peut-on rire de tout?

Vous savez comment je suis. Je ne me censure pas beaucoup et j'ai la gueule qui tire plus vite que son ombre. Quand j'ai entendu parler de l'accident de l'hélicoptère de TVA ce matin, une chose m'est tout de suite venue à l'esprit: l'ancien slogan de la station TVA était là. Je la trouvais drôle, bien sûr, aucune méchanceté se cachant derrière ce jeu de mot. Je l'ai donc tweeté puis mis sur Facebook. Et il y en a qui n'ont pas aimé...

Avec le recul, j'avoue que c'était peut-être un peu douteux. Mais parce que je ne riais de la condition de personne et qu'aucune vie n'avait été fauchée dans l'accident, je ne pensais pas avoir dépassé certaines limites. Mais on a trouvé, semble-t-il, qu'il était trop tôt pour en faire une blague...

Étant donné que le degré d'humour diffère énormément d'une personne à une autre, qu'est-ce qui fait qu'on peut soudainement se permettre de faire une blague sur un événement triste? Qui lève l'embargo du deuil, qui dit que le temps de silence s'est écoulé?

Depuis le décès de Nelly Arcan, j'ai quelques blagues de mauvais goût qui me trottent à l'esprit. Et c'est là qu'elles demeurent, bien encabanées, comme un Québécois à -30. Je pense sincèrement qu'il trop tôt et déplacé pour rire de ça en public. Mais pourquoi est-ce que je me censure dans son cas alors que j'ai été hyper-spontané dans le cas de l'hélico de TVA? D'ailleurs, n'est-ce pas un peu hypocrite de rire d'une blague lorsqu'on est entre amis mais de la décrier lorsqu'on se trouve par la suite en public?

14 décembre 2009

Webtivi Mag chez Jules

Eh oui, déjà une troisième capsule de Webtivi Mag de disponible sur MSN. Cette fois-ci, ce sont les artisans derrière la websérie Chez Jules qui m'ont cordialement accueilli dans leur antre. Quelle joie ça a été de me retrouver encore une fois en compagnie de gens passionnés pour qui le web est plus qu'une simple plateforme de test pour la télévision. Merci Geneviève et Jean-Martin et longue vie à Chez Jules.

10 décembre 2009

Facebook ou y a rien de gratuit dans la vie

Facebook vient de mettre en ligne ses nouveaux paramètres de sécurité pour ses 350 millions d'utilisateurs à travers le monde. Au premier coup d'oeil, tout paraît simplifié. Mais lorsqu'on creuse la surface un peu, on s'aperçoit qu'il y a des failles, que quelques paramètres donnent accès à vos informations personnelles aux développeurs d'applications Facebook. On note, entre autres, que votre profil public comporte désormais la liste de tous vos amis ainsi que les pages auxquelles vous êtes abonnés. Personnellement ça ne me dérange pas mais je peux comprendre que certaines personnes ne veulent pas nécessairement dévoiler qu'ils sont fans d'une association pas très mainstream disons. On peut en apprendre un peu plus via cet excellent billet déniché par mon compatriote, le Patrouilleur du Net. Je vous recommande personnellement de vérifier tous vos paramètres de sécurité et de les ajuster selon vos goûts et craintes. Une chose est certaine, méfiez-vous des paramètres par défaut que Facebook a pris la peine de paramétrer pour vous. Ils sont la plupart du temps une porte de grange ouverte à toutes vos informations.

Là où je veux surtout en venir avec ce billet, c'est qu'il existe une zone bien cachée dans les paramètres de sécurité qui permet aux applications tierces de vos amis (pas les vôtres, celles de vos amis!) d'accéder à toutes vos données personnelles et confidentielles. Hé oui! Sont crasses hein? Heureusement, il est possible de désactiver ces paramètres en fouillant le site bien comme il faut. Voici le chemin pour vous y rendre:

Tout d'abord, à votre page d'accueil, cliquez sur Paramètres (ou Settings) en haut à droite de votre page. Faites dérouler le menu jusqu'à Confidentialité (ou Privacy settings).



Choisissez par la suite l'option Applications et sites web (Applications and web sites).



Finalement, choisissez l'option "Ce que vos amis peuvent partager à propos de vous" ("What your friends can share about you") et cliquez sur la zone "Modifiez les paramètres" (Edit settings). Décochez ensuite toutes les boîtes à cocher et cliquez sur "Enregistrer les modifications" (Save changes).



Vous voilà donc un peu à l'épreuve de gens qui voudraient accéder à vos informations personnelles sans y avoir été invités. Mais soyons sérieux. À cette heure de surinformation, en ces temps où chacun de vos mouvements sont épiés par Big Brother, en cet époque où tout a un prix, il faudrait avoir la tête dans le sable pour croire que ces entreprises qui offrent des sites de réseautage social et des applications gratuitement aux internautes le font vraiment par altruisme et grandeur d'âme. Ce sont des compagnies qui sont comme toutes les autres: money minded. Ce qu'ils veulent, c'est faire de l'argent. Et le moyen pour eux d'y arriver, c'est de laisser savoir au reste de la planète que vous existez et quelles sont vos habitudes de vie. Il ne faut pas être dupes. Mais en étant conscient du fonctionnement et en s'organisant pour ne pas trop divulguer d'informations sur soi, c'est déjà un pas dans la bonne direction.

Mise à jour: Un autre excellent billet pour vous guider

7 décembre 2009

Le catastrophomètre, version Pat Dion

Faut croire que j'ai aimé répondre à la tague des soeurs aux multiples mains puisqu'aujourd'hui, j'y vais de mes réponses à l'exercice de Martin Petit, Le Catastrophomètre, qui mesure d'une nouvelle façon d'où l'on vient, qui l'on est et où l'on va dans la vie, basé sur des événements marquants. Une façon originale de faire le point.

Polytechnique:
Cégep abandonné, j'ai un travail aussi pas rapport que moi. En couple plutôt mal assorti, je suis mal dans ma peau, insécure, échevelé, superficiel, matérialiste et cravaté. Je vois des connaissances se faire descendre à la télé et je ne comprends pas comment ça se fait que le monde continue de tourner quand même.

11 septembre:
Toujours à la recherche de moi-même, en couple mais mieux assorti, je renoue avec la plume et la musique, délaisse le complet deux pièces pour un jeans et un t-shirt. Je développe mon amour pour Montréal que je découvre, ses couleurs, sa faune, son unicité. Devant mon ordinateur au travail à écumer les sites web pour avoir des nouvelles de New-York, je demeure bouche bée devant la stupidité des hommes et ne peux m'empêcher de craindre la suite des choses.

Aujourd'hui:
Le rêve d'une vie, être un écrivain publié, est à portée de main. Ma tête bouillonne de projets multiples et j'ai la chance unique de côtoyer des gens géniaux qui me donnent envie de créer d'une foule de façons. J'aime qui je deviens, j'aime ma vie. En couple et mieux assorti que jamais, j'essaie d'apprendre à ne pas saboter mon bonheur quand il est trop beau pour être vrai. Je croise quotidiennement les doigts en espérant que l'imbécilité, l'injustice et l'ignorance soient en régression.

4 décembre 2009

Tague Plaisir

Vous me connaissez, je déteste me faire imposer des choses. Que ça soit verbal ou écrit, c'est la meilleure façon de me faire réagir à l'inverse de ce qu'on m'impose. Sauf quand ça vient d'elles. Parce que je les trouve pertinentes, irrévérencieuses et parce que je les adore. Je suis incapable de leur refuser quoi que ce soit.

Alors je réponds à leur tague "imposée" avec un grand sourire aux lèvres. Voici une courte liste de mes plaisirs, hormis celui de les lire quotidiennement.

Je refile la tague à ceux qui désirent se l'approprier.

Un plaisir des yeux?

La beauté d'une femme. Mesdames, je l'avoue et je m'en confesse, je vous trouve (presque) toutes magnifiques.

Un plaisir que l’on partage?

La cuisine (pas la cuisine avec le "pantry" en "arborite" là). J'aime recevoir à souper, j'aime préparer des plats pendant des heures pour les gens que j'aime.

Un plaisir d'enfance?

La douceur du satin. Encore aujourd'hui, je peux me vautrer durant de longues minutes et me frotter le visage contre ce tissu.

Un plaisir odorant?

J'ai une grande mémoire olfactive. La moindre odeur me replonge profondément dans des moments de mon existence. Mais je dois avouer que je raffole de l'odeur de l'essence et des crayons feutre.

Un plaisir égoïste?

Boire un café seul à une terrasse. Je suis un grand amateur de café. Mais rien ne me repose plus que d'en boire un assis à une terrasse et simplement regarder les gens déambuler.

Un plaisir de l'oreille?

Le son d'une voix féminine rauque. Les chanteuses à la voix éraillée me font frémir alors que celles à la voix douce me font gerber.

Un plaisir charnel?

Mordre. Je suis le pire des carnivores.

Un plaisir inconnu?

J'adore les chansons de Joe Dassin, je les connais et les chante toutes.

Un plaisir du goût?

J'aime tellement de choses. J'ai constamment toutes les papilles en alerte. Je suis autant du type épicé que du type salé ou sucré. J'aime tout essayer.

Un plaisir anachronique?

J'aime quand on manque d'électricité, qu'il fait noir et qu'on doive allumer des chandelles. Je trouve ça apaisant.

Un plaisir qui ne coûte rien?

Je vais être hyper-kitsch mais je vais dire sourire. J'en ai déjà parlé auparavant et ça me fait toujours autant chier quand je croise des gens dans la rue à qui je souris mais qu'ils me renvoient leur maudit air bête.

Un plaisir honteux?

Je n'ai honte d'aucun de mes plaisirs. Je les assume tous (même Joe Dassin)

Un plaisir hors de prix?

Je ne suis pas du genre à rêver à des choses matérielles. Du coup, rien n'est vraiment hors de la portée de ma bourse. Faire le tour du monde? Même pas, je sais qu'un jour je le ferai. Peut-être essayer un très très grand cru?

Un plaisir défendu?

Me venger.

Un plaisir surestimé?

Tout ce qui est matériel.

Un plaisir à venir?

Voyager, encore et toujours. Aller à la rencontre des autres. Parce que c'est ça la vraie vie.

2 décembre 2009

PostSecret, encore

J'ai déjà parlé de Fifty people One question, une initiative qui m'avait particulièrement touchée. C'est au tour de PostSecret de reprendre le concept et de poser une seule et unique question aux passants dans la rue: What is your secret?

Beaucoup d'humour, quelques malaises, des vérités mais beaucoup de sincérité viennent enrichir ce clip très humain. Peut-être parce que je m'y suis reconnu un peu, cette phrase m'a particulièrement marqué: I'm a lot better before you really know me... Frissons.

1 décembre 2009

Webtivi Mag chez Bob le chef

Le premier webreportage de Webtivi Mag a été présenté sur le portail de MSN Canada il y a déjà deux semaines. Bien que MSN soit toujours intéressé par le concept, ils ont dû reporter la mise en ligne des prochaines capsules à janvier 2010 pour des raisons de budget. Je les comprends, ils ont été très actifs au cours des derniers mois suite à leur divorce avec Sympatico.

Sachant qu'il faut être omniprésent sur le Web et voulant perpétuer l'engouement initial pour la série, j'ai décidé de quand même mettre en ligne mes capsules, à raison d'une aux deux semaines jusqu'à ce que MSN passe leur commande pour la suite. Faut dire que j'en ai déjà plusieurs de tournées: Chez Jules, Le tapis rose de Catherine, Dans ma télé et Kwad9 pour ne nommer que ceux-là.

Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance de passer quelques heures en compagnie de Bob le chef et de son acolyte Alexis Brault. Alors que j'y étais pour tourner mon reportage pour Webtivi Mag, Bob et Alexis m'ont demandé si j'étais intéressé de participer à une de leurs nouvelles capsules Les Méchants Mardis Bob le chef, jeu auquel je me suis prêté spontanément. Vous pouvez d'ailleurs jeter un oeil à cet épisode ici. Je ne peux pas vous décrire le fun noir qu'on a eu. Je pense que ça transparaît d'ailleurs dans la capsule. Le reportage de Webtivi Mag a été tourné dans la même bonne humeur. En espérant que ça soit contagieux.