30 novembre 2009

Papa Razzia

Pat Lagacé chronique sur les chasseurs de potins aujourd'hui. Il en rajoute même sur son blogue. Qu'est-ce qui pousse les gens à se délecter des frasques des vedettes? Qu'est-ce qui motive leur côté voyeur? Pourquoi certaines personnes ont-elles besoin de savoir que Chanteur X a couché avec Actrice Y ou que Joueur du Canadiens Z a mangé une crème glacée un vendredi soir? C'est leur morceau de paradis qu'ils cherchent? Comme les élus d'Occupation Double qui tentent d'obtenir leurs cinq minutes de gloire mais en rêve parce qu'impossible à atteindre? Est-ce plutôt une jalousie secrète de leur condition d'artiste? Ces gens attendent-ils simplement la déchéance de la vedette pour pouvoir enfin jubiler et taper de joie dans leurs mains?

Je ne comprends pas l'engouement pour les magazines à potins ou les sites à la sauce PerezHilton ou HollywoodPQ. Je plains plutôt les artistes qui se font assaillir à tous les coins de rues et qui sont incapables de vivre dans la tranquillité et la paix. Ironiquement, Vlog contient cette année un segment paparazzi. Heureusement que ce n'est pas moi qui s'en occupe parce que je dois avouer que j'en ferais un des plus ennuyants segments de l'émission.

Je n'ai pas de réponses, je ne pige pas ce qui pousse les gens à vouloir tout savoir sur les vedettes. Le vedettariat me pue au nez de toute façon. Vous êtes le genre à être intimidé par les artistes lorsque vous en croisez un? Imaginez-le accroupi sur une toilette. Je garantis que ça vous déconstruit un rêve!

Je ne comprends même pas ma blonde qui feuillette les magazines à la caisse à l'épicerie. Qu'est-ce que t'en as à cirer, mon amour, que Britney Spears ait pris 5 livres? On s'en contrefout non? Mais bon, elle est tellement cute que je lui pardonne (ma blonde, pas Britney!)

C'est quand même drôle de constater que l'exercice dégoutte tant Guy A. Lepage alors que lui et son équipe utilisent les photos du site Hollywoodpq.com ou 25stanley.com à pose-que-veux-tu. C'est peut-être ça, le paradoxe Tout le monde en parle...

29 novembre 2009

Les Twitter snobs

Intéressante discussion sur Twitter hier matin avec Geneviève Lefebvre, Esther Chenard, Mélanie Robert et Nicolas Roberge où il était question des Twitters snobs, ces gens qui sont sur la plateforme de micro-blogues Twitter et qui ne suivent ni n'échangent avec personne ou presque. La plupart d'entre eux sont des politiciens, des artistes mais surtout des journalistes. J'intègre par contre peu les politiciens puisque souvent, une équipe twitte à leur place. Mais qu'en est-il de ces journalistes qui utilisent la plateforme uniquement pour échanger avec leurs collègues ou simplement pour faire de l'auto-promotion? C'est un secret de polichinelle. Peu de Twitteurs le dénoncent mais beaucoup rongent leur frein. Aurait-on déplacé la sempiternelle bataille blogueur/journaliste en conflit twitteur/journaliste?

Pourquoi ces Twitter snobs n'échangent-ils pas avec la communauté? Pourquoi restent-ils dans leur coin à s'admirer le nombril ou à s'auto-licher entre collègues? Est-ce parce qu'ils n'ont pas encore compris tout l'impact et toute la force qui se cache derrière l'outil Twitter?

Certains se défendront en avançant qu'il est impossible de suivre tout le monde. Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes? Est-ce faisable? Avec des logiciels comme Tweetdeck ou Seesmic qui nous permettent de créer des groupes et de suivre un nombre restreints d'utilisateurs à la fois, c'est pourtant possible. Ils ajouteront peut-être que le temps qu'ils passent sur la plateforme est compté et que c'est en conséquence un facteur déterminant pour ne suivre qu'une grappe d'utilisateurs. Peut-être n'ont-ils pas compris que Twitter, ce n'est pas de suivre à temps plein un internaute, de s'arranger pour ne manquer aucun de ses statuts mais plutôt de croiser sporadiquement une personne sur un réseau surchargé d'informations. C'est de saluer en retour quelqu'un qui passe devant chez vous en vous souhaitant une belle journée. Twitter, pour moi, c'est de plonger à la mer lorsque vous y êtes. Vous faites trois ou quatre petites saucettes dans l'eau puis vous allez retrouver vos amis sur la plage.

Certains artistes l'ont compris, certains journalistes aussi. Et je leur lève mon chapeau pour avoir sauté dans la marmite bouillonnante à leur tout début. D'autres n'ont par contre rien compris. Comment justifier un Twitter snob ayant un millier d'abonnés mais qui n'en suit qu'un.

On s'entend pour dire que la plateforme peut devenir ce que vous voulez. D'accord! Mais ce n'est pas ça le Web 2.0. Vous vous verriez tout seul sur Facebook? Twitter peut être un outil de promotion, une plateforme d'échange, un endroit pour tester vos jokes salaces ou une place pour amuser la galerie. Quant à moi, je m'en sers pour faire découvrir mes trouvailles quotidiennes. Et malgré mes 2000 abonnés, lorsqu'un internaute me salue, je lui renvoie la pareille. C'est la moindre des choses. Resteriez-vous silencieux si on vous saluait dans la rue? Twitter, c'est avant tout, à mon avis, une plateforme d'échange et d'interaction. On est tous une source d'information, les journalistes comme les informaticiens comme les infirmières. Et si certains de ces Twitter snobs apprenaient à utiliser l'outil magnifique qu'est Twitter, peut-être arrêteraient-ils de retranscrire les mêmes satanés communiqués de presse et trouveraient-ils de nouveaux filons insoupçonnés à rédiger.

De notre côté, devrait-on s'empêcher de suivre ces utilisateurs au nez levé? Je ne crois pas. Pas pour certains en tout cas. Ça peut être utile, dans le cadre de votre travail par exemple. Je suis moi-même quelques Twitter snobs qui n'ont rien à cirer de ma présence web.

Mais qui sont mes snobs, vous demandez-vous? La meilleure façon de le savoir est d'aller faire un tour du côté de http://friendorfollow.com. Peut-être qu'une foule de surprises vous y attend. Et pour ceux qui se sentiraient visés par ce billet je répondrai: If the hat fits, wear it! Peut-être devriez-vous essayer de vous mêler à la communauté. On a tous à apprendre des autres non?

27 novembre 2009

Black Friday

Je cherche mes mots, je cherche mes idées. Je vous délaisse un peu et vous me manquez. Écrire me manque. Partager me manque. Enseveli sous des montagnes de clips, des monticules de projets, Vlog, WebTV Hebdo, Webtivi Mag, je cours après mon souffle, ma queue et même Tite Dent. D'ailleurs, je suis presque désolé Bruno mais ça doit faire trois semaines que je ne t'ai pas lu. Ça viendra. Je mets tes textes en banque, avec beaucoup d'intérêt... Et que dire de la bande-annonce de mon roman qui tarde à se faire réaliser. Ce roman qui pointe d'ailleurs tranquillement son nez. Je sais pas si c'est l'hiver qui s'insinue mais ça me rend un peu frileux.

Mais je pense à vous. J'y trouve le temps. J'ai envie de vous parler d'une foule de choses. C'est juste que quand j'arrive devant mon ordinateur, je tombe de sommeil. Bon, peut-être pas toujours. Vous savez ce que c'est. Je procrastine moderne, je facebookise, je twitte et je file souvent RSS. Ou je perds tout simplement mes idées qui coulent dans le caniveau de mon esprit. Je réussis parfois à mettre la switch à off devant la télé. Aveux, Sophie Paquin, Infoman. En prenant soin de retomber dans l'enfer de la blogue aux pauses commerciales.

Mais je prends le temps en ce Black Friday américain. Juste pour vous dire Salut! Je suis là. J'ai rien à vous vendre, contrairement à nos voisins du sud, à part peut-être un peu de moi-même. Mais je vends gratis, même pas besoin de vous précipiter à la porte et de vous piétiner à mort. Ironie du sort, c'est aujourd'hui la journée de l'inconsommation au Canada, le Buy Nothing Day. Et croyez-moi, il est trop tard pour que j'y participe. J'attends impatiemment 17h pour me payer le plus "aromatique et charnu" Shiraz de fin de semaine.

24 novembre 2009

Faut pas charier !

On apprend ce matin via Éric Clément de La Presse que l'arrondissement Plateau Mont-Royal était pour supprimer les chargements de neige les fins de semaine. La nouvelle approche prévoit plutôt qu'on attende le lundi (ou 15 cm de bordée) avant de sortir les souffleuses.

Belle initiative je trouve. Vraiment! C'est une bonne idée qu'a trouvé Projet Montréal pour sabrer dans les coûts effarants de l'enlèvement de la neige à Montréal. Mais pourquoi le faire sur le Plateau Mont-Royal au juste? Le Plateau est sûrement le pire endroit pour circuler lors d'un lendemain de tempête à Montréal, que ça soit à pieds, à cheval ou en Cadillac. On nous promet que les trottoirs seront déblayés, que les déneigeuses pousseront la poudreuse dans les allées et les parcs en attendant. Bullshit que je réponds. C'est impossible pour ces mastodontes de pousser la neige à leur guise dans ces rues exigües. Vous imaginez ces engins manier les congères de la rue Marquette, de Mont-Royal à Laurier par exemple?

Du coup, ça sera l'enfer pour tout le monde durant ces weekends. Et je ne dis pas ça parce que j'ai peur de ne pas pouvoir stationner ma voiture, j'en ai même pas. Je persiste à penser que le maximum de neige doit être enlevée au plus sacrant dans les arrondissements les plus occupés.

Mais pourquoi ne pas faire le contraire du projet? Pourquoi ne pas retarder le déneigement partout à Montréal, sauf dans les arrondissements du centre? Les gens de Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Pointe-Claire ou je ne sais trop quelle arrondissement appartenant encore à l'agglomération de Montréal n'y verraient que du feu. De toute façon, les voitures de ces habitants ne sont-elles pas confortablement stationnées dans leur entrée de garage?

21 novembre 2009

Samedi de rattraper le temps

Ouf, quelle semaine. Je suis finalement passé au travers et je suis encore en un seul morceau. C'est fou à quel point l'humain est fait fort...

Pour faire une histoire courte, voici ma semaine en rapides détails, semaine ponctuée d'une cinquantaine d'heures de boulot dit "alimentaire", c'est-à-dire celui qui me paye! Uno, j'avais un nouveau tournage pour Webtivi Mag lundi soir alors que je suivais la délicieuse et pétillante Catherine Beauchamp du Tapis rose de Catherine, alors qu'elle prenait d'assaut le tapis rouge du film Pour toujours les Canadiens. Amusant mais épuisant.

Mercredi, soirée avec les producteurs de webtélé indépendante puis un autre tournage pour Webtivi Mag jeudi, où je suivais cette fois les deux-tiers de l'équipe de Dans ma télé sur le plateau de Vlog (c'est ce qu'on appelle faire d'une pierre trois coups).

Finalement, hier soir, c'était direction le Salon du livre où j'ai pu aller saluer les copains. Un gros merci particulier à Geneviève Lefebvre pour les délicieux macarons et à Marie-Julie Gagnon pour la "magnifique" photo qu'elle a prise de Ge (magnifique) et moi (où j'ai une vraie face de cul). Anyway...

Le point culminant de ma soirée d'hier fut d'enfin pouvoir agripper un livre de la collection de La Grenouille Bleue entre mes mains. Bon, ce n'était peut-être pas mon roman que j'ai pu tenir mais de pouvoir enfin toucher et sentir le papier, caresser le carton de la couverture d'un livre de la collection, ça a fait faire un tour de montagnes russes à mon coeur. Surtout que mes chummys du Salon n'arrêtaient pas de me répéter que bientôt, ça serait à mon tour de me taper les files interminables de fans en délire. Ok, j'exagère et comme le disait Ed que j'ai justement croisé hier, les séances de signatures sont plutôt de véritables séances d'humilité pour l'écrivain, à moins que tu ne t'appelles Janette Betrand, Dany Laferrière ou India Desjardins.

Mais bon, malgré une langue qui m'arrivait aux genoux en fin de journée hier, je suis en pleine forme ce matin. J'imagine qu'une nuit de onze heures, ça aide à recrinquer un homme. En terminant, sachez que le premier reportage de Webtivi Mag mettant en vedette la gang de RemYx est maintenant disponible sur ma chaîne Youtube. Pour celui ou celle qui ne l'aurais pas vu: Manon, pèse sul piton.

17 novembre 2009

Webtivi Mag

Ça fait plus de deux semaines que ça me démange. J'ai enfin le droit de le crier sur tous les toits (y compris celui-ci).

Parce qu'on oublie trop souvent les artisans qui travaillent dans l'ombre: concepteurs, scénaristes, réalisateurs, caméra(wo)man, sound(wo)man, monteurs, j'ai eu envie de créer un webmagazine qui rendrait hommage à ces hommes et femmes en leur donnant la parole, en les laissant s'exprimer sur le métier qu'ils exercent avec passion, sans compter les heures et la plupart du temps de façon bénévole. La webtélé est un phénomène en émergence. Dans quelques années, les artisans qui y travaillent seront qualifiés de pionniers. Je désirais les laisser s'exprimer sur la fougue qui les anime dans ce tout nouvel univers qu'ils aiment et contribuent à faire éclore.

Est donc né de cette idée Webtivi Mag, un magazine sur les artisans et les coulisses des webtélés québécoises. Chaque semaine, je visiterai une webtélé différente et m'entretiendrai avec les gens qui font le web au Québec.

La première capsule est présentée sur le portail MSN.ca et met en scène la websérie interactive de Radio-Canada, RemYx. Pour le moment et tant que le magazine n'est pas présenté sous forme de blogue, il est impossible pour MSN d'insérer la vidéo dans l'article qui l'accompagne. Vous devrez donc pour l'instant faire de deux pierres deux coups. Mais c'est à suivre...

Je m'en voudrais de ne pas remercier Yan Thériault des Crapules pour l'infographie et Benoit Rocheleau pour la musique. J'espère que vous aimerez le magazine autant que j'ai eu du fun à le créer.

webtivimag2

16 novembre 2009

Dix sites à voir!

Suite à mon premier article sur MSN.ca, dix publicités à ne pas manquer, voici ma deuxième contribution au portail canadien-français de Microsoft: dix sites immersifs à voir absolument.

Le web regorge d'espaces qui font vivre de grandes émotions, qui plongent l'internaute au coeur de l'action. Souvent mis en ligne par des entreprises possédant beaucoup de moyens, ces sites immersifs veulent divertir et en mettre plein la vue. Et ça fonctionne. La grande majorité de ces sites sont des jeux d'aventure en ligne. La qualité graphique et l'expérience d'immersion totale éprouvée vous fera vivre de longues et intenses minutes d'amusement et même, de peur et d'horreur. Have fun!

13 novembre 2009

Run for cover

Je parlais hier de faire la paix avec mon passé. Ironiquement, la vie se charge toujours de vous faire un clin d'oeil quand vous vous y attendez le moins. Parce que mon passé, il a spontanément refait surface hier alors qu'était rendue publique la page couverture de mon roman, Fol allié. Parce qu'il ne faut pas s'en cacher, mon roman, c'est une partie de moi, c'est entre autres ce que vous avez lu dans mon texte d'hier.

Mais je suis vraiment heureux de vous partager cette couverture, qui trônera d'ailleurs en lieu et place de la petite face de grenouille qui se retrouve dans la colonne de droite de ce blogue. Je vous invite du même coup à lire plus bas l'accroche médiatique qui l'accompagne. Vous la retrouverez aussi sur le blogue de mon éditeur, La Grenouille Bleue.

On prend une grande respiration. Il ne reste plus que deux mois et demi avant le grand jour.



Février 2010, Patrick Dion nous offre un roman, Fol allié, qui promet de faire des vagues…

Après une rupture particulièrement pénible, Éric, trente ans, revisite sa vie en flashs-backs et tente de comprendre ce qui l’a amené à saccager volontairement ce grand amour.

Fol allié, c’est l’histoire d’un amour perdu et de la déchéance qui s’en suit. C’est la folie quotidienne des peurs et des douleurs à surmonter, des longues minutes à essayer d’y comprendre quelque chose, des jours à en baver, à se sentir incapable de mettre un pied devant l’autre. Fol allié, c’est un roman sur l’autodestruction, sur les moyens que l’on utilise parfois pour pulvériser le bonheur quand la vie est trop belle pour être vraie. C’est un cri d’enfant blessé par l’absence morale du père, un exorcisme de démons intérieurs tenaces, une histoire de regrets amers, d’avancées à coups d’essais et d’erreurs. Mais c’est aussi une histoire bercée de complicité, gonflée de passion, teintée d’humour noir, jaune, bleu et mauve, le tout porté par une évidente fureur de vivre dans une atmosphère hyperurbaine de bars, de cafés, de rues et de ruelles que hantent des personnages poignants de vérité.

On a rarement mis en mots de façon aussi convaincante les blessures d’amour masculines dans la littérature québécoise. Patrick peint en noir et rouge. Sans fioritures. Le résultat choque, fait rire et bouleverse.


Patrick Dion, l’auteur

Patrick Dion est né dans la grande banlieue lavalloise et il y a passé son enfance. Il habite maintenant Montréal. Depuis toujours, il aime toucher à tout. Il a été technicien, représentant, informaticien, sportif, comédien, guitariste, animateur à la radio, recherchiste à la télévision, journaliste et chroniqueur.

Pionnier de la blogosphère québécoise (il tient un blogue depuis 2002), il a conçu et animé l’émission littéraire radiophonique Mal de blog sur les ondes de CISM en 2005 et 2006. Il a également tenu, de juin 2007 à septembre 2008, une chronique sur l’univers des blogues sur le portail Branchez-vous.com. Il sévit toujours au guide des webtélés québécoises, WebTV Hebdo.

Un certain soir de l’été 2003, alors qu’il entamait Borderline de Sissi Labrèche, la déflagration se produisit. Incapable de contrer le flot d’idées qui l’envahissait, il se leva de son lit, s’assit à l’ordinateur et écrivit plusieurs heures. Une trentaine pour être précis. Il venait de trouver sa voie.


Commentaire

Un style cru, direct et sans gants blancs ; une joute où s’amusent les mots, où rebondissent les événements inattendus et où défilent des personnages de tous âges, poignants de vérité ; un décor urbain de bars, de cafés, de boutiques et de meublés où les lecteurs reconnaîtront leur quotidien. Un auteur dont on n’a pas fini de parler….

12 novembre 2009

69

Soixante-neuf, tu aurais eu soixante-neuf ans aujourd'hui. Qui peut croire que le temps passe si vite. C'est incroyable à quel point ma tête ne peut t'imaginer si âgé. Peut-être savais-je au fond que tu ne te rendrais jamais jusque là. C'est ce qui risque d'arriver quand on brûle la vie par tous les bouts. C'est ce qui t'est arrivé.

Le mois dernier, ça a fait treize ans que tu nous as quittés. Treize ans que je me rongeais la vie à te détester, à te blâmer pour ma déchéance, à ne pas te pardonner la détresse dans laquelle tu m'avais plongée, à t'en vouloir pour la merde que tu m'avais fait vivre pendant toutes ces années. Depuis treize ans, je cache les photos de mes beaux souvenirs dans la chambre noire de ma tête. Je tente d'oublier les bons moments qu'on a quand même eu ensemble parce que ça fait moins mal de penser que ça ne valait pas la peine de t'aimer.

Aujourd'hui tu aurais eu soixante-neuf ans. Et comme cadeau de fête, j'ai envie de te donner le droit de t'en aller. Dans la paix, la tienne comme la mienne. J'ai envie de te dire que je pardonne tes écarts, tes faiblesses d'homme, tes immenses manques et tes infinies douleurs. J'ai envie de laisser aller, de passer à autre chose, de devenir un homme. J'ai envie de garder dès maintenant les bons souvenirs, ensevelir les mauvais, prendre une grande respiration, déserrer les poings et me dire que c'est là que je suis rendu: à te pardonner mais aussi à me pardonner. De n'avoir pu dire, de n'avoir pu faire, d'avoir été moi. J'ai maintenant envie de sourire en pensant à toi, j'ai envie de te tendre la main, de te dire que tout est beau, que je suis maintenant un homme: un peu tout croche, maladroit, sensible, vulnérable, curieux, avide d'amour, de respect et d'ouverture, que je suis maintenant moi, construit à partir de plein de tous petits morceaux de toi. Et que c'est ben correct comme ça.

Bonne fête Papa. Je t'aime et je m'ennuie de toi.

10 novembre 2009

L'anarchie culinaire selon Pat le chef!

J'avais l'immense plaisir d'être sur le plateau de tournage de la websérie L'Anarchie culinaire aujourd'hui pour me prêter au nouveau jeu de Bob le chef et de son réalisateur et acolyte Alexis Brault: l'artiste invité du segment Les méchants mardis Bob le chef, des capsules qui offrent aux amateurs de sport des recettes faciles à faire avant leur match de hockey.

Me voici donc pris à popoter pour nos deux hurluberlus qui avaient peu envie de lever le moindre petit doigt. Ne reculant devant rien, j'ai pris mon courage à une main et j'ai pris de l'autre une douzaine de saucisses à hot dog, du bacon et de la sauce VH (qui, soit dit en passant, n'est PAS un commanditaire de l'Anarchie culinaire) pour leur concocter une vraie de vraie recette pour amateur de sport.

De la bière, des cigarettes et des saucisses cocktails. Compte final: Cancer 1, Bob le chef 0.

Tck Tck Tck, le temps presse

Le Canada est parmi les dix plus grands pollueurs de la planète et Stephen Harper s'entête à ne rien faire. Lors du Yulbiz du mois d'octobre, soixante blogueurs d'ici se sont rassemblés et ont uni leur voix pour lui rappeler que le temps presse. J'y étais, à la douzième seconde.

C'est maintenant à votre tour d'unir votre voix à la nôtre et de rappeler le gouvernement Conservateur à l'ordre. Il est temps de passer à l'action. Il est temps qu'il s'engage à prendre les mesures nécessaires lors de la conférence de Copenhague sur le climat.

9 novembre 2009

Ce billet est commandité par Granit Montréal

On est plus que jamais submergé par la publicité. Sur le web, à la télé, dans les abribus, aux abords des ponts et des routes, dans les films, sur la marchandise. Directe ou insidieuse et pernicieuse, la pub est partout. Pas moyen d'y échapper.

La plupart diront qu'ils sont conscients de sa présence mais que contrairement à la "populace naïve", la publicité n'affecte en rien leur façon de consommer. Yeah right! Et moi, je suis le cul de la reine.

Camouflée dans les émissions de télévision ou dans les webséries, elle s'insinue dans votre esprit et vous pousse à consommer comme des shoppingomanes en manque. Pas surprenant de constater que la génération Internet est de plus en plus matérialiste, qu'elle consomme et jette comme aucune autre génération avant elle. On est vraiment en train de vivre l'époque Glad, celle du Nouez-Jettez.

Ironiquement, Bombe.tv, renommée pour être une des rares webtélés québécoises payantes à ce jour et ce, majoritairement grâce à la pub, nous plonge dans l'épineux dilemme du placement de produit. Jusqu'où peut-on aller pour placer un truc et en retirer des dividendes? Elle veut, semble-t-il, alimenter les discussions et lancer le débat.

Jeff Lee, animateur-vedette de Bombe.tv, a mis l'espace-photo de son profil Facebook à vendre. Le prix, 1000$. Quiconque voudra acheter l'espace pourra le faire pour une semaine et y mousser le produit de son choix. Où est-ce qu'on s'en va que je demande? What will be next? Des pierres tombales commanditées?

Messieurs-dames n'hésitez plus. Avec Granit Montréal, lancez-lui la première pierre...

6 novembre 2009

Dix publicités à ne pas manquer

Je suis vraiment heureux de vous partager ma toute première contribution au portail de MSN Canada: Dix publicités à ne pas manquer. Il s'agit d'un premier article qui vient s'insérer dans la section techno du site. Je rejoins ainsi les copains Gina Desjardins, Marie-Julie Gagnon, Catherine Beauchamp, Jean-Michel Vanasse, Aleksi K.Lepage et la bande de Dans ma télé sur un des plus gros portails web canadiens.

J'avais vraiment envie de sauter dans le train MSN parce que j'ai particulièrement apprécié le fait que Microsoft se soit tourné vers des blogueurs et des chroniqueurs web d'ici pour promouvoir leur nouveau portail, suite à leur divorce avec Sympatico.

D'autres textes suivront mais aussi, une belle surprise et une grande première québécoise d'ici les deux prochaines semaines. Je vous en donne des nouvelles. En attendant, allez rire, allez vous divertir, allez vous émouvoir par dix publicités à voir absolument sur Internet.

3 novembre 2009

Avoir mal à sa démocratie

Je me rappelle d'un moment où ma démocratie m'a fait mal. Je me souviens de ça comme si c'était hier. Parce que l'enjeu était mille fois plus important que le show de clown de dimanche dernier. Et la lecture du papier de Foglia ce matin m'a ramené ce moment en pleine face. Sa chronique intitulée La démocratie parlait de cette femme de 94 ans souffrant d'Alzheimer que le DGE a fait voter par anticipation la semaine dernière. Ça m'a rappelé mon histoire avec ce membre de staff mongol du DGE, il y a quelques années. Voyez-vous, c'est hyper-payant de travailler durant la journée des élections. Been there, done that. Et vu que c'est payant, n'importe quel bozo ayant besoin d'argent vite fait voudra passer sa journée à tracer des traits sur des noms inscrits sur une feuille de papier. Comme ce débile léger que j'avais croisé en 1995.

C'était la journée du référendum. Mon bureau de vote se trouvait dans une résidence pour personnes âgées. Alors que j'attendais mon tour pour aller voter, une vieille dame s'enregistre à côté de moi. Elle décline son identité puis enligne le frisé assis derrière son bureau d'enregistrement, à 30 piasses de l'heure.

- Pourquoi on vote Monsieur?
- C'est pour le référendum Madame.
- Le quoi?
- Le référendum. Vous allez devoir faire un X à côté du oui ou du non.
- Mais c'est oui ou non à quoi?
- Si vous voulez pas "que le Québec se sépare du Canada", faut inscrire non.
- Ok, merci...

Le crétin qui travaillait pour le DGE se devait de rester impartial en lui exposant clairement la vraie question référendaire, ce qu'il n'a pas fait. J'en étais bouche bée. Car contrairement à la vieille dame dans sa chaussure, la vieille de la résidence ne savait pas quoi faire. Comprenez bien, je n'ai rien contre les personnes âgées qui votent. Mais quand tu ne saisis pas les enjeux, quand tu ne sais même pas pourquoi tu votes, tu devrais t'en abstenir (ou dans le cas de la vieille dont Foglia parle, quelqu'un aurait dû l'en empêcher). La journée que je ne reconnaîtrai plus ma main droite de ma main gauche, s'il-vous-plaît, enlevez-moi mon droit de tracer des croix.

Mais j'y pense, j'ai dit ...quand tu ne sais même pas pourquoi tu votes, tu devrais t'en abstenir... Ouin, dit comme ça, je pense qu'une grande partie de la population se ferait enlever leur droit de vote.