30 avril 2009

Les bonnes idées

J'ai souvent des bonnes idées dans la vie. Je suis comme ça, tout bonnement. Je le dis toujours à voix haute d'ailleurs. Vous savez, je ne me gêne pas pour montrer au monde qui m'entoure toute la merveilleuse créativité qui émane de mon esprit. D'ailleurs, dans la famille, c'est toujours moi qui ai les bonnes idées. Même quand c'est Ge ou Méga-Nain qui la sort en premier. Je suis comme ça aussi. J'aime leur tirer la pipe et leur montrer à quel point leurs idées dans ma tête sont bien meilleures. Je suis crasse de même.

La dernière bonne idée "que j'ai eue" à ce jour est d'avoir pensé à inviter nos mères respectives pour une soirée au tout nouveau spectacle du Cirque du Soleil, Ovo. Après que Ge m'eut demandé pour la douzième fois de vérifier le prix des billets, je me suis exécuté. Non sans d'abord avoir appelé ma "maternelle" pour lui demander ses disponibilités. Première gaffe...

- Maman, on organise une soirée au Cirque du Soleil avec la mère de Ge. Ça te dit?
- Wow, c'est donc bien le fun! C'est toi qui me sors?
- Ben oui, c'est sûr! Sinon, je ne t'aurais pas appelée!
- T'es donc bien gentil. Je dis oui.

Une fois la date plus ou moins organisée, je raccroche le téléphone et va sur le site du Cirque du Soleil pour acheter les billets. Et c'est là que je m'étouffe pour la première fois. 100$ le billet?!!! Say what? À cent piastres la craque fois cinq personnes, ils sont mieux de présenter des maudites belles bébittes! Bon, on économisera jusqu'au mois de juillet. Ce n'est quand même pas à tous les jours qu'on a l'occasion de remercier nos génitrices pour l'excellent, que dis-je, le fantastique boulot qu'elles ont fait avec nos magnifiques personnes. Donc, on assume. Mais c'est jusqu'à ce que je vois le montant que la billetterie facture pour les frais de services! Equeouaaa??!!! Soixante-dix piastres de frais? Perdon???!!! Ça doit être une erreur. C'est évident, c'est impossible de facturer soixante-dix dollars de frais de services. Mais non, après vérifications, c'est bel et bien le cas. Ben voyons donc, Messieurs Laliberté et Soleil, vous avez un ordinateur qui fait les réservations pour vous, vous n'avez même pas besoin d'embaucher quelqu'un pour me parler au téléphone. En plus, vous n'avez même pas à me les livrez à la maison! Comment pouvez-vous justifier de facturer soixante-dix piastres de frais de service? Vous habillez vos préposés en coccinelle? Vous remettez vos billets sur un trapèze? Ça m'insulterait moins si vous montiez le prix du billet de 15 piastres et que vous ne factureriez pas ces mautadits "frais". Parce que c'est pas comme si votre compagnie se spécialisait dans la vente de billets, hein? J'aurais moins l'impression de me faire prendre pour le con de (frais de) service. Ben coudonc, y a pas de limite au plaisir. Youhou, sortez les mirlitons! On aura juste à manger du pain sec pis boire de l'eau sale jusqu'au mois d'octobre.

Yé! Je vais voir le Cirque du Soleil cet été.

Ah oui, j'oubliais de vous dire. Cette merveilleuse idée venait cette fois du bel esprit de ma chirie. Moi, des bonnes idées comme ça, je n'en ai pas.

29 avril 2009

Un Wong tout trempe

À force d'avoir le même horaire depuis nombre d'années, à force d'aller nager à la même piscine, jour après jour, mois après mois, on finit immanquablement par croiser les mêmes personnes. Des petits vieux en couches en passant par les nouvelles mamans, la piscine Père-Marquette déborde de phénomènes humains tous plus surprenants les uns que les autres.

Aujourd'hui, c'était la première fois que je le croisais lui. Appelons-le Wong pour les besoins de la cause. Asiatique d'une vingtaine d'années, il semblait un peu perdu dans les méandres du Centre. Il arborait le fameux casse en cagnoutchou nonchalamment et alignait le plancher du regard pour se muer d'une pièce à l'autre. C'est lorsque je l'ai vu dans la douche que j'aurais dû l'interpeler. Le pauvre avait oublié d'enlever ses sous-vêtements et l'élastique beige de sa culotte émergeait de sous son maillot de bain bleu royal. Mais non, je ne lui en ai pas glissé mot, m'ayant convaincu qu'il s'en apercevrait en se précipitant sous le jet de la douche.

Je me suis dirigé vers la piscine pour mes étirements. Alors que je plongeais mon orteil gauche dans l'eau froide, Wong est apparu à l'échelle du premier corridor de la piscine et s'est laissé couler dans le fluide glacé. Ses sous-vêtements beiges débordaient toujours de son maillot.

Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé entre ses deux oreilles pour qu'il décide de se tremper la luette avec un costume de bain "isolé". La seule raison que j'ai pu trouver est qu'il était peut-être trop gêné pour se promener nu dans les vestiaires. Des amies m'ont déjà parlé d'expériences avec des Asiatiques qui possédaient de très petits, disons, "arguments".

Les gars sont souvent niaiseux, disent des absurdités pour un tout ou pour un rien. En gang, c'est encore pire. Ça rit fort, ça crie fort, ça pointe du doigt. Mais un gars dans un vestiaire de piscine, ça se tient tranquille. Un mec qui sort de l'eau froide n'a aucune envie de lever le ton et que tous se tournent en direction de son attribut rabougri. Wong aurait dû le savoir. Today, Wong made a wong decision.

28 avril 2009

Autoplogue, The Sequel

Participer à Christiane Charette, c'est un peu comme se jeter à la mer. Sans bouée. Sans bouée, sans masque et sans palme. En plein tempête. Parce qu'avec Christiane, on sait que l'entrevue commencera par Bonjour mais on ne sait jamais vers où elle va se diriger. On a beau avoir préparé un tant soit peu l'entrevue Dom et moi, celle-ci est partie de tous les côtés, comme une bille de machine à boules lâchée lousse sur des flippers coussinés. Du coup, on a à peine survoler le dixième de ce qu'on voulait discuter. Je pense quand même que, suite à cette entrevue, les néophytes sauront se retrouver un peu plus dans cette gigantesque mare virtuelle.

Participer à Christiane Charette, c'est aussi toute une aventure. Mais malgré sa horde de notes pêle-mêle et son bureau sans dessus-dessous, Christiane est chaleureuse et accueillante et on se sent rapidement à l'aise dans le confort de son antre. Ça n'est pas une grande animatrice pour rien. Voici de quoi on avait l'air.



Si tout comme Ge vous vous posiez la question à savoir si mon oreille se trouve au milieu de ma face, laissez-moi vous rassurer. J'ai la mauvaise manie de toujours placer mes écouteurs sur un seul oreille question d'être à l'affût de ce qui se passe autour de moi. Avoir su que l'équipe prendrait cette photo pour la page de l'émission, j'aurais pris la peine de mettre lesdits écouteurs dans une position plus orthodoxe et j'en aurais profité pour ouvrir la bouche un minimum à l'oeil taquin de la caméra (soit pour lui tirer la langue ou lui décocher une face pleine de dents). Mais ne m'en voulez pas trop, j'étais un peu concentré sur ce qui se déroulait autour de moi.

Pour ceux qui auraient manqué l'entrevue, l'émission d'aujourd'hui est disponible dans son intégralité sur Radio-Canada.ca mais l'entrevue seule est également mise à la disposition des internautes dans la zone audio-vidéo du grand diffuseur, qui elle est accessible via la page de cette chronique.

27 avril 2009

Autoplogue

Ne manquez pas l'émission de Christiane Charette demain matin à la Première Chaîne de Radio-Canada alors que Dominic et moi allons y être pour discuter de webtélés d'ici et d'ailleurs, dans le confort du Studio 18. L'émission débute à 9h mais nous y serons vers les 10h.

Pour ceux d'entre vous qui ne pourraient synthoniser le 95,1 sur la bande FM, sachez que l'émission est retransmise en direct sur le Web et sera par la suite offerte en baladodiffusion.

Des semaines de six jours

Je ne croyais pas que la journée d'hier était pour être si intense et que j'allais y travailler de façon ininterrompue. Plus tôt la semaine dernière, on annonçait une température caniculaire: 28 degrés, du soleil, des oiseaux, tape des mains, frappe des pieds, crie hourra, boit du rosé. Puis, vendredi, le vent a tourné. On prévoyait maintenant de la pluie et du temps froid. Du coup, je m'étais promis d'avancer dans un travail que je dois effectuer dans les plus brefs délais. Comble d'ironie, Mère Nature avait changé son chapeau de bord une deuxième fois et on a eu droit à un soleil radieux. Mais il était trop tard, je m'étais mis au boulot à 10 heures le matin et j'allais avancer dans ce dernier coûte que coûte. Je n'ai finalement rien vu de ma journée, trop plongé que j'étais dans mes bébelles.

Je me suis levé le nez de l'ordinateur il devait être environ 18 heures. God! Déjà? Bon ben coudonc, faut bien faire manger la famille. Une fois la bouffe prête, j'enfile les bouchées rapidement, crunch crunch miam miam, pour mieux les remettre double à mon travail.

Presque douze heures plus tard, je peux dire Mission (presque) accomplie. Malheureusement, je n'ai rien vu du Gala Artis (sauf la fin et semblerait que je n'aie pas manqué grand chose) ni de Tout le monde en parle. J'aurais pourtant bien aimé y voir la gueule de Jean Leloup, dans son nouveau badtrip égo-narcisso-histrio-schizo-parano (c'est moi ou il a des tendances de personnalité limite?). Surtout que je suis au gouffre de décrocher de ses élucubrations. C'est qu'après plusieurs morts et résurrections consécutives, j'arrive difficilement à croire encore à la sincérité du personnage. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, le rock'n'roll, avant d'être une question d'attitude, c'en est une de tripes à vif, d'intensité et de sincérité des émotions. Ou peut-être pas...

Anyway, on verra bien demain. Parce que je compte bien me rendre au "magasin de record" le plus près de chez moi pour y écouter le tout nouvel opus de "Not so" Deadwolf. Je dois y aller de toute façon pour me procurer le nouveau bébé de Patrick Watson, Wooden arms.

Hmmm, la semaine flaire déjà bon les frissons musicaux.

23 avril 2009

Laisser tomber mes plaisirs solitaires

Je n'avais rien de prévu. En fait, je devais souper seul, Méga-nain ayant un rendez-vous avec sa génératrice génitrice pour lui conter ses péripéties en terre parisienne et Ge avec la sienne pour probablement faire la même chose. Mais c'était sans compter sur les idées crasses de mon pote qui avait eu vent d'un concert de Karkwa dans les studios d'Énergie. N'en fallait pas plus pour me convaincre d'abandonner ma gamelle solitaire pour aller faire le plein de mélomanie.

Mon histoire d'amour avec le groupe remonte à des siècles et des siècles, alors que les gars erraient dans les bois à la recherche de gibier à rapporter à leurs épouses et nombreux enfants au village quelques années alors que je les entendais pour la première fois sur leur album initial, Le pensionnat des établis. Louis-Jean me disait d'ailleurs hier que ce dernier était plus rare que de la marde de pape et qu'il se vendait 53$ sur Amazon. Reniant peut-être un peu ses racines, il m'encourageait du même coup à ne pas le partager avec trop de mes amis, Dominic compris. Sorry Do, je vais devoir faire ça pour l'amour de la musique. L'album n'est pourtant pas mauvais. Peut-être moins rock, plutôt worldbeat, mais un titre comme Hold-up laissait présager de bien grandes choses. Mais je m'égare.

J'étais vraiment heureux de pouvoir assister au mini-concert du groupe hier soir. J'en suis, je crois, à mon 5ième ou 6ième spectacle du band, je ne sais plus trop. Et pourtant, à chaque fois, la magie opère. Voyez par vous-mêmes. J'ai eu la chance de tourner le clip qui suit. On peut y entendre, à mon avis, une des plus belles chansons du Volume du vent, Combien. Enjoyez, comme qu'y disaient!

22 avril 2009

Between the bars

Dans un tout autre registre, laissez-vous envoûter par cette magnifique interprétation de la chanson Between the bars d'Elliot Smith par Patrick Watson et Lhasa de Sela. Mise en boîte par Vincent Moon de la Blogothèque à Montréal le 9 avril dernier, elle vous donnera simplement la chair de poule.



via Fiume Nights

Respirez

Si je vous dis le nom Paul Sarrasin, certains d'entre vous penserez assurément à mon chat dont c'est l'adorable nom. D'autres sauront qu'il est la voix officielle de TQS depuis nombre d'années ou encore l'ex-VJ blond de Musique Plus qui vécut ses heures de gloire au milieu des années 80. Les plus jeunes d'entre vous afficherez des points d'interrogation à la place des yeux, n'ayant aucune idée de qui il s'agit. Et ça sera tant mieux, parce que vous n'aurez aucun à priori défavorable.

Le cerveau derrière l'excellent stunt publicitaire l'Interrogatoire, le réalisateur/caméraman/monteur Patrice Paquin, a tourné ce clip où l'on voit son ami Paul Sarrasin chanter en s'accompagnant à la guitare. Êtes-vous prêts? Parce que vous êtes mûrs pour un décrochage de mâchoire en règle. Laissez-vous séduire sans préjugé. Je vous assure, on est à des années-lumières de Blue jeans sur la plage.

21 avril 2009

De Susan Boyle

Je ne suis pas un amateur de télé-réalité. J'avoue m'amollir la cervelle devant Loft Story ou Occupation Double à l'occasion mais là s'arrête ma consommation de poubelle télévisuelle. Parce qu'on s'entend, c'est de ça qu'il s'agit. On écoute ce genre d'émission pour se conforter dans notre intelligence "supérieure". Le pathétisme des lofteurs ou autres occupationneux dépassent parfois les limites de l'entendement.

Conséquemment, je n'ai jamais regardé Big Brother ou So you think you can dance ou encore American idol. Je ne saurais même vous dire le nom du gagnant de Star Académie de la semaine dernière. Du coup, je n'aurai jamais pu voir la bouille de Susan Boyle si ça n'avait été de la folie universelle qu'elle a déclenché via le web avec sa performance de la semaine dernière à Britain's got talent. Dans un article fort intéressant sur P45, Xavier K. Richard résume de façon fort à propos le phénomène Boyle. Quant à moi, je n'ai pas écouté sa prestation. C'est le genre de réalisation télévisuelle qui me tirera inévitablement une larme. Que voulez-vous, je suis une grosse chiche molle et je m'effondre à la simple vue de la victoire du laissé pour compte. C'est ce que m'avait fait Paul Potts il y a deux ans et c'est assurément ce qu'aurait déclenché la prestation de Boyle. N'empêche, je suis un paradoxe sur deux pattes (et parfois quatre) et je ne peux m'empêcher de lever le nez sur cette "supercherie" télévisuelle. Bien sûr, Boyle sait chanter. Elle ne possède pas une voix de la trempe de Ginette Reno mais elle a quand même une jolie voix. Elle chante juste, quoi. Mais entre vous et moi et c'est là où le bât blesse, elle n'aurait jamais engendré un tel phénomène planétaire si elle n'avait pas été aussi moche. Comprenez-moi bien, je ne dénigre pas son talent. Mais faut avouer que si elle avait eu une jolie gueule ou une sacré paire de fesses, elle aurait tout simplement obtenu un contrat de disque illico et personne à l'extérieur du Royaume-Uni n'en aurait jamais entendu parler. Mais non, l'efficacité de la machine télévisuelle, la réalisation parfaite qui aura réussi à filmer la larme émanant de l'oeil du juge (qui devait l'avoir entendu auparavant, faut pas se mettre la tête dans le sable), le montage serré sur le vilain petit canard comblé de joie aura fait exploser ce court moment du petit écran dans des proportions gigantesques. La planète média au grand complet s'est emparé du phénomène. Le 17 avril dernier, le L.A. Times avançait (merci à Gina pour la plogue) même qu'une entreprise web XXX américaine avait offert la "coquette" somme de 1 million de dollars à Boyle pour lui faire perdre sa virginité dans un film de cul. Le scénario ne stipule pas si elle devait se faire baiser dans un coin-coin sombre par contre.

J'ai déjà mon trop-plein de Susan Boyle. Je n'en peux plus, la coupe est pleine. Quelle ironie d'en rajouter quand même une couche en en parlant moi-même...

20 avril 2009

AML à TLMEP

C'est peut-être trop de lettres consécutives pour celle qui aura encore réussi à faire parler d'elle hier soir grâce à une apparition remarquée sur les ondes de Radio-Canada. C'est que la Losique joue les nunuches à chacune de ses prestations à la messe dominicale. Et si vous voulez mon avis (bien sûr que vous la voulez sinon vous ne seriez pas ici), elle est fort habile. C'est qu'elle ne laisse personne indifférent. On l'aime ou on la déteste.

J'avais inscrit sur mon Twitter et mon statut Facebook hier soir que AML avait au moins deux ou trois paires de fausses joues. N'en fallait pas plus pour déclencher une tempête digne des plus verres d'eau. Les chignons virtuels se crêpèrent (hmmmm, des crêpes): poisson mort, cruche, dumb blonde, agace, botoxée et j'en passe. On l'a affublé de tous les noms en commentaire. Mais outre le fait que son tireur de joint ait visiblement manqué sa dernière job de putty, je me pose de réelles questions par rapport à celle que l'on connait comme étant La Fille du Producteur: Où s'arrête le personnage et où débute la vraie personnalité de Miss Losique? Parce qu'il ne faut pas s'en cacher. AML est une productrice qui réussit tout ce qu'elle touche, autant sur le web qu'à la télé. Elle doit donc certainement posséder un Q.I. plus élevé que celui d'un berger allemand pour réussir de la sorte. Le sexe vend et elle sait pertinemment qu'elle doit jouer cette carte à fond si elle veut que la sauce (hmmm, de la sauce) prenne. Losique est une productrice qui la chance d'avoir une forte présence médiatique. Si jouer la conne de service lui rapporte des millions de téléspectateurs et tout autant en dividendes sonnantes, elle a tout à gagner à faire l'agace-pissette épaisse à la télévision d'état. Du coup, ça fait d'elle une femme pas mal moins niaiseuse non?

Un proverbe ukrainien (ou malgache, c'est à votre choix) dit: Parles-en en mal, parles-en en bien mais parles-en. Hier soir et ce matin, on peut définitivement dire que Tout le monde en parle.

19 avril 2009

Voyager

J'aime voyager. Cet amour est d'ailleurs relativement récent. Je ne trimbale mes valises que depuis peu d'années. J'aurais aimé m'ouvrir sur le monde plus tôt mais la notion même du déplacement à l'étranger, quand j'étais jeune, était quasi-inexistante. Je suis issu d'une famille qui ne voyageait pas et qui sortait peu. Casaniers jusqu'au fond du trognon. Du coup, il était totalement inconcevable que j'aille traîner mes savates dans les contrées lointaines, impensable que j'aille voir à l'autre bout de moi si j'y étais. Par chance, j'ai rencontré au fil des ans des personnes qui m'ont ouvert à la différence et aux cultures, des gens dont la proximité ont fait exploser ma curiosité envers l'Autre.

J'aime voyager. Ce qui n'empêche pas, étrangement, que je préfère parfois les préparatifs aux voyages en eux-mêmes. La crainte de l'inconnu, l'incompréhension de la langue, la peur de perdre ses racines ont souvent fait en sorte que certains voyages m'ont gelé sur place, pris dans un no man's land d'émotions, à ne plus savoir quoi y faire, parfois au point de vouloir m'en retourner chez moi. Je ne l'ai par contre jamais fait, Dieu merci, parce que j'en suis toujours sorti en bout de ligne grandi.

Je préfère parfois les voyages avant qu'ils ne s'effectuent. Je voyage souvent par procuration, la moitié de ce dernier se vivant dans les préparatifs. Je planifie, j'évalue, je me perds dans les guides, je m'imprègne, j'imagine, je bouquine, j'espère, je fabule, je fantasme. Mais pas à Paris. Paris, c'est ma deuxième maison, ma cinquième saison. Paris est la seule autre ville, outre Montréal, où j'aimerais vivre. Paris, je m'y sens chez moi dès que j'y dépose le pied (et l'autre). Les amis qui y vivent, la connaissance de la langue, des lieux et des moeurs, l'amour des Européens pour l'art, la culture et l'histoire sont tous des facteurs qui font en sorte que j'y retournerai sans cesse, encore et encore. Paris fait partie de moi.

Les voyages t'apprennent une foule de choses sur les autres, sur ceux qui t'accompagnent, sur la vie et surtout, sur toi. Par exemple, les voyages m'ont appris que je suis toujours malade en déplacement. Lisez tous les autres billets de voyage de ce carnet, vous remarquerez que je traîne toujours un putain de rhume dans mes valises. Les voyages m'ont montré que j'aime errer, malgré les pieds qui brûlent à la fin des journées et le dos qui hurle après des heures à se tenir debout. Voyager m'a appris que lorsqu'il y a peu à faire, loin de chez soi, les meilleures alternatives demeureront toujours de boire et manger. Il n'y a rien de mieux qu'une terrasse et un verre de rouge pour tuer le temps qui passe.

Les voyages t'apprennent que ce n'est pas grave de ne pas prendre ses courriels vingt fois par jour, de ne pas savoir ce qui joue à la télévision, que le monde ne cessera pas de tourner si tu n'es pas là. Les voyages nous font prendre conscience qu'on est tous remplaçable. Et c'est très bien ainsi... Les voyages te font apprécier ta maison, ta petite vie tranquille, ton café du matin, le confort de ta douche, le silence de ton quartier, l'odeur de tes draps et la fraîcheur de ton eau. Et voyager te permet surtout de te rapprocher des autres. C'est tout de même ironique de constater qu'on doit parfois aller si loin de chez soi pour se rapprocher de ceux qu'on aime.




16 avril 2009

Quand rien ne va plus

- Vite Gabriel, on va manquer notre rendez-vous. Il est déjà 17h40.

On tente de quitter le plus rapidement possible la crypte de la Cathédrale Saint-Denis, de l'autre côté du périphérique, au nord de Paris. C'est qu'après une balade guidée de plus de deux heures à travers les tombeaux des Rois de France, depuis Clovis jusqu'à Louis XVI, on n'a pas envie de quitter l'endroit à la course, imbibé d'un certain esprit mystique. Mais on a rendez-vous avec Ge à 18h au Louvre, le nain et moi, et on ne doit pas arriver en retard.

On se dépêche du mieux qu'on peut et on pense arriver à l'heure grâce à l'hyper-efficacité du métro de Paris et de ses trains aux 3 minutes. Ce dernier quitte d'ailleurs la station St-Denis et se dirige vers Champs-Élysées/Clémenceau. Juste avant d'entrer en station à Carrefour Pleyel, le wagon passe au noir. Gabriel et moi nous regardons, interloqués. Au bout d'une vingtaine de secondes, le wagon stoppe en station et coupe complètement son alimentation électrique. Les portes s'ouvrent. Et restent ouvertes... Il n'y a pas un son en station. Tous les gens se regardent, la plupart impatients, les autres interrogatifs. On est en fin de journée et tous ont hâte d'arriver à la maison, au "happy hour" ou au rendez-vous galant au plus vite. C'est alors qu'on entend le conducteur crier: "On ne panique pas!". Du coup, je pense qu'une bagarre s'est déclarée dans le train et qu'on s'attarde à expulser les béligérants. Un gars à mes côtés sort la tête du wagon et lance à son pote: "Ah putain, le mec sort avec ses pompes à la main". Je ne comprends pas trop ce qu'il veut dire jusqu'à ce que je vois tituber ce jeune homme, le visage complètement ensanglanté, aux côtés d'un agent de la RATP, le réseau de transport en commun de Paris.

Et c'est là que je comprends. Le mec a tenté de se suicider et s'est manqué! Il s'est jeté sur les rails, devant le wagon de tête, a été frappé par celui-ci et a été traîné sur plusieurs mètres jusqu'au bout du quai. Sur le coup de l'impact, il en aura même perdu ses chaussures. Blessé au visage et passablement amoché, il s'est relevé, a ramassé ses souliers sur la voie, s'est extirpé de la fosse et a tenté de quitter sans faire de bruit, jusqu'à ce que le chauffeur l'apostrophe.

J'aurais préféré ne pas voir ce visage. J'aurais préféré ne pas voir ce corps meurtri passer près de moi. J'aurais préféré ne pas penser que la vie est parfois une salope qui ne veut pas de toi. J'aurais préféré ne pas penser à la honte de savoir que la mort ne veut pas de toi non plus.

14 avril 2009

Chroniques françaises

Salut ça va vous autres? Il est présentement 9 heures et quelques du matin et on est mardi (enfin je crois). J'ai un peu de difficulté avec le décalage ce coup-ci. Je dors beaucoup trop (10 heures de sommeil la nuit dernière) et je suis tout mêlé dans mes journées. On a déjà presque fait la moitié du parcours et on n'a presque rien vu. Versailles avait été reporté parce qu'on s'était levé à 11h le dimanche. Puis on allait passer une journée à Savigny-le-Temple, en banlieue de Paris, où Ge connaissait des gens (ses ex beau-parents mais on le dira pas). En tant que Québécois, je trouve mignon les noms qu'on a donné aux villes françaises. Mais je me mêle constamment. Du coup, j'appelle toutes les villes Sainte-Émilie-des-cinq-cennes. Faut dire que c'est plus charmant que Drummondville (no offense). À faire visiter au nain dans les prochains jours, donc: Montmartre et le Sacré-Coeur, Versailles, Notre-Dame, les égoûts, les catacombes, le Louvre, la Tour Eiffel, le Père-Lachaise, Saint-Denis et j'en passe. Ouf, je vais avoir besoin de vacances après mes vacances...

Paris est toujours comme dans mes souvenirs. Y a beaucoup de monde (temps Pascal oblige), ça se bouscule, ça pue, ça s'engueule et tout est fermé. Bref, plus ça change, plus c'est pareil et on adore toujours autant ça.

Bon bien, gotta go! Y a toujours pas que ça à faire! Mais vous avez quand même droit à quelques clichés du voyage. Comme on dit à Paris: Si you soune!

Petit matin brumeux en campagne


Beaucoup de badauds dans le Marais


Vous êtes en t-shirt chez vous?


Je vous l'ai dit qu'il y a beaucoup de monde? (Tuileries)


Bienvenue au Viet-Nam (what?) et toujours la même pub de cours d'anglais dans le métro


Y a des livres partout dans notre appart (vraiment partout)



En quête d'anonymat


On est vraiment heureux d'être ici (oui oui)

10 avril 2009

Des sentiments parisiens

Les préparatifs sont terminés. Dans un peu plus de six heures, nous aurons les fesses (in)confortablement installées sur les sièges de la rangée 30 d'un Airbus 340 d'Air France, en direction de l'Hexagone. Dans un peu plus de dix-huit heures, on dormira debout d'avoir si peu dormi depuis une éternité. Mais ça, c'est une autre histoire. Comme vous le devinez, ce blogue tournera au ralenti pour la prochaine semaine et demie. Puisque que nous aurons une connexion Internet dans l'appartement que nous avons loué sur Paris, je serai en mesure de venir vous saluer à quelques reprises. Si vous êtes gentils et que la chicane ne pogne pas durant mon absence, je publierai peut-être même quelques photos et vidéos.

En attendant et pour vous sustenter jusqu'à la prochaine rencontre, je voudrais vous partager mes impressions sur le dernier album de Pierre Lapointe, Sentiments Humains, que je me suis procuré mardi dernier. Tout d'abord, il faut que vous sachiez que j'ai toujours eu un peu de difficulté à endurer la voix du plus français des chanteurs québécois. Ces espèces de murmure hauts perchés aux accents de France m'avaient d'abord irrité sur le premier album. Ça s'est par contre amélioré au fil du temps grâce à un second album qui faisait place à des chansons qui groovaient beaucoup plus que ses premières balades sirupeuses. Je n'ai qu'à penser entre autres à Deux par deux rassemblés où le rythme entraînant des cuivres avait même réussi à me faire danser sur mon siège de la Place des Arts. Influencé par de moins en moins d'appréhensions, j'ai donc écouté le tout dernier album avec des oreilles quasi-vierges. Les arrangements, l'orchestration, l'utilisation de guitares plus incisives et le son définitivement plus rock marquent une évolution que je salue. En tout (en incluant l'album supplémentaire inclus avec les 15 000 premières copies) c'est plus de dix-sept maudites chansons françaises à texte de feufilles en rût et de groupies finies qui nous sont offertes... Bref, j'adore! Courez vous l'acheter.

9 avril 2009

Fier d'être a Canadian!

What the f#&k?

En partageant cette vidéo sur mon profil Facebook, je ne croyais pas qu'elle déclencherait à ce point des passions. Faut avouer que c'est un peu n'importe quoi.



via ZeLaurent

Quand le gouvernement s'emmêle

Pierre Foglia parle ce matin du nouveau programme du gouvernement du Québec pour contrer le décrochage scolaire. Ah mon Dieu! Qu'est-ce que je viens de dire là? Excusez-moi, la langue m'a fourché! C'est qu'on ne dit plus décrochage scolaire. Dorénavant, il faut dire persévérance scolaire. Et Foglia soulève cette énormité ce matin. Comme lui, je suis excédé par cette ère politiquement correcte, par ce lavage plus blanc que blanc du langage, surtout quand il émane de la bouche-même de nos joyeux lurons à l'Assemblée Nationale ou au Parlement. Je suis tanné de ne pas pouvoir appeler un chat, un chat, un handicapé, un handicapé ou un nain, Sarkozy.

Le nouveau programme de persévérance scolaire du gouvernement provincial ne changera rien à la situation actuelle s'il n'en change que le nom. C'est purement et simplement du nivelage par le bas, tout comme les récents bulletins de notes ou les nouveaux programmes de mathématique.

Ceux d'entre vous qui avez des enfants le savez. Il n'y a rien à comprendre dans le bulletin scolaire de votre enfant: A-B-C-D ne veulent plus dire 90%, 80%, 70% ou 60%. Pas du tout. Le C, par exemple, signifie que votre enfant répond à plusieurs des exigences. Mais ça, c'est seulement dans ses compétences disciplinaires. On n'a pas encore attaqué les compétences transversales. Say what? Transver-quoi? On est à former de futurs cancres universitaires. Il faudrait que les décideurs comprennent une fois pour toutes que ce n'est pas l'éducation qui est importante, c'est la connaissance et la curiosité. Ouais ouais, je vous vois me lancer des roches. On doit rendre nos enfants curieux! Et il existe une foule de moyens pour ce faire. La culture en est un excellent.

Parlant de culture...

Il existe depuis l'automne dernier de tous nouveaux cours de mathématique pour les élèves du Secondaire IV (pour les jeunes diplômés qui l'ignorent, IV est un chiffre romain qui représente le chiffre 4). Saviez-vous que la classification 416, 426 ou 436 n'existe plus? Hé non, maintenant, ce sont des mathématiques CST (culture, société et technique), TS (technico-science) et SN (sciences naturelles). Donc, pour les ratés d'entre vous que la culture et les arts intéressent, rassurez-vous. Il existe maintenant des cours de mathématiques CST, adaptés pour les nuls qui se dirigeraient vers le domaine des arts ou des sciences sociales et humaines.

Avec le nouveau programme de persévérance scolaire, vos chérubins n'auront jamais eu autant envie de moisir sur les bancs d'école. Parce que niveler vers le bas, ça ne demande pas trop d'effort et ça permet aussi d'obtenir une maîtrise à l'université.

7 avril 2009

Un chausson techno avec ça?

La petite madame de l'autre côté du comptoir arbore sa chemise bleue fièrement et démontre que c'est bel et bien elle, Ze Big Boss. Le commis, un ado boutonneux de 12 ans tente de lui expliquer que j'ai trouvé le même ordinateur sur Internet, mais à un prix moindre. Visiblement, sa boss l'intimide. Il en tremble de partout. Ça doit être parce qu'elle a 16 ans. Je regarde le pauvre jeunot bafouiller et j'ai pitié. Je décide de prendre le relais.

- Voilà, j'ai vu ce netbook sur Internet à 423$. Vous le vendez 449$. Ça fait une petite différence de 26$ et vous annoncez sur tous les toits une politique du plus bas prix. Vous savez quoi? Je vais la prendre la différence.

- C'est que, Monsieur, je ne peux pas faire ça. Je ne connais pas le magasin dont vous me parlez.

- Regarde ben ça Mademoiselle (oups, le vous vient d'aller voir à la Place Dupuis si j'y suis). Le nom de l'endroit est écrit en haut à droite sur la feuille. L'adresse aussi est là. Tout y est. Tout tout tout. C'est à Mississauga, avec plein de S dans son nom, et c'est en Ontario. C'est un magasin en ligne, tout comme Bureau en Gros peut l'être quand ça lui tente. À voir les prix que vous affichez, je peux comprendre que ça ne lui tente pas souvent.

- Mais Monsieur, je ne peux pas, il faut que ça soit dans la région.

- Comment ça "dans la région?" C'est au Canada et l'article se vend en dollars canadiens. Avec Internet, ça n'existe plus les régions!

- C'est que, si vous comptez les frais de transport, vous allez être perdant.

- Ben figure-toi donc, feufille, que les frais de livraison sont inclus. En plus, je n'ai même pas besoin de payer de TVQ parce que c'est en Ontario. Tu veux que je te le prouve? On va aller à l'ordinateur qui trône drette là derrière toi.

- Je peux vraiment pas Monsieur, désolé. La politique du plus bas prix, c'est quand le monde m'amène des preuves des autres magasins comme Best Buy ou Futureshop.

- C'est parce que le monde ne sait pas comment magasiner en ligne ma petoune!

Elle s'apprête à remballer l'objet, se privant ainsi d'une vente vite fait bien fait.

- Eille eille eille! Où c'est que tu penses que tu t'en vas avec ma boîte toi?

- Mais je croyais que vous ne le vouliez pas, que vous alliez acheter l'autre moins cher en ligne.

- T'es-tu malade? Je quitte pour Paris vendredi pis ça me le prend tu suite! Enwèye! Donne-moi ça!

- Ahhhh... Voulez-vous une garantie prolongée avec ça?

Je l'aurais étouffée...

Ça m'irrite tellement ces entourloupettes de garantie du plus bas prix qu'ils ne peuvent jamais honorer. Tout comme les garanties tout court, celles qui font que le problème n'est jamais couvert. C'EST QUOI ÇA, DE L'USURE NORMALE? SE FROTTER LES GENOUX SUR UN TAPIS? Qu'est-ce qu'on doit faire pour que ces garanties soient respectées? Se faire accompagner par l'Office de la Protection du Consommateur quand on magasine?

Anyway, je suis un homme heureux. Parce que ce maudit bidule était ardu à trouver en magasin au Canada de toute façon. Je suis donc le nouvel heureux propriétaire du gadget ci-dessous. Le voyage Montréal-Paris n'aura jamais passé si vite.

5 avril 2009

Le retour de Tout le monde en parle

Tout le monde en parle revient ce soir après une semaine de pause (et deux pour moi). J'y vais donc encore une fois de mes impressions à chaud sur l'émission de ce soir.

Marcel Aubut: Drôle de premier invité quand on considère la longue liste de grandes vedettes qui composent la soirée. Ceci dit, Aubut était invité parce qu'il est le premier président francophone du Comité olympique canadien. Du coup, il avait peu à dire sur cela en particulier. Lepage en a donc profité pour brasser la vieille soupe au pois des Nordiques de Québec. Après presque quinze ans, je pense qu'on peut maintenant passer à autre chose.

Josée Blanchette: Une bonne entrevue que nous a donnée la belle épicurienne qui faisait du même coup la promotion de son tout dernier livre, Je ne suis plus une oie blanche... Dany, toujours aussi grande gueule, est venu perturber quelques beaux moments par des pointes d'humour absolument superflues. Malheureusement, on a peu entendu parler du livre de Josée, trop occupée qu'elle était à répondre aux questions de sexe de Lepage. Par contre, on a eu droit à un magnifique moment lorsqu'elle nous a livré ses pensées sur le suicide de son père et de la difficulté à traverser les jours avec un tel poids sur les épaules.

Alain Gravel et Marie-Maude Denis: Les journalistes d'Enquête venaient nous parler du scandale dernièrement mis à jour par l'équipe sur la FTQ Construction. J'aurais aimé vous donner plus de détails sur celle-ci mais j'étais incroyablement dérangé par un gars du public, apparaissant à l'écran entre les deux journalistes, qui exhibait fièrement sa coupe de cheveux CHAMPIGNON!!! Au secours!

Chuck Hughes: Chef au restaurant Garde-Manger à Montréal, le cuisinier au look le plus rock'n'roll du Québec est venu nous faire part de son amour pour la bouffe et les tattoos. On ne sait pas trop la raison pourquoi il avait été précisément invité à l'émission de ce soir (semblerait que ce soit à cause de sa nouvelle émission sur le Food Channel) mais on peut dire que Dany a su pour une fois nous faire rire de bon coeur avec ses mimiques, la face dans un Bloody Ceasar concocté par le cook à la voix qui se rapproche beaucoup de celle de Maxim Martin.

Pierre Lapointe: Ce gars-là s'aime, c'est incroyable. Et de plus en plus. À un point tel qu'on se demande maintenant où est la limite (existe-t-elle?) entre le personnage et la personne. C'est peut-être ce personnage de gars imbu de lui-même qui le mènera à sa perte, malgré tout le talent qui l'anime. Mais le nouvel album, qui semble beaucoup plus orchestral que les précédents, se retrouvera quand même sur ma tablette ce mercredi.

Angèle Coutu: Fière de son tout dernier Jutras de la meilleure actrice de soutien pour son rôle dans le film Borderline, Angèle Coutu venait partager son bonheur d'avoir gagné ce prix. Du même coup, elle est venue nous entretenir de capitalisme sauvage, d'humanité et de simplicité. Un bel exemple à suivre et définitivement mon coup de coeur de la soirée. Il est malheureux que l'entrevue ait été trop courte et qu'elle se soit terminée abruptement alors que la comédienne amenait la soirée à un tout autre niveau d'intelligence et d'émotion. Dommage.

Les Grandes Gueules: Sont niaiseux! Mais pas niaiseux dans le sens épais, niaiseux dans le sens drôle. Les Grandes Gueules m'ont toujours laissé de glace. Je ne les ai jamais suivis à Énergie. Je n'ai jamais été voir un de leurs spectacles. Leur humour ne m'a même jamais vraiment interpelé. Mais les deux bouffons, prochains animateurs du gala Artis, sont tellement attachants lorsqu'ils sont en entrevue que c'en est touchant. C'est sûr que le fait de travailler ensemble quotidiennement durant quinze ans, ça fait naître une belle complicité. Mais en entrevue, cette complicité est palpable. Hâte de voir ce que ça va donner au prochain gala Artis.

4 avril 2009

De l'avenir du journalisme

Hugo Dumas pond une chronique amère mais intéressante sur l'avenir du journalisme papier dans La Presse d'aujourd'hui. Selon lui, le journal dans son format actuel est là pour rester. Enfin, c'est ce qu'il espère. Et il cite les plus grands chroniqueurs pour donner du poids à son intervention: Foglia, Petrowski, etc.

À la lecture de sa chronique, j'ai l'impression que Dumas sent la soupe chaude et n'entrevoit pas un avenir reluisant pour le médium papier. Il en profite d'ailleurs pour dénigrer les "gourous patentés du Web", dont il déplore probablement la portée et l'influence. Il rajoute du coup que ce ne sont pas les blogueurs qui fouilleront et enquêteront en profondeur, qui dénicheront les nouveaux Watergate et autres scandales des commandites. Je suis en partie d'accord avec lui. Le journalisme professionnel doit exister pour mettre à jour ces énormités de notre monde moderne. Mais il ne faut pas oublier que les blogueurs aussi ont su déterrer des perles d'actualités, au Québec comme ailleurs. On n'a qu'à se rappeler cette histoire des faux-manifestants policiers à Montebello ou encore de ces scandales sexuels américains mis à jour grâce aux gens de la blogosphère.

Il est certain que Dumas prêche pour sa paroisse. Il serait fou de faire autrement. Mais pourquoi ressent-il ce besoin de dénigrer les autres plate-formes d'information? Est-ce que le journalisme est le seul médium à détenir la Vérité?

Là où je décroche encore plus, c'est lorsqu'il avance que "les meilleurs blogueurs, les plus crédibles, bossent pour Cyberpresse, L'actualité, Canoë ou Châtelaine". Ah oui? Foglia? Demandez-lui donc s'il se considère blogueur pour vrai? Bizarrement, Patrick Lagacé, qui se rapproche probablement le plus de ce qu'est un blogueur, a été écarté de son article. Dans la plupart des cas, ces chroniqueurs ne sont pas des blogueurs mais plutôt des journalistes qui écrivent sur le Web. Ce n'est pas parce qu'on écrit deux feuillets par semaine sur Internet qu'on est blogueur pour autant. Un des principes fondamentaux du blogue consiste à échanger avec la communauté. Vous en connaissez beaucoup de ces chroniqueurs qui échangent? La plupart de ces journalistes ne participent même pas à leur propre lectorat. Mais ce qui me hérisse le poil, ce qui me pue vraiment au nez, c'est quand les journalistes "professionnels" se donnent un malin plaisir à dénigrer tout ce qui n'émane pas de leur sacro-sainte plume et descendent désagréablement les autres pour mieux se remonter.

Y aurait-il moyen de coexister, de se compléter et d'unir nos forces pour offrir une meilleure information, la plus objective et complète possible, tout ça dans un respect mutuel et réciproque?

3 avril 2009

Tous Jaune-Uni part deux

Certains disent que c'est lorsqu'on se compare qu'on se console. Je regarde la vidéo du flashmob d'hier créée par deux caméramans de Rue Frontenac et je ne me console pas du tout. Quand t'as deux caméras de bonne qualité, un micro extérieur branché et surtout le talent pour filmer ce genre d'événement, ça donne ça: Un beau résultat sur "pellicule" et des complexes à celui qui a filmé l'événement avec son ptit Kodak.

2 avril 2009

Tous Jaune-Uni

Ça sentait les vacances. Ouais, ça faisait juste sentir...

Malgré un article à rédiger pour le magazine Clin d'oeil, malgré les corrections et les nouvelles idées à mettre sur papier pour ze roman, malgré le lancement d'Un taxi la nuit et des Chroniques d'une Mère Indigne Tome(s) 2, malgré la performance éblouissante de Catherine à Tous pour Un, malgré les vélos à printaniser(!), la guénille à laver et la bouffe à préparer, j'ai quand même trouvé le temps d'aller perdre une demi-journée à la station de métro Berri-Uqam hier matin pour prendre part au flashmob organisé par Jaune-Uni, la nouvelle campagne de la Société canadienne du cancer (le cancer n'a pas droit à une lettre majuscule).

Sachant que la grande majorité de la population travaille à 10 heures le matin, j'ai trouvé l'heure étrange pour un rassemblement spontané. Ce qui fait qu'il n'y avait qu'une cinquantaine de personnes présentes, médias compris. Ça ne nous a pas empêchés de chanter à tue-tête, surtout lui, qui a récemment pris des cours de chant et qui se prend pour Vincent Vallières depuis cette fameuse interprétation à Énergie.

J'ai concocté un petit montage du rassemblement. En cadrant bien serré et en tournant toujours autour des mêmes personnes durant cinq minutes, j'aurai peut-être réussi à vous faire gober qu'on était trois cents personnes. Mais on s'en fout de toute façon. Parce que comme m'a dit la fille de joie que j'ai croisée à la sortie du métro, c'est pas la quantité qui compte, c'est l'argent que ça va engendrer.