30 janvier 2009

Ceci n'est pas une vidéo drôle

J'ai le droit de ne pas filer sur mon blogue? Je me l'impose. Ce carnet est de moins en moins un carnet littéraire et de plus en plus un fourre-tout virtuel. Pas pour rien que Mélodie Nelson parlait de mon blogue comme un endroit divertissant et rempli de vidéos rigolos (ou whatever). Le gars plus drôle que son ombre, celui par qui Youtube arrive, celui dont les dipatismes se retrouveront sur toutes vos lèvres Mesdames...

J'ai le droit de pas filer ici? Je demande ça comme ça mais je vous le demande pas vraiment. Si vous croyez que c'est pas l'endroit pour que je m'épanche, si vous pensez que la suite de ce billet va vous emmerder, vous faire ronfler, vous inquiéter même, gênez-vous pas pour aller zyeuter des vidéos drôles ailleurs en attendant. Vous reviendrez lundi, je vais tâcher de m'accrocher un sourire à la gueule, promis.

Aujourd'hui, c'est de la merde. Depuis un bout de temps en fait. Le trou qui s'ouvre sous les pas. Du vide et du sec, comme la baguette de pain au fond de ma boîte à lunch ce midi. De l'épuisé, comme les poitrines de poulet en spécial à l'Intermarché cette semaine. Un beau gros point d'interrogation au milieu du front. Et vous savez que du front, y en a en masse. Vous voyez où je m'en vais. Vous pouvez toujours arrêter de lire ici, moi je dis ça de même.

Une hésitation, un ballant, le pied au bord du gouffre et le vent dans le dos. Je saute, je saute pas? Je me laisse tomber en fermant les yeux et en me bouchant le nez? Et si je me cassais la gueule? Et si ça faisait mal à l'atterrissage? J'avais à l'esprit cette image des gens qui sautaient dans le vide, désespérés, du haut des tours à New York le 11 septembre 2001, pour fuir les flammes. Je voyais cette image comme une métaphore de l'hésitation. Mais ça ne fonctionne pas. Y en avait pas du tout, d'hésitation. Je ne comprends toujours pas comment on peut se jeter dans le vide en sachant très bien que tout ce qui nous attend plus bas n'est que la dureté du béton. Mais je me suis aussi dit que vous ne comprendriez pas non plus tout ce que j'essayais de mettre en mot, risquant de me faire accuser de tentatives inimaginables et sans retour. Je ne suis pas un manipulateur. N'appelez pas les flics, Urgence Santé ou l'Institut Pinel en renfort. Je le répète, je ne suis pas le genre à me trancher les veines et ne le serai jamais. On fait juste jaser entre nous autres là...

Je vais pas merveilleusement bien et j'avais envie et besoin de vous le dire. Parce que je suis comme ça. Parce que je suis complet. Rempli de plus et de moins. Un peu tout croche, un peu mêlé, un peu perdu. Même si y a rien à comprendre dans mes comparaisons et mes tristes dess(e)ins, j'avais juste envie d'en parler. J'avais peut-être juste envie de me faire dire que ça va aller aussi? Ou peut-être que j'étais juste assez peureux pour ne le crier que par le bout de mes doigts.

Il est trop tard pour arrêter de lire maintenant. Vous savez tout.

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28 janvier 2009

Dipatisme

Si on sait que le tournage du film Tintin et le secret de la licorne débutait hier et que Tintin était fort probablement gay, est-ce qu'on peut annoncer que le film va trouer des culs?

Ragoût tunisien aux légumes

Suite à la demande de Djo, de Crispi ou de n'importe laquelle des autres mains disponibles ici, il me fait plaisir de partager avec vous mon fameux (je ne pèserai pas sur le mot fameux parce que je pourrais l'écrapoutir) ragoût tunisien aux légumes (végétarien-approved).

Y a de l'amour l'exotisme dans l'ai-ai-ai-ai-ai-airrr, ce soi-oi-oi-oirrrr...

1 grédient (ou 2 grédients)

1 1/2 tasse d’oignons coupés de façon grossière (vous pouvez leur sacrer après)
1 c. soupe d’huile d’olive
3 tasses de chou vert vulgairement tranché (vous y direz bien ce que vous voudrez)
1 poivron vert effrontément choppé (piment-je d'la marde)
2 c. thé de coriandre moulue (moutue?)
1/2 c. thé de curcuma
1/4 c. thé de cannelle
1/8 c. thé de poivre de Cayenne (qui n'est pas la même chose qu'une Porsche Cayenne)
1 boîte de 28 oz de tomates en dés (pas en dés en minou)
1 1/2 tasse de pois chiches cuits
1/3 tasse de raisins de Corinthe
1 c. soupe de jus de citron
1/4 de tasse de fêta râpé
1/8 de tasse d'amandes tranchées grillées
1 petit bouquet de coriandre

Dans une poêle, faire revenir les oignons dans l’huile pendant quelques minutes, jusqu’à tendreté. Ajouter le chou et poursuivre la cuisson quelques minutes de plus. Ajouter le poivron, la coriandre, le curcuma, la cannelle et le poivre de Cayenne. Mélanger et cuire environ une ou deux minutes. Ajouter les tomates, les pois chiches et les raisins secs. Laisser mijoter à couvert 15 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Verser le jus de citron et ajouter le fromage fêta. Laisser fondre une petite minute.

Servir sur du couscous et parsemer de coriandre en feuille et d'amandes que vous aurez fait griller précédemment dans une autre poêle (ne mettez pas de beurre, ça ne grillera pas).

Bon appétit (c'est sûr!)

Quant au manteau, c'est un Louis Garneau et elle l'a pris chez Oberson. ;-)

26 janvier 2009

My day, yesterday

J'étais tombé sur ce groupe Flickr la semaine dernière. My day, yesterday invite les internautes à filmer leur journée, d'en faire un montage de 90 secondes et moins et de le publier sur le Web sans aucun montage ou effet sonore. À la lumière de ce que je viens de filmer, j'avoue avoir besoin de me payer une toute nouvelle caméra (ou un cours de réalisateur)! À voir, la vidéo de l'instigateur du projet, Garrett Murray. Vous allez voir, c'est à la fois fascinant et hypnotisant.

My day, yesterday, c'est aussi une belle façon de démontrer que les journées de tout le monde se ressemblent énormément et qu'elles ont pas mal l'air aussi plates les unes que les autres. Voici la mienne.

Érotico babe

On ne sait pas qui elle est vraiment et on ne sait surtout pas où elle va (entre vous et moi, ce sera en enfer). Mais une chose est sûre, cette bête inconnue s'assume. Elle dit qu'elle se nomme Mélodie Nelson, qu'elle est une ex-pornstar hermaphrodite qui s’est reconvertie en obsédée de Jésus Christ, du sorbet à la mangue, et des combats extrêmes. En fait, elle pourrait être un gars, un chat ou une balayeuse que j'en aurais rien à cirer. Son écriture est directe, assumée, drôle et totalement jouissive (dans tous les sens du terme). J'aime et j'achète!

24 janvier 2009

L'audace modifie la trajectoire de la culture

Le roman Le froid modifie la trajectoire des poissons du Québécois Pierre Szalowski qui raconte les aventures d'un groupe de personnes durant la crise du verglas a été édité l'année dernière. Porté par sa récente nomination au très courtisé Grand Prix Littéraire Archambault, le roman a été adapté en langue espagnole. L'éditeur du pays de Cortez, Random House Mondadori, ne lésine pas sur les moyens pour mousser la sortie de cet excellent roman. La preuve, cette publicité créée pour la télévision barcelonaise. Époustouflant! À quand de telles initiatives sur les chaînes télévisuelles du Québec? J'en ai presque mal à ma littérature.




via P45

23 janvier 2009

Parole de méga-nain

Je sais pas ce qui se passe avec le côté oestrogène du couple mais depuis quelques temps, c'est Cééééline qui est à l'honneur dans le cagibi familial. Assez pour me faire grincer des dents. Mais ça s'équilibre. Ge chante à tue-tête de son côté et moi, je fuis du mien. Cette semaine, elle en a beurré plus épais que ce que la fermière demandait. Chant, danse, le son dans le plafond, une grosse heure de calvaire. C'est pas mêlant, j'ai même dû l'envoyer dans sa chambre. À son retour au salon, Miss Finfinaude en remet encore en chantant plus fort que ses poumons peuvent gonfler. Sentant probablement qu'elle pousse le bouchon un peu trop, elle s'approche et me frotte doucement le visage.

- Tu veux te faire pardonner toi là, hein? Ça paraît!

Mais j'adore me faire masser le visage. Alors pour faire durer le plaisir quelques instants de plus, j'ose rajouter:

- Allez, allez. Continue. L'absolution pointe son nez. La craque du pardon s'ouvre. Lâche pas!

Méga-nain, assis à l'autre bout du sofa, soulève un sourcil et réplique:

- T'as rien compris P'pa, faut pas forcer la craque. Tu vas voir, elle va finir par s'ouvrir toute seule.

Ouais, on a plus les enfants qu'on avait.

22 janvier 2009

Qui porte les culottes à la Maison Blanche?

Étant donné qu'on n'a de mots que pour le nouveau président, profitons-en avant qu'on s'en tape une indigestion. Voici une petite discussion issue d'un souper à la table des Dion-Ge.

Ge: Il est croyant Barack.
Moi: Pas sûr qu'il le soit moi. Il a même parlé des non-believers lors de son discours inaugural.
Ge: Oui oui il l'est. Je lisais une chronique sur Michelle Obama justement. Tu sais qu'il est plus sexy que Bill Clinton et qu'il est arrivé quelque chose sous le bureau de Bill. Michelle disait que si jamais Barack la trompait, elle le tuerait d'abord et elle le quitterait ensuite. Je te le dis, c'est elle qui porte les culottes dans le couple.
Moi: Je suis surpris qu'il soit croyant mais je ne suis pas surpris que ça soit elle qui mène. Elle a l'air d'une femme vraiment forte.
Ge: Oui! C'est important qu'il y ait quelqu'un qui s'assoit dessus!
Moi: Euhhh oui, surtout...

Obama's playlist



Dans le cadre de l'investiture d'Obama, la CBC a concocté une playlist canadienne de rêve à remettre au nouveau président américain. Intitulée 49 songs from North of the 49th parallel, la liste contient de vieilles et de nouvelles chansons d'artistes musicaux canayens et québécois: The Tragically Hip, Neil Young, Malajube, Arcade Fire, Karkwa, il y en a pour tous les goûts. En tout c'est quarante-neuf artistes qui chantent pour le nouveau maître du monde.

Je suis partagé quant à cette initiative. D'un côté, c'est une façon originale de montrer au nouveau président que certains de nos artistes cassent vraiment la Barack. Mais de l'autre, ça fait un petit peu carpette de le supplier de nous écouter? Un peu comme si on lui demandait candidement: "Scusez-moi Monsieur Obama, voulez-vous-tu être mon ami?"

21 janvier 2009

Quoi faire de plus?

Mon père est décédé d'un infarctus du myocarde en 1996, à l'âge de 55 ans. Sa mort fut un vrai choc. Un choc parce qu'il quittait pour toujours mais aussi un choc dans ma propre vie: On ne sait jamais quand on va venir se faire faucher l'herbe sous le pied. Je me suis réveillé, jurant que je ne participerais pas à la loterie morbide familiale. Je me suis juré que je mettrais tout en oeuvre pour ne pas qu'on tire mon numéro de clôture avant mon temps.

J'ai pris (et je continue de prendre) tous les moyens pour ne pas que ça m'arrive. Je me fais suivre par un médecin qui m'a prescrit des médicaments contre le cholestérol (je faisais au-dessus du double de la limite permise), je contrôle ma pression sanguine (elle tend à être plutôt élevée), j'ai coupé la plupart des formes de gras et de sel de mon régime alimentaire et je ne fume plus depuis plus de deux ans. On top of that, ça fait dix ans que je nage une cinquantaine de longueurs plusieurs fois par semaine.

Malgré tout, la mort me hante constamment. Elle est là, sournoise, tapie dans l'ombre de mes pensées. Dimanche soir, elle s'est pointée le nez encore une fois dans l'embrasure de ma porte. Alors que je m'asseyais au salon après avoir terminé le souper, j'ai ressenti une douleur atroce au thorax. Comme si quelqu'un s'amusait à me rentrer un couteau sous la cage thoracique. La douleur s'est rapidement diffusée au niveau des omoplates. J'avais un mal de dos effroyable. J'étais incapable de bouger, plié en deux. La douleur irradiait, comme des vagues de chaleur qui allaient et venaient partout dans le haut de mon corps. Mal de tête, nausées, coups de chaleur, frissons froids, douleur dans la gorge et sous les aisselles. Je gagnais le jackpot.

Je me suis étendu, longuement, un peu déboussolé du mal que je ressentais. Puis, la douleur s'est calmée au bout de 45 minutes. Ge, connaissant mon background médical familial, s'est empressé d'aller voir sur Internet les raisons de mon malaise. Pas de doute, d'après le Gouvernement du Québec ou Santé Canada, j'étais en train de me tricoter une crise cardiaque. J'en vivais les symptômes les uns à la suite des autres, étape par étape, à la minute près. Si ça continuait comme ça, j'étais pour me faire assaillir le coup final dans 3 heures, top chrono. Ge me conseille d'appeler Info-Santé, chose que je ne veux pas faire sachant fort bien qu'ils me conseilleront de me diriger illico à l'hôpital. Elle ne le dit pas mais elle hallucine un peu sur ma condition. Et moi aussi, je dois l'avouer, sauf que dans mon cas, je suis plutôt du genre à fermer ma gueule et m'arranger pour ne pas que ça paraisse. À force d'obstinations, je finis par appeler le 811, me répétant que c'est impossible, que je ne suis pas un bon candidat pour me taper une crise cardiaque, défiant le sort parce que je fais attention à moi, parce que je je mets toutes les chances de mon côté, parce que je suis en meilleure forme que la population de Laval réunie au grand complet.

J'ai peur, je l'avoue. Avec les antécédents familiaux que j'ai, je suis et je demeure le candidat idéal pour me claquer une crise cardiaque, même si j'ai les joues rouges comme une bergère helvète.

Je me dirige donc anxieux vers la salle d'urgence la plus proche. J'arrive au triage de l'Hôpital Jean-Talon. On a beau chialer contre le système de santé au Québec, je vous jure que si vous arrivez au centre hospitalier en disant que vous avez des douleurs à la poitrine, ils niaisent pas avec le puck. La Madame Infirmière me pose des questions sur mon état et prend ma pression: 140 sur 90. Fuck, c'est un peu haut! "Mais Madame, c'est pas de ma faute, c'est parce que je panique un peu là." J'essaie de rester calme. Je prends de profondes respirations. De toute façon, s'il m'arrive quoi que ce soit, je suis au meilleur endroit pour qu'on prenne soin de moi. L'hôpital est le meilleur endroit pour me taper un infarctus...

On me branche les aimants (pas le film, la machine) et on me passe un électrocardiogramme. On me vide d'un peu de sang qu'on enferme dans de minuscules éprouvettes. On me tâte, on me tourne et on me retourne. Visiblement, je suis entre bonnes mains. Je vois deux médecins et trois infirmières. Une quatrième infirmière entre et me demande si je suis parent avec Céline. J'ai le temps de la trouver conne. Je passe d'une salle à l'autre, je tue le temps à défaut que lui-même le fasse. Au bout de six heures, le verdict tombe. L'ECG est correct et je suis plein de bon sang. Maintenant, reste à savoir ce qui a cloché. On m'explique des histoires d'estomac ou de vésicule biliaire, on me parle de tests de plein d'affaires, on me chante la vie comme elle est.

Depuis les dix dernières années, j'ai tout fait pour fuir la maladie, j'ai tout mis en oeuvre pour vieillir en beauté et me rendre jusqu'à 100 ans. Alors quoi faire de plus pour allonger le calendrier de ma vie? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne suis quand même pas pour aller nager vingt fois par jour (quoique ça expliquerait peut-être pourquoi les petit vieux ont la peau toute ratatinée). La vraie question est: A-t-on tous un petit moteur bâti pour faire un tel nombre de kilomètres pour finalement s'étouffer, peu importe les changements d'huile qu'on lui fait?

Que me reste-t-il à faire maintenant? Seize the day, comme disait Éric Bernier à Tout sur moi avant-hier soir? Vis ta vie comme si c'était ta dernière journée? Je veux bien croire, oui, que c'est la meilleure chose à faire en tout temps. Sauf que c'est beaucoup plus facile à dire dans une télé-série qu'à faire dans la vie.

20 janvier 2009

Le nouveau monde

Huit années plus tard, le nouveau millénaire vient de commencer. Aujourd'hui, le 20 janvier 2009 à midi trente, un humble homme noir des États-Unis vient d'ouvrir la porte. Entrez, la maison est ouverte.

Je suis fier de faire partie de cette nouvelle ère.

Vous aussi ça vous dit de prêter serment?

MySpace Celebrity and Katalyst present The Presidential Pledge

19 janvier 2009

Quand Bégin rencontre Bégin

Marc Labrèche est fou! Complètement cinglé. Y a tellement l'air de faire beau dans sa tête. J'adore! Et je ris encore...

Dipatisme

Si je sais que je me fais, dans ma tête, mon propre cinéma, est-ce que ça veut dire que je commence à le réaliser?

18 janvier 2009

Une danse improvisée à Liverpool

La troupe américaine ImprovEverywhere a définitivement créé une toute nouvelle tendance avec ses coups pendables. Maintenant que la mode est installée, les idées se répandent comme une traînée de poudre à travers le monde et la folie est contagieuse.

Sans doute influencée par le fameux Freeze au Grand Central à New York l'an dernier, l'entreprise de communication cellulaire anglaise T-Mobile vient de créer un tout nouveau happening avec le T-Mobile dance. La danse qui rassemblait plusieurs dizaines de participants a été effectuée à la gare de Liverpool jeudi le 15 janvier dernier.

Ce qui est plutôt chouette avec cet événement en particulier, c'est de voir l'engouement des spectateurs qui ne se sont pas gênés pour embarquer dans le chaos et danser à leur tour. Get down and boogie!



Un court making-of



via Ipub

16 janvier 2009

Résolution de fin de semaine

Ok, on se fait un pacte vous et moi, juste parce qu'on est entre nous comme ça, comfy et zen. On s'en fait un tout petit, comme une résolution de gars chaud mais juste pour la fin de semaine. Question de décrocher quelques instants, question de s'aérer le cervelet, on se met les babines d'en bas en mode flat liner et on arrête de parler de la putain de température pis du Bye-Bye 2008? Ok? Plus rien à cirer. On fait comme si ça avait jamais existé. Maintenant qu'on sait tout sur Nathalie Simard, la ligue des Noirs, Réné et Cyline, on se tape une indigestion de dindes à retardement. Dac? On a torché tout le jus de ces ridicules histoires depuis le 31 décembre dernier. Maintenant, ÇA SUFFIT! Èssussu Èfifi, suffit!

Tout comme la maudite température! ÇA SUFFIT AUSSI! Èssussu Èfifi, Oussissi! On le sait qu'y fait frette putain de bordel de merde! On est au Québec pis on est en hiver! On se gèle les gosses depuis que Jacques Cartier a amené les siens. Oui y fa frette! PIS??? On est pas obligé d'en faire les manchettes pendant 3 jours. Mettez-vous un foulard dans la bouche pis arrêtez d'en parler. Ou bedon, déménagez où y fait chaud! J'peux-tu avoir un journal avec des vraies nouvelles? J'peux-tu rencontrer du monde sans qu'on me réponde qu'on gèle?

- Salut! Ça va?
- Oui ça va et toi?
- Ça va! Y fait frette hein?
- J'm'en câlisse!!!!!!!!! C'est-tu clair? J'm'en torche. J'reste chez nous, j'me fais pousser le poil pis j'hiberne! Crissez-moi patience ou parlez-moi des vraies affaires. Faites comme Chantal Lacroix pis donnez passez au suivant! J'pus capable...

P.S.: Je vais très très très bien. Merci de vous en soucier.

14 janvier 2009

Ben and Barack's ice cream

Y a pas une journée qui passe sans qu'on parle de Barack Obama. Et pas une journée ne passe sans qu'une nouvelle trouvaille ne voit le jour. Pour souligner l'inauguration du président-élu, le fabricant de crème glacée Ben & Jerry's met sur le marché une édition limitée d'une toute nouvelle saveur.



La découverte de cette nouvelle crème glacée fut instigatrice d'un court échange plutôt "savoureux" entre mon collègue de travail Cédric et moi.

Lui: Tu sais que cette compagnie appartient à deux Israéliens?
Moi: Ouep!
Lui: Tu sais qu'ils versent une partie de leur profit à des organismes en Israël?
Moi: Ouep!
Lui: Tu sais que c'est une compagnie américaine?
Moi: Ouep! Tu sais, toi, qu'Israël, c'est américain?
Lui: ...

Je sais, on est je suis un peu naiseux des fois.

La carte qui suit, elle, est pas mal moins niaiseuse. On y voit, en chiffres, le règne de huit années de Doublevé 1er. On y apprend, entre autres, que le nombre de milliardaires est passé de 298 à 454. L'histoire ne dit par contre pas combien de nouveaux riches comptent la famille et les amis de Georgie.

Vérification de mots

Vous la connaissez tous, cette fonction de Blogger qui demande aux commentateurs d'entrer les lettres affichées à l'écran pour confirmer qu'il n'est pas un robot donc, pas un spammer.

Tout le monde a une histoire amusante à raconter avec ces mots de vérification. Mais je vous mets au défi de battre celui que j'ai eu ce matin!

13 janvier 2009

I wish I was (american)

Wind of change, chantaient les Scorpions dans les années 1980, du haut de leur voix perchée et de leurs leggings moulants. Change, devenu aussi le mot de l'année 2008. Directement issu de la bouche de celui par qui le changement devait venir, well my friends, change has arrived.

Pour démarrer son mandat, le président-élu Obama (appelez-le Barack, on est entre amis) a mis sur pied un site ainsi qu'une chaîne Youtube où il organise un concours et demande à ses fellow americans de s'impliquer dans leur communauté, de donner de leur temps ne serait-ce qu'une journée, de soutenir leur prochain puis d'expliquer dans une vidéo leur geste et leur intention et de téléverser cette vidéo sur Youtube. Le concours se termine la veille de son inauguration, le 15 janvier, et le grand gagnant aura la chance d'obtenir un entretien avec la nouvelle première dame des États-Unis.

Si ça c'est pas être à l'avant-garde, si ça c'est pas un vent de changement, je me demande bien ce qui le sera. Je suis curieux de savoir ce que les stratèges politiques canadiens et québécois pensent de cette initiative. Ah non, j'oubliais, ils sont encore à démêler les sondages téléphoniques de 1983. Doivent entendre Wind of change, en attente sur leur téléphone...

Dipatisme

Un dedans de soulier d'ado, ça semelle like teen spirit

12 janvier 2009

L'âme ouverte

On était fait pour s'entendre. Ça avait tout de suite cliqué entre lui et moi. On avait les atomes crochus et on ne savait pas encore pourquoi. Suffisait d'une seule rencontre pour s'en apercevoir. Vous savez, le genre de rencontre où c'est écrit dans le ciel qu'on s'entendra comme larrons en foire. Hé ben, la foire, elle n'a pas cessé depuis.

Je me rappelle sa voix un peu tremblotante suite à son expérience. Il était sous le choc, visiblement surpris par ce qu'il venait de vivre. Ça n'est quand même pas à tous les jours qu'on se retrouve sous les feux de la rampe, l'âme toute grande ouverte devant Janette Bertrand. Avouez que ça doit fesser dans le dash, surtout quand on a la corde sensible. Et il l'a sensible, sa corde. Il avait été approché pour témoigner de son combat face au tabagisme, quelques années auparavant, dans le cadre de la semaine québécoise pour un avenir sans tabac. Je savais que le tournage l'avait marqué, mais pas à ce point.

Quiconque doute de la bonté et de la sincérité de mon comparse et ami Dominic Arpin est invité à se rendre sur le site Un monde sans fumée où il témoigne et remercie sa conjointe Annie de l'avoir incité à arrêter de fumer. Je vous jure, y a pas une once de malice dans ce gars-là. Et c'est aussi pourquoi je l'aime et l'apprécie à ce point. Bravo Dom! Et merci d'être toi.

8 janvier 2009

Dipatismes à la piscine

- L'amour, c'est comme la natation. C'est pas la vitesse qui compte, c'est la longueur.

- À Punta Cana, les putes ont la raie publique dominicaine.

6 janvier 2009

C'est Palestime qui manque

Complexe. C'est du chinois mais en arabe. Ou en hébreu, ça dépend de quel côté du mur on se trouve. Ce mur, d'ailleurs, il est tout gris, couleur poussière, couleur cendre. Ni noir ni blanc. Comme l'histoire qu'il dissimule aux yeux de l'Occident.

La crise Israélo-Palestinienne dure depuis la nuit des temps. Mais mettons que c'est pire depuis les cinquante dernières années. Ah, et puis non, on en entend juste parler un peu plus depuis l'invention de la boîte à images. Nos salons ont maintenant une fenêtre sur la vie et la mort des autres. Ça fait juste moins mal à travers un tube. Tends la main à ton prochain scandait Jésus. Faut croire que depuis que la télé fait partie de nos vies, nos absences humaines sont de plus en plus cathodiques et de moins en moins catholiques.

Patrick Lagacé, sur un coup de tête mais surtout sur un gros coup de couilles, se retrouve pas loin de la bande de Gaza pour quelques reportages dans le feu de l'action. Sa chronique de ce matin explique justement à quel point rien n'est blanc ou noir dans cette contrée. Moi-même, dans cette foutue tendance que j'ai à me porter au secours de la veuve et de l'orphelin (surtout si elle, est jolie et lui, ne pleure pas), suis le premier à crier scandale devant l'attaque d'Israël sur les Palestiniens qui sont eux coincés dans le corset territorial israélien et à vilipender les méchants juifs qui assaillent les écoles et les hôpitaux et qui font payer les innocents de leur bombes téléguidées. Mais c'est plus compliqué que ça. Tout est plus compliqué que ça. Parce que des bombes, il en pleut des deux côtés. Il y autant de terroristes qui portent le turban que de terroristes qui se coiffent du kippa.

On en fait quoi de cette crise alors? On regarde ça de l'extérieur en souhaitant que ça ne nous touchera jamais? On se garoche comme des mouches sur le miel dans ces territoires chauffés à vif à se mêler de ce qui ne nous regarde pas? On essaye de comprendre silencieusement en se confortant dans la mousse de nos nombrils? On tend la main aux deux opposants en faisant fi des massacres, du terrorisme et des prises sauvages de territoire. N'est pas méchant qui veut.

J'ai bien hâte de voir comment Barack 1er gérera la crise depuis son nouveau trône. Je ne voudrais pas être à sa place. Ça sent la décapitation à plein nez. S'agit juste de savoir quelles têtes rouleront maintenant. Moi, je crois que je vais aller mettre la mienne dans le sable.

5 janvier 2009

Quand ton heure est venue

Retourner au boulot, ça veut aussi dire retomber sur des perles qui autrement me passeraient sous le nez. En voilà justement une.

4 janvier 2009

Valse avec Bachir

Jusqu'où peut aller la folie humaine? Jusqu'où des êtres comme vous et moi peuvent-ils se rendre pour détruire des frères qui pensent différemment d'eux? Jusqu'où les religions peuvent-elles pousser les gens de même sang à s'entretuer?

J'ai vu le film d'animation Valse avec Bachir hier, qui relate l'histoire d'un homme qui doit affronter ses démons le jour où il s'aperçoit que sa vie comporte un immense trou noir, des jours complets de 1982 complètement effacés de sa mémoire de soldat, durant la guerre israélo-libanaise.

J'étais à laisser un commentaire sur le blogue de Morgane l'Enchanteresse qui parlait du film Persépolis où je l'invitais à aller voir Valse avec Bachir si elle avait aimé ce dernier. Puis je me suis dit qu'il était un peu con que je ne vous invite pas vous aussi à aller le voir. Parce que l'animation est truffée de clins d'oeil savoureux. Parce que le scénario est en béton (j'oserais pas écrire armé (oups...)) et surtout parce que le massacre de centaines, voire de milliers d'innocents est le genre d'événements que l'on doive absolument se rappeler, surtout en ces temps incertains où toutes les factions au Moyen-Orient ont la mèche courte.

3 janvier 2009

Feu d'arcade

Après plusieurs mois d'un silence noir et d'absence, Arcade Fire nous revient avec un DVD et un tout nouveau tube, Burning bridges, disponible gratuitement en téléchargement. C'est ici que ça se passe.

Première impression? Pas de voix. Une pièce toute instrumentale, où la bande du Mile-end semble s'être enfargés dans le piton. Dans le genre, je préfère de loin les anciennes envolées de GYBE ou celles, plus récentes, de Louis-Jean Cormier et de sa bande, dans un style qui n'est pas, à la base, le leur.

Z'êtes pas d'accord? Sue me. Mais pas trop fort, je suis un peu lendemain de Fêtes...

via BAP