29 novembre 2009

Les Twitter snobs

Intéressante discussion sur Twitter hier matin avec Geneviève Lefebvre, Esther Chenard, Mélanie Robert et Nicolas Roberge où il était question des Twitters snobs, ces gens qui sont sur la plateforme de micro-blogues Twitter et qui ne suivent ni n'échangent avec personne ou presque. La plupart d'entre eux sont des politiciens, des artistes mais surtout des journalistes. J'intègre par contre peu les politiciens puisque souvent, une équipe twitte à leur place. Mais qu'en est-il de ces journalistes qui utilisent la plateforme uniquement pour échanger avec leurs collègues ou simplement pour faire de l'auto-promotion? C'est un secret de polichinelle. Peu de Twitteurs le dénoncent mais beaucoup rongent leur frein. Aurait-on déplacé la sempiternelle bataille blogueur/journaliste en conflit twitteur/journaliste?

Pourquoi ces Twitter snobs n'échangent-ils pas avec la communauté? Pourquoi restent-ils dans leur coin à s'admirer le nombril ou à s'auto-licher entre collègues? Est-ce parce qu'ils n'ont pas encore compris tout l'impact et toute la force qui se cache derrière l'outil Twitter?

Certains se défendront en avançant qu'il est impossible de suivre tout le monde. Comment échanger avec 500, 1000 voire 5000 personnes? Est-ce faisable? Avec des logiciels comme Tweetdeck ou Seesmic qui nous permettent de créer des groupes et de suivre un nombre restreints d'utilisateurs à la fois, c'est pourtant possible. Ils ajouteront peut-être que le temps qu'ils passent sur la plateforme est compté et que c'est en conséquence un facteur déterminant pour ne suivre qu'une grappe d'utilisateurs. Peut-être n'ont-ils pas compris que Twitter, ce n'est pas de suivre à temps plein un internaute, de s'arranger pour ne manquer aucun de ses statuts mais plutôt de croiser sporadiquement une personne sur un réseau surchargé d'informations. C'est de saluer en retour quelqu'un qui passe devant chez vous en vous souhaitant une belle journée. Twitter, pour moi, c'est de plonger à la mer lorsque vous y êtes. Vous faites trois ou quatre petites saucettes dans l'eau puis vous allez retrouver vos amis sur la plage.

Certains artistes l'ont compris, certains journalistes aussi. Et je leur lève mon chapeau pour avoir sauté dans la marmite bouillonnante à leur tout début. D'autres n'ont par contre rien compris. Comment justifier un Twitter snob ayant un millier d'abonnés mais qui n'en suit qu'un.

On s'entend pour dire que la plateforme peut devenir ce que vous voulez. D'accord! Mais ce n'est pas ça le Web 2.0. Vous vous verriez tout seul sur Facebook? Twitter peut être un outil de promotion, une plateforme d'échange, un endroit pour tester vos jokes salaces ou une place pour amuser la galerie. Quant à moi, je m'en sers pour faire découvrir mes trouvailles quotidiennes. Et malgré mes 2000 abonnés, lorsqu'un internaute me salue, je lui renvoie la pareille. C'est la moindre des choses. Resteriez-vous silencieux si on vous saluait dans la rue? Twitter, c'est avant tout, à mon avis, une plateforme d'échange et d'interaction. On est tous une source d'information, les journalistes comme les informaticiens comme les infirmières. Et si certains de ces Twitter snobs apprenaient à utiliser l'outil magnifique qu'est Twitter, peut-être arrêteraient-ils de retranscrire les mêmes satanés communiqués de presse et trouveraient-ils de nouveaux filons insoupçonnés à rédiger.

De notre côté, devrait-on s'empêcher de suivre ces utilisateurs au nez levé? Je ne crois pas. Pas pour certains en tout cas. Ça peut être utile, dans le cadre de votre travail par exemple. Je suis moi-même quelques Twitter snobs qui n'ont rien à cirer de ma présence web.

Mais qui sont mes snobs, vous demandez-vous? La meilleure façon de le savoir est d'aller faire un tour du côté de http://friendorfollow.com. Peut-être qu'une foule de surprises vous y attend. Et pour ceux qui se sentiraient visés par ce billet je répondrai: If the hat fits, wear it! Peut-être devriez-vous essayer de vous mêler à la communauté. On a tous à apprendre des autres non?

28 commentaires:

Pierre-Luc a dit…

C'est simple pour moi, je follow pas les gens que je vois qu'ils ne font que s'auto promouvoir.

Pour moi, rendu là, c'est de la publicité pure. J'ajoute pas des compagnies sur Facebook, j'ajouterais pas de la pub sur Twitter.

Et si je vois que finalement une personne fait juste s'auto-promouvoir, je la unfollow aussi.

Thoma Daneau a dit…

Je suis à moitié d'accord avec tes points Patrick.

Bien que ce n'est pas l'utilisation parfaite de Twitter, ça reste un choix. Prenons l'exemple de quelqu'un qui est certain qu'il ne lira jamais ce que vous avez à dire, par cause de temps ou juste qu'il s'en fou, pourquoi vous suivre, créer des groupes pour ne pas vous lire.

Vous suivre simplement pour renvoyer la politesse, mais ne pas vous lire, c'est pas un peu hypocrite ?

Ce n'est pas vraiment l'utilisation parfaite de Twitter qui est un lieu pour interagir, mais si ça marche pour eux, je vois pas en quoi c'est grave. C'est plate pour les autres, c'est certain. Life is a bitch.

Si je suis quelqu'un, mais qu'il ne me suit pas en retour, s'il a quelque chose d'important à dire de temps en temps, je vais continuer à le suivre pareil.

Par contre, un des points moins intéressants est de ne pas répondre. Lorsqu'on tente d'échanger avec quelqu'un (sans faire son fatiguant ou son fan) et que la personne ne répond jamais, là c'est moins le fun. Par contre, si la personne en suit 50, mais répond toujours à ce que vous avez à dire...

C'est certains que trop, surtout les français j'ai remarqué, font vraiment leurs snobs pour prouver qu'il sont "hot" sur Twitter.

Sinon, Twitter reste un outil, toi tu l'utilises bien et à son meilleur en échangeant. D'autres ne sont là que pour pousser leur trucs ou pour faire leur célibrité. Ok. Le pire, c'est que ça marche pareil pour certains !

Thoma.

Nicoduretour a dit…

Encore là, je trouve ça délicat d'imposer quelque règle que ce soit aux communications des gens. Qui la personne veut se faire de la promo et que y a des gens prêts à les suivre pour ça, c'est leur affaire non? C'est comme vouloir régir les conversations téléphoniques... Bordel les gens ont bien le droit de communiquer ce qu'ils veulent et comme ils le veulent non? En revanche c'est notre prérogative de les suivre ou pas. Je vois pas le problème et je ne vois pas pourquoi on devrait leur apposer une étiquette.

Laissons le médium libre pour attirer le plus de gens possible et nous y seront tous gagnants.

Nicolas a dit…

Super billet Patrick. Je crois aussi qu'un journaliste doit s'intégrer à des communautés pour développer des liens solides avec ce réseau. C'est avec la confiance qu'il aura nourrie qu'il pourra obtenir des confidences et des exclusivités.

S’ils veulent juste savoir quand le prochain Michael Jackson va mourir, démoniser les patrons de journaux ou dénigrer le journalisme-citoyen, ils n'ont qu'à continuer ainsi.

Mario Asselin a dit…

Je serais le twitter snob de certains, parce qu'ils me suivent et je ne leur rends pas la pareille. D'autres gazouilleurs dont je suis «le canal» ne me suivent pas; ils seraient mes snobs «à moi»?

Hum... Pas certain.

Je suis davantage préoccupé par ceux qui ne répondent pas aux @jem'adresseàtoi soit parce qu'ils ne savent même pas qu'on s'adresse à eux ou parce qu'ils se considèrent «au-dessus» de la politesse élémentaire. Je comprends qu'on ne réponde pas aux trolls, mais je me dis que de n'utiliser Twitter que dans un sens, pour «pousser un message» risque d'isoler la personne, à moyen terme. Les gens [ça inclut les journalistes ;-)] ont le droit de faire ce qu'ils veulent sur Twitter, mais on sait tous qu'un dispositif aménagé pour l'échange bidirectionnel peut desservir celui qui s'entête à ne l'utiliser que dans un sens...

À moins d'avoir comme nom de famille «Foglia» (et encore), j'ai peine à comprendre le cas d'un internaute qui est sur Twitter pour ne s'abonner qu'à un seul canal, comme tu l'écris Patrick.

Mais bon...

Voilà pourquoi, je trouve que ta définition «du snobisme» est un peu trop large, même si je partage le fond de ton argument ;-)

MJ a dit…

Ce genre de discussion, pour moi, c'est un peu comme discuter le sexe des anges: stimulant peut-être sur le plan intellectuel, mais dans la vraie vie, tsé...
Je twitte peu, je facebook peu, et je ne m'attends pas à ce que mes 13 follewers s'intéresse passionnément à chacun de mes mouvements. Twitter ou facebooker me permet de laisser une trace, et qu'elle intéresse quelqu'un ou pas m'importe peu. Donc, je suis profondément snob, ou pire encore, égocentrique? Yup, probablement. Et je m'assume totalement.

MJ a dit…

hum... j'aurais dû me relire, les grosses fautes de français!!!
Donc, que mes 13 followers s'intéressENT. Scusez la!

Myriam a dit…

Lors des chroniques Twitter chez Christianne Charette, les 5 et 13 octobre 2009, on recommandait ses meilleurs twitteurs à suivre. La plupart des participantes et participants au micro ces matin-là sont des twitter-snobs. J'ai trouvé vraiment déplacé que l'on vante Twitter et le sentiment de proximité qu'on y trouve lorsqu'on suit une personne(voire une célébrité) et que l'on a accès à une partie de son quotidien, alors qu'eux-même n'offrent pas cette proximité au grand public.

J'ai soulevé la question sur Twitter pendant et après la chronique, et j'ai reçu des réponses intéressantes et variées de quelques Twitter-friends dont @patdion, @mariejugag, @MichelleBlanc et @Etolane

Les Twittersnobs peuvent bien faire ce qu'ils veulenent, mais ils me laissent souvent une sensation amère.

Esther a dit…

Je vais un peu répéter ce que j'ai dit hier...
On le remarque quand c'est des gens "connus", mais ça existe aussi chez des usagers qui ne sont pas médiatisés. Pourquoi on pointe du doigt les journalistes en particulier dans la conversation d'hier? Je ne sais pas à qui pensait Geneviève quand elle a posé sa question, je ne connais pas le contexte qui a mené à la remarque.
Twitter est accessible à tous et l'utilisation qu'on en fait est bien personnelle et je persiste (têtue?) à penser qu'un bonne part de l'attitude de ce qu'on nomme les Twitteurs snobs vient d'un mauvaise information & mauvaise connaissance de l'outil et de ses capacités.

Il serait utile de se souvenir de la dernière campagne électorale fédérale et de la Provinciale qui a suivi juste après. Combien de blogueurs et Twitteurs ont tapé sur la tête de ces politiciens maladroits avec les réseaux sociaux. Le politique n'a pas tardé à suivre les conseils donnés et aujourd'hui ceux qu'on retrouve sur les réseaux font en général une bonne utilisation des outils, que ce soit personnellement ou via une équipe qui le fait pour eux.
Récemment on a vu Ikea et sa géniale innovation dans l'utilisation de son compte Facebook. Est-ce que ça va devenir la norme et les compagnies qui feront moins que ça seront pointées du doigt?
Est-ce que les journalistes qui utilisent Twitter autrement que ce que voudrait notre logique doivent être ostracisés parce que nous détenons la bonne façon de faire?
Je n’ai que des questions, pas de réponses, parce que je ne pense pas qu'il existe une procédure stricte d'utilisation de médias sociaux. Il existe des façons de maximiser la rentabilité du temps investit vs l’information qu’on retire et qu’on distribue, mais encore faut-il en être informé et vouloir arriver à cette fin. Si le but n’est que de faire du “push” d’info, dans ce cas ils réussissent fort bien et n’ont pas besoin de conseils. ;)

Patrick Dion a dit…

P-L: hacun son utilité. De mon côté, je persiste à suivre des gens qui ne me suivent pas pour mon boulot.

Thoma: Je ne crois pas qu'il est hypocrite de lire certaines personnes une fois de temps en temps. Auparavant, j'ajoutais des gens que je ne lisais pas. Après en avoir jasé avec Marie-Julie Gagnon qui me disait qu'elle sautait à pieds joints dans la grande mare, je me suis mis à vouloir tenter l'expérience. Et je fais maintenant les deux pour une foule de découvertes. Je suis un groupe principal de personnes et je saute occasionnellement à la mer et je fais des découvertes insoupçonnées.

Nico: je n'impose rien à personne. Je ne dis même pas que je détiens la vérité. Mais à l'ère du web 2.0, de l'échange, du partage et de la collaboration, je trouve personnellement que c'est aller à contre-courant que de se regarder le nombril. Toi qui fais de la radio, t'imagines-tu parler uniquement à toi-même jour après jour? Un moment donné, ton public te déserte.

Nicolas: C'est ce que je disais. Un trop grand nombre de journalistes ne sont aujourd'hui que des transcripteurs de communiqués de presse. No wonder qu'on nous bombarde ad nauseam de la même maudite nouvelle. C'est ce qui différencie, à mon avis, les vrais journalistes du reste de la meute. Ils fouillent, dénichent leur sujet et explorent là où personne d'autre ne va.

Mario: On ne peut pas suivre tout le monde. On trace tous notre ligne. Personnellement, je ne suis pas les politiciens, la plupart des entreprises qui veulent faire du cash sur mon dos, ceux qui n'inscrivent pas d'information sur eux (nom, site web, etc) ou ceux qui n'ont que très peu de tweets d'inscrits. Est-ce que ça fait de moi un Twitter snob? leurs yeux, probablement. Mais je persiste à penser que c'est la moindre des choses de saluer quelqu'un qui te croise dans la rue.

MJ: Tu dis que tu ne penses pas intéresser tes 13 followers mais tu désire laisser une trace. Paradoxal non?

diane massicottte a dit…

j'ai des questions: ça donne quoi d'avoir des milliers d'abonnés ou d'abonnements si je ne les suis pas? Je préfère les restreindre à la source, j'en fais pas un concours de popularité.
Et en passant, seesmic ou tweetdeck, est-ce ok pour les Mac?
Encore là, pourquoi je créerais des sous-groupes pour ne pas lire les autres?
éclaire ma lanterne svp!

Patrick Dion a dit…

Myriam: Je pense que ceux qui snobbent la communauté finiront par perdre leurs supporters.

Esther: Je suis d'accord, ça arrive aussi chez des usagers "normaux" Mais le ratio est beaucoup plus élevé à mon avis chez les "vedettes". Personne ne pense détenir la vérité et oui, cette question soulève plus de questions supplémentaires que de réponses. Mais c'est justement en se posant des questions qu'on apprend et qu'on avance, non?

Patrick Dion a dit…

Diane: Lis mon commentaire au-dessus du tien pour ce qui est de lire ses milliers d'aboonés. Pour les logiciels, les deux sont disponibles en version Windows et Mac.

Genevieve a dit…

Maudit Twitter et ses 140 caractères si courts!

Je suis d'accord avec Mario Asselin. Je m'en fout qu'on me suive ou pas, je ne vais jamais voir qui me suit, c'est pas un éditorial, je n'y pense même pas.

Par contre, quand un Twitteur suscite une réaction et qu'on lui répond directement @ouicestatoiquejemadresse et qu'on se rend compte qu'il ne répond jamais à personne, là, je le trouve nul.

Évidemment, je ne pense pas aux trolls, mais à ceux qui relancent la conversation amorcée par le Twitter. Pourquoi twitter un sujet si on ne veut répondre à personne? Pour le soliloque?

Pour paraphraser Mastercard, "pour le soliloque, y'a Hamlet".

Patrick Dion a dit…

Geneviève: Oui une absence de réponse est la pire forme de snobisme. J'en conviens. Mais ça fait aussi partie d'un tout. Si quelqu'un te tend sa carte d'affaire, tu ne tournes pas les talons en ne lui adressant pas la parole.

Lyne-la-lune a dit…

Je crois qu'on retrouve le même type de snobisme sur Facebook et même sur les blogs. Plusieurs personnes ignorent des commentaires laissés sur leurs pages ou porteront une importance seulement aux "auteurs" plus prestigieux.

D'une façon ou d'une autre, on fait tous une sélection, dans la vie comme sur les blogs ou les micro-blogs. Je choisis les statuts que je veux lire, qui je veux voir sur ma page d'accueil et tous en font de même. Il faut avouer que l'on ne prend pas de nouvelles des gens qui nous intéressent moins, mais encore là, pourquoi les ajouter à notre liste d'"amis" ou bien aux gens qu'on suit sur Twitter ???

J'ai déjà été très frustrée de constater que quelqu'un de plus connu me jasait par courriel,de son propre chef, mais m'ignorait totalement sur Facebook ou sur les blogs. On aurait dit qu'il avait honte d'avouer notre amitié au grand jour. Maintenant, j'ai appris à m'en contre foutre et à me dire que si c'était sa façon d'agir, il ne valait sûrement pas la peine que je m'y attarde. Point à la ligne.

MJ a dit…

Non, pas paradoxal, dans la mesure ou je laisse cette trace pour moi, tout en étant consciente de l'instantanéité de la chose.

tchendoh a dit…

Tellement de choses à dire, si peu dormi. Je m'essaie quand même.

Moi je voyais ça comme un avantage que twitter a sur facebook, t'es pas obligé de suivre les gens qui te suivent.

C'est ben beau parler de la philosophie du 2.0 mais c'est pas la bible non plus. Si je connais pas qqn, je ne le suivrai pas simplement parce que cette personne me suit.

Les tripeux 2.0 sont justement ceux qui suivent tout le monde pour donner l'IMPRESSION qu'ils écoutent tout le monde. C'est eux les plus snobs de la gang selon mon expérience.

Je préfère 100 fois qqn qui suit 4 personnes mais les suit pour vrai que ceux qui ont autant de follow que de followers et que tu sais que c'est juste à des fins marketing.

La réciprocité dans le following est un concept absurde.

Et quand qqn ne me répond pas, je me dis juste que c'était pas assez intéressant ou que la personne est occupée. C'est juste twitter après tout.

chagota a dit…

Je penche du côté du compromis... Je mélange quelques méthodes et j'en tire mes propres expériences. L'utilisation de Twitter bouge au fil du temps : parfois je veux nager dans un plus grand volume d'eau, parfois je reste dans un plus petit étang.
Ces jours-ci, il me semble efficace d'utiliser les listes (celles qu'on se fait, celles des autres) , surtout constituées, dans mon cas, de gens que je ne suis pas, sauf si nous avons des interactions.
Ça ne me vexe pas si on ne me me suis pas en retour, sinon un tantinet si je souhaite établir une interaction régulière avec quelqu'un. Pour la même raison, je ne souhaite pas non plus vexer les gens que je ne suis pas en retour. S'ils se mettent à interagir avec moi, j'évalue ça de nouveau.
Aussi, on notera que la grande majorité de mes micro-billets sont en anglais, assez pointus et liés à mes recherches. J'assaisonne ça d'un peu de tout dans les deux langues pour rendre ça digeste (pour moi aussi).
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, selon moi.

Nicolas a dit…

Je suis la moitié de monde qui me suit. J'utilise des outils pour cesser de suivre les gens qui ne sont pas actifs dans les 30 jours et aussi bien évidemment je ne suis pas ceux qui ne m'apportent rien ou pire encore qui m'embête. Lors de notre discussion de hier sur Twitter, on parlait davantage des ratios 1:1000 vu chez certains.

Mais le snobbisme est surtout d'ignorer les tweets qui nous sont adressés. Plusieurs journalistes dont un célèbre blogueur de Cyberpresse ignore la majorité de ses mentions. J'ai autant de followers que lui et bizarre je ne suis pas submergés par les replies. Je vis bien avec ça.

Hugo Dumas s'était déjà défendu en lorsque je l'avais cité en exemple dans un billet que j'avais écrit (http://www.ovologic.com/2009/06/29/les-medias-traditionnels-de-quebec-sinteressent-a-twitter/). Il disait recevoir des centaines de courriels donc il n'avait certainement pas le temps de répondre sur Twitter.

Je recommanderais aux journalistes de la Presse qui ne se parlent qu'entre eux, de transférer vers le service Yammer. C'est un Twitter privé où ils ne seront pas embêtés par la basse cour.

Stéphane Bergeron a dit…

Je suis d'accord avec ceux qui disent qu'il n'y a pas d'obligation de réciprocité lorsque nous suivons quelqu'un. Chacun utilise Twitter à sa façon et l'intérêt de chacun pour le 2.0 est très variable.

Par contre je ne comprend pas le plaisir ou l'utilité d'être sur Twitter si on ne suis que 1 ou quelques personnes... surtout pour un journaliste qui, me semble-t-il, devrait rester à l'affut des scoops et des tendances et, où mieux que sur Twitter pour les dénicher...

Là où je sui parfaityement d'accord avec Pat par contre c'est quand les gens ne répondent pas. Ceux qui ne respectent pas la politess de base de l'interaction sociale me font suer. Il me semble être la moindre des choses de répondre à une salutation où une question directe mais, encore là, je met un petit bémol en disant que nous ne pouvons connaître les contraites de temps (et autres) de la personne à qui nous nous adressons. Twitter c'est tout de même différent de rencontrer quelqu'un dans la rue ou de lui présenter sa carte d'affaire en personne.

De mon côté, je ne suis pas n'importe qui mais je prend le temps de vérifier le compte de chaque personne qui me suis. Pour moi c'est la moindre des choses. Je ne suis pas à mon tour si le compte me semble être un spammer ou quelqu'un qui communique toujours à sens unique ou quelqu'un qui tweete beaucoup sur un sujet pour lequel je n'ai aucun intérêt. Il y a tout de même des limites à notre capacité d'attention.

Je fais expeption pour des comptes spécificques d'organisations ou entreprises qui offrent du contenu qui m'intéresse ou pour quelques "vedettes" qui offrent du contenu de qualité.

Finalement, je répond toujours àa ceux qui me tweetent directement, que je les suivent ou pas (et si je suis en ligne et disponible pour répondre bien sure mais, avec mon BlackBerry... j'ai toujours accès à Twitter et Facebook :)

nicoduretour a dit…

@Patrick Dion

Pour reprendre ton exemple de la radio: justement! je parle à des dizaines de milliers de personnes chaque jour. C'est comme si tu me demandais de m'abonner à chaque station radio de ces dizaines de milliers de personnes pour avoir le droit de leur parler chaque jour... Ben non. Y en a qui m'écrivent à qui je vais répondre, y en a qui écrivent pas pis qui font juste écouter, y en a qui veulent aller prendre une bière avec nous et y en a avec qui je correspond régulièrement parce que nosu avons des échanges intéressants. Takes all kinds.

Patrick Dion a dit…

Entendons-nous bien, je ne tape pas du pied si quelqu'un décide de ne pas me suivre. Par contre, je trouve que c'est la moindre des choses de répondre à quelqu'un qui t'adresse la parole.

Rémi R a dit…

Salut Patrick,

Intéressant ce sujet! Je ne suis pas sur Twitter, mais je trouve que le sujet s'applique aussi pour les blogues "corpos".

Je comprend qu'un blogue sur Cyberpresse, par exemple, génère beaucoup de commentaire et qu'il serait tout simplement impossible pour le blogueur de répondre à chacun d'eux. Mais en même temps, on voit rarement les blogueurs de Cyberpresse se mêler à la blogosphère, aller commenter ailleurs, etc.

L'impression que ça me donne c'est: on me paye pour écrire des billets sur un blogue, mais c'est tout. Répondre aux commentaires ou aller écrire des commentaires sur d'autres blogues ne fait pas partie de mon contrat. Faque why bother?

C'est dommage, je trouve.

Ramy a dit…

Criant de vérité, ce billet, mais il ne faut pas non plus tout prendre personnel. La mauvaise utilisation de Twitter peut simplement découler d'une mauvaise compréhension du média - ou une compréhension différente de la tienne (parce que l'utilisation optimale et parfaite de Twitter n'existe pas).

Par contre, ce qui m'énerve vraiment sur Twitter, ce sont les comptes qui sont pluggés sur leur page Facebook ou sur twitterfeed et qui ne touchent jamais à Twitter. Ça fait du spam pour rien et tu leur parle dans le vide jusqu'à ce que tu te rendes comptes qu'ils sont allés sur Twitter une seule fois dans leur vie.

Enfin. Moi je préfère suivre mes (environ) 200 personnes que d'en suivre 2500 sans vraiment les suivre (de grâce, arrêtez de flatter le monde dans le sens du poil, générez du contenu intéressant à la place).

Bonne journée à tous!

Patrick Dion a dit…

C'est ce que je disais au début du billet Rémi. Serait-on témoin d'un mouvement de la querelle sans fin blogueur/journaliste?

Ramy: Il faut cesser de dire que l'on suit 2500 personne mais bien les tweets de 2500 personnes. Je ne les vois pas tous passer. C'est impossible.

Vous pensez aussi vraiment que je flatte les gens dans le sens du poil?

Pour ce qui est de générer du contenu, je pense qu'on m'a souvent accusé d'en générer trop (comme si ça se pouvait). M'enfin, j'essaie de ne rien prendre de personnel dans votre commentaire, comme vous le dites si bien.

romain blachier a dit…

Il y aussi des élus qui font eux-même leurs twitts.genre moi.Mais je suis un petit élu (-:

François Rodrigue a dit…

Suivre ou ne pas suivre!?? Pas dur de répondre avec le contexte de réciprocité de Twitter je considère qu'il vaut mieux suivre un insignifiant et le mettre dans une liste/groupe à cette effet que de pas le suivre. Cela à bcp plus d'effets justement pour passer un message au lieu de ne pas le suivre. Mon idée s'applique à d'autres cas de figure! Pourquoi pas une liste "Twitter snobs" ;-)