20 août 2009

Maudite insécurité de merde

J'émerge, tranquillement. Après une dizaine de jours de vacances bénéfiques en Gaspésie (et même si je me suis fait réveiller à 6h15 à presque tous les jours par les gazouillis d'un poupon de 15 mois), j'ai vraiment décroché. Exit total la télé, out la radio, presqu'adios Internet. Ça me fait toujours rire quand je constate à quel point ma vie ne s'auto-détruit pas lorsque je pèse sr le bouton off du web. Je me fais bien rigoler à avoir toujours peur de manquer quelque chose, à craindre d'être oublié. Je m'aperçois bien à mes retours que c'est pas plus grave que ça de virtuellement s'absenter une fois de temps en temps. Je me rends bien compte que je ne suis jamais remplacé par un robot durant ces pauses estivales. Maudite insécurité de merde.

En ce moment, j'ai le pied coincé entre des vacances qui n'en finissent plus de finir et un contrat qui a été repoussé à la troisième semaine de septembre. Depuis mon voyage à Las Vegas fin juin, j'ai complètement cessé toute activité d'écriture. Écoeurantite aigüe? Surtout hâte que mon premier roman sorte avant d'avancer le second. Parce que bien que j'aie déjà une cinquantaine de pages d'écrites, je suis complètement figé. J'ai aucune envie de faire couler l'encre. C'est peut-être l'attente des réactions, la peur des critiques qui commencent à se faire sentir. Je veux peut-être savoir si ça vaut la peine de continuer dans le même sens. Nicolas Dickner disait en entrevue que la publication d'un deuxième roman séparait les adultes des enfants. Peut-être ne suis-je qu'un bébé écrivain, un foetus d'auteur? Mon premier roman n'est peut-être rien d'autre qu'un billet gagnant tiré dans le chapeau de la littérature? Maudite insécurité de merde.

J'ai hâte de bouger. Moi qui avais hâte de recommencer à Vlog, va falloir que je patiente encore un peu. Et arrêter de m'inquiéter de l'argent qui sort plus vite qu'il ne rentre. Maudite inséc... ouais, bon, vous avez compris.

7 commentaires:

Renart L'éveillé a dit...

Même dans un tout autre contexte que le tien, je te comprends tellement. Et je ne m'étendrai pas là-dessus, je vais t'épargner! Vive l'épargne!

S@hée a dit...

Ouais­­... thème connu... rien ne presse, mais on a hâte quand même de faire nos preuves... donc de sortir un deuxième... puis un troisième puis...

*soupir*

:-))

(pas rapport, mais véridique: le mot à taper est pausneed... quand même...)

Anonyme a dit...

Je me suis absenté complètement du Web et des courriels pendant 2 mois...
Je ne suis pas mort et même, j'ai eu de la difficulté à me reconnecter avec tout ça; je trouvais tout futile, sans importance...

Patrick Dion a dit...

Renart: C'est ça qu'ils disent chez Desjardins...

S@hée: Y a comme jamais de fin j'imagine.

Anonyme: Ouais sauf que dans mon cas, c'est ma job. Ça pèse dans la balance mettons.

Garbage.Art a dit...

Si on ne nous remplace pas pendant nos congés et qu'on retrouve sa place, c'est que quelque part on nous apprécie quand même non ?

La peur de perdre ou de se tromper ou d'être mal jugé c'est tout ce qui donne du sel à la réussite ensuite. "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire".

Mais faut-il toujours attendre les avis sur le premier livre/roman pour boucler le second ? Ce que tu vas écrire dans le second dépend tant que ça des réactions des lecteurs vis à vis du premier ?

Au fait as tu dejà parlé dans un des tes billets précédent de ton premier roman ? Je suis curieux d'en savoir plus.

Patrick Dion a dit...

Garbage Art: Bien sûr que non, on n'attend pas les autres pour écrire. Mais on est tous sensible à la critique.

J'en ai glissé un mot ICI

Anonyme a dit...

Nicolas Dickner est bien gentil et il a des qualités d'écrivain. Je l'ai connu bien avant la sortie de Nikolski, et bien avant la sortie de l'Encyclopédie du petit cercle. Ceci dit, le succès de Nikolski a moins à voir avec les qualités, nombreuses, du roman, qu'avec une consécration a priori par des gens qui le connaissaient, lui, l'écrivain. Et c'est bien dommage, car on se saura jamais la réception réelle que méritait son roman. Faut pas trop s'en faire avec tout ça, finalement. C'est pas tant de la réaction spontanée qu'il faut s'inquiéter, mais de la fatigue de ses contacts, quand on en a.