Voilà, le verdict est tombé. Cinar devra payer la mignonnette somme de 5,2 millions de dollars à Claude Robinson pour cause de plagiat. Après plus de quatorze ans d'un combat qui semblait éternel, la Cour Supérieure a enfin donné raison à l'auteur qui s'était fait voler ses droits.
Une juste décision de la part de la Cour Supérieure qui aura comme effet, souhaitons-le, d'empêcher les voleurs d'intellect de cracher et s'essuyer les pieds sur les plus petits. En tant qu'auteur, je suis très heureux d'une telle décision. M'étant moi-même fait piquer des idées à quelques reprises, j'espère qu'on y pensera deux fois avant de me sucer impunément le jus de la tête. Mais j'en doute. Parce que je n'ai ni les couilles, ni la patience, ni l'énergie, ni les 2,4 millions de dollars à perdre dans une telle lutte. Tout comme 99,9 % des auteurs, musiciens et autres artistes d'ici. Je le sais, et les salauds de ce monde le savent aussi.
Le pire, c'est que la partie n'est pas gagnée pour autant. Vous gagez que Cinar ira en appel, question d'humilier l'auteur un peu plus? Qu'ont-ils à perdre maintenant?


9 commentaires:
En fait, cette histoire procède de toute la nouvelle culture de la gratuité des objets culturels qui se répand autant dans la population générale que chez les rapaces exploiteurs. De plus en plus, la création semble devoir être vue comme quelque chose de gratuit, de bénévole... On paie les artistes interprètes, l'exécution, la production, la fabrication et la diffusion mais, de moins en moins, on paie les idées... Une méchante mentalité à changer...
Aller en appel, c'est utiliser sa carte de crédit : culpabilisez et payez plus tard.
Repousser les paiements jusqu'à ce que mort s'en suive ...
Cette cause à la cour est encore une fois une machine à empiler du cash. Dommage que pour obtenir justice, de nos jours il faut être riche!
Ce serait dommage que d'avoir des idées et de se les faire voler nous porte à les garder que pour nous. Je suis aussi très heureuse de la sentence. Les gros comme Cinar peuvent peut-être manger les petits, mais les petits sont quelquefois durs à digérer, fort heureusement!
J'ai accueilli cette nouvelle avec beaucoup de joie. Merci d'en parler.
Cher Patrick Dion, protèges tes idées, car t'en as en maudit!
Marc: Par contre, on verra rarement un seul individu s'emparer de l'idée d'un créateur et devenir riche et célèbre grâce à l'oeuvre. Ce qui pue au nez dans cette histoire, c'est que les grands ont encore essayé d'écraser les petits.
Venise: J'ai hâte de connaître la suite...
Joanie: C'est comme ça pour la plupart des gens qui veulent obtenir justice, de la mère mono-parentale au big shot à cravate. Faut du cash juste pour s'y rendre.
Souris: De rien.
Mo: Je mets des condoms dessus pour les protéger mais faut croire que parfois, j'ai de la fuite dans les idées.
Le télé-photo-texto-copillage c'est larme qui tue l'auteur.
Un créaticide volontaire!
Cinarira en appel et fera traîner les choses un bon cinq ans.
Un juge complice réduira la somme à un ou deux millions, gros max.
C'est ça la Justice au Québec...
Reste a savoir si le pauvre gars va voir l'argent avant sa mort.
Car comme tu la dit Cinard va aller en appel , cour superieur, inferieur, supreme ,
plus que supreme etc.....
un fond sans fond
Sauf que Robinson a deja dit si je perd se combat je me flambe la cervelle, dieu merci il a retrouver la passion de repeindre depuis 2 semaines.
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