J'en remets une tranche avec le vélo. C'est certain que le Tour de France y a à voir. Mais y a pas que ça. M'enfin, pas directement. C'est qu'il y a ce satané Foglia qui en remet aussi régulièrement avec le Tour, toujours avec le même aplomb, la même verve. C'est mon pain quotidien estival, les fibres en moins, même si été y a pas. Pour ceux qui commencent à avoir hâte que je cause techno, web et vidéo, revenez en septembre, j'y serai plongé par-dessus la tête et c'est tout ce que vous recevrez de ma part (pas tout à fait puisque je vous inonderai d'auto-promos de mon roman, à vous en faire régurgiter du papier journal). En attendant, je décroche et je pédale.Je lisais la dernière chronique de Foglia sur le Tour et ça m'a donné envie d'en apprendre un peu plus sur le journaliste. C'est que j'ai beau lire l'homme depuis un petit bout, j'ai jamais pris la peine d'en connaître un peu plus sur le dividu (dixit Claude Poirier). En vrai gars de web, ma première ressource se trouve chez Wikipedia. Mais bon, bla bla bla, ormis son métier de typographe et son ascension dans le monde du journalisme, j'en apprends très peu sur le franco-italien, rien à se pitcher sur les murs ou sur les pistes cyclables. Par contre, en bas de page, j'atterris sur trois liens vers des articles le concernant: Ecce Homo. J'aboutis sur un article de Dany Laferrière du journal La Presse du 6 juin 2004 et un portrait de mai 93 fait par Louise Gendron de l'Actualité. Mais ce qui retient surtout mon attention est cette chronique que Foglia écrivait pour Vélo Mag en juin 1996, cet Autoportrait en forme d'abécédaire à pédales. Et je comprends pourquoi j'aime tant l'écriture de l'homme, son regard pince-sans-rire et juste, son côté baveux et humble, caractériel mais toujours ouvert. J'aime cette plume maîtrisée qui jongle avec la langue française comme on jonglerait avec une quille et un chien, cette aptitude incroyable qu'il a de placer les mots crisse, caca et technocratique dans le même paragraphe. Cette perle est à lire dès que vous avez quelques minutes à tuer aujourd'hui. Avec la température de merde qu'on a, ça ne devrait pas être trop long.
Grâce au Tour (à cause de?), je suis aussi un peu à l'affût de matériel ces temps-ci. Comme à chaque année en fait, lorsque je m'émerveille devant les montures des coureurs, j'ai envie de vider mon compte de banque pour me procurer un vélo digne de mes aspirations. Mais je me retiens (à date), je résiste (tant bien que mal), je prends mon gaz égal (m'assagis-je? (dur à dire avec des biscuits soda dans la bouche)). Ça ne m'empêche pas par contre de perdre de précieuses minutes à errer sur les différents sites de manufacturiers et distributeurs de tout acabit et rêver à porte-feuille-que-veux-tu, à stopper chez les détaillants aux vitrines alléchantes et fouiner, belette à la bourse fendue (ça doit être l'irritation de l'aine qui perdure) que je deviens. J'achète des trucs qui ne me ruinent pas bien sûr: bouteille, guenilles moulantes, outils, etc. Mais ça me travaille... Conséquences de mes visites aux bikes shops, je croise une foule de réparateurs de pédales différents. Et je m'aperçois qu'ils ont tous un truc en commun: Un ostie d'air de beu!
Est-ce qu'on leur a fait quelque chose de déplaisant pour qu'ils nous en veulent constamment d'apporter notre vélo pour réparation? Pourquoi nous trucident-ils du regard lorsqu'on ose demander des conseils d'achat? Je mettrais mon dérailleur au feu (ça y est, je déraille) que ça vous est déjà arrivé, à vous aussi, de pratiquement vous faire traiter d'incompétent par Monsieur Vélo parce que vous n'étiez pas en mesure de réparer vous-même votre foutue crevaison. J'ai donc appris, de mon côté, et je deviens tranquillement un mécano autant qu'un cycliste. Mais je n'ai quand même pas envie de devenir en plus un vendeur de vélos. Y a toujours ben un boutte à toute!
Alors, si vous connaissez une bonne boutique de vélo montréalaise, offrant un bon choix de produits, un service courtois et parfois même un sourire, si vous connaissez un endroit qui ne vous prend pas pour Donald Trump et qui ne vous fait pas sentir comme le dernier des trous de cul, je suis preneur. Je suis ouvert à toutes les suggestions.


13 commentaires:
J'ai eu du bon service chez Quilico sur Masson au coin de la 1ère. Ça fait trois ans... possible que ca ait changé. J'avais fait affaires avec le proprio qui est jeune et symptahique.
J'ai eu un service pas mal gentil au Yéti sur St-Laurent, il y a 4 ans de cela. Du beau stock, de la belle jeunesse. Une vendeuse a par contre essayé de nous vendre le casque en démo (elle était partie dans le backstore avec et est revenue avec ce que nous croyions un nouveau casque, mais elle l'avait simplement mis dans son cartron, la vilaine). On a trouvé ça ordinaire, mais sinon, je n'y ai croisé aucun air de beu.
Si je me recycle un jour, ça va être en gentille mécano! Juste pour toi!
Max: Merci. Je n'ai jamais mis les pieds chez Quilicot, chose à laquelle je vais remédier. Tu n'y es jamais retourné depuis 3 ans? Tu ne fais pas de check-up annuel sur ton vélo?
Vio: Yééé! J'attends ce moment avec impatience! Mais en attendant, j'aurais de la difficulté à mettre ma confiance dans une entreprise qui va essayer de t'en passer une petite vite dans ce genre-là, peu importe le sourire qu'ils te donneront en leurre. Je suis content de le savoir, j'y mettrai sûrement pas les pieds.
Pour des chroniques de Foglia à ne plus savoir quoi en faire : http://pierrefoglia.ifrance.com/ Étonnant de voir la constance dans le style, même s'il évolue quand même, je ne saurais pas dire comment...
Je ne crois pas que ce site soit très très "legit", mais il me permet pour sûr de m'évader quelques minutes des longues après-midi au bureau!
Ça me fait drôle de te lire au sujet des pédales... hé hé!
Anonyme: Wow! Merci beaucoup pour ce trésor bien caché...
Renart: Tu crois que je faisais exprès pour utiliser jusqu'à plus soif le terme "pédale"? ;-)
Le Grand Cycle (angle Cherrier et St-André) m'a toujours offert un super service... Recommandé ; )
Il y a aussi des vélos chez Boutique Courir rue Saint-Denis... très bon service (pas à la commission), ils vont bien te conseiller.
"jusqu'à plus soif"
Hé hé!
J'ai aussi acheter mon vélo chez le Yéti, à Montréal. Super service, ajustements gratuits (c'est niaiseux, mais c'est pas toute les boutiques qui le font). Seule chose dans mon cas: je partais de Joliette pour aller l'acheter, et aucun vélo de ma taille et du modèle que je voulais n'était assemblé. J'ai donc du revenir 2-3 jours plus tard pour le quérir.
Un autre truc: attendre les liquidations (surtout quand la compagnie n'a pas prévue de grands changements pour l'année suivante..)
Sinon, pour les pièces, MEC tient du bon stock!
Bon magasinage!
Valérie, Québec
Valérie, Guylaine et N, merci beaucoup!
Après avoir eu droit à une réparation invraisemblable gratuite un jour de tempête d'avril, sourire en prime, avec comme seule demande "Tu reviendras un jour!", chez Quilicot du temps et des gens de St-Denis, j'ai enfin décidé d'y retourner (13 ans plus tard), sur Masson, pour me faire acueillir avec le pire air de beu cyclomécanique à ce jour! L'autre mécano semblait, lui, très sympa avec les clients.
velogik.org est le projet d'un ami, donc je manque d'objectivité, mais il me semble affable, respectueux et souriant.
J'ai toujours eu droit à un bon accueil de Jaime chez JR sur Rachel, mais des prix pas toujours concurrentiels.
Merci anonyme!
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