La fin de semaine est-elle déjà finie? En fait, est-elle déjà commencée? C'est que je n'ai rien vu passer, ni le temps, ni la parade. Ah non, pas tout à fait, j'ai vu passer les dizaines de milliers de cyclistes qui déferlaient dans les rues de la ville pour LA fin de semaine de vélo à Montréal. Petit retour sur une fin de semaine chargée.Vendredi soir, Sandra se joint à nous pour un souper pré-tour de nuit. Après avoir englouti quelques bières et une bouteille et demie de rosé, on est top shape pour aller affronter la nuit à bord de nos destroyers à pédales. C'était ma première expérience au Tour de nuit. J'ai beaucoup aimé pouvoir me laisser glisser le long de l'avenue Christophe-Colomb, en plein centre de la route et ne pas avoir à me soucier des bagnoles louvoyantes et impatientes.
Samedi, l'heure était plutôt au repos. Après être passé au magasin m'acheter une chemise noire et une cravate (eh oui, y a des mariages qui requièrent un peu de décence), après avoir passé l'après-midi à écrire au Boudoir et après avoir ingéré des tonnes et des tonnes de lipides saturées et de sodium au Lafleur du Carré St-Louis, on se dirige au cinéma du Quartier Latin Ge, Méga-Nain et moi pour aller voir le tout dernier Pixar, Là-haut. WOW! Quel film d'animation! Drôle, touchant, intelligent, inspirant. Courez vite le voir si ce n'est déjà fait. Et si vous avez la chance de pouvoir le voir en 3D, GO! Ça vaut vraiment la peine, la technologie vous rivera sur votre siège.
Puis aujourd'hui, dimanche, c'était le grand Tour de l'île. C'était aussi ma première expérience et j'ai tout simplement adoré. Encore plus que le Tour de nuit. Malgré les quarante quelques milles cyclistes et certains goulots d'étranglement, c'est une joie de pouvoir circuler librement durant plus de cinquante kilomètres dans les rues de Montréal. Je rêve (en couleur) au jour où les chemins des grandes villes appartiendront aux cyclistes et aux piétons.
En arrivant cet après-midi, même pas claqué, j'ai eu la chance de terminer le roman La Route de Cormac McCarthy. Prix Pulitzer 2007, ce livre est à mon avis totalement surestimé. J'ai détesté le style (l'auteur abuse de conjonctions et de répétitions inutiles) et l'histoire, redondante, traîne en longueurs. Regrettable, j'avais de grands espoirs pour ce bouquin. Les puristes me fustigeront probablement, avançant que je n'ai rien saisi de la poésie de l'auteur et... zzzzzzzzzz. Ossetie de livre plate. Voilà, c'est dit. Now sue me!
En terminant, j'ai eu plusieurs petites pensées pour l'acteur David Carradine, le Bill de Kill Bill, mort jeudi dernier à l'âge de 72 ans dans des circonstances plutôt étranges. C'est que le comédien a été retrouvé pendu en Thaïlande alors qu'il était en plein tournage d'un nouveau film. À prime abord, les autorités avaient envisagé le suicide. Mais après (une très courte) enquête, il a été prouvé que l'acteur s'était pendu alors qu'il se masturbait. Cette technique est parfois employée pour multiplier la force de l'orgasme. Et ça m'amène à me demander où se situe la limite où le sexe est si blasant que tu dois aller visiter ces territoires si sombres et dangereux. Dans le cas présent, Carradine, acteur hyper-populaire, pouvait se taper toutes les minettes qu'il voulait (et l'avait probablement fait). Il avait assez d'argent pour assouvir tous ses fantasmes, les uns à la suite des autres. Rien ne pouvait limiter ses désirs. Ma question demeure: comment peut-on se rendre au point où le seul acte qui nous branche est celui de se pendre en se branlant? Est-ce justement parce que tous ses fantasmes avaient été assouvis qu'il a dû pousser l'acte sexuel aussi loin ou avait-il tout simplement une déviance?


8 commentaires:
Enfin! Quelqu'un qui est de mon avis sur le dernier Cormac McCarthy! En le lisant j'avais vraiment l'impression qu'on se foutait de ma gueule.
2e Tour pour nous cette année, encore une belle réussite. vivement l'an prochain par contre, je serai pas fâchée de ne plus tirer 52 kgs ! même si on s'est partagé le chargement à 2 sur la distance, je n'ai plus les genoux de mes 20 ans et franchement, là, ils me disent pas merci...
(j'aime bien le "quelques goulets d'étranglement", as-tu été ahuri comme moi de l'arrivée du côté de Rockland où la police avait visiblement trouvé bon de faire passer 40,000 personnes sur une piste cyclable pour contourner une route non coupée aux bagnoles... heureusement qu'ils ont finalement cédé à la raison. ah la masse critique, rien de tel pour vous décider un homme !)
Moi j'adore Cormac. J'ai envie de le citer tous les jours (euh, aujourd'hui seulement, parce que je lis De si jolis chevaux): "Les cicatrices ont l'étrange pouvoir de nous rappeler que notre passé est réel." (Je sais, pas rapport, mais je trouve ça intense, comme genre faire du vélo alcolisé.)
Oh et pour la pendaison orgasmique, je trouve ça correct, mais avec témoin, pas tout seul, comme ça genre la minette peut couper la corde ou la cravate ou whatever qui retient le monsieur qui s'étouffe. Et potin: l'acteur était probablement déviant anyway. Des rumeurs d'inceste à son propos font surface.
Bisous le sportif!
Le tour la nuit, c'était génial comme expérience, mon 2e et pas mon dernier, j'ai adoré filmer les lumières et patrickdion.ca. Merci pour les salades!
J'avoue que La route de Conrad McCarthy me laisse pantoise! Une telle barbarerie quand on arrive à la survie. J'ai du mal à y croire. Je serais plutôt du genre à m'associer aux autres pour être plus forts ensemble dans de telles situations.
Seuls, on ne survie pas et trop de monde on se détruit. La nature humaine est dépeinte de façon animale dans "la route". C'est désolant pour notre race. C'est probablement ce que nous sommes au fond, des putains de Barbares! Mais pas moi, pas moi, je le jure! Parole d'oméga joyeuse!
Au sujet de McCarthy, eh ben, on n'a vraiment pas les mêmes goûts. J'ai aimé, que dis-je, j'ai adoré la poésie, le rythme, le souffle et le pouvoir d'évocation de cet auteur.
Peut-être ai-je lu une trop longue série d'auteurs médiocres avant lui ? Tout est relatif, non ? ;-)
Bravos champion 2 tours pas 1 2 wow clap clap.
De la a dire que Montreal devienne Amsterdam sans voiture pas sur, a moin que tu veuilles que tout les multinational demenage dans le 450.
Pour ceux qui chiale sur la journée qui reste chez eux surtout les 450 on a pas besoin de Montreal on trouve de tout dans le 450 et en 100 fois mieux .
Les seul pour qui j'ai de la peine se sont ceux qui devait prendre un avion a Dorval, l'enfert de sortir de Montreal et l'enfert pour si rendre avec l'echangeur Turcot qui etait en plus fermé.
Pour le reste faite en des barrages de rue je m'en sacre je frequente pas votre ile.
Moi en fin de semaine, je suis allé voir J'ai tué ma mère. Comptes-tu aller le voir ? J'en parle sur mon blogue et je parle de toi aussi.
Eric: Je ne crois pas qu'on est les seuls.
Dodinette: Y avait quelques aberrations sur le parcours mais en général, j'ai trouvé que ça s'est plutôt bien passé. J'ai beaucoup imé le retour d'ailleurs, du parc René-Lévesque jusqu'à Berri.
Mélodie: Y avait quelques phrases qui m'ont décroché un sourire mais je trouve ça ordinaire de me taper 250 pages pour lire l'équivalent d'un paragraphe qui vaut le détour. Pour Carradine, j'avais jamais entendu les rumeurs d'inceste. Si c'est vrai, tant pis pour lui. Il l'aura bien mérité.
Sandra: Moi j'y crois à une telle barbarie. C'est la forme du récit qui est nul à mon avis.
Suzon: Il y en a effectivement pour tous les goûts. Peut-être ai-je lu de trop bons auteurs avant lui? ;-)
Bill: T'es inimitable. Qu'ajouter de plus?
Lait: Oui, c'est planifié pour la fin de semaine prochaine. Et je risque fort bien d'en parler si ça m'accroche. Merci pour la plogue.
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