
Mais parfois, juste parfois, je pile à deux ou douze pieds sur mon ego alexandrin et je vous envoie promener ailleurs, jamais méchamment of course, vous savez à quel point je vous aime, mais ailleurs tout de même, simplement pour voir vos yeux s'agrandir et vos bouches faire des Ohhh! et des Ahhh! C'est pourquoi je vous dirige ce matin chez Oops we're dead, un gars qui tient plus de Bukowski que de Jardin. C'est sale, c'est gras, ça suinte la dope, l'alcool et le sexe, bref, ça vous prend aux tripes et ça vous donne envie d'en vouloir toujours plus (comme les précités). Son écriture est, malgré certaines apparences et "Ô-j'entends-déjà-certains-préjugés", recherchée et juste et ses histoires me font souvent penser aux miennes, les couilles en plus. On sent parfois un peu de rebellion juvénile derrière le personnage mais c'est sûrement de son âge, ou en tout cas, plus du sien que du mien. Ou peut-être que je me trompe, allez savoir. Tiens, justement, allez-y donc "savoir". Et forgez-vous votre propre opinion.
En espérant qu'il sera dans les parages pour rester. Mais je n'en suis pas certain. À première vue, il n'a pas du tout la gueule du gars que les flatteries achèteront. Je ne serais pas surpris de le voir lever les feutres s'il doit commencer à s'auto-censurer pour calmer les ardeurs du peuple "bien-pensant".


6 commentaires:
Particulier en effet...
Et tout comme ses vices, on peut en devenir facilement "addict"
En tout cas, c'est mon cas!
Wow, c'est très très "rafraîchissant"! Ça requinquerait le plus déprimé d'entre nous de lire quelqu'un d'aussi noir!
Adulescente: Tout à fait. Et c'est pourquoi on s'y identifie tant.
Cédrik: Rafraîchissant? Comme dans "garder au froid"? ;-)
Je vois la parenté entre toi et lui. Mais je vais rester avec toi, quitte à avoir l'air de porter des ornières mais c'est le budget temps qui est en cause. La famille virtuelle est assez grande présentement, ma maison est pleine !
Ceci dit, il écrit bougrement bien.
moi aussi je l'aime bien.
Je l'adore, même.
On se retrouve tous un peu dans ses écrits, non? C'est comme si on entendait une partie de nous à travers sa vie.
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