Bien que je sois légèrement technophile et que j'apprécie certains gadgets, je dois avouer que la littérature demeure pour moi un tête-à-tête avec un autre monde, un univers qui m'enveloppe de ses pages, un microcosme typographique qui m'immerge et m'emporte ailleurs. Je persiste à croire qu'un livre est un objet multi-sens. La rugosité des pages que l'on effleure, le son des feuilles que l'on tourne, l'odeur du papier que l'on froisse font autant partie des raisons qui font que j'aime être aspiré dans le cosmos de la littérature. Qui n'a jamais fait perdre la virginité à un bouquin fraîchement acheté en ouvrant sauvagement ses pages et en humant son parfum à plein nez? La journée où ils inventeront une bébelle en plastique qui sent ce si doux parfum d'encre et de papier mélangé, je réviserai peut-être mes positions. En attendant, je continuerai de me délecter de la pulpe interdite.
11 mars 2009
Les nouveaux livres
Bien que je sois légèrement technophile et que j'apprécie certains gadgets, je dois avouer que la littérature demeure pour moi un tête-à-tête avec un autre monde, un univers qui m'enveloppe de ses pages, un microcosme typographique qui m'immerge et m'emporte ailleurs. Je persiste à croire qu'un livre est un objet multi-sens. La rugosité des pages que l'on effleure, le son des feuilles que l'on tourne, l'odeur du papier que l'on froisse font autant partie des raisons qui font que j'aime être aspiré dans le cosmos de la littérature. Qui n'a jamais fait perdre la virginité à un bouquin fraîchement acheté en ouvrant sauvagement ses pages et en humant son parfum à plein nez? La journée où ils inventeront une bébelle en plastique qui sent ce si doux parfum d'encre et de papier mélangé, je réviserai peut-être mes positions. En attendant, je continuerai de me délecter de la pulpe interdite.
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10 commentaires:
J'ai partage votre opinion, mais n'a-t-on pas tenu le même discours à propos des disques vinyles...
Un écran, ça reste un écran, ça nous sépare de ...
C'est peut-être ça qui m'enlève de l'enthousiasme, mais peut-être plus encore l'impression de transporter ma bibliothèque. J'aime la relation intime avec un auteur. J'aime le mettre dans ma poche, et qu'il n'y ait pas foule qui le suive.
Et puis, des gugus à piton en métal, c'est froid. Du papier, c'est de l'arbre en feuilles (je sais, je pense pas à nos forêts), et puis, le livre nous présente une personnalité. Il y a un graphiste qui a tenté de nous séduire.
Et en bout de ligne, mes yeux n'aiment pas la luminosité sous les mots au lieu d'au-dessus.
Résistance au changement....
Dans vingt ans, il n'y aura plus de livres en papier; Kindle est un précurseur, assez grossier, ma foi, mais qui est plein de potentiel.
Imaginez : votre bibliothèque au complet, partout où vous allez !
Un lien avec tous les journaux et revues du monde entier, tous les dictionnaires imaginables , etc...
Tout ça dans un bidule de plastique !
Le Kindle va se perfectionner, n'ayez crainte.
Pensez aux premiers cellulaires, gros comme une brique !
Est-ce mieux aujourd'hi ? Eh oui !
Martin: Je ne m'endormais pas le soir avec mon vinyle entre les mains (et le vinyle ne sent pas bon). ;-)
Venise: L'idée de transporter sa bibliothèque peut sembler être chouette mais quand lit-on toutes les oeuvres que l'on possède à la fois? Je l'aime mon mur rempli de livres chez moi!
Garamond: Je suis d'accord pour les dictionnaires. J'utilise d'ailleurs exclusivement les dictionnaires disponibles sur le web. Mais pour la littérature de fiction, je passe mon tour.
Je suis complètement d'accord avec vous , Patrick , pour moi le livre papier a encore de beaux jours devant lui , c'est un objet multi-sens , j'aime votre expression , le toucher d'abord , le son oui et l'odeur du papier et puis une relation à l'intime , presque charnelle .
Moi aussi , j'aime mon mur tapissé de livres et j'aime les toucher et les humer à loisir , les caresser des yeux et puis écrire dedans , participer, être avec , ce sont des amis ...
Hum, je ne sais pas si on peut comparer cela aux disques vinyles , car le disque c'est surtout une relation au son exclusivement , je pense ( pas le vinyle , bien sûr ! ).
Il y a une sensation intense dans le contact avec un livre , et puis comme le dit Venise le côté en relation .
Je suis comme vous , et continuerai longtemps à me délecter ( quel joli mot ) de la pulpe interdite .
Helenablue: Effectivement, il y a un côté charnel à tout ça.
Je comprends tout à fait ce fétiche du papier (j'ai travaillé près de 20 ans en imprimerie).
En tant qu'auteur, il y a pas grand chose de plus trippant que de recevoir son propre livre relié. La typo, la mise en page, et le plaisir de signer une dédicace. Tout le travail d'écriture devient tout à coup concret, ce qui est plutôt rassurant.
Mais voilà, je viens de signer un contrat avec un autre éditeur, cette fois-ci, un éditeur numérique. Voici la proposition : pour 4 piasses, le lecteur commandera mon prochain bouquin qu'il recevra sous forme numérique adapté pour les téléphones cellulaires, à raison d'un chapitre tous les 2 semaines, et ce, pour une durée de 4 mois.
J'y vois ici une manière différente de livrer l'histoire, ce qui m'allume grandement côté création.
N'empêche que je n'abandonne pas le papier pour autant (mon prochain Coups de tête s'en vient à grands pas). Je crois juste que les 2 peuvent cohabiter.
Faque c'est ça.
Dans les récents congrès de la Corpo (bibliothécaires du Québec!), il y a toujours immanquablement une présentation, un atelier, kelkechôse bref, sur les livres électroniques.
Résultat? Après des débuts 'prometteurs'--aux yeux des fournisseurs--les bibliothèques nationales ont décru les budgets alloués aux collections de ces livres électroniques. La demande n'est tout simplement pas là...
Le sans-fil, la numérisation massive de certaines collections, le confort d'utilisation et la baisse de prix des portables, font en sorte que le livre électronique n'arrive plus à s'imposer comme une solution attrayante. Sans compter que le livre, à force d'être 'attaqué' par l'offre électronique, est redécouvert pour ce qu'il a de mieux à offrir.
Avez-vous remarqué? le livre n'a besoin d'aucune pile pour fonctionner et peut durer jusqu'à 500 ans, dans les meilleurs conditions (sans acide).
J'dis ça de même...
Vous etes un refractaire, en avez vous deja essayer un? Moi j'ai deja eu un Cybook qui malheureusement est limite en termes de choix de livres. L'important c'est le contenu pas le papier....
Essayer en un et vous verez...
Ça fait vraiment partie d'un rituel: l'odeur, la page froissée sous les doigts, la façon de le tenir, le son des pages que l'on tourne, c'est tout ce qui fait que j'aime un livre.
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