Salut toi,
Ça fait un bout que je t'ai pas parlé, hein? Je sens que tu es toujours dans les parages, que tu espionnes ma carcasse en ruine et que tu constates à quel point je suis encore capable de foutre le bordel dans ma vie. Des fois, je pense à toi. Juste des fois. Quand j'ai presque pas le choix. Puis je me dis que tu dois bien rire de me voir aller, à avancer aussi vite que je recule, à me péter la gueule aussi habilement qu'il y a toutes ces années. D'autres fois, je me dis que tu dois plutôt me trouver ridicule. Pathétique d'avoir de la difficulté à vieillir, de ne pas réussir à grandir. Tu vois, je me demandais si j'étais encore coincé dans l'adolescence, if I should grow up comme elles disent les filles quand elles en ont plein le cul de leur mec qui jouent à ne pas se brancher. Mais semblerait que je suis encore loin de l'adolescence. On me dit même que je suis coincé dans l'enfance. Profond! Du gros 2 ou 3 ans. Des blessures à guérir sous des croûtes d'années accumulées. Y a du travail à faire, y a des efforts à fournir. Et la somme de tout ça me donne le vertige. Et si je me rendais compte, couché sur mon lit de mort, qu'au fond, je suis demeuré la même personne malgré toutes mes tentatives d'évoluer? Et si on se trompait tous à vouloir changer?
Pis toi, malgré la distance, je t'entends encore rire à gorge déployée.


14 commentaires:
Au risque de passé pour un Doc Maillhoux de blog, je penses avoir une bonne idée de ce que tu vis.
Ça fait un certain temps que je lis ton blog, et je sais que dernièrement les "astres se sont enlignés" comme dirait Jojo Savard, pour te ramener dans la face ce que tu transporte sur ton dos depuis presque toujours. Car peux importe la distance qu'on parcours, on ne peux pas échapper à son ombre.
Fin de boulot, donc oisivité et plus de temps pour réfléchir, quelque truc pour brasser les squelettes dans le garde robe (comme le film de Dédé) et paf, le hamster par en overdrive comme si on avait remplacer son eau par un espresso spiké au red bull.
La lucidité et l'émotivité...c'est beau...mais criss que c'est pesant...Alors on essais de catharsiser. Ecriture, musique, n'importe quoi pour faire sortir le trop plein. Et toujours ce feeling que tout est insignifiant. LE pourquoi. Le vrai, pas celui des enfants de 3 ans. LE pourquoi.
J'ai eu la chance d'avoir quelqu'un qui, au pinacle de ma crise existentialiste est venu péter ma balloune de spleen avec une petite phrase d'une étonnante simplicité, car, une fois toute la marde qu'on se créer évacuée, il ne reste toujours que ça, la simplicité.
"ton but dans la vie,c'est d'être la meilleure personne que tu PEUX être.point."
J'espère que ça va t'aider autant que moi.
Walk the line.
Je crois que c'est un peu comme dans les Invincibles: on ne change pas, et plutôt qu'aspirer à devenir ce qu'on pense que les autres attendent de nous, il faut apprendre à être ce que l'on est. À l'accepter surtout. S'accepter.
Alors, sur ce, viens donc prendre une bière cheu nous! Je suis monoparental ce soir!
Petit soutien virtuel...
En mettant le doigt sur le bobo, tu viens de faire la moitie du chemin...lache pas tu vas y arriver plus vite que tu ne le penses. Il ne faut surtout pas se decourager. Anonyme 2 de Dede dans tes brumes.
"je suis demeuré la même personne malgré toutes mes tentatives d'évoluer? Et si on se trompait tous à vouloir changer?" - M. Dion
On ne doit pas "changer" mais plutôt comprendre qui nous sommes et en quelque sorte....comment dire....l'accepter.
Un bouquin bien intéressant est "Le Défi des relations" de Dr. Michèle Larivey.
J'y ai découvert le concept de la transposition (à ne pas confondre avec la projection)
Projection : on octroit à l'autre nos propres sentiments dans une situation donnée.
Transposition : on transpose des sentiments passés dans une situation présente.
Elle est de là l'importance de comprendre quel évènement ou situation passés fait que nous réagissons de telle ou telle façcon (la dépendance ou indépendance affective venant d'un abandon par exemple)
Par-contre, lorsque nous avons COMPRIS d'où vient le malaise, il faut l'ACCEPTER et LÂCHER PRISE.
Certains aurons tendance à comprendre "la cause" et à toujours mettre leurs échecs sur le dos du traumatisme identifié.
Elle est là, la grande erreur que plusieurs font : ils identifie la cause du malaise, mais CHOISISSENT la laisser quand même avoir une influence.
Dans Le défi des relations,on apprend au dernier chapitre à "rire" de nos réflexes de transposition. Identifier nos moments de transposition "en riant" permet d'une part de dédramatiser la chose et de l'autre de nous rendre conscient.
J'vais aller m'faire une autre café là et je vous reviens avec un exemple plus facile à suivre ;-))
Lady Marmelade !
P.S : Vous pensiez pas sérieusement que j'allais me tenir à l'écart d'un tel billet ;-)))
Baon ! Un café plus tard et quelques parties de Jewell Quest...
'Mettons que vous virer une saprée bonne brosse au Téquila (une groooosssse là ! Le genre à jaser avec le bol pendant de longues heures et s'endormir sur le plancher de la salle de bain parce qu'il est froid pis ça fait du bien ;-)
On fait de la projection si on regarde kékun prendre une Shot de Téquila pis qu'on lui dit : " Ha ! ouach ! Tu va être malade "
On fait de la transposition, si on pogne une sniff de Téquila et que tout à coup on sent la nausée monter.
Vous m'suivez ?
Dans les relations interpersonnelles, c'est pareil !
Pour ma part, je suis une personne assez comment dire....intense. Lorsque je me "pogne" avec mon chum, je vais parler sur un ton ferme et autoritaire.
Au début de notre relation, ça le mettait tout à l'envers, parce qu'il transposait des sentiments négatifs de son enfance. À un point qu'il n'entendait pas les mots que je disais, mais entendait plustôt ceux de sa grand-mère (elle qui l'a élevé) qui le réprimendait (inconsciement, biensûr).
Lorsque nous nous en sommes rendu compte, nous avons réussit à désamorcer cet état d'âme en nommant les sentiments présents et non ceux passés.
C'est la même chose pour la peur de l'abandon.
'Mettons que votre mère était bougonneuse et qu'elle a fini par quitter la maison. Vous allez être attiré par des femmes qui ressemblent à votre mère (les bons côtés) et lorsque vous allez vous rendre compte qu'il lui arrive de bougonner, vous n'allez pas chercher à comprendre pourquoi elle le fait,mais vous allez plustôt associer le bougonnage à l'abandon.
Pour ça que vous allez avoir l'air d'un ado qui ne peut pas se brancher, parce que d'une part, vous aller agir comme un homme qui veut être avec elle, mais de l'autre côté, vous aller vous pousser quand elle va se mettre à bougonner contre son boss par exemple.
Par-contre, si vous réalisez, pendant que ça se passe, que son bougonnage n'a rien à avoir avec vous ou votre relation, vous allez être en mesure de gérer plus facilement la situation.
De plus, si vous poussez un peu plus loin en essayant de comprednre pourquoi votre mèere bougonnait, vous allez sûrement vous rendre compte que vous n'avez rien à avoir avec son départ.
Vous allez vous rendre compte, que bien des choses qui ont pousser votre mère (ou toute autre personne)à poser des gestes NE VOUS APPARTIENNENT PAS !
Il est là le lâcher prise salutaire !
On ne peut pas changer le passé. On ne peut pas vraiment non-plus changer qui l'on est intrinsèquement, par-conte, on peut changer nos perceptions....des autres, des situations, de nous !
Mes humbles pistes de réflexion !
Lady !
P.S : J'ai pris l'exemple d'une mère....à vous de l'adapter à la situation réelle !
Ce qu'on a , on peut l'ameliorer à notre façon. Ce qu'on a pas, on en a pas besoin.
On se trompe assurement à être ce que l'on est pas.
Et evidement ...Le père Noel est une ordure en cas de déprime, écouté en boucle doublé de gros calins virtuels de tes amis blogueurs.
Tiens : MMMMFFFFFGNNNN !!!!
"Des blessures à guérir sous des croûtes d'années accumulées. Y a du travail à faire, y a des efforts à fournir. Et la somme de tout ça me donne le vertige."
Je te comprends.
Tellement fort, là.
Puis, si toutes ces personnes te répètent sans cesse que tu dois évoluer, que tu as un gros 2-3 ans, d'après elles, en valent-elles la peine?
Je ne crois pas.
Tu es celui que tu es. Certes, tu vas faire des erreurs. Tu vas en manger des belles et des pas murs. Tu vois devoir évoluer, oui.
Mais jamais tu devrais changer pour plaire à quelqu'un. Reste toi-même.
Vieillir est illusoire, comme dirait la chanson étoile filante...
wow.
Je viens de réaliser que tu es le gars dont je parle dans mon dernier billet !
Hum, "small world" ??
Est-ce que ton courriel dipat@hotmail.com fonctionne encore? Parce que je t'ai écrit... Sans savoir que c'était toi, réellement, mais je t'ai écrit! :)
Général Tao: Où t'as mis ta petite canne? ;-) La fin de boulot commence demain, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour penser dernièrement. Alors je ne crois pas que l'oisiveté soit la raison de mes questionnements. Je sais que mon but c'est cela. Je n'essaie pas d'être quelqu'un d'autre. Mais walk the line, ouais. J'ajouterais même "Walk the thin line".
Dan: C'était mon party de Vlog vendredi. On remet ça très bientôt.
Morgane: Merci!
Anonyme 2: Merci aussi. Et je ne suis pas le genre à me décourager non plus.
Lady Marian: Ouais, je m'attendais à ce que mon billet t'inspire. ;-) En fait, le réel secret est de lâcher prise. Parce que de mettre le doigt sur le bobo, ça vient habituellement rapidement. Quand tu parles de mettre la cause sur le dos du traumatisme, c'est de la déresponsabilisation. C'est fréquent chez les gens en quête identitaire. La morale de l'histoire est donc: Bois pas de la tequila! ;-)
La Shirley: Je pense que t'as quelque chose de pris dans le fond de la gorge. ;-)
Anonyme: Pas rapport, out you go!
Nina: Personne ne me dit que j'ai à évoluer ou même changer, c'est plutôt moi qui me le demande rendu où je suis dans ma vie (et je t'ai envoyé un courriel par rapport à ton texte).
PetitPois: Tiens, de la grande visite. Ça roule?
"Je n'essaie pas d'être quelqu'un d'autre"
mmmm, où est le chien guide ? :b
La phrase "ton but dans la vie,c'est d'être la meilleure personne que tu PEUX être.point." ne veux pas dire de ne pas essayer d'être quelqu'un d'autre, mais bien de respecter ses propres limites, autant physique qu'affective. En d'autre mot, faut avoir des attentes réalistes vis-à-vis soi-même.
And yes, the line is sometimes f&#%$* thin
"ton but dans la vie,c'est d'être la meilleure personne que tu PEUX être.point" -GT
Beaucoup trop de gens tentent de devenir quelqu'un qui va contre leur propre nature.
Pour ça qu'il y a tant de gens qui détestent leur boulot ou même, à la limite, leur relation de couple !
Si les gens apprenaient à se connaître eux, avant même de songer à connaître une autre personne...je gage un vieux 10$ qu'il y aurait moins de divorces ;-))
"La morale de l'histoire est donc: Bois pas de la tequila! ;-) " -M. Dion
Ouen....ça valu la peine de me faire suer à écrire tout ça !
*rire*
Bonne journée !
Lady !
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