J'ai finalement vu Dédé à travers les brumes hier après-midi. J'étais très heureux d'aller le voir alors que le reste de la planète Montréal se faisait dorer le cuivre à l'extérieur. Du coup, dans la petite salle numéro 2 du Beaubien, on était beaucoup moins entassés que des sardines dans un chalutier japonais errant dans le Golfe St-Laurent.
Je vous épargnerai ce matin une ixième critique du long-métrage. Tout le monde sait de quoi il en retourne anyway. De toute façon, j'étais trop plongé dans le récit, trop impliqué dans l'histoire pour l'analyser froidement. J'étais beaucoup trop occupé à retenir la boule constamment prête à exploser dans mon ventre pour voir tout ça avec du recul.
Parce que je me suis désagrégé.
J'ai pleuré, caché comme un pleutre sous le capuchon de mon kangourou, pratiquement tout au long du film. J'ai pleuré devant le génie cinématographique de certaines scènes, j'ai coulé des larmes face au génie musical de Dédé et sa bande, mais je me suis surtout écroulé parce que pour la première fois de ma vie, je pouvais comprendre toute la douleur de vivre d'un suicidé, tout le mal qui le rongeait continuellement. Dédé, c'était moi. Son mal, c'était le mien. Cette douleur, je la vis perpétuellement. C'est cette quête infructueuse du bonheur, c'est ce besoin d'amour trop grand, impossible à combler, c'est cette tendance à détruire mes relations amoureuses de la façon la plus explosive qui soit, c'est cette incompréhension de notre petitesse devant la vie et devant l'inéluctable destin qui nous lie tous. Dédé, c'est mes montagnes russes émotionnelles, c'est ce mal et cette folie de vivre qui vivent côte à côte en permanence. Dédé c'est moi. Et c'est douloureux d'en prendre conscience.


24 commentaires:
Ouf, tu me fais filer toute croche aujourd'hui, parce que moi j'ai tellement pas aimé Dédé à travers les brumes, mais je peux bien comprendre comment tu as pus te sentir.
Oui la musique, oui Ricard, oui, oui certaines images mais bon, je ne dois pas être normale ou pas assez suiveuse parce je n'ai en aucun cas retrouvé l'âme d'André Fortin, ses combats, ses valeurs. On m'a raconté une histoire mais j'y ai pas cru. Dommage.
Cela dit, j'espère sincèrement qu'un jour tu vas trouver la petite étincelle qui va te rendre heureux un peu, tu le mérites tellement, me semble.
Oui, ce besoin d'amour trop grand...je connais aussi. On le retrouve également dans Borderline. Je n'ai pas vu les Brumes de Dédé, mais Borderline m'aura fait pleurer tout autant sinon plus. Tellement qu'en sortant du cinéma je marchais la tête entre les jambes de peur de croiser de mes élèves. Il y a un nom a ce trop grand besoin d'amour: la dépendance affective. Il ne s'en sera jamais sorti...et c'est fort triste.
Bien dit par Anonyme : «Il y a un nom à ce trop grand besoin d'amour: la dépendance affective. Il ne s'en sera jamais sorti...et c'est fort triste.»
C'est en effet le problème de bien des suicidés ou futurs suicidés. Besoin d'amour inassouvi, toujours en vouloir plus, ne pas pouvoir vivre sans se sentir aimé par tous....
Il n'y a pas assez d'amour sur terre pour vous satisfaire tous !
Endurcissez-vous !
Je me revois entièrement dans tes états d'âmes et je comprends tellement ta douleur. Il y a 4 ans, je suis arrivée à un carrefour: après des années de souffrances à endurer ces tourments je n'étais plus capable de continuer ainsi... j'avais dépassé mon seuil de tolérance. J'ai finalement choisi de vivre et même de vivre heureuse.
Je crois que tu as mis le doigts sur ce qui ne va pas, reste à savoir ce que tu feras de cette révélation. Généralement, une aide professionelle est nécessaire. Moi, ça m'a permis de vaincre mes démons et de renaître .. je m'en félicites encore chaque jour. Bon courage Patrick!
Anonyme 1: Je ne crois pas que ça soit la vraie et authentique histoire de Dédé non plus. Faut en prendre et en laisser. Je crois qu'il était beaucoup plus un party animal que ce qu'on nous a présenté dans le film. Mais le côté en détresse du personnage m'est rentré dedans comme un truck.
Anonyme 2: Comme tu l'as peut-être lu dans un billet précédent, Borderline aussi a changé ma vie. Je comprends ce que tu amènes par rapport à la dépendance affective mais je ne crois pas que ça soit la seule explication plausible de cet énorme besoin d'amour. C'est peut-être la tienne, mais ce n'est pas la mienne. Je ne suis pas dépendant affectif. Je dirais que même que je suis parfois trop le contraire. Mais le besoin d'amour est là même si je veux être tout seul et avoir la paix. C'est un de mes paradoxes.
Garamond: Visiblement, ta croûte d'insensibilité a épaissi avec l'âge. Je ne veux pas être aimé par tous. Au contraire, y a plein de gens qui me font chier et que je ne veux pas dans mon sillage. Je dis plutôt que l'amour qu'on me donne ne me remplit jamais.
Manon: Si c'était si facile... Malheureusement, rien n'est jamais aussi simple.
Je suis allé voir le film mardi dernier, et comme vous, j'ai eu peine à retenir cette émotion intense qiu traversait tout mon âme. Certaines scènes m'ont émue sans même avoir besoin de paroles. Lorsqu'il court dans la neige, sans botte, avec une détresse incroyable dans les yeux. Ou peut-être aussi lorsque, recroquevillé sur un lit d,hopital, on sent sa douleur. C'est le coeur gros et les yeux rouges que je suis resté jusqu'à la fin du générique, comme si j'attendais (et espérait) qu'il revienne, même si je savais très bien, et avant même le début du film, que c'était la fin.
Merci d'avoir partagé avec nous vos véritables sentiments face au film plutôt qu'une critique extérieure et froide comme vous l'avez si bien dit.
Signé: Catherine, 17 ans, Jonquière
Bonjour Patrick !
Vous dites : "Je ne suis pas dépendant affectif. Je dirais que même que je suis parfois trop le contraire."
En fait, en psychologie, il existe le phénomène d'indépendance affective.
Une extreme n'est pas mieux que l'autre. Pour trouver l'équilibre, il faut avoir une AUTONOMIE affective.
Autant la dépendance que l'indépendance ont des points en commun : relié à l'abandon, venant souvent de la petite enfance. La peur du rejet est dans les deux cas la cause de ces malaises affectifs.
Ceci dit, si on part du principe que la peur est le contraire de l'Amour véritable, il est presqu' impossible qu'une personne indépendante (ou dépendante) affective puisse tisser des liens solides avec les aures.
Elle aura une impression de relation, mais plus souvent qu'autrement choisira des relations toxiques. Elle ira d'échec en échec pour justifier en quelque sorte son incapacité à se rendre vulnérable face à l'autre.
Car il faut savoir que lorsque l'on choisit d'aimer et de se laisser aimer il faut accepter de se rendre vulnérable. Il faut admettre aussi que l'autre est tout aussi vulnérable que soit.
Mon humble perception de l'Amour véritable est :
- Deux êtres ayant acquis une autonomie affective et qui acceptent les risques.
- Deux être qui acceptent d'aimer l'autre pour qui il est, tel qu'il est.
- Être en amour ou en amitié est s'associer à quelqu'un pour devenir une personne meilleure.
Vaincre la dépendance ou l'indépendance affective relève à prime abord de l'estime de soi.
Il faut coire fermement que l'on mérite d'être aimer et que nous sommes un être capable d'aimer et d'apporter à l'autre quelque chose....et il faut aussi être conscient que l'autre a quelque chose à nous apporter (et que nous y avons droit. C'est un partage).
L'indépendant affectife croira que les autures n'ont absolument rien à lui apporter, et innévitablement il choisira des gens "vides", pour justifier sa complaisance dans son célibat (ou dans son immaturité affective).
Vous dites aussi : "Je dis plutôt que l'amour qu'on me donne ne me remplit jamais."
Il faudrait peut-être songer à donner l'Amour aux autres. Pas à n'importe qui, mais au lieu d'attendre que l'autre nous aime, parfois il faut aimer en premier.....il faut prendre le "risque".....sans attente.
Parce que souvent, il est là le problème : se ne sont pas les gens qui nous décoivent, mais plustôt nos attentes envers eux.
Voilà mes humbles pistes de réflexion !
;-)
Lady !
Petit ajout...
J'écris ceci : Il faudrait peut-être songer à donner l'Amour aux autres.
J'dis pas que vous êtes un sheap là, qui n'aime pas les autres ;-)
J'dis plustôt, que peut être, votre définition du "don de soit" et de l'Amour comme tel est un peu être éronnée.
Par exemple (un peu cucu, mais c'est tout se qui me vient avant mon deuxième café ;-)
Un homme qui me dit :
" Ben tu vois bien que je t'aime, j't'ai apporté des fleurs parce que tu feel pas ces temps-ci "
Versus celui qui me berce dans ses bras et me dit :
" R'gades chérie, normal que tu sois à bout ! Pleures une bonne shot. J'suis là, j'te tiens,je tiens à toi "
Le premier n'est pas mal attentionné. Sa définition de l'Amour est telle qu'il tente d'éponger de facon supperficielle la peine de l'autre.
Tandis que le deuxième, lui, non seulement accepte la vulnérabilité de l'autre, mais en plus permet à l'autre de partager sa peine. Il accepte de souffrir un peu avec l'autre.
Le dépendant affectif, bien souvent, "achètera" l'Amour (les fleurs, le resto, le week-end de ski...).
L'indépendant affectif, lui, s'dira : Baon ! 'A chiale encore ! M'a l'ammener dans l'Nord, ça devrait y passer"
Ni un, ni l'autre ne s'impliquera dans le processus d'accompagnement car il n'en a pas les capacités émotives pour le faire. De s'impliquer le rend mal à l'aise car ça lui renvoit sa propre vulnérabilité au visage.
**
Désolée....je prend beaucoup de place....mais c'est un sujet qui me fascine !
Lady !
J'ai vu le film vendredi dernier. Je n'ai malheureusement pu retenir mes larmes. Ce film m'a passé sur le corps tout entier. Il m'a tout simplement ému. La soirée du référendum m'a tout simplement rappelé la fois où j'ai entendu mon père pleurer pour la toute première fois. C'était un deuil familial que cette soirée-là!
Que l'on aime ou l'on n'aime pas, c'est une question de goût mais peut-être aussi une question de mentalité. Dédé, c'est un peu moi avec mes volontés de composer sans être capable de gratter des cordes qui me plaisent à l'ouïe. C'est un visionnaire. C'est un mélange de volonté et de tourmentations. Un fonceur avec un sensibilité. C'est un mélange de forces et de faiblessesé De confiance et de doute. Bref, je me reconnais un peu en lui, sa détresse en moins...
Tout, au contraire, est extrêmement simple, cher Patrick. Nous compliquons les choses inutilement, alourdi par un passé que nous entretenons... pourquoi? Il suffit d'ouvrir les yeux, de regarder ce qui est là, dans le moment présent, TEL QUEL, sans y projeter ni son ego, ni son passé, ni son futur. Faire la sourde oreille au sempiternel et infantile refrain «moi-moi-moi-moi», ne serait-ce que quelques minutes par jour, pour mieux VOIR. Et voilà qu'émergent la légèreté et le simple plaisir d'être vivant, eh oui, malgré la laideur du monde. Parce qu'elle aussi, fait partie de la vie.
Ayoye !
C'est la première fois que je viens sur ton blogue. Je suis allé voir hier Dédé à travers les brumes. J'étais donc très content de lire ton opinion.
Cependant, tu ne me rassures pas du tout, pas pour le film, mais pour ce que tu ressens.
Tes brumes, parle-en, cela peut te faire du bien. Tu as un blogue, utilises-le. Ne garde pas ça en-dedans s'il-te-plaît.
Gutse: Merci à toi pour ton partage (Et en passant, tu devrais toujours rester pour les génériques à la fin des films. C'est une façon de dire merci aux artistes qui y ont participé). ;-)
Lady Marian: Merci à toi aussi pour ton grain de sel. Je ne savais pas qu'il existait des indépendants affectifs. M'enfin, je ne croyais pas que la médecine en avait fait une classification en bonne et due forme. Mais comme je le disais plus haut, ça n'est pas aussi simple que de catégoriser tout ça dans une famille ou une autre. Je ne suis pas toujours indépendant et je ne suis pas toujours dépendant. Ça dépend d'une foule de facteurs. Tu parles d'une "autonomie affective". Mais la psychologie s'entend pour dire qu'on a tous besoin des autre pour exister. Comment peux-tu être autonome dans ce contexte? Pour la comparaison entre celui qui apporte des fleurs et celui qui supporte, je dis que ce n'est pas aussi simple non plus. Parce que quelqu'un peut faire les deux et ne pas être impliqué. Ou n'en faire aucun et réagir autrement. Moi, à l'opposé, je vais plutôt dire: Bon, a chiale encore, m'a crisser mon camp pour avoir la paix. ;-)
Mais ton intervention amène une belle piste de réflexion. Merci. T'es pas une si méchante belle-mère après tout.
Joanie: Je me rappelle ma soirée du référendum de 95 aussi. Incrédule et triste, comme Dédé l'était, comme des centaines de milliers de Québécois l'étaient. Ça marque une existence quand nos rêves s'envolent en fumée.
Anonyme: On complique les choses parce qu'on est complexe. Y a rien de simple dans l'être humain. Y a des histoires et des douleurs, y a des ravages enfouis profondément en nous. Déterrer toute cette merde est un processus ardu et difficile. Comprendre l'est tout autant, constater d'où le mal émerge n'est pas aisé. N'importe quel psychologue le dira. C'est plus facile de voir la légèreté et la beauté de la vie quand ça va bien. C'est quand ça va mal que ça se corse.
Lait ou crème: Si c'est la première fois que tu viens, tu croiras que j'ai peut-être des tendances suicidaires. Mais rassure-toi, il n'en est rien (et ceux qui errent dans ces pages le savent). Malgré tout ce que je peux écrire ici, je suis animé d'une soif de vivre immense. C'est simplement que je prends conscience de qui je suis, de mes forces, de mes faiblesses, de mes manques et que je ne me gêne pas pour les étendre ici. J'aspire à devenir meilleur et surtout, à devenir heureux, quoi que cela veuille bien dire.
Si je peux me permettre de saluer le talent humain de lady Marian pour son exposé rempli de ferveur. L'occasion est rarement donnée de lire un condensé de vérité aussi bien senti. Un psychologue l'étirerait sur 12 chapitres et en ferait son best-seller (j'exagère mais à peine).
And in the end, the love you take is equal to the love you make
-The beatles "The End"
Ouf ! Tu me rassures un peu. C'est que le taux de suicide est élevé au Québec, alors il faut être vigilent.
Tu es tellement vrai Patrick.
Je t'adore.
Et je french air kiss!
"M'enfin, je ne croyais pas que la médecine en avait fait une classification en bonne et due forme. " -M. Dion
Ben en fait, se sont les psychologues qui ont émis cette hypothèse....Et pas tous la partagent !
"Tu parles d'une "autonomie affective". Mais la psychologie s'entend pour dire qu'on a tous besoin des autre pour exister." - M. Dion
Heu......Pas vraiment....Nous n'avons pas "besoin" nécessairement des autres pour survivre. Ça nous donne une espèce de sécurité, mais advenant que l'on se retrouve seul, notre instinct embarque et nous pousse à poser les gestes nécessaires pour survivre.
Remarquez que j'ai employé le terme SURVIVRE !
Elle est là, la différence tant qu'à moi.
'Savez, avant d'être une méchante belle-mère, j'étais une vieille-fille pas mal endurcie :-))
Je SURVIVAIS bien mon célibat. Ma vie était simple.....mais peu enrichissante.
Je ne pouvais pas devenir une personne meilleure puisque je n'étais jamais confronter à autre chose que moi-même (et mon chat, parfois ;-))
Je collectionnais les Trou d'c** les uns aprèes les autres....
Jusqu'au jour où j'ai réalisé, que dans les faits, je me complaisais dans mon célibat.
J'suis tombé su'l'cul lorsque j'ai réalisé que j'étais l'artisante de mon état de stagnation ( ça s'dit ? Tk ! Je stagnais ! ;-)
R'marquez que je ne suis pas arrivé là toute seule. J'vous dirais que l'on parle ici de près de 10 ans de lectures, d'introspections et de réflexions.
Vous dites : "ça n'est pas aussi simple que de catégoriser tout ça dans une famille ou une autre."
Indeed !
Mais il est possible de COMPRENDRE notre propre "vérité" et/ou "réalité"
Lorsque l'on comprend, on devient conscient.
Et je crois bien humblement que c'est lorsque nous devenons conscients que nous pouvons CHOISIR se qui est bien pour nous.
Autant au travail, qu'en amitié et en Amour.
De plus, lorsque nous devenons conscients de certaines réalités, nous devenons RESPONSABLES.
Il y a une phrase de St-Exupéry qui dit : "Nous sommes responsables des gens que l'on apprivoise"
Ça en dit gros.
**
" Moi, à l'opposé, je vais plutôt dire: Bon, a chiale encore, m'a crisser mon camp pour avoir la paix. ;-) " -M Dion
*Rire* 'Est bonne !
(quoi que cette réaction peut expliquer bien des choses ! ;-)
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@ Venise....Arrêtez là, j'suis vraiment gênée. Sérieux !
**
Baon, je retourne à mon boulot ! J'ai pris la semaine de Vacances pour terminer certains contrats ( I know, I'm wierd ! ;-)
Entre temps....gros câlins virtuels pour vous Patrick !
Lady....Nathalie !
Venise: Tout à fait (et bonnes courtes vacances à toi)
Anonyme: Right on!
Lait ou crème: Je suis d'accord mais la blogosphère nous a appris, par le passé, à ne pas partir en panique.
Mélodie: C'est comme jouer du air guitar ça?
Nathalie: Merci (et quand je parle qu'on a besoin des autres pour vivre, je parle de tout le monde, de tous nos compatriotes, pas juste ceux de qui on est amoureux).
Ah oui ??? Tu trouves que je paniquais ? Eh ben !
Pourtant, c'est la fin de ton texte :
«Dédé, c'est mes montagnes russes émotionnelles, c'est ce mal et cette folie de vivre qui vivent côte à côte en permanence. Dédé c'est moi. Et c'est douloureux d'en prendre conscience.»
Lait ou crème: Je n'ai pas dis que TU paniquais. J'ai dit que la blogosphère nous a appris par le passé à ne pas paniquer. C'est déjà arrivé à quelqu'un de voir les flics débarquer chez elle parce qu'on la croyait suicidaire.
J'ai été très touchée par ce billet. En quelque sorte, c'était le reflet d'une certaine vulnérabilité. On a tous un petit côté vulnérable, et pour certains, c'est "humiliant" d'avouer haut et fort ses faiblesses. Par contre, je crois aussi que cette réflexion pourrait être un premier pas vers le changement et ce qui en ressortira ne peut qu'être positif.
J'ai hâte de voir le film.
Oh okay !
Non, je n'aurais pas envoyé les flics chez toi. Et si c'est déjà arrivé, eh ben, je viens de l'apprendre.
C'est encore moi, anonyme 2. Comme Lady-Marian l'a si bien dit, il y a aussi l'indépendance affective...mais ça revient au même. Moi aussi, je crisse mon camp quand tout me fait chier. Parfois, je suis seule parce que j'ai pas envie de me faire chier dans une relation qui ne marche pas, parfois, je pris mes jambes à mon coup parce qu'un homme me disait qu'il m'aimait.
La première fois que j'ai entendu parlé de la dépendance affective, j'ai tout de suite catégorisé une de mes amies qui était incapable d'être célibataire. Et, dans ma tête, je ne l'étais, parce que de mon côté j'étais souvent célibataire par choix.
Mais quand on lit les caractéristiques des dépendants affectifs, on se rend compte qu'il y a 2 extrémités au spectre un peu comme le chat et la souris. Un veut de l'amour et l'autre se sauve quand il lui dit qu'il l'aime.
Les gens ont une mauvaise perception et surtout beaucoup de préjugés par rapport à la dépendance affective. Et selon des études une grande partie de la population en souffrirait.
Comme dit Lady, ça vient d'un blessure de la petite enfance. Dans mon cas, c'est mon père qui lors du complexe d'Oedipe, quand je lui ai dit toute petite que je l'aimais, il m'a dit qu'il ne m'aimait pas en riant. Il en a fait une joke. Et bien, ce que ça a fait de moi pendant des années, une femme qui courrait après des hommes non disponible et qui fuyait quand on lui disait qu'on l'aimait. Qui sabotait toutes les relations qu'elle avait. Et qui a toujours mis ça sur le dos des hommes.
Et comme le dit aussi Lady, c'est souvent un manquant de confiance en soi que l'on retrouve chez les DA.
J'ajouterais en terminant, que toutes formes de dépendances que ça soit: la drogue, le jeu, la cyberdépendance, le sexe, l'alcool etc. sont toutes reliés à la dépendance affective.
Je termine en disant que Dédé a connu un triste sort mais le jour ou on comprend notre problème, il y a des solutions: des groupes d'entraide, des psy, des livres...
Le mal de vivre, ça se guérit!
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