13 février 2009

Malajube, vu par les biscuits Dare

Vendredi soir. 23h30. C'est la première fois depuis mercredi que je trouve cinq minutes pour venir vous saluer, venir vous dire que je ne vais pas si mal, venir vous remercier d'être là, dans toute votre façon de ne pas savoir comment m'approcher, dans toute votre bonté parfois maladroite à vouloir apaiser mes maux.

Je suis fatigué, après une autre semaine plutôt infernale. Une semaine où je devrais embaucher quelqu'un pour penser à ma place, faute de pouvoir le faire moi-même. Mais ça va. Je tiens le cap et j'ai surtout un weekend en vue pour m'en remettre.

Avant d'aller au lit, je voulais vous partager ma dernière découverte, le dernier opus de Malajube. Si vous avez trois ou quatre minutes de libre ce weekend, si par inadvertance il arrivait que vous croisiez un Archambault, un Renaud-Bray ou un iTunes Store (allez, cliquez dessus, ce n'est pas bien loin à votre gauche (ou droite c'est selon)), attardez-vous à cette galette qui vaut vraiment le détour.

On pourrait comparer le dernier album du groupe à un Whippet. Pas le chien en forme de lévrier inabouti. Au biscuit. La toute première pièce, Ursuline, met la table pour du rock solide. Une gaufrette pas sucrée qui fait tout sauf tomber sur le coeur, une galette progressive, planante, où les guitares omniprésentes vous rentrent dedans comme un verre de lait bien frais. L'album offre, en dessert, une autre pièce forte intitulée Cristobald, qui vient enrober le tout d'une couche onctueuse qui coule comme du chocolat. Le milieu, quant à lui, est un peu plus mou. Un centre pas tout à fait guimauve mais plutôt rempli d'incursions plus pop, un peu moins rock, parfois jazz, des mélodies plus étudiées, remplies de clins d'oeil, des univers musicaux plus complexes et intellectuels que ce à quoi on est habitué du groupe. Bref, un album beaucoup plus achevé que les précédents, qui fond sous la langue comme un orgasme chocolaté. Un CD à mettre dans votre garde-...cd.

Ça se laisse vivre ici: Malajube sur MySpace

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