30 novembre 2008

Welcome to Le futur

Welcome to Le futur, comme le dirait probablement Justin Trudeau dans son unique franglais. Moi je dirais plutôt que le futur est à portée de la main. Car tout comme Tom Cruise qui déplaçait des images à l'aide de gestes de la main dans le film Minority Report, le virtuel n'aura jamais été aussi "tangible".

J'avais entendu parler il y a deux semaines du tout nouveau système d'exploitation g-speak où on peut contrôler les déplacements de fichiers et d'images à l'écran de ses mains. Mais je me disais que l'apparition de tels logiciels était encore loin.



Quelques jours plus tard, je voyais les tout premiers jeux vidéos contrôlés a la mano faire leur apparition sur le Web. Ces mini-jeux, appelés Toy Sight Gold sont encore un peu rudimentaires mais en disent quand même long sur ce qui s'en vient dans le domaine des jeux vidéos. Encore une fois par contre, ça ne s'adressait pas à moi.



Puis aujourd'hui, je tombe sur ceci! FluidTunes, un logiciel qui s'intègre à iTunes et qui permet de naviguer entre les chansons de notre bibliothèque à l'aide de gestes de la main.



L'application gratuite est une totale perte de temps. On a l'air complètement ridicule à brandir nos bras dans les airs et à chasser des mouches imaginaires. En plus, il est beaucoup plus rapide et précis de naviguer avec une souris. Conclusion? J'A-D-O-R-E!!! Malheureusement pour les utilisateurs de PC, l'application n'est disponible que pour le Mac. Sorry... (Gna gna)!

via MacQuébec

27 novembre 2008

Facebook, les stats et l'anonymat

Il y a une nouvelle application Facebook qui fait énormément parler d'elle depuis quelques jours. Si vous êtes inscrits sur le grand réseau social, vous avez déjà probablement reçu une invitation pour adhérer à ce groupe. Il s'agit du groupe Facebook Stats qui stipule que vous pouvez obtenir toutes les statistiques sur la provenance de vos visiteurs (en fait, un deuxième groupe offrant la même chose se retrouve ici). Vous pouvez, selon les dires des groupes, savoir en temps réel qui voit votre profil, qui patauge dans vos photos et vos vidéos mais aussi quelles personnes vous ont ignorés ou supprimés. Une telle démarche, à la limite de l'atteinte aux droits et libertés de chacun, me fait poser mille et une questions.

Tout d'abord et bien que ça ne soit mentionné nulle part dans l'offre, sachez que vous devrez absolument installer une application Facebook pour se faire. Le groupe stipule que vous devez simplement adhérer à celui-ci puis transférer cette offre à 20 ou 25 de vos amis, selon le groupe auquel vous appartenez. Nulle part n'est-il mentionné que vous devrez installer une application d'un tiers pour que les statistiques fonctionnent. Pour ceux qui seraient tentés d'installer une nouvelle application Facebook, sachez que chaque fois que vous installez un programme d'une tierce partie, vous offrez sur un plateau d'argent vos renseignements personnels à ces programmeurs.

Deuxièmement, il y a deux points qui me chicotent concernant la provenance de ce programme. Le créateur du premier groupe est Alice Somsouk qui est originaire de la France. Par contre, l'adresse de courriel du programmeur est une adresse Gmail. Ce n'est donc visiblement pas une firme professionnelle qui a créé le programme. De plus, le site où vous devez télécharger l'application est hébergé sur la plate-forme free.fr, une plate-forme gratuite. Moi, j'aurais de sérieux doutes sur ce que je télécharge sur une telle plate-forme.

Troisièmement, je serais extrêmement surpris que les administrateurs de Facebook permettent une telle application sur leur site. Si ceux-ci avaient voulu intégrer de telles fonctionnalités, ils l'auraient fait via leur réseau de développeurs.

Si malgré tout ça le programme demeure vrai et remplit de telles promesses, j'ai un peu de difficulté avec le principe de ne pas pouvoir naviguer où je veux dans l'anonymat, que ce soit sur Facebook où sur n'importe quel autre site Web. Pas que j'aie quoi que ce soit à cacher. Mais, where I go is my freaking business. S'il m'est impossible d'aller et venir à ma guise sur le plus grand des réseaux sociaux sans me faire chier, je l'abandonne. That's it that's all. Et je ne crois pas que je serai le seul à déserter le navire.

Mais de toute façon, cette histoire sent le fake à plein nez. Alors, vous y pensez deux fois avant de joindre ce groupe?

25 novembre 2008

Les promesses qui rapprochent

La plus grande barrière à traverser lorsqu'on se déplace autour du monde n'est pas celle des douanes américaines. C'est celle du langage. On a eu la chance de l'expérimenter lors de notre plus récent voyage au Vietnam. L'impossibilité de communiquer oralement pour les questionnements de base (qu'est-ce que je mange, combien ça coûte, avez-vous un médicament contre la diarrhée) est le premier mur auquel on se bute. Mais lorsqu'on voyage dans des contrées comme l'Asie, il y a un second obstacle à franchir. La barrière de l'alphabet. Dans les hôtels, les restaurants, les transports publics, partout autour de soi, les symboles sont hallucinants d'incompréhension. Lorsqu'on se retrouve sur la rue, toutes les bâtisses se ressemblent. Du coup, c'est aussi facile de prendre une école pour une gare ou une vessie pour une lanterne (en Asie, on allume les vessies le soir). Dans le cas présent, ce qui distingue une gare d'un palais de justice est le mot train tatoué sur une affiche à l'entrée de la gare. Au Vietnam, on écrit le mot train de la façon suivante: tàu hoả. J'en cherche encore la locomotion adverbiale.

Ironiquement, le plus bel échange qu'on a eu avec un Vietnamien fut dans un restaurant de Hué. Le propriétaire, Lac Thanh, muet et sourd comme un pot (au feu), fut d'une délicatesse exemplaire, prenant le soin de nous expliquer les us, les coutumes, les directions et le nom des bestioles qui se trouvaient dans notre assiette. Il s'est même fait un plaisir de gracieusement surveiller nos bagages durant une journée complète alors que notre hôtel nous avait demandé de quitter au matin et que notre vol pour Hanoi ne s'effectuait qu'en soirée. On garde un merveilleux souvenir du temps passé en sa compagnie et des superbes dessins qu'il nous faisait pour se faire comprendre.



La particularité de cet homme, outre le fait qu'il n'entendait pas plus que mon ado quand il le veut et outre son amabilité hors du commun, c'est qu'il offrait à tous les touristes venus se restaurer dans son boui-boui un ouvre-bouteille gossé main à partir d'une planchette de bois et d'un boulon. En retour, il nous demandait de prendre une photo de nous-mêmes dans nos villes respectives avec ledit ouvre-truc en main, et de lui envoyer le cliché. Nous lui avions promis.

À l'ère d'Internet, des courriels et de l'instantané, nous avions comme mission de lui faire parvenir une photo papier dans une enveloppe papier apportée par un facteur humain. Et c'est exactement ce que j'ai fait ce matin. Malgré les milliers de kilomètres, la Terre n'aura jamais été si petite. S'il vous arrivait de passer par Hué, allez saluer Lac Thanh de notre part, arrêtez-vous quelques secondes devant nos binettes sur son mur jauni, souriez-lui et dites-lui merci pour l'humanité qu'il rapièce.

24 novembre 2008

L'Ère de Glace 3

La bande-annonce du troisième volet du film d'animation Ice Age est sortie jeudi dernier et cette fois-ci, Scrat semble être amoureux d'autre chose que sa pinotte (qui est en réalité un gland mais ça aurait pu être déplacé d'écrire que Scrat est amoureux de son gland). Le film ne doit sortir sur nos écrans que le 4 juillet prochain. C'est loin! Mais on a déjà hâte.

23 novembre 2008

J'y serai pas

À chaque année je répète la même chose. J'y serai pas. Parce que faire la file avec une gang de matante ne me dit rien qui vaille. Parce que payer 10 piastres pour parcourir une librairie géante non plus. Parce qu'obtenir l'orthographe de Jeanette Bertrand ou Brian Mulroney ne me fera pas jubiler pour les siècles à venir.

À chaque année je répète la même chose. Je n'irai pas au Salon du livre. Mais je finis toujours par m'y pointer quand même. Parce que mon taximan préféré est là, parce que ma mère adoptive rêvée y est, parce que mon meilleur ami y aura reçu son premier prix littéraire ou seulement parce que je sais que j'aurai la chance de tirer à boulet rose sur un de mes mentors. Je finis toujours par m'y pointer mais ça ne sera pas le cas cette année. Si je peux changer trois fois d'idée en un paragraphe, imaginez ce que ça peut être en une fin de semaine.

Ça ne sera pas le cas cette année donc. Je n'irai pas. Parce qu'aujourd'hui, la place est à la musique. C'est Mozart qui vibrera entre mes oreilles pour un concert à la Basilique. Pour l'occasion, on aurait pu intituler l'oeuvre Requiem littéraire pour un écrivain à la croisée des chemins. Mais on s'en tirndra au Requiem tout court.

Requiem littéraire pour un écrivain parce que si je suis chanceux, j'y serai peut-être au prochain Salon du livre de Montréal. J'y serai peut-être en train de vous accueillir à ma table, fier et ému. Ou peut-être pas. Qui sait? C'est possible. Tout est possible. En fait, ça n'a jamais semblé aussi possible qu'en ce moment.

21 novembre 2008

Langue de politicien

J'écoutais ce matin Jean Charest à C'est bien meilleur le matin avouer qu'il en était à sa huitième campagne électorale en carrière. Pas surprenant qu'il soit passé maître dans l'art du détournement de questions, un peu comme Carl Carmoni évitait les pièges du green au Mini-putt de Versailles en 92. Jean 1er est donc aujourd'hui un expert de la langue de bois.

Je me suis mis à penser à l'étymologie de cette expression et j'avais aucune idée de l'origine de celle-ci. Et c'est souvent le cas. On parfume nos interventions d'une multitude d'expressions dont on ignore la provenance. Cette langue de bois me faisait justement penser à Pinocchio dont le nez poussait lorsqu'il mentait. Ne pensez-vous pas qu'il serait maintenant plus juste de dire que nos politiciens ont un nez de bois?

19 novembre 2008

S'approprier les autres

Je suis fait comme ça moi, à l'opposé de la tendance blogosphérique. Quand je croise des mots qui viennent me chercher, quand je tombe sur une prose qui me fait rêver, j'ai juste envie de garder ce beau secret pour moi seul. Pas envie de le partager, de peur que ça perde son côté sacré. Je suis une loque romantique finie.

Alors que la raison-même d'exister d'Internet et des blogues est de partager, de mettre en liens hypers et supers, alors que la démocratie du Web tend à faire connaître, moi j'ai juste envie de garder mes secrets, de chérir mes trésors et de les camouffler de mes bras protecteurs. Possessif... Ouach! Je m'en envoie un au cul drette-là.

C'est pourquoi il faut que j'apprenne à abandonner, à laisser aller et à espérer que le sacré demeure. Et je vais vous diriger de ce pas chez Sandrine Petit Pois, parce qu'il y a longtemps qu'une plume ne m'a pas autant touché.

18 novembre 2008

Clouneries

Nos clowns-politiciens ne savent plus quoi inventer pour faire lever cette campagne électorale. Après que Jean Charest eut copié l'idée de Mario Dumont de faire payer l'État dans les cas de fécondation dans la vitre, il récidive maintenant en promettant plus d'infirmières et plus de médecins dans nos bunkers aseptisés. Faudrait peut-être commencer par ouvrir une couple d'étages dans ces derniers, non? Plus de lits et moins d'attente, ça serait un bon départ. Mais ce qui me fait rigoler le plus, c'est que Philippe Couillard avouait à TLMEP il y a quelques mois que le gouvernement n'avait aucun poids décisionnel sur le contingentement des médecins au Québec, que toutes les décisions se prenaient dans le camp du Collège des médecins. Que s'est-il passé tout à coup? Les empêchements sont tous sortis en même temps que le grand financier stratégique des entreprises pharmaceutiques l'ex Ministre de la Santé?

Mais le plus beau truc de jonglerie vient du camp de l'ADQ. En fait, on pourrait le qualifier de truc de magie. Comment disparaître au bon moment. Ici, la manette est plus vite que l'oeil. On apprenait ce matin via le blogue de Richard Therrien que Mario "Tite-Famille" Dumont, après avoir refusé d'aller défendre son programme électoral à la messe dominicale qu'est Tout le monde en parle, donnera plutôt dans la cocasserie en allant jouer les grandes folles à Dieu Merci! Peut bien taxer les autres candidats de démagogue notre petit Mario de plâtre paille. Mais vous savez ce qui me pue le plus au nez? C'est que sa tactique va fonctionner.

Et Pauline Marois, elle? Y a quelqu'un qui sait où elle se trouve? On ne la voit pas beaucoup me semble. Elle est peut-être avec Charlie...

17 novembre 2008

Dipatisme d'un goût douteux

Est-ce qu'un projet avorté est nécessairement en premier lieu un projet tué dans l'oeuf?

15 novembre 2008

Je manque Nous

Je m'ennuie de ma littérature, celle de mon pays. Je m'ennuie des mots gravés au parfum d'encre d'ici. Ces mots sales de nos poètes urbains, cette prose vibrante de l'asphalte de nos écorchés, ces mots qui déboulent en poèmes de poussières de roche, ces délires inventés par la langue de nos pères mais surtout, par la langue des fils de nos pères. La langue de Nous. Je manque Nous.

J'ai peu de temps pour moi dans le brouhaha de VLOG, j'ai peu d'heures pour m'abandonner à la lecture de ceux qui savent me transporter par la folie de leurs mots. J'égraine les heures qui me séparent de nos retrouvailles. Je guette les clins d'oeil de mes amis et je trépigne, impatient de renouer avec leur si belle folie. J'espère emprunter bientôt du temps à la vie pour m'abandonner au souffle des miens. Mes faiseurs d'images à portée de page, je manque Vous.

Je serai entre deux saisons dans 3 semaines pour un mois de pause télévisuelle. Quatre semaines à retenir mon souffle, c'est peu pour que le piège soit délicieux. Surtout que je doive moi-même m'y remettre, saigner à blanc mes tripes sur papier kaléidoscopique. Je m'étais bien promis de mettre la touche finale à mon roman qui traîne encore ses savates dans ma vie. Un tout petit mois pour tout refaire, pour recréer mon univers. C'est peu.

En attendant, j'espionne les écrits d'amis, je hume toutes ces nouveautés qui poussent sous nos terres arabes. J'aurai jamais le temps de tout lire ça. Y a trop d'écrits hors de portée, trop de recueils impossibles à atteindre. Faudrait que je me fasse pousser des yeux et des mains pour absorber les écrits des deux mille prochaines années, apportés sur les ailes de mes auteurs adorés. Mais ça me donne des raisons de vivre à la pelletée.

14 novembre 2008

Noirdez

Un an après sa sortie de prison, Bertrand Cantat et ses acolytes de Noir Désir lancent deux nouveaux titres qui peuvent être téléchargés gratuitement sur leur site. La chanson Gagnant/Perdant est une toute nouvelle pièce du collectif alors que Le temps des cerises est une reprise d'une vieille chanson révolutionnaire de 1866. Après une première écoute, j'hésite encore entre déjà-vu ou douleur persistante. Une chose est sûre, sa voix est toujours aussi unique. Faites-vous votre opinion ici

13 novembre 2008

BURN-E

Vous avez aimé Wall-E, le long-métrage d'animation des studios Pixar/Disney? Hé bien vous adorerez Burn-E, un court-métrage sur un des seconds rôles du film. C'est tout frais sorti des studios, c'est gratuit, en ligne, et c'est absolument délicieux.



Edit webien: Quand y est pas kekpart, y est ailleurs! ;-)

12 novembre 2008

Ça rush (et roule)

Après d'enlevantes présidentielles américaines, on a maintenant droit à une campagne électorale québécoise complètement ronflante. Y a rien qui se passe, y a rien qui se dit, y a juste un beau gros vortex électoral. Zzzzz puissance 10.

Peut-être est-ce dû à leurs coffres aussi vides que leurs idées que le PQ a créé une chanson au lieu d'une vidéo? N'empêche qu'une toune et un diaporama, c'est exactement ce qu'ils ont téléversé sur le portail français Dailymotion. Ronflant disé-je? Pas vraiment. Parce que les paroles et la musique sont de Karkwa et l'hymne au PQ est chanté par Emmanuel Bilodeau.

Pat Lagacé trouve l'exercice un peu intense pour célébrer la grandeur du parti se cacher québécois. Peut-être un peu, mais la toune troue vraiment des Q.

11 novembre 2008

Jour du souvenir

Il en a coulé de l'eau sous les ponts depuis la Première Grande Guerre. En fait, ces mêmes ponts ont dû être rebâtis quelques fois depuis toutes ces années. Et y a pas que les ponts qui ont été rafistolés, notre société aussi l'a été.

Autrefois, au temps de la pensée unique, quand la religion et le gouvernement décidaient pour le bon peuple, le troupeau suivait, sage, sans trop se poser de questions. On se levait tôt, on faisait notre prière à l'aube, on trayait les vaches, on allait aux champs, on rentrait au crépuscule, on récitait le bénédicité à table, on mangeait une plottée en famille et on allait se coucher, (quasi) heureux. De toute façon, ça importait peu qu'on le soit un non. C'est le bonheur du village et de la société qui importaient. Les lendemains étaient identiques, les jours se suivaient et se ressemblaient. On était envoyé sur Terre par Dieu pour procréer, pour élever sa famille et devenir un bon chrétien. Fallait gagner son ciel à la sueur de son front et de ses actions.

Quand les pays occidentaux se faisaient la guerre, les gouvernements nous envoyaient au front pour protégér la liberté des autres. On tuait parce qu'on nous le demandait, sans toujours comprendre les stratégies derrière la guerre. Dans certains pays encore barbares, ça na pas beaucoup changé. On se bat encore contre des démons qu'on ne connaît pas. On n'a pas à regarder plus loin que le bout de notre sud.

Le jour du souvenir ne représente pas grand chose pour moi. Je sais que les hommes se sont fait la guerre, je comprends qu'il faille se rappeler pour ne pas oublier les atrocités et la haine, je pige que les anciens combattants n'ont pas voulu donner leur vie en vain. Mais dans le monde individualiste dans lequel on vit aujourd'hui, dans ce pays qui joue à se regarder le nombril, y a plus personne qui est prêt à se sacrifier pour son pays. Moi le premier. Si jamais on venait à attaquer ma liberté, je fuirais, j'irais ailleurs, j'apprendrais l'espagnol, le chinois ou l'arabe et je me ferais une nouvelle vie dans une autre contrée. Peureux? Assurément. De toute façon, la Terre est mon pays et tous les hommes sont mes frères. À mon avis, il n'y a rien de plus précieux que la vie, pas même la liberté. Mais c'est toujours plus facile à dire quand on est libre, non?

10 novembre 2008

Beast

Beatrice Bonifassi (Les Triplettes de Belleville) et Jean-Phi Goncalves (Plaster) ont joint leurs voix et leurs forces pour accoucher d'un projet expérimental pas piqué des vers. Beast fait groover les fesses et taper les pieds. L'album, fort attendu, doit voir le jour à la mi-novembre mais vous pouvez d'ores et déjà vous le procurer à la boutique iTunes. Le premier simple, Mr Hurricane, était d'ailleurs la chanson de la semaine dernière à la boutique musicale de la Pomme et peut être téléchargée gratuitement ici. Shake it!

Merci à Burp pour l'info

8 novembre 2008

Debout

Combien de fois ai-je eu peur d'affirmer qui j'étais, de hurler mon point de vue ou d'abattre mon poing de dépit? Combien de fois ai-je craint de me faire entendre, le ventre noué et la tête dans mes souliers? N'était-il pas temps pour moi de comprendre que c'est lorsque je suis par terre que j'ai peur? Et que c'est lorsque je me tiens debout que je suis un géant.

6 novembre 2008

L'humanité n'est pas une île

Ça me rappelle un ancien billet (que je ne trouve plus) sur l'itinérance où je parlais de notre tendance à détourner les yeux au croisement des sans-abri. Visiblement, cette propension a également fait réfléchir Jason van Genderen, un cinéaste australien qui vient de remporter le TropFest avec son dernier film Mankind Is No Island, un court-métrage entièrement filmé avec un téléphone cellulaire. Le réalisateur nous raconte l'itinérance dans les villes de New-York et de Sydney. Vraiment touchant.

Couleurs


Et je ne parle pas de la peau du futur président américain. Couleurs, c'est le thème du mois sur Urler.TV. En intro, du soleil, de la joie, de la musique et de la danse indienne. C'est André Sauvé qui doit swinger dans son salon! En tout cas, moi je shake officiellement mon booty sur ma chaise de bureau.

4 novembre 2008

Obama!

Béni soit celui qui vient
Obama au plus haut des cieux!



Casser la Barack

Today is a day of change ça a l'air. J'ose espérer en tout cas. Ça fait bizarre à dire mais j'ai confiance en mes voisins d'en-bas ce coup-ci. Acculés au pied du mur, il ne peuvent plus tourner le dos au renouveau. Something has to happen, pour l'avenir du monde.

Quand vient le temps de parler de la campagne présidentielle américaine, un mot revient constamment sur les lèvres: Change. C'est pas pour rien que le comité Obama s'en est servi depuis des mois pour sa campagne. Mais qu'est-ce qui changera au juste? Serai-je assez naïf pour croire que la guerre, l'injustice et la pauvreté seront enrayées et reléguées au rang d'ex-valeurs américaines? J'aimerais l'être. Au moins aujourd'hui, comme une pause dans ma vie, comme une bulle dans mon rêve américain.

Et je ne veux pas être cynique. Mais lorsque (et d'abord si) Obama devient le 44ième président des États-Unis, je sais très bien que la Terre s'emportera. On encensera le nouveau maître du monde sur toutes les tribunes, on lui donnera nos rêves, nos aspirations, notre chemise pis nos clés de char et on l'idolâtrera comme un Dieu. Mais il ne faut pas se leurrer. Quand la lune de miel sera terminée, quand la poussière retombera sur ce renouveau d'or, peu de choses auront changé. Parce qu'on ne resculpte pas la face du monde en un weekend d'amoureux. Obama et les États-Unis devront mettre les bouchées doubles pour sauver leur carcasse (et la nôtre) flétrie. Et ça prendra des années avant de voir les premières miettes de changement. Mais cette fois-ci, j'ose y croire. J'ai envie d'être adulte, j'ai le goût d'être patient. Et vous?