30 octobre 2008

Vol en vol

Mon billet précédent décriait le cartel de la margarine. Bien que je rigolassiâte (façon de rigoler au passé en inventant un mot qui ne se peussiait pas) avec l'histoire du cartel, je sais fort bien que la hausse de prix de la substance jaunâtre doit être directement liée à la hausse des coûts de transport, tout comme c'est le cas pour le riz (quoique les troupeaux de riz nous proviennent de plus loin).

Autre preuve de la hausse du coût dans les transports, le prix des billets d'avion qui vient d'être propulsé au firmament des euh, à la stratosphère des euhh, ben au ciel des avions finalement. Par exemple, je reçois cette semaine un courriel d'Air Canada m'invitant à voyager sur ses bénéfices ailes pour la modique somme de 232$. En y regardant de plus près, on s'aperçoit que la somme est pour un aller-simple et n'inclut pas la kyrielle de taxes. Pas si pire pareil, me dis-ze-ge-ze-je. Mettons que ça me coûte 550$ tout inclus pour aller passer du temps dans l'Hexagone, c'est un deal (cette offre est acceptée! ding ding ding!). Mais la crosse, car crosse il y a, c'est qu'une surcharge de carburant est facturée à la réservation. Et pas n'importe quelle surcharge. 330$ par billet!!! Euh queoua, halluciné-je! Shit, c'est 60% du prix du billet ça! Traitez-moi donc de mongol un coup parti (Mongol! Mongol!)!

Ok, je peux comprendre que le prix peut refléter l'augmentation du prix du carburant. Mais la question que je me pose est la suivante. Quand le carburant était sous la barre des 1,00$ le litre, comment se fait-il qu'Air Supply Canada vendait son aller-retour pour la ville lumière AU MÊME PRIX, mais sans surcharge de carburant?

C'est comme pour la margarine d'hier soir, ou le riz du mois passé ou le café d'il y a cinq ans. Pensez-vous réellement que les distributeurs baisseront leurs prix une fois la crise passée? Traitez-moi donc de mongol un coup parti (Mongol! Mongol!)!

29 octobre 2008

Cartel jaune

Bon bon bon, qu'est-ce qui se passe tout à coup? Le cartel de la margarine vient de se mettre en branle? L'oligopole de l'huile de canola vient de prendre le contrôle de l'univers alimentaire? La margarine, en moins de temps qu'il n'en faut pour crier Au jaune!, a vu son prix passer de 1,99$ le contenant de 454 grammes à 2,99$ tandis que le prix du contenant d'un kilo s'est vu propulser au prix astronomique de 5,19$ alors qu'il était à 2,99$ il y a moins d'un mois? J'y comprends rien! C'est le colorant jaune qui coûte tout à coup si cher?

28 octobre 2008

Le pays de l'Alzheimer

Je suis comme la plupart d'entre vous et comme trois autres québécois sur quatre: Je n'ai aucune envie de suivre une nouvelle campagne électorale, qu'elle soit provinciale, municipale, ou familiale. Des promesses vides et sans lendemain, des chicanes de ruelle à qui pisse le plus loin, de démagogie post-mandat et de petits becs en pincette pré-électoraux, j'en ai mon truck. N'en jetez plus, mon camion de vidanges est plein. 

À l'opposé, je pourrais espérer qu'on se débarasse au plus sacrant d'une nouvelle élection mais je ne peux m'empêcher d'avoir des frissons quand je constate qu'une telle décision coûterait aux contribuables la jolie somme de 85 millions de dollars. Ça, Madame et Monsieur, c'est 85 millions de NOS dollars durement gagnés. Je trouve que le timing est un peu poche quand on sait qu'on a le pied qui glisse sur une pelure récessionnelle.

Ce qui me pue le plus au nez par contre, c'est encore une fois cette satanée tendance qu'ont les élus de nous prendre pour des valises. Pourquoi ne pas être franc, Monsieur Charest, et nous avouer que vous désirez déclencher des élections parce que vous avez d'énôôrmes chances de les remporter? Pourquoi nous faire croire que c'est dû à des bourdes récentes de l'opposition que votre fibre majoritaire frétille? Et vous, messiers-dames péquistes, pourquoi nous en mettre plein la vue avec la crise économique, le fromage à poutine et la listériose pour décrier cette action? Pourquoi ne pas simplement admettre que vous êtes mûrs pour un K.-O. technique à l'opposition?
 
J'en ai ma claque de me faire prendre pour un con. Pour en rajouter une couche, j'apprends que la cote de popularité de Jean Charest n'a jamais été si haute. Allo?!? Elle est passée où l'impopularité de Mouton 1er? Elle est partie se cacher sous le tapis? C'est quoi ces montagnes russes dans l'opinion publique? Avez-vous donc oublié que l'an dernier, un seul québécois sur cinq lui témoignait sa confiance? Comment se fait-il que le peuple québécois ait une mémoire si courte?

À quand une refonte sur la loi électorale? À quand le vote proportionnel? À quand des élection à une date Budweiser, une date coulée dans le roc? 

27 octobre 2008

Des fois, tu l'as pas

Des fois, y en a qui l'ont pas. Y en a qui l'ont pas comme dans la fable suivante:

Il était une fois un vieux groupe de musique de pouèle qui voulait redevenir les dieux d'antan sur la scène rock mondiale et ainsi vendre tout plein de disques. Son nom fictif, AC/DC mettons, lançait fictivement un tout nouvel album appelé Black Ice la semaine dernière. Les vieux croûtons du rock, complètement à côté de la tendance web, signaient un contrat d'exclusivité avec la chaîne de gros mégézins WalMart. Loosers!, que je criais en levant le nez vers les cieux de la gratuité.

Aujourd'hui, la bande de vieux croûtons fictifs et séniles m'en ont envoyé une drette entre les deux palettes d'en avant en lançant ceci. Un fichier Excel viral contenant une macro qui active une vidéo créée en codes ASCII (des lettres et des chiffres quoi!). Pour savoir de quoi il en retourne, téléchargez ce fichier appelé ACDC.xls, sauvegardez-le et double-cliquez-le pour le démarrer. Activez les macros, assoyez-vous bien hardiment, comme disait l'autre, and enjoy the show.

Qu'est-ce que je disais déjà? Ah oui! Des fois, y en a qui l'ont. Next time, ma gueule!

24 octobre 2008

Un peu de musique...

... pour accompagner votre weekend (Ou une partie de celui-ci. Si le ciel crachote pas mal, y a des chances que je me repointe dans les parages d'ici à dimanche).

Ce clip provient d'un groupe d'Australie qui s'appelle The Herd. La pièce 2020 est le premier release de leur tout dernier album, Summerland. Avoir sa face dans le journal n'aura jamais été si cool! Groovy!

22 octobre 2008

Wow et rewow!

Quelle M-E-R-V-E-I-L-L-E-U-S-E idée!

Créer une bande-annonce de son roman à paraître puis la téléverser sur Youtube. C'est exactement ce qu'a fait la canadienne Courtney Summers pour son livre à paraître en janvier 2009, Cracked up to be. Mais quelle magnifique façon de se faire connaître via le Web. Imaginez ce qu'une bande-annonce du tonnerre pourrait avoir comme répercussions sur les ventes d'un livre. Quand on sait que plusieurs vidéos sont visionnés des millions de fois sur le portail du géant, faudrait pas s'étonner que ça donne un méchant coup de pouce à des masses d'écrivains. 1 morceau de robot pour la littérature et 2 morceaux pour le métissage des médias!

21 octobre 2008

Baume

Parce que vous aimez ça la musique, parce qu'inversement, je vous aime aussi. Aujourd'hui, c'est là que ça se passe, sur WebTV Hebdo.

19 octobre 2008

Voyage dans le sud

J'étais à Brossard hier soir. Non non, vous n'avez pas la berlue (la berlue qui est, comme on le sait, une maladie vénérable et incuretable), j'étais bel et bien en voyage dans le Sud hier soir. Ne quittez pas en courant. Ne riez pas non plus. J'y étais pour une excellente raison, un spectacle de Daniel Bélanger, from the tour The chess of the material, L'Échec du matériel (visiblement, ce sont plutôt mes cours d'anglais qui furent un échec). J'avais déjà vu ce spectacle l'année dernière lors du lancement de l'album mais pourquoi s'empêcher d'en reprendre une deuxième assiette quand la boustifaille est au rendez-vous? Pis à part de ça, comme le dit le fermier, à Bélanger donné, on regarde pas le comté.

Son spectacle étant maintenant bien rodé, Daniel est plus à l'aise que jamais sur scène, assumé autant dans sa folie musicale que dans sa folie orale. C'est qu'il est un rigolo et un pince-sans-rire hors-pair le garçon. Échangeant et s'amusant avec son auditoire (qui était, faut pas avoir peur des mots, frette comme un cul de soeur (comment peut-on rester assis sur son siège durant plus de deux heures quand ça groove à ce point? Ça me dépasse)), Bélanger avouait à quel point il était heureux de se retrouver dans le petit Vegas de Brossard, une belle grimace à cet affreux Nowman's land qu'est le quartier dix-30 (non mais, quelle horreur d'architecture!).

Anyway, venons-en au fait. Ge avait apporté sa caméra pour croquer le musicien sur le vif, afin d'offrir en cadeau à la personne qui nous avait gracieusement refilé ses billets une mini-parcelle de la magnifique soirée qu'elle avait manqué. J'en ai donc profité pour immortaliser sur vidéo un tout petit 3 minutes de pure délice où Bélanger offre à son pubis public un jam "improvisé". Je vous l'offre à vous aussi, gratis, même si j'ai pas eu la permission du sus-mentionné. C'est pas comme si j'essayais de me faire un moton là-dessus quand même, hein?!

Alors voilà, j'avais juste envie de vous partager quelques instants de bonheur dans une magnifique soirée. Comme ça, parce qu'on s'aime, même dans un Canada gouverné par des Conservateurs. Et parce qu'y a aussi juste la musique qui réussit à me faire vibrer comme ça (ah non, y a le sexe aussi mais c'est pas de ça qu'on parle). Et celle de Bélanger en concert (la musique, pas le sexe), ça demeure toujours du vrai bonbon.

16 octobre 2008

Rafale de dipatismes

Parce que ça fait longtemps que je ne vous ai pas gratifié de mes niaiseries et surtout parce que je suis convaincu que vous vous en ennuyez, voici, en rafale, six dipatismes juteux et mûris à souhait!

Si on a le front chaud quand on fait de la fièvre, est-ce qu'on a le front froid quand on fait une dépression?

Si les journaux ne disent que des salades, pourquoi est-ce qu'on les appelle des feuilles de chou?

Est-ce qu'un HyperLien est la même chose qu'un Méga Resto Vietnamien?

Si on n'aime pas les gypsies, est-ce qu'on doit quand même mettre des tzigans quand il fait froid?

Est-ce que Odé était la soeur de Boris Vian?

Est-ce que ça donne la diarrhée de manger des choux de brusqueselle?

Patrick Watson / To build a home

To build a home est une collaboration musicale entre Patrick Watson et le Cinematic Orchestra. La montée dans la chanson est à donner des frissons. A été mis en ligne jeudi dernier, sur le site de Vimeo, la vidéo de la chanson, dirigée par Judith Holzer et Rainer Kohlberger et soumis pour le Radar Music Video Festival 2008. Du bonheur pour les yeux et les oreilles.

15 octobre 2008

Des mots crasses, si!

Comme ça, Face de Play-Doh s'est fait réélire. C'est pas cool. Certains diront qu'au moins, il ne s'est pas fait réélire avec une majorité Sauf que, quand il ne vous manque que quelques sièges, c'est tout comme si vous l'aviez.

Alors je fais quoi, moi, avec un gouvernement qui est à l'autre bout de l'échelle de mes valeurs? Qu'est-ce que je pourrai dire quand Stephen s'en ira en guerre, qu'il coupera les vivres aux créateurs, qu'il musèlera l'opinion des cinéastes, des médecins qui osent pratiquer l'avortement, qu'il graissera la patte des pétrolières ou qu'il assombrira mon ciel de ses émanations? Déménager dans un autre pays si je suis pas content?

Qu'ajouter ce matin, quand je m'aperçois que 63% de la population canadienne pense exactement comme moi? Hey, c'est presque 7 personnes sur 10 qui ne veulent pas non plus mettre leur pied dans ce merdier? Ils feront quoi eux, quand ça fera pas leur affaire? Déménager aussi?

Ça t'enlève confiance dans le système, ça te fait poser des questions sur le pourquoi de voter. Je me rassure en me disant que, voter, ça te donne au moins le droit de chialer. N'empêche que la démocratie, des fois, elle me fait chier.

12 octobre 2008

Du temps qui passe entre nos oreilles

Suite à l'invitation du journal La Presse, nous avons marché la Main, Ge, Méga-Nain et moi aujourd'hui. Déambulé le long du boulevard St-Laurent, revisitant Montréal comme si nous en étions à notre premier rendez-vous, podcast dans nos oreilles, une toile de fond remplie d'histoire, de saveurs et de vie.



Direction nord, le nez au vent, le soleil à l'ouest, les parcs et commerces penchant un peu plus vers la droite, on a eu droit à deux magnifiques heures de marche, de la rue St-Jacques au sud à la rue Fairmount au nord. Le podcast devait se terminer dans la Petite-Italie mais notre ligne d'arrivée à nous devait plutôt aboutir dans de délicieux gâteaux et sandwichs, au Kilo café, à quelques kilomètres de la destination finale. Faut croire que le fait d'avoir à prendre le bus de St-Viateur à St-Zotique aura refroidi nos ardeurs. À moins que ça soit une question d'estomac et de talons.


Niaisages, coups de coudes et clins d'oeil donc, entre les trois gamins que nous étions à apprécier la saison qui s'étiole et à savourer le simple temps qui passe en compagnie de Miss Montréal, la pute, l'immigrante ou la branchée comme seule témoin.



Ça m'a fait penser que nous étions bien petits sur ce minuscule pois bleu qu'on appelle la Terre et que bien que nous soyons différents, du banquier du sud à l'italien du nord, nous sommes au fond tellement pareils. Des hommes et des femmes qui font du mieux qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont, des hommes et des femmes qui rêvent, qui se cherchent et qui parfois se trouvent. Des hommes et des femmes qui découvrent que le temps passe trop vite aussi et que plus il avance, plus on se ressemble.

6 octobre 2008

Espoir

Parfois, seulement parfois, je perds pied dans la réalité et j'ai espoir en la race humaine. Parfois, je crois qu'elle s'en sortira. De son marasme, de sa noirceur, de son nombrilisme et son égocentrisme, de sa superficialité, de son matérialisme, de son ignorance, de son esprit obtu, de ses idées préconçues. Parfois, je me mets à avoir confiance en elle. Parfois, j'ai espoir en cette future génération, jeunesse d'enfants-rois gâtée, pourrie et torchée, adolescence du tout cuit dans le bec, post-enfance de l'impatience, du right here right now.

Parfois, je me dis que ma langue me survivra, que ma culture traversera les âges, qu'on se rappellera dans dix, dans cent ans, dans mille ans, sourire en coin et étincelles aux yeux, que nous avons craint la disparition de notre identité mais qu'il n'en est rien. Parfois, je me projette au loin et me répète que mon grain de sel, si minuscropique soit-il, aura fait une différence dans la roue de la vie des autres, de ceux qui viendront, de ceux qui me suivront. Parfois, je crois en nos politiciens, sans démagogie, que leur vocation est, simplement, sans appât du gain et du pouvoir, par simple amour de justice et d'égalité. Parfois, seulement parfois, je rêve. D'autres fois, j'écoute Loft Story.

4 octobre 2008

Confidences sur l'oreiller

Passé des heures et des heures, hier, à s'acheter des oreillers pour matcher notre nouveau lit. Exit le vieux lit double, pas parce qu'on est rendus trop gros mais parce que le penchant féminin du couple penche justement trop vers le centre.

Passé des heures à s'acheter des oreillers donc. Parce que hein, tant qu'à investir sur ton sommeil, aussi bien le faire à tête reposée! Mais c'est compliqué s'acheter un oreiller. Support ferme, moyen ferme, moyen, en plumes, en pas plumes, en fausses plumes... J'en ai perdu les miennes. Mais le problème, c'est que tu peux pas les essayer, ces foutus oreillers. T'as beau t'appuyer la tête dessus, c'est pas comme passer 8 heures en face à face avec l'un deux. En fait, le plus gros problème, c'est que les vendeurs d'oreillers, par souci d'hygiène, ne remboursent ni n'échangent ceux que vous achetez. C'est donc un test à l'aveuglette: T'en achètes un, tu dors mal, just too bad, fourre-toi le dans le cul. Pas cool, pas cool du tout. Me semble que ça va à l'encontre de la loi sur la protection des consommateurs ça, non? Anyway, ce matin, suite au test ultime, je me lève. Ge est déjà debout et m'accueille dans la cuisine.

- Pis, as-tu bien dormi? qu'elle me demande.
- Bah, pas si pire, c'est un peu trop dur mais c'est pas pire que ma tête. Et toi?
- J'ai très mal dormi. C'était pas ça du tout ce dont j'avais besoin. C'est plate, j'ai acheté ça pour rien.
- Mets-en, je comprends pas cette histoire sans échange et sans remboursement. Ça tient pas debout.
- Ben, mets-toi dans la peau du vendeur. Tu dors dessus, tu ronfles dessus, tu baves dessus. C'est pas très hygiénique.
- C'est pas pire qu'un matelas et notre matelas, on a 90 jours pour l'échanger si on est pas satisfait.
- Ouin...
- Tsé, un oreiller, c'est comme une fille. Tu peux pas savoir si elle est faite pour toi tant que tu t'es pas couché dessus...
- ...

2 octobre 2008

Acheter c'est voter

Acheter c'est voter disait un anonyme en commentaire dans mon billet précédent. Moi je dis, voter, c'est dangereux! Et y a pas juste moi qui le dis, Homer Simpson aussi. Faut-il s'en abstenir pour autant?

1 octobre 2008

C'est pas plus vert dans la cour du voisin

Y a pas qu'au Canada que les artistes se mêlent de politique. En bas de chez-nous aussi. Un peu moins rentre-dedans que la méthode Michael Moore, les artistes américains se sont relayés, dans un message vidéo de 5 minutes, pour encourager nos voisins du dessous à aller voter, question qu'ils arrêtent de se plaindre quand ça va pas à leur goût. Savez, genre Si t'es pas content, fais-le au moins savoir en votant!

L'histoire ne dit pas, par contre, s'ils se sont fait traiter de quêteux, de béhèsses ou de gauchistes du Plateau.