31 août 2008

Des SAQ payants

Ça y est, c'est officiel. Dès mardi, la Société des Alcools facturera ses sacs de plastique et de papier. Du coup, elle versera les fonds recueillis à un organisme environnemental. Fier de son initiative de développement durable, la SAQ ajoute qu'elle sauvera ainsi des millions de dollars par cette belle action. Un beau geste pour l'environnement, qui dizzzent les relationnistes. Bravo!


Bravo? Et l'initiative de rendre les millions de bouteilles de vin et de spiritueux consignées elle? Z'attendent quoi pour contrer cette aberration? Elle leur coûterait trop chère cette initiative-là? Du coup on en glisse pas mot? On se met la tête dans le sable et on joue au Tonka dans les médias? Dans un reportage de Radio-Canada hier, on apprenait qu'il en coûte des millions pour recycler nos sacs de plastique annuellement. Toc toc toc? Allo? Combien vous pensez que ça nous coûte pour gérer vos stocks de bouteilles? Parce qu'après tout, hein, qui c'est qui paye au bout du compte (mensuel)? C'est qui le poisson en bout de ligne (à pêche)?

C'est pas compliqué me semble. En consignant les bouteilles vingt-cinq cennes chacune, on ferait d'une pierre deux coups. On gérerait efficacement une quantité phénoménale de bouteilles et on mettrait du même coup pratiquement fin à l'itinérance. Je sais pas pour vous autres mais mes bouteilles de bière pis de liqueur vides, moi, elles font pas long feu au bord du chemin.

30 août 2008

Si la tendance se maintient

Au tout début il y avait les blogs. Pas les blogues avec un u, un e et un s mais plutôt les blogs à l'accent français, ceux qui utilisent la forme de Shakespeare parce que ça fait trendy. Ils ne vous l'avoueront pas à haute voix, ces adorables cousins de l'Hexagone, mais ils adorent le pays de l'Oncle Sam et de Britney Spears.

Je disais donc qu'au tout début, il y avait les blogs. De parfaits inconnus trônaient en rois et maîtres sur une sphère complètement ignorée des médias de masse. Tout le monde jubilait, c'était la fête. On pouvait écrire (presque) n'importe quoi, (presque) n'importe comment. Et on y trouvait public. Les plus inconnus d'entre nous obtenions enfin un peu de reconnaissance pour notre talent (le talent n'y était pas toujours par contre). J'y avais moi-même trempé la plume au tout début, en 2002 dans le seul but avoué de conquérir quelques jolies brins de fille et du coup me tremper autre chose que la plume. Mais c'est une autre histoire. Le commun des mortels avait enfin voix au chapitre. Notre opinion comptait parmi notre petit groupe d'élus. Au fil des ans, il y eut même une émission de radio qui offrait aux écrivains en herbe une tribune d'expression, leur 5 minutes de gloire. C'est peu dire (clin d'oeil tout à fait gratuit à mon parcours en dents de scie)! Puis ce fut l'explosion. Tout le monde ouvrit son blogue. Et quand je dis tout le monde, je veux vraiment dire tout le monde. C'est juste si ma mère n'en a pas ouvert un. Des blogues de mamans, de bébés, de chats, de perruches, y en avait pour les fins et les fous. Puis les gens se sont aperçus qu'il était plutôt ardu de maintenir une telle bête en vie durant longtemps. Les blogueurs ont commencé à s'essouffler. À mon avis, on a aujourd'hui atteint le seuil où pour chaque blogue qui s'ouvre, un autre s'éteint. J'ai aucun chiffre à l'appui mais je dois pas être dans le champ tant que ça. De toute façon, il est difficile de comptabiliser le nombre total de blogues existants puisque plusieurs de ceux-ci sont inactifs mais ne sont pas pour autant fermés.

Mais revenons à nos moutons (noirs). Au fil du temps, la quantité d'information qui circulait par cette nouvelle voie émergente et surtout la rapidité à laquelle elle transitait ont commencé à titiller la fibre des médias de masse. Ils se faisaient voler la vedette par du monde "ordinaire" qui dénichait des perles d'information à leur grand dam et les mettait en ligne dans le temps de crier Youtube! On se rappellera qu'à pareille date l'an dernier, des agents de la SQ tentaient d'arnaquer un groupe de manifestants (et du même coup la population) durant le sommet de Montebello.

Après avoir craché dans la soupe durant plusieurs années, les grands médias de ce monde ont enfin reniflé le potentiel d'un tel arsenal médiatique. Du coup, des blogues "professionnels" ont éclos sur la Toile médiatique. Il y en avaient pour tous les goûts. Assez pour parfois en donner des vertiges et des hauts-le-coeur. Est-ce pour cette raison que la population a commencé à déserter le navire? Je sais pas. Mais depuis quelques temps, peu de blogues outre ceux appartenant à des corporations s'ouvrent. Peut-être est-ce tout simplement parce qu'après plusieurs années à jouer avec l'animal, les blogueurs sont passés à autre chose. On tourne la page, comme un vieux couple en mal d'amour.

La blogosphère populaire québécoise, celle du peuple, tourne aujourd'hui au ralenti. Les radios, la télévision et les journaux ont emboîté le pas électronique et ont maintenant la cote d'amour de la masse. Les blogues les plus lus proviennent des médias standards: Radio-Canada, Canoë (TVA), Cyberpresse, le journal Voir, Branchez-vous, font partie de la tournée quotidienne d'une grande majorité de lecteurs d'actualités. Ironiquement, d'un autre côté, les journaux écrits ont toujours autant la cote. Un blogue ultra-populaire atteindra des sommets inégalés avec une dizaine de milliers de visiteurs par jour. C'est mince quand on compare avec les centaines de milliers de copies vendues quotidiennement du journal La Presse ou de l'auditoire de Virginie.

Certes, un noyau d'irréductibles trouvera toujours sa place sur la Toile. Mais je crains qu'ils redeviennent, au fil du temps, une manifestation parallèle. Si on redevient incognito après l'anonymat puis la gloire, peut-on parler de phénomène démergent?

M'enfin, tout ce questionnement m'est venu ce matin en lien avec la Webtélé. J'ai l'impression que quelques "hurluberlus" triés sur le volet ont encore une fois pavé la voie aux grands diffuseurs de ce monde. À première vue, les pionniers des Webtélés québécoises, à part peut-être quelques-uns qu'on peut compter sur le bout des doigts d'un pied, semblent déjà à bout de souffle. Qu'adviendra-t-il des Webtélés émergentes? Est-ce que les bâtisseurs ont défriché encore une fois un terrain aux médias de masse qui se serviront de ces derniers comme tremplin à une nouvelle forme de télévision sur le Web?

29 août 2008

Salut Michel!

Je recopie ici mon billet écrit sur Branchez-vous ce matin parce qu'il m'apporte des questionnements intéressants (et surtout dont je n'ai aucune réponse). Peut-être en aurez-vous quelques-unes...

Le journaliste Michel Vastel est décédé hier après-midi d'un cancer foudroyant à l'âge de 68 ans. Il nous a quitté en douce, tout en poésie, s'essuyant à peine les pieds en sortant. Il est rentré dans ses terres comme il l'a si bien dit lors de son dernier billet sur le blogue de l'Actualité hier matin. Peu de gens, ormis ceux qui l'entouraient, auront compris la subtilité de son message.

On en parle aujourd'hui un peu partout dans la blogosphère québécoise, sur Chroniques Blondes, sur le blogue de Cécile Gladel ainsi que sur ceux de Radio-Canada, le Carnet techno et Forum sur le Web. Personnellement, j'avoue ne pas avoir beaucoup connu le journaliste. Je ne connaissais pas du tout l'homme non plus. Mais sa sortie rapide et quasi-silencieuse me fait réfléchir sur la trace qu'on veut laisser ici et sur la façon dont chacun s'accroche jusqu'au dernier souffle de vie.

Je me questionne à savoir ce qui a poussé Michel Vastel à bloguer jusqu'au tout dernier instant, jusqu'à la toute dernière étincelle. Et je nage aussi dans l'incompréhension face à d'autres gens qui comme lui n'avouent pas publiquement le terrifiant combat qu'ils mènent.

Pourquoi?

Est-ce fait dans un but de repousser ce terrible fléau jusque dans ses derniers retranchements? Est-ce plutôt par crainte ultime que les amis et les alliés ne s'apitoient sur eux face à l'inévitable sort? Est-ce par besoin de combattre de toutes ses forces, de ne pas lâcher prise jusqu'à la toute dernière minute? Dans le cas présent, qu'est-ce qui a poussé ce journaliste à semer ses graines jusqu'à la toute fin, n'avouant pas ce cancer qui le grugeait?

N'a-t-on pas le droit aussi, parfois, de s'avouer vaincu?

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Edit: Je viens de cerner un peu mieux pourquoi ce reniement de la défaite me dérange tant. C'est que ça me confronte moi-même dans ma simili-perfection, ça me met face au fait que je ne me laisse jamais le droit de flancher. Je ne me donne pas le droit de perdre, peu importe les circonstances. Et ça me fait chier plus souvent qu'autrement d'être comme ça. Du coup, je ne m'avouerais probablement pas vaincu non plus et ne le crierais certainement pas sur les toits. Saloperie de perfection...

28 août 2008

Braziiiiiil



Comme le chantait Robert Charlebois, Je vais à Rio (tatata, tatatata (désolé pour les fausses notes)). Notre ex-premier-en-devenir-déchu devait avoir entendu parler du fameux Carnaval. He's in for a surprise quand il va s'apercevoir que la RIO est plutôt sise sous une dalle de béton qui s'efffrite dans un stade de moins en moins populaire. Quoiqu'une popularité qui s'effrite, il devrait bien connaître ça.

27 août 2008

La prise de l'ours

Ou comment faire d'un athlète un gros méchant lutteur. Je sais pas pour lui mais moi, j'aurais sûrement rué dans les brancards.


Cette excellente photo croquée sur le vif (!) provient du journal allemand Stern qui regroupe, à mon avis, les plus belles photos des derniers J.O. dans un cahier Web spécial. En tout, c'est plus de 150 photos qui vous en mettront plein la vue (ou les mains, c'est selon). Prenez votre temps et regardez les toutes, elles en valent vraiment la peine.

Aussi, d'autres superbe photos sur The Big Picture, le blogue photographique du Boston Globe.

26 août 2008

Revenir

Ça fait un peu plus d'une semaine que je suis de retour et je n'ai pratiquement pas eu une minute à moi. Arrivé dimanche soir dernier vers 20h, je n'ai eu que quelques heures de répit lundi pour me remettre du voyage, de son rythme et de sa position inversée dans les fuseaux horaires. Mardi matin, c'était la vie qui reprenait un vieux cours, comme si je l'avais laissé tombée en décembre dernier et que je venais subitement de me réveiller dedans. Parce que c'est aujourd'hui officiel, VLOG revient à TVA le 25 septembre prochain et j'y effectue un heureux retour en tant que chef-recherchiste. Ç'avait été une grande et belle expérience pour moi l'an dernier et je suis cette année fébrile d'y replonger, surtout en sachant la formule qu'on vous prépare. Le show, à des années-lumière du précédent, vous en mettra plein la vue. Au plaisir de vous croiser dans votre petit écran le jeudi soir à 21H30.

En replongeant dans le brouhaha et le tumulte quotidiens si rapidement, je me demandais bien la semaine passée où je trouverais les heures pour vous préparer un montage photo et vidéo du voyage. Mais c'était sans compter sur la disponibilité et l'ardeur de Chiiiiirie qui avait en banque quelques journées supplémentaires de vacances. Alors voilà, au bout d'une semaine de travail acharné, voici trois montages choisis de quelques minutes chacun de notre périple à Hong Kong et au Viet Nam. J'espère que vous apprécierez le voyage autant que nous en avons eu à le vivre.

Sur la route


Sur la route de Patrick Dion sur Vimeo.

Sur la table


Sur la table de Patrick Dion sur Vimeo.

Visages du Viet Nam


Visages du Vietnam de Patrick Dion sur Vimeo.

21 août 2008

Je plonge dans le vif du sujet

Voilà, c'est fait. La plongeuse Émilie Heymans décroche finalement la médaille d'argent à la tour de 10 mètres, en plongeon à Beijing.

Voilà les deux chinoises qui lui ont collé aux fesses durant toute la compétition. Celle de droite, Chen Ruolin, a remporté la médaille d'or alors que celle de gauche, Wang Xin, a plutôt raflé celle de bronze.



Non mais vous avez vu le frame de chat de ces deux machines à faire des ploufs dans l'eau? Ces plongeuses pèsent 28 kg (60 livres) chacune. Quand on sait que l'entrée en eau est primordiale en plongeon, c'est pas du tout fair play pour les autres plongeuses qui ont des corps de femmes!

Comme je disais à Chiiiiirie, ce sont pas des femmes qui plongent, ce sont des crayons. Ces deux chinoises sont tellement maigres qu'elles ne font même pas d'éclaboussures quand elles font un flat!

18 août 2008

Bercail

De retour à la maison, après trois semaines d'aventure, de dépaysement et de choc culturel. Vous l'aurez deviné, j'ai passé un voyage fantastique. Ironiquement, alors que je m'attendais à mettre les pieds dans une ville froide et sans âme, j'ai adoré Hong Kong, sa faune bigarrée, ses expatriés incertains aux jambes écartées à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident, ses filles parfois terriblement jolies, parfois incroyablement moches et son efficacité urbaine à faire pâlir de honte le maire Tremblay.

Et que dire du Viet Nam, ses mobylettes, ses mobylettes et ses mobylettes? Ce qu'ils m'ont fait rigoler ces Vietnamiens avec leurs Hello motorbike?, Want cyclo? ou leur You buy something? Hé oui, votre vénérable est même passé très près d'y perdre son calme. Mais que voulez-vous, difficile de ne pas passer pour un touriste quand les yeux vous brident autant qu'une autoroute transcanadienne.

Et ce foutu Cirque du Soleil, hein? Jusqu'où iront-ils maintenant pour nous en mettre plein la vue? Aucun qualificatif représente assez bien ce que j'ai vécu durant la présentation de Zaia à Macao. Wow! Quelle panoplie de sentiments devant ce spectacle tout aérien, beaucoup plus près du divertissement multimédia que du cirque en tant que tel. De l'émotion à l'état brut, assez pour que je doive contrôler mes soubresauts émotifs et mes lèvres tremblotantes les dix premières minutes. Et non, on ne m'a pas confondu avec Guy Laliberté. Moi qui aurait bien aimé un petit traitement de faveur. Allez y comprendre quelque chose.

En terminant et parce que je vous en ai assez parlé, voilà une petite vidéo d'une quarantaine de secondes d'un coin de rue typique à Hanoi. Ça vous mettra certainement en appétit avant que je vous présente un montage des meilleurs moments du voyage. L'ai dit, sont fous ces Vietnamiens!


En haute qualité sur Vimeo


Trafic à Hanoi from Patrick Dion on Vimeo.

En qualité poche sur Youtube


14 août 2008

Derniers miles

Il est 9 heures du matin. On est vendredi. Toute la maisonnée dort du sommeil du juste (ou du juste assez pompette). C'est qu'on a écumé les bars à putes du quartier chaud jusqu'aux petites heures du matin la nuit dernière. C'était quand même plutôt inhabituel d'errer dans un débit de boisson ou la faune féminine est cinq fois plus importante que celle testostéronée. Et on était même pas au Saguenay. En fait, un bar à putes est simplement un endroit crade où les filles, philippiniennes ou thailandaises, tentent de faire croire à des expatriés occidentaux qu'elles n'en veulent pas à leur argent une soirée durant. Ca se termine habituellement dans un pieux, 3000 dollars hongkongais plus tard (environ 400 dollars). Nous, on allait simplement voir les J.O. sur grand écran (et rigoler un bon coup bien sûr)...

La soirée avait d'abord débuté dans un petit resto népalais du quartier SOHO qui servait pâtes, pizzas et currys (sont fous ces Népalais). SOHO est le quartier des expatriés occidentaux. Alors qu'on bouffait nos délicieux currys en examinant la horde de peaux blanches européennes qui défilaient, je lance à mes compagnons de fortune (cookie): Ouais, on est définitivement dans le quartier ethnique!

Quelques nouvelles photos devraient suivre plus tard dans la journée, lorsque Blanche-Neige se réveillera probablement. Et ce soir, c'est le Cirque du Soleil. J'essaie de vous en donner des nouvelles avant notre retour, prévu pour dimanche.

11 août 2008

Innondations

Le Viet Nam est un tres grand pays, plus de 1650 kilometres d'un bout a l'autre. Alors qu'on se deplacait de Hue au centre vers Hanoi au nord, une tempete tropicale laissait pas moins de 2,3 metres d'eau dans la region de Sapa, au nord-ouest de Hanoi. Vous vous rappelez, notre vol vers Hanoi avait ete annule. Ce que vous ne savez pas, c'est qu'en plus, il avait ete retarde le lendemain matin. On se demandait pourquoi, completement deconnecte de ce qui se passe ici comme au Canada. C'est qu'a part le fait de lire Cyberpresse au 2-3 jours, on recoit les actualites au compte-goutte. Le vietnamien est une langue ardue a comprendre et a lire pour un occidental qui n'y connait que dalle. Mettons qu'on se branche pas beaucoup sur la television et les journaux.

Je disais donc que le Viet Nam est un tres grand pays. On n'avait aucune idee de ce qui s'etait passe dans le nord du pays, jusqu'a ce qu'on se mette a parler avec un couple de voyageurs avant-hier, qui ont du rebrousser chemin, a mi-parcours entre Hanoi et Sapa, parce que le train les devancant avait deraille suite a un glissement de terrain.

C'est en lisant le commentaire de Melanie sur mon billet precedent qu'on decouvre l'ampleur de la tragedie. Aouch! C'est la famille (et Melanie (c'est gentil Mel)) qui doit s'inquieter! Alors je vous fait un petit coucou rapide, entre un sejour sur mer a la Baie d'Halong et un trek a la Pagode des Parfums, pour vous dire qu'on va bien, qu'on est sain (pas d'esprit par contre) et sauf, et qu'on entreprend notre dernier droit au Viet Nam, avant de s'envoler pour Hong Kong demain matin. On est toujours aussi heureux et satisfait, meme si je m'apercois que je ne fais que chialer sur mon blogue depuis le debut. Mais ne vous en faites pas, c'est juste un front.

8 août 2008

Tuer du temps

On tue le temps, même à 11 heures de décalage. Plus d'hôtel depuis ce matin, nos valises se reposent chez un sympathique et généreux restaurateur de Hué. Il est présentement 16:30 et on prend l'avion à 21:35, direction Hanoi. On a fait le tour des tombeaux et mausolés de l'empire à moto ce matin. Ca aide peut-être à faire mourrir les minutes qui nous séparent de notre vol.

Parlant de vol, je me suis fait chiper 400 000 dongs (environ 25$) dans mon portefeuille hier soir alors que je me faisais masser par une vietnamienne post-pubère. Fait chier mais chaque fantasme a un prix faut croire. J'avais laissé mon portefeuille dans mes shorts alors que je prenais ma douche. Comme ma belle-mère dirait, j'ai une belle naïveté.

Deux autres petits désagréments du voyage. Premièrement, j'ai un putain de rhume. Faut bien qu'il fasse 35 degrés à l'ombre et que je sois à l'extérieur du pays pour en attraper un. Deuzio, ça fait deux fois que je retrouve des tiges de métal dans ma bouffe. La première fois, j'ai du le recracher, bien pris qu'il était au fond de ma gorge. Hier soir, c'est entre deux dents qu'une broche s'est coincée. Y a pas à dire, je suis à la veille de chier des tacks!

Bon, j'ai mal au doigt. Je suis dû pour une autre bière. Y a pas à dire, c'est dur le Viet Nam...

Edit: 21:20. Notre vol vers Hanoi a été annulé pour cause de typhon sur la ville. Conséquence, nous sommes bloqués a Hué jusqu' a demain. Heu reu sement, nous sommes logés gratuitement dans un hotel payé par Viet Nam Airlines. On a vu pire. J'ai donc plusieurs minutes pour vous partager quelques moments choisis (encore une fois, on clique sur la photo pour le grand format).



Le clan Panneton



Cyclo a Hoi An



Vendeuse itinérante a Hoi An



On dort partout ou on peut



Fabrique de lanternes a Hoi An



Passant, Hoi An



Menoum menoum (ce sont des médicaments)



Menoum menoum (ce sont des étudiantes)
Cité Impériale, Hué



On restaure
Cité Impériale, Hué



Direction pagodes et mausolés, Hué



Pagode, Hué



On a tous besoin d'un bon psy
Monastere, Hué



Resto Lac Thanh, Hué by night
Un souper complet pour deux: 4$

6 août 2008

Exit le centre d'achat

God! Quel jour on est? J'ai completement perdu la notion du temps. On est mercredi je crois. Dans moins de 15 minutes, notre bus quitte Hoi An pour Hue, la Cite Imperiale. Hoi An, le paradis de la guenille pas chere, le royaume du centre d'achat en plein air. Vous vous demandez de quoi ca a l'air? Imaginez la plaza St-Hubert avec des pagodes en arriere-plan. Un peu trop mercantile a mon gout. Je me demande d'ailleurs pourquoi tous les gens a qui je parlais du Viet Nam n'avaient que de bons mots pour cette ville. Faut croire qu'y a des gens qui aiment magasiner, meme quand ils sont a l'autre bout de la planete. Ben oui, j'en ai aussi profite pour depenser quelques dongs. A 2$ le t-shirt, comment ne pas succomber? Pour une fois qu'y est pas fait en Chine!

On a quand meme eu du plaisir hier, a se balader a velo dans les rues campagnardes qui bordent la ville et a se baigner dans une mer tellement chaude qu'on se demande si tout le monde n'a pas pisse dedans en meme temps. Mais la plage etait magnifique, entouree de montagnes qui bercent les flots. Paradisiaque. Paradisiaque a 90 000 dongs pour deux chaises et deux cocas. Combien ca represente 90 000 dongs que vous demandez? Bah, je dirais environ 6$. Quoi? Vous vous attendiez quand meme pas a ce que j'arrete de chialer, meme en voyage?

Maintenant, c'est direction Hue, pour deux jours, puis Hanoi et la Baie d'Halong par la suite. On en est deja a la moitie de notre voyage. Dieu que le temps passe vite.

J'essaierai de vous mettre quelques photos a notre arrivee dans la Cite Imperiale.

A+

2 août 2008

Modere tes transports

On quitte Mui Ne ce matin. Il est 8h30. Journee de transport aujourd'hui. Uno, retour vers Saigon en bus puis on prend un vol vers Danang en plein centre du Vietnam et finalement Hoi An, la ville sans voiture. Enfin conge de klaxon.

Edit: Il est 22h56 a Hoi An. Désolé d'avoir coupé ca court ce matin mais le bus arrivait justement alors que je publiais. Et la, j'essaie d'écrire et j'ai des demi-accents. Allez savoir...

Nous voici donc a Hoi An! La ville est légerement moins tranquille que je l'imaginais mais beaucoup plus qu'a Ho Chi Minh. En espérant pas trop se faire réveiller par les klaxons demain matin.

Le trajet en autobus de Mui Ne a Saigon nous a quelque peu ébranlé. Les conducteurs de bus sont completement cinglés. Quand ton autobus dépasse 4 camions dans une courbe qui grimpe, tu constates que la vie est fragile. La prochaine fois, rappelez-moi de prendre un train.

Parce que nous demeurons a un hotel qui en plus d'avoir Internet l'a en vitesse haute, je vous gratifie de quelques photos (suis pas encore en mesure de vous partager des vidéos) de notre périple.

Mobylettes a Saigon.







Mon agresseur (ou presque) a Mui Ne



Poste d'essence (et autres) a Mui Ne.



Des photos de mariage hors de l'ordinaire a White Sands, Mui Ne.

1 août 2008

Mui Ne

On fait pitie, le derriere assis sur une plage de sable blanc de 16 kilometres de long. Mui Ne se trouve a 200 km de Ho Chi Minh que nous avons quitte ce matin (votre hier soir). Vu les tunnels de Cu Chi, dans les environs de Ho Chi Minh. C est a peu pres tout ce qu il y a a voir a part les ruelles ou on s est enfonce et qui nous a permis de vivre un peu la vraie vie de tous les jours dans ce coin de pays. Puis, un peu tanne de se faire agresser le touriste pour raison de portefeuille, on a decide de quitter un peu plus tot que prevu Saigon et de se diriger vers la Mer de Chine, direction donc, Mui Ne.

En arrivant, n a suffit qu une trentaine de secondes de tempage de pied dans la mer pour qu une mega-meduse en profite pour me faire gouter a sa medecine. Resultat, un pied tout aussi rouge et brule qu un crabe cuit a la vapeur (mais a la va pas peur (ok, on l oublie celle la)). On planifie donc passer deux jours ici puis monter plus au nord par la suite: Hoi An, Danang et Hue. Mais vous savez ce que c est. Y a juste les fous qui changent pas d idee. Pas encore la possibilite de brancher mon appareil-photo pour vous partager quelques scenes de la vie vietnamienne croquees au vif. Je vais tenter de vous faire gouter a ca des que je peux, c est a dire, je sais pas quand.

Aujourd hui 1er aout, c est la fete de mon cher fils, nain que j adore et qui l est de moins en moins (nain il va sans dire). Y a des chances qu il passe dans les environs. Pourquoi vous en profitez pas pour lui souhaiter une tres joyeuse fete? Je suis sur qu il appreciera grandement.

Bonne fete Gab, je t aime et suis tellement fier de toi mon grand.

A bientot (avec ou sans accent)!