27 juin 2008

Se faire prendre pour un con...

...et aimer ça.

Le CRTC a finalement donné son aval au projet d'achat de TQS par les frères Rémillard. Mais êtes-vous réellement surpris que le vent ait tourné si rapidement? Lorsque les deux frères R. ont montré leur intérêt à acquérir le Mouton au début de l'année, ne croyez-vous pas qu'ils avaient préalablement approché le CRTC pour connaître leurs intentions? Allaient-ils obtenir leur permission suivant une offre d'achat?

CRTC: CRTC bonjour, comment puis-je vous aider?
Frères Rémillard: Bonjour, que diriez-vous si on achetait TQS?
CRTC: Ça nous ferait bien plaisir. Faudrait garder les informations par contre.
F.R.: Ah non, impossible. Ça coûte trop cher.
CRTC: D'accord. Alors faudrait nous montrer vos états financiers.
F.R.: Y en est pas question. C'est pas de vos affaires.
CRTC: Ah bon, si vous le dites. Mais va falloir qu'on montre les dents un petit peu avant, question que le bon peuple pense qu'on n'est pas d'accord avec votre décision. Mais on va se rétracter quand la poussière va tomber. Est-ce que ça ferait votre bonheur?
F.R.: Sans problème, nous resterons de glace, impassibles devant la caméra. Comme une webcam sur une banquise...
CRTC: Parfait alors. Est-ce qu'y a autre chose que je pourrais faire pour vous aider?
F.R.: Non merci, ça devrait être tout. On n'hésitera pas si y a quoi que ce soit d'autre.
CRTC: Merci de nous faire confiance. Your business is important to us. Have a great day.

Sigur Ros + Bjork

J'en glisse un mot sur mon Tumblr aujourd'hui.



Sigur Ros et Bjork se sont donnés rendez-vous à Reykjavik, ville-phare de l'Islande, leur pays natal, pour le concert Nattura. Ce méga-spectacle qui aura lieu demain a été créé dans le but d'amasser des fonds pour la conservation de la nature islandaise, tuée à petit feu par les activités de fonte des usines d'aluminium du pays.

La seconde beauté de cet événement est qu'il sera retransmis en direct à l'échelle planétaire sur le National Geographic World Music site. Le spectacle aura lieu demain après-midi, 14:00, heure de Montréal. Malheureusement (ou heureusement, c'est selon), je serai hors-limite de connexion Internet, perdu dans un chalet de Charlevoix pour les 3 prochains jours. Y a quelqu'un qui veut me l'enregistrer? À quand le VHS pour le Web? (Je blagueeeeeee...)

26 juin 2008

Inter(pas trop)net

Les limites de téléchargement imposées par les fournisseurs Internet sont d'une aberration sans fin. Je viens de terminer mon mois de facturation avec Vidéotron. Voici le tableau de ma consommation pour le mois de juin.



Un maigre 25 Gb. Le problème, c’est que Vidéotron impose des limites de 20 Gb en téléchargement et de 10 Gb en téléversement. Comme vous pouvez le constater, j’ai un peu défoncé ma limite ce mois-ci, par un peu plus de 5Gb. Il en coûte chez Vidéotron 0,00776$ par Mb supplémentaire téléchargé. Ce mince 5,24 Gb me coûtera la bagatelle de 41,64$ de plus que le 38$ par mois que je paye déjà! Le grand total de ma facture Internet sera donc ce mois-ci de pas loin de 80$ plus taxes. Un beau cadeau de presque 100$. Amenez-en des belles vacances!

Incroyablement et contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, il n’y a aucun transfert illégal dans toutes ces données. Que de la Webtélé. Le pire là-dedans, c’est que je télécharge la plupart de ces émissions en basse résolution. Pas le choix. Sinon je défoncerais comme un hymen hyper-sensible ce quota ridicule! Vous imaginez combien il m’en coûterait si je regardais toutes ces émissions en HD? Quand on sait qu’un film haute définition a une taille de près de 5Gb, j’ose pas trop penser à la facture salée qu’on me balancerait à la gueule. 4 films et t'es mort. Même pas le temps de dire Pow Pow!

Maintenant, quand Vidéotron ou Bell m’implorent de passer à la vitesse extrême-TGV-années-lumières-wow-check-ça-comment-ça-va-vite pour télécharger les mégas-gigas-films de leurs boutiques en ligne, j’ai juste envie de leur montrer mon plus beau doigt d’honneur. Parce que la journée où je téléchargerai de grandes quantités de données en ligne, il n’y aura pas de poisson au bout de celle-ci!

25 juin 2008

Lendemain de veille

Ha! Le fameux spectacle de la Saint-Jean. L’événement bleu et blanc annuel était toujours au rendez-vous hier. Et comme d’habitude, y avait, justement, plein d’habitudes. Pour commencer, sachez que je n’étais pas sur place. En fait, je n’étais pratiquement pas devant la télé non plus, occupé que j’étais à regarder un blockbuster hollywoodien qui explosait la gueule à des méchants. C’est dire à quel point ça m’intéressait. Mais j’ai quand même pu assister à quelques moments du spectacle, après mon film et pendant les pauses publicitaires d'un concert piano de Loco Locass à Musique Plus, la moins musique des télés.

Mais pour ce que j’ai vu… Suis-je le seul à être tanné de toujours voir les mêmes maudites faces, années après années. Suis-je le seul à être atteint d'une écoeurantite aiguë de la face de Normand Brathwaite sur toutes les chaines de télé, dans tous les galas et sur tous les postes de radio? Et sa feufille, la belle Élisabeth Blouin-Brathwaite, ne se trouve-t-elle pas, justement, trop belle, à licher la caméra de sa sensualité fake? Même chose pour la blondinette percussionniste, qui nous gratifiait de son sourire Crest à chaque fois que la caméra s’approchait d’elle. God! Ça sentait le pré-mâché à 20 kilomètres à la ronde. Et parlons-en de cette caméra. Hier soir, on se serait cru à un méga Belle et Bum, la belle en moins et le bum, comme toujours, absent. Comment se faisait-il que Brathwaite s’adressait constamment à la caméra alors qu’il avait 200 000 personnes prosternées devant lui? Était-ce parce que le public était conquis d’avance?

Et la musique elle? France D’Amour? Johanne Blouin? Zachary Richard? Qu’est-ce qu’il foutait là Zachary Richard? On peut l’aimer ou non, Zachary. Moi, je l’aime pas. Mais c’est bien personnel. Mais je pense surtout qu’il n’avait pas sa place au parc Maisonneuve hier. Mister Zac est un acadien américain de la Louisiane qui parle français! T’as beau aimé Montréal et sa langue, c’est pas une raison pour passer devant une horde d’artistes d’ici qui ont 1000 fois plus de choses à raconter. Des artistes qui aiment Montréal et qui parlent et chantent en français, y en a des tonnes. Enfin, une chance que Loco Locass et Samian étaient là pour faire lever la sauce multi-culturelle parce qu’entre vous et moi, la poutine avait vraiment un goût douteux. N’empêche qu’on aurait bien aimé une autre toune que Libérez-nous des libéraux de la part de nos trois bouffons à la langue bien pendue.

Parlant de poutine multiculturelle, combien pensez-vous qu'on a payé les gens de la première rangée pour y être, justement, en première rangée? Une couple de noirs, un chinois, 2-3 latinos dans un bain de québécois de souche, dont Gilles Duceppe et Pauline Marois. Ça sentait l'arrangé d'avance. Souriez, messieurs-dames, vous passez à la tivi d'état là. Allez, on pose pour la postérité, pour montrer à quel point on est accueillant dans le plussse beau pays du monde. Mais Messieurs Bouchard et Taylor n'y étaient pas eux. Devaient avoir des commissions à faire...

24 juin 2008

Bonne Saint-J.....

J’allais vous souhaiter une bonne Saint-Jean. Puis j’ai changé d’idée. Je ne vous en souhaiterai pas une. Parce que j’y crois plus à ces bons vœux vides, à ces envolées patriotiques qui se dégonflent comme ballounes aérophages le 25 juin. Mon pays… J’y ai longtemps cru, jusqu’à ce fatidique soir de 1995, où 1% de la population a décidé qu’on n’était pas assez différent de la portion anglaise du Canada pour se donner une dernière poignée de main franche et vraie, en se souhaitant chacun bonne chance dans nos aventures respectives. J’ai pas besoin de savoir que l’aventure nationale économique est viable, j’ai pas besoin de comprendre les scénarios possibles ou non d’une telle entreprise.

Parce que j’ai voyagé vers l’ouest. J’ai vu les Grands Lacs, j’ai senti le bitume de la Ville-Reine, j’ai échangé dans le dialecte des autres habitants de cette contrée. Et j’ai compris. J’ai compris que mes voisins pigaient autant à mes rêves, mes émotions et mes envies qu’un Congolais ou un Chinois. J’ai compris qu’ils se poseront toujours cette fameuse question trudeaumaniaque : What does Quebec want?

Finalement, je ne souhaiterai qu’une seule chose en cette Fête Nationale, c’est que le Québécois n’ayant pas voyagé ailleurs dans ce beau grand pays, A mari usque ad mare le fasse, afin qu’il comprenne à quel point il est possible de se sentir étranger, même en traversant la rivière des Outaouais d’un côté ou la Gaspésie de l’autre.

Parce que le Canada, c’est aussi l’autre bout du monde.

23 juin 2008

Maudite technologie

Depuis une semaine, on n'en a plus que pour le iPhone. Wow, du Web à toutes les sauces. iPhone à gauche, iPhone à droite, iPhone dans le milieu. Changez de côté vous vous êtes trompés. Et ce fantastique joujou pourra être à vous pour la modique somme de 200$.

- Rogers bonjour, comment puis-je vous aider?
- Bonjour j'appelle pour le nouveau iPhone.
- Oui monsieur, il ne coûte que 200 dollars.
- 200$? C'est tout?
- Oui, monsieur, 200 piastres, that's it that's all?
- Pas un sou de plus?
- Niet, à part bien sûr que vous devez signer un contrat de 3 ans avec Rogers, à 30$ par mois.
- Ah ok (30$ x 36 mois= 1080$). Mais bon, c'est pas si pire quand même. Ma ligne téléphonique terrestre avec Bell me coûte déjà 30$. On prend de la main gauche et on met dans la main droite.
- Euh, c'est pas tout à fait ça monsieur. Voyez-vous, c'est que vous devez aussi prendre un forfait téléphone pour avoir droit au forfait données.
- Ah... Et c'est combien ça un forfait téléphone?
- Ça dépend de l'utilisation que vous en faites. Mais si on calcule le tout, ça monte à environ 45$ par mois.
- Bon ((45$ x 36 mois= 1620$) + (30$ x 36 mois= 1080$) = 2700$). On est loin du 200$ initial. Mais au moins, j'imagine qu'on peut télécharger tout ce qu'on veut.
- Presque, monsieur. Le forfait à 30$ par mois vous permet un volume de téléchargement de 300mb.
- C'est parce que 300mb, monsieur le vendeur, c'est moins que la taille d'un film de 2 heures dans un format compressé?!
- Euhhh oui, je sais...
- Laissez faire. À ce prix-là. je vais prendre un taxi pour aller téléphoner de chez nous, ça va coûter moins cher.

*****

Le Times consacrait dernièrement un article à la pornographie mobile. On y apprenait entre autres que l'offre de contenu pornographique pour les téléphones mobiles avait été multiplié par cinq depuis le début de l'année. De la porno sur cellulaire toué! Merde! Je vais maintenant être obligé d'apprendre à tenir mon téléphone de la main gauche...

Via Bruno Guglielminetti

22 juin 2008

Karkwatson

Je sais que je venais d'écrire pas plus tard qu'avant-hier que je n'afficherais plus en ces lieux maudits de vidéos ou de liens que je dénichais sur Internet. Mais ce coup-ci, c'est pas pareil. Parce que ça parle musique, parce qu'ils sont mes coups de coeur musicaux des dernières années, parce que c'est exactement le genre de lien qu'on souligne dans un gras italique, le genre de lien qu'on ne cache pas dans la garde-robe, perdu entre des gif animés et des vidéos rigolos. En gros, disons que ce n'est pas le genre de lien que j'accumulais dans mon document Word mais plutôt celui qui, auparavant (avant vendredi on s'entend), me précipitait illico sur mon blogue pour vous en causer. Anyway, tout comme les droits du lecteur de Pennac, je possède des droits d'écrivain: c'est mon blogue pis je peux bien en faire ce que je veux, y compris changer d'idée! Bon!

Samedi dernier, on assistait à la prestation de Karkwatson, mélange homogène de deux groupes montréalais issus d'une lampe de génie. Le premier groupe, Patrick Watson, mené par le chanteur du même nom, donne dans la musique atmosphérique légèrement progressive, un peu planante, un peu pop, surtout inusitée, sur un fond qui se donne des grands airs de piano. Le deuxième, Karkwa, sans contredit le groupe de l'heure au Québec, mélange savamment une musique mélodieusement coup de poing à un rock planant aux accents british. J'étais à ce spectacle, abasourdi devant un tel laboratoire musical précurseur, emporté par le plaisir contagieux de cette gang de musiciens qui semblaient avoir un fun noir à mélanger leurs univers respectifs.

Ce matin, une semaine plus tard, Chiiiiirie est enfermée dans son bureau. J'entends au loin quelques délires vocaux spontanés qui m'occasionnent quelques plis supplémentaires aux coins des lèvres et à l'orée des paupières. Ce que je ne savais pas, c'est qu'elle écoutait ceci:



ceci,



ceci,



mais surtout ceci.

20 juin 2008

De son public

Mon billet de ce matin sur Blogosphère parlait d'une webtélé américaine appelée Young American Bodies. La particularité de cette webtélé est qu'elle est érotique. Rien de très très olé, si vous voulez mon avis. On y voit à peine quelques queues et quelques chattes, rien de vraiment rock'n'roll. En fait, je dirais qu'on est ici en présence de l'équivalent américain de Bleu Nuit, c'est peu dire. Tant qu'à montrer du sexe, donnez-moi donc du bon gros sexe cochon!

Anyway... Le but de mon billet était plus cavalier disons. J'abordais le sujet en disant que mes statistiques sur Branchez-vous montaient en flèche dès que j'écrivais le mot sexe ou porno. C'était un gros pied-de-nez aux lecteurs qui ne viennent que pour sustenter leur libido. C'est quand même un peu plate de constater que les plus beaux billets qu'on écrit, ceux déposés à la sueur de son front, ceux dont les tournures de phrases feraient damner les poètes, ceux dont les envolées lyriques et les images dépeintes feraient frissonner le feu seront finalement boudés par des internautes qui n'ont envie que de s'astiquer l'asticot. Lâchez-vous la graine pardi!

Je sais qu'Internet est parsemé de voyeurs pour qui les boules de Pamela sont le summum du bon goût. C'est le fun le cul! Mais ça serait aussi le fun de se perdre dans la culture des fois. Malgré tout ma question demeure. Est-ce que j'ai été trop loin en pointant du doigt? Est-ce manquer de respect envers son lectorat, peu importe d'où il provient?

19 juin 2008

Un nouveau départ

Ok, j'avoue que le titre a été intégralement copié sur celui de mon compatriote Renart L'éveillé. Étant une clique dans la blogosphère, la tentation de se faire des clins de zyeux doit être trop forte.

Mais dans mon cas, ce nouveau départ n'en sera pas vraiment un. Ça sera beaucoup plus un ré-alignement, comme ces bagnoles américaines que l'on rentre au garage parce qu'elles tirent un peu trop à droite. Sauf que mon ré-alignement à moi sera moins mécanique mais plus littéraire.

Mon blogue a traversé de multiples transformations depuis ses débuts. De plate-forme de cruise à épanchements émotifs (et vomitifs), de placard poétique à émission de variétés, cet endroit en a vu de toutes les couleurs depuis les six dernières années. Il est temps, je crois, de faire un petit ménage. Il est temps de redonner à cet endroit un peu plus de sa vocation première, celle d'écrire sur ma vie, sur ce qui m'entoure, sur les gens qui la parfument et sur ceux qui la font puer.

Mais mon métier étant de dénicher des sites Web hors du commun, des vidéos à couper le souffle ou n'importe quelle autre coup de coeur qu'Internet peut procurer, je déborde toujours d'hyperliens à ne plus savoir quoi en faire. Bien sûr, j'aurais pu continuer à les insérer ici mais uno, j'en ai trop et deuzio, je n'ai pas toujours quelque chose à dire dessus mis à part Wow! ou Hahaha!

Pour tous ces sites et pour toutes les fois où je dénicherai de nouvelles perles sur le Web, je vous invite maintenant à me suivre ici, au Sac de chips.


Enfin un endroit pour me débarrasser de tous ces hyperliens qui encombrent mes documents Word. Enfin un endroit qui regroupera mes coups de coeur sans jouer dans les plate-bandes de mon blogue standard. Enfin un endroit où je n'aurai pas à écrire un texte de 350 mots, simplement pour faire cute, simplement pour ne pas vous garocher un lien à la gueule. Pour le cute, je vais garder ça ici, et aussi , quand on sera prêt. Et ne vous inquiétez pas, ça s'en vient (mais Noël aussi, je sais).

18 juin 2008

TQS, le moron noir de la télé

Je viens d'apprendre, via Hugo Dumas de La Presse, à quoi doit ressembler la grille horaire de TQS pour l'automne prochain. Non mais, je rêve ou quoi? On dirait une programmation pour vieux mononcs' dégueux, le genre qui pogne les boules de la petite dernière alors qu'il la fait sauter sur ses genoux en rotant!

C'est du n'importe quoi! De la télé-réalité, des infopubs, des quilles, des parties de poker, des sitcoms de banlieusards, des shows de rire en canne, des émissions d'opinioneux, des émissions de madames qui rêvent de se refaire faire les seins en plastoc et surtout, surtout, Scrap Métal, une toute nouvelle production québécoise où 5 gars vont remonter des chars! Et tout ça noyé dans un mélange motoneux de mauvaises séries américaines mal traduites.

J'ai beau passer pour un intello, je ne peux quand même pas croire que c'est l'image que la famille Rémillard se fait du québécois moyen. Ou ce l'est et c'est moi qui suis complètement à côté de la track. J'ai mal à ma patrie...

17 juin 2008

Grosse pochette, tite kékette

Je sonde mon âme à comprendre mon trip de vous partager des vidéos comme ça. C’est sûr que je trouve plaisant de vous montrer mes coups de coeur. Mais si on va au-delà de ça, j’aurais tendance à croire que je suis un foutu paresseux. J’écris, j’écris, plusieurs heures par jour même, mais quand il est question de me répandre sur mon blogue, ça me prend toujours le coup de pied au cul pour démarrer. Et si on s’arrangeait plutôt pour dire que j’aime bien vous partager mes coups de coeur, la distance entre les deux coups n'étant pas si éloignée que ça?...

Le dernier à ce jour (en fait il date de la semaine dernière mais je repousse souvent des trouvailles, préférant certaines à d’autres) se nomme When album covers attack et est un montage réunissant plusieurs pochettes d’albums qui s’entretuent. C’est complètement niaiseux et sans but mais c’est tellement drôle. Le fait que j’ai dû posséder la plupart d’entre eux à un moment ou l’autre de ma vie n’y est sûrement pas étranger.

Les années 80 furent affreuses dévastatrices pour plusieurs modes mais on peut dire qu’elles ont été particulièrement fructueuses en dessin de pochettes, le haschisch jamaïcain y étant fort probablement pour beaucoup.

16 juin 2008

Encore about Jesus

La réputation du blogue La Blogothèque, n’est plus à faire. Après nous avoir convié à la rencontre d'Arcade Fire dans un ascenseur dans le cadre de leurs Concerts à emporter, les voilà qui récidivent avec un autre de nos grands groupes montréalais, A Silver Mt Zion.

A what de what?, se questionnent la plupart d’entre vous? A Silver Mt Zion. Ou si vous préférez, Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band pour être plus exact. Le groupe est originaire de Montréal et est composé de sept musiciens dont trois faisaient partie du (défunt?) groupe Godspeed you! Black emperor. Godquoi youquoi?, que vous répétez encore une fois?

L’expression judéo-chrétienne On n’est jamais prophète en son pays m’a toujours fait penser à la scène musicale québécoise. Pas parce que les chanteurs arborent la barbe de trois semaines. Mais parce que les écouteux de radio commerciale pensent souvent que les seuls artistes à traverser les frontières sont Céline Dion et Garou (à prononcer avec un accent shakespearien). La plupart des gens, ormis ceux qui suivent de près la scène alternative, ignorent que des groupes qui ne jouent pas à CKOUAAAA performent dans des stades remplis à craquer aussi bien en Europe de l’Est qu’au Japon. Et c’est le cas des deux groupes mentionnés plus haut.

Mais revenons-en à La Blogothèque. Nos amis d’outre-mer mettaient en ligne cette fin de semaine une prestation d’A Silver Mt Zion à la Maroquinerie, petite salle du XXième arrondissement de Paris. Voici ce que nos mélomanes français nous offrent en cadeau. Du zion bonbon pour nos dzivines zoreilles.


Dipatisme



Après quatre heures de vélo non-stop, ma mère sera heureuse d'apprendre que je fais enfin la cuisine: j'ai les couilles en compote!

14 juin 2008

Préjugés

C'est fou les premières impressions qu'on peut se forger des fois. Des impressions négatives à la vue d'une image qui bondit sous nos yeux, des impressions d'indigestion et de fin du monde (d'indigestion de faim du monde) au visionnement d'une photo qui apparait sans crier gare (y a juste les trains qui apparaissent en criant Gare!). N'empêche que, quand j'ai vu ceci il y a quelques minutes, la première phrase qui m'est venue à l'esprit a été Ouach, c'est donc ben dégueu! Mais c'était avant de connaître l'histoire qui accompagnait la photo.


Voici la meilleure photo jamais prise d'une ovulation. Hé oui, cet oeuf a été pris en flagrant délit d'éclosion alors que le Dr Jacques Donnez de l'Université Catholique de Louvain à Bruxelles en Belgique pratiquait une hystérectomie partielle sur une patiente de 45 ans le 11 juin dernier.

Wow! Le miracle de la vie, ça ne se passe pas juste dans Le Roi Lion. Mais ça me dit surtout qu'on ne devrait jamais juger tant qu'on ne sait pas. Jamais.

Via Newscientist

12 juin 2008

La vie

La vie, c'est fait de tout c'est fait de rien chantait Ginette Reno, la cousine de la fesse gauche de la voiture du même nom. La vie, c'est un rayon de soleil qui oblique dans ton lit le matin, c'est ton amoureuse qui oblique dans ton lit le matin en chantant à tue-tête BON MATIN!!! La vie, c'est une bonne nouvelle que tu n'attendais pas, un clin d'oeil du destin qui te fait savoir que tu avais raison de prendre un risque, c'est une bière entre amis, une blague manquée ou une complicité qui te surprend. C'est une toune qui te fera sourire et une autre qui te tirera les larmes. La vie, ce sont les mots qui frappent, comme ceux de ton ami Alex. La vie, c'est un bol de café au lait sur une terrasse, c'est un parfum d'été qui t'enivre, une jolie fille en bretelles spagats et de jolies fesses qui se dandinent joyeusement devant toi.

La vie, c'est l'écriture d'un billet pour rigoler, c'est l'inconnu qui te remercie pour la reconnaissance, c'est l'excuse de s'être trompé sur ta provenance mais c'est surtout le clin d'oeil qui te fera t'esclaffer de nouveau.

La vie, dans le fond, c'est vous, c'est moi, c'est rien et c'est tout à la fois.

11 juin 2008

Dipatisme

J'ai toujours rêvé d'être en politique!
Julie Couillard, graine de ministre



P.S.: Je suis tellement tanné d'entendre parler de cette fille et de ses histoires. On n'en parle plus, OK? On revient à la programmation régulière.

Le seigneur est mon burger

J'ai longtemps eu une relation haine/haine avec la religion. J'ai été élevé dans un carcan religieux, sous le joug de cette sacro-sainte culpabilité du jugement déique. À l'âge adulte, lorsque j'ai finalement été en mesure de penser par moi-même, j'ai décroché de toute cette mise en scène. Mais j'ai longtemps nourri une certaine haine envers l'image du Grand Metteur en Scène, envers le créationnisme et envers la fermeture d'esprit que la religion impose. Puis, dernièrement, j'ai décidé de faire la paix avec mon passé. Bien que je trouve la religion toujours aussi menaçante socialement parlant, je ne me sens plus personnellement menacé par elle. N'empêche que quand j'entends le discours créationniste et constate qu'un musée lui est même aujourd'hui dédié, je ne peux pas m'empêcher certaines nausées et frissons et d'y voir un évident recul de la société humaine.

Mais lorsque je croise un discours prouvant hors de tout doute l'existence de Dieu, je ne peux que rire à m'en pisser dessus.



Visiblement, Dieu, dans sa toute infinie (insérez votre qualificatif préféré ici), a visiblement oublié d'inclure ces quelques bananes dans sa preuve. À moins que ça ne soit plutôt notre image de Dieu qui soit erronée?

10 juin 2008

Des histoires qu'on porte mentales

On se fait tellement casser les oreilles avec le prix de l'essence. C'est sur toutes les tribunes. À la télé, dans les journaux, dans les bouches pis les oreilles de tout le monde qui a son opinion (ou pas). Partout!

- Pis vous madame Tartenpion, qu'est-ce que vous en pensez du prix de l'essence?
- Ah moi, Monsieur, dans mon temps, je marchais 30 kilomètres dans la neige jusqu'à la taille, les pieds nus pis la tite laine, à porter mon petit frère sur mon dos rien que pour aller à l'école! Du gaz, on en avait juste quand on mangeait des bines!

Un peu tanné d'entendre parler des prix de l'essence et de l'exaspération des automobilistes à gauche et à droite, je vais en rajouter une couche. Le gaz à 1,50$ le litre, kossé j'en pense moi? Ben moi, Madame Tartenpion, j'en suis bien heureux. Y a peut-être des gens qui finiront par VRAIMENT changer leurs habitudes. Qu'on se le tienne pour dit, je n'ai rien contre l'automobile. Au contraire, je l'utilise moi-même occasionnellement. Pour mes déplacements à l'extérieur de la ville, entre autres. Mais il est temps de remettre les choses en perspectives et ses priorités à la bonne place, surtout quand on constate que l'automobile dicte le moindre mouvement, le plus petit déplacement des citoyens de ce continent. Il est peut-être temps de mettre les brakes, non? Il est peut-être temps d'admettre que prendre sa voiture pour aller chercher un pain tranché au dépanneur, c'est pas tout à fait normal?

La remarque la plus absurde qu'il m'a été donné de croiser aujourd'hui est celle d'un certain Pierre Beauchêne, un Montréalais de l'est de l'île qui scandait, au journal La Presse, qu'en raison des prix de l'essence, il était maintenant pris à manger du baloney au lieu du steak. Je sais qu'il utilisait l'ironie. Mais disons que la métaphore est d'aussi mauvais goût que le baloney qu'il bouffe.

Voyez-vous, le pauvre bougre doit utiliser sa moto au lieu de sa mini-fourgonnette pour se déplacer parce que le prix de l'essence est trop élevé. C'est pas drôle! C'est qu'il doit débourser 400$ de gaz mensuellement alors qu'il doit nourrir ses trois pauvres enfants décharnés. La vie est dure pour ceux qui possèdent une moto ET une maison ET une mini-fourgonnette ET qui doivent par-dessus le marché (d'alimentation) acheter 800$ de bouffe par mois. Et vendre ta moto pour faire manger tes enfants, tu y as pensé Chummy? Je crois qu'il y a quelques habitants de cette ville qui ont dû grincer des dents en lisant ça.

Faut comprendre que pour certains qui tirent le diable par la queue et pour d'autres qui n'ont pas assez de leur salaire mini-mal pour se nourrir et se loger convenablement, y a des tranches de baloney qui les rendraient heureux. Mais bon, les plus droitiers d'entre vous me diront peut-être qu'y en a qui sont nés pour un petit pain (à sandwich).

9 juin 2008

Y a des jours

Y a des jours qui passent comme l'humidité. Ils collent et s'éternisent, escargiques.
Y a des jours qui passent, caoutchouteux. Ils s'étirent, fibres élastiques infinies, rectilignes, sans chute, élastiques sans point d'éclat.
Y a des jours qui passent comme des doigts qui errent, qui se questionnent et qui martèlent des backspaces incessants, fourbus, fatigués.
Y a des jours qui passent comme des doigts en l'air, majeurs vaccinés, promettant des j'en ai rien à foutre ou des j'ai rien à foutre tout court.
Y a des jours où les bonnes nouvelles, aussi utopiques soient-elles, vous font à peine hausser le sourcil d'amusement.
Y a des jours où la stupidité de votre voisin, aussi américain soit-il, ne vous surprend même plus.
Y a des jours où on n'a juste pas envie d'éclater sa bulle.

8 juin 2008

Interlude

Fait super beau. Qu'est-ce que vous faites encore à l'intérieur alors? Allez ouste, on va voir notre ombre dehors. Je sais, vous vous y dirigiez à l'instant. Mais vous étiez venu reluquer cette page, vous demandant si il y avait du neuf à vous mettre sous la dent.

Bon, alors juste pour toi (et toi, et toi mais pas toi), un petit intermède à saveur de mon père est plus mort fort que le tien, à saveur de guéguerre de réseaux sociaux: Mon Facebook est meilleur que ton MySpace...



Via Viral

6 juin 2008

Chez Jules

J'en parle sur Branchez-vous aujourd'hui. Depuis minuit, la toute nouvelle Webtélé de ma blonde chroniqueuse préférée est en ligne.

Connaissant l'humour débridé de Geneviève Lefebvre, je m'attendais à beaucoup de cette Webtélé. La barre était haute et suite au visionnement du premier épisode, je peux dire Mission accomplie. Je suis sous le charme. Je sais qu'il est un peu tôt pour se prononcer mais quand on voit vers où cette aventure s'en va, on ne peut que jubiler en espérant que le cap soit maintenu.

J'ai l'humour particulièrement difficile. Peu de choses me font m'esclaffer de bon cœur. Mais en un peu plus de trois minutes, les textes et le jeu des comédiennes ont su me gagner. Pour ceux d'entre vous qui viennent gambader ici et qui n'osent pas toujours suivre les liens suggérés, pour ceux d'entre vous qui ne connaissez pas grand chose au monde de la Webtélé (oui maman, c'est toi ça), je vous implore de prendre quelques minutes de votre temps et d'aller y jeter un œil. Vous verrez, on est loin de la télévision conventionnelle mais vous constaterez surtout que le plaisir ici est totalement contagieux. Parce que le Web est un melting pot de gens qui ont en commun le goût de la découverte, parce que le Web est un échange de bits entre ceux qui créent et ceux qui aiment la création et parce qu'il y a un peu de tout le monde dans le Web, comment ne pas avoir envie de faire partie de cette révolution?

Bravo Geneviève. Longue vie à Chez Jules.

5 juin 2008

Motorhead

Papineau, direction sud, entre Rosemont et St-Grégoire, ça descend pis pas à peu près. Je dévale habituellement cette côte à vélo, à environ 40 km/h. Je ne sais pas si c'est le vent dans mes yeux (ou mes cheveux dans les yeux (gna!)) mais je ne vois rien d'autre que le trottoir qui s'étire devant moi. Faut croire que c'est pas le cas de Chiiiiirie qui me demande il y a quelques semaines si j'ai aperçu un graffiti peint drette sous le viaduc.

Juste sous la voie ferrée se trouvait auparavant une descente d'escalier qui aboutissait à un arrêt d'autobus du circuit 45. Pour cause d'éboulement ou de rénovation ou de ramassage de seringues, l'entrée a été condamnée avec une planche de plywood pour une durée indéterminée. Il y a maintenant, sur cette planche, un superbe dessin représentant deux gars dont les têtes ont été remplacées par des phares avant de scooter. Je l'ai trouvé tellement bien reproduit que j'ai décidé ce matin de le photographier. J'ai donc enfourché mon vélo, dévalé la pente à vive allure, freiné comme un malade à mi-chemin, rasé de me faire ramasser par un autre vélo qui me suivait de trop près et ai pris en photo ce dessin tout à fait incroyable. Voici donc le résultat de mon aventure. Vous n'avez qu'à cliquer sur l'image pour qu'elle s'ouvre en grand format sur une nouvelle page. Montréal pis génial, ça rime!

4 juin 2008

Intimidation et humiliation

Montavious Lewis est un jeune garçon de 12 ans de Little Rock en Arkansas. Il intimidait, le 1er juin dernier, un compagnon de classe en lui dérobant son ipod. Résultat, son école lui octroyait une punition en lui imposant de couper le gazon de l'école tout l'été. Sa mère, non satisfaite de la punition, en a rajouté un peu plus en lui imposant une punition supplémentaire.

Elle a planté son fils toute la journée au coin d'une rue très passante de la ville en le déguisant en homme-sandwich qui expliquait son délit. Question d'en rajouter un peu à l'humiliation, elle lui a fait porter un chapeau qui arborait la lettre D pour dumb. Elle a insisté qu'elle faisait ça par amour et qu'il la remercierait assurément plus tard. Incroyablement, Fox News était dans le coin et ont tourné un reportage sur l'histoire.



J'étais tout d'abord mal à l'aise avec cette punition. Je trouvais ça gratuit et insultant, je croyais que la mère avait été trop loin. Puis j'ai eu plein de questionnements: Est-ce vraiment humiliant pour le kid? Avait-il compris la portée de son geste avec la punition de l'école uniquement? Est-ce un power trip parental que s'est tapé la mère? Est-ce vraiment une preuve d'amour que d'humilier son enfant? Est-ce qu'il va en vouloir à sa mère pour cette humiliation publique, surtout que sa gueule s'est ramassée aux nouvelles du soir!? Ne pensez-vous pas que ça le suivra jusqu'à la fin de ses jours? Y a des situations qu'un enfant n'oublie jamais, même quand il a 100 ans. Parce qu'on demeure toujours des enfant en-dedans de nous. Et y a des souvenirs qu'on traîne avec amertume, comme un boulet de vie tout au long de nos jours. J'en sais quelque chose, ma chaîne est longue et lourde.

Je sais que je peux parfois sembler mou avec mon gars. Mais je crois profondément qu'il y a des limites à ne pas dépasser. Je ne crois pas que j'irais jusqu'à l'humiliation publique pour faire passer un message à mon kid. Parce que je persiste à croire qu'on doit laver notre linge sale en famille et non sur la place publique. Y a rien de plus insultant et blessant que de se faire pointer du doigt, surtout quand t'es jeune, sensible et insécure. Mais peut-être que je me trompe. Peut-être suis-je simplement trop mou? Quand je vois l'enfant magnifique qu'est devenu mon fils, je ne peux pas croire que je puisse être tant que ça à côté de la track.

Comment vous sentez-vous par rapport à ça vous autres? Humilieriez-vous votre enfant sur la place publique comme ça?

3 juin 2008

Vieillir

J'ai une peur atroce de vieillir. Je ferme constamment les yeux sur ce moment fatidique, cet instant où, pour la première fois, j'apercevrai un vieil homme dans le miroir, un vieil homme que je ne saurai pas reconnaître. Ça sera moi. Et je ne me reconnaîtrai même pas.

Je ne peux concevoir mon corps flétrir, j'ose à peine imaginer que mes souffrances seront un jour proportionnelles au nombre d'années que je porterai sur mes épaules. Je voudrais être éternel, je voudrais être éternellement jeune et beau et fort. Je voudrais ne jamais disparaître, ne pas retourner à la terre, à la poussière, aux vers, mon corps abandonné à la guerre. La guerre du temps, du temps d'après, du temps où je ne serai plus rien qu'un grain de sable qui chute dans le sablier, un grain de sable qui fuck l'engrenage de la grande roue humaine.

Se promènent sur le Web depuis quelques jours des photographies de personnalités décédées dont on a vieilli les traits. Ces photos, retouchées par Photoshop, proviennent du site d'Andrzej Dragan, un artiste multi-disciplinaire polonais qui touche autant à la musique et à la photographie qu'à la physique quantique. Fait chier quand même... Son site est à couper le souffle et ses photographies sont tout simplement hallucinantes.

Andrzej a entre autres vieilli les traits d'Adolf Hitler, de Bruce Lee et de Marilyn Monroe. Ces trois photos dépeignent un peu pourquoi j'ai si peur de dépérir. Pourtant, Bruce Lee semble se porter à merveille. Quant à Hitler, il ressemble autant à un mort-vivant que lorsqu'il était, justement, vivant. Marilyn, elle, ressemble plutôt à s'y méprendre à une serveuse du Rapido. Et entre vous et moi, ça, ça fait peur...

2 juin 2008

Évolution?

Je disais dernièrement que mon tout premier ordinateur était un Mac et que la magnifique histoire de cet achat se passait en 1993. Je trouvais ça rigolo. Mouin... Jusqu'à ce que je tombe sur l'infopub Master of the Internet qui date de 1994. En me remémorant la moustache que j'arborais à l'époque, je la trouve un peu moins drôle aujourd'hui.

1 juin 2008

L'impression d'avoir fait un mauvais coup

Le Québec apprenait la semaine dernière que la toute dernière création du Cirque du Soleil, Zaïa, verrait le jour à Macao en juillet prochain. Macao est une région administrative chinoise située à environ une heure de bateau de Hong Kong. Plusieurs savent que Chiiiiirie et moi serons au Vietnam et au Cambodge en août prochain. Ce que certains ignorent par contre, c'est que notre périple débutera et se terminera en territoire chinois, où on rejoint un ami qui y vit. Justement à Hong Kong.

Quand on a entendu parler du lancement du spectacle cette semaine, on s'est précipité sur le site du Cirque pour aller en voir les détails. Comble de chance, Zaïa sera présenté deux jours avant notre retour à Montréal. Pour remercier notre ami de nous héberger quelques jours chez lui, au 44ième étage d'une tour du centre-ville d'Hong Kong, je viens à l'instant d'acheter trois billets pour Zaïa, le 15 août prochain, à Macao.


En ce moment, on a tellement l'impression de se gambader dans un rêve complètement fou. Parce qu'en plus d'aller se balader à l'autre bout du monde cet été, on aura en plus la chance d'aller voir un spectacle à couper le souffle, fait par des artistes de chez nous. Mais si ce n'était que ça. Parce qu'on s'est aperçu, en achetant les billets sur le Web, que l'emplacement des sièges est incroyable. Impossible je dirais. Le spectacle ne doit même pas encore être annoncé en Asie. Ou si peu. Ce qui me fait croire que l'on est probablement les premiers acheteurs à se procurer des billets pour Zaïa. Vous vous imaginez?! Des Québécois achètent les premiers billets d'un spectacle québécois qui se produit à l'autre bout de la planète. Je suis époustoufflu!!!! On se sent en ce moment comme deux kids qui viennent de se faire prendre la main dans le sac. Et quel sac!

Maintenant, ne reste plus qu'à me faire prendre pour ce gars et je deviens Star d'un soir en Chine!