28 avril 2008

Eux

J'ai une grande gueule. Rien de nouveau sous le soleil. Par définition, une grande gueule est difficile à fermer, surtout si c'est la mienne. Je gueule parfois pour quelque chose. Souvent aussi pour rien. La politique, la banlieue, le chialage. Chialer, ça m'empêche de m'auto-examiner les niaiseries verbales. Conséquence, j'en abuse et je chiale souvent parce que j'ai rien à dire. D'autres fois, heureusement pas trop rares, je laisse le silence remplir l'espace et j'effectue un pas vers l'avant. La machine à évoluer a besoin de tout le jus disponible. Fermer sa gueule, c'est aussi mettre l'énergie à la bonne place. Mais il arrive aussi qu'une autre circonstance vienne mettre son pied pesant sur notre lèvre d'en-bas. Hier soir, j'ai eu droit à une escalade de babine en bonne et due forme: bottes, pics, cordes et attaches. La pioche, c'est moi.

Y a des gens qui nous parfument la vie. Une bruine nuageuse de sent-bon dans la pestilence de la vie. Y a des hommes et des femmes qui se font des spécialistes pour soulager les brûlures du quotidien. On appelle ça habituellement des amis. Moi ce sont plutôt mes amours. Ces gens magnifiques qui font que ma vie est belle à vivre. Ces êtres merveilleux qui font que j'ai envie de sortir du lit le matin, même quand le gris du ciel me tire la langue. Mes amis, ce sont des fingers au mauvais temps.

Jeudi prochain, j'aurai quarante ans. God! Time flies so fast. Mon amoureuse et mes amis ont orchestré un surprise party pour mon anniversaire hier. De tous les voir ensemble, sourire aux lèvres et bonheur au cœur, m'a transporté d'une joie immense. Mais le clou-de-la-soirée-dans-mon-cercueil a été sans contredit de les entendre réciter des textes de mon blogue, des fragments de ma vie littéraire qui les ont marqués au fil du temps. Mes amis ont recréé Mal de blog, ma contribution radiophonique à la blogosphère québécoise, l'espace d'une soirée qui ne se terminera plus jamais. Et ça m'a littéralement scié les jambes, cloué le clapet au pilori de l'émotion. Y a pas à dire, ils ont trouvé les outils pour coffrer mes épanchements. Durant une bonne demi-heure, mes amis ont joué avec mes mots, à m'émouvoir, à me faire rire, à me faire pleurer, à me surprendre, à me faire sentir vivant, à me faire sentir unique. Durant une bonne demi-heure, j'ai écouté au lieu de parler. Incapable de trouver les traits pour leur dessiner mon bonheur de les voir tous là, je me suis calqué un bonhomme silencieux. Je me suis peint un silence de chances, celle de les avoir autour de moi, celle de posséder les meilleurs amis du monde. Et ce midi, je les entends encore rire, je les sens encore m'aimer.

Geneviève, Jeff, Diane, J-F, Marie-Ève, Gabrielle, Philippe, Alexandre, Catherine, Dominic, Daniel, merci à vous tous de faire partie de ma vie. Merci de me laisser vous aimer à ce point.

Dipatisme



Comme diraient ceux qui lichent des trous de beignes, Radio-Canaquoi?


Edit: En fait, la question que je me pose est plutôt celle-ci: Est-ce que les résultats auraient été différents si le public avait voté dans les Café Dépôt?

25 avril 2008

Attention!!!

À tous ceux qui n'aiment pas l'humour douteux, passez votre tour!

Je ne niaise pas, si vous êtes le moindrement susceptible, arrêtez de lire sur le champ!

Vous êtes sûrs? Vraiment sûrs? Je vous aurai bien donné un dernier avertissement!

Pour les autres, c'est ici.

24 avril 2008

Du haut de la tour

Voilà! Le couperet est tombé hier. TQS renvoie aux oubliettes ses productions maisons (à l'exception de 110%), ses journaux télévisés et du même coup ses journalistes. En tout, c'est 270 personnes qui perdront leur emploi dans ce remaniement sinistériel.

Avant de complètement faire exploser les informations de sa grille-horaire au début du mois de septembre prochain, TQS tentera de faire croire au CRTC qu'il maintient le mandat de sa licence en logeant dans celle-ci son maigre 14 heures d'informations par semaine, c'est-à-dire deux bulletins de trente minutes par jour. (Vous avez bien lu: 2 x 30 minutes = 1 heure x 7 jours = 14 heures. Abracadabra! Le CRTC est tout mêlé!)

J'ai une pensée toute spéciale pour l'excellente Esther Bégin qui devrait finalement animer son dernier bulletin à la fin du mois de mai. Elle doit réellement ronger son télésouffleur suite à la décision qu'elle avait prise de quitter la barre de TVA pour le Mouton Noir l'an dernier.

Et que dire de tous ces jeunes loups avides d'actualités qui perdent leur emploi dans un univers où il est de plus en plus difficile de faire sa marque et où la compétition est terriblement féroce? Y a des postes de recherchistes au Nunavut que Radio-Canada sera enfin heureux de combler.

La question que je me pose en ce moment est la suivante: À quand une vraie de vraie Webtélé journalistique? Quand est-ce que les Cyberpresse et Canoë de ce monde enclencheront-ils un véritable virage et intégreront-ils des bulletins journalistiques "en direct" à leur site d'informations en ligne? C'est aujourd'hui chose possible grâce à la technologie de streaming live. Qu'attendent-ils alors? Que tout le monde se tape la job de création pour eux avant de contribuer et d'engranger leurs profits?

Et vlan, une autre idée de lancée gratuitement comme ça, de pleine grandeur d'âme. Je sais, j'apprendrai bien jamais. Messieurs Péladeau et Desmarais, vous pouvez quand même libeller votre chèque au nom de Patrick Dion. Je prends aussi Visa.

Quant aux frères Rémillard, propriétaire de Remstar et nouveaux acquéreurs de TQS, on pourra maintenant dire qu'ils vont finalement empocher le motton noir de la télé.

22 avril 2008

Règlements de Comte

Radio-Canada s'excuse auprès de Fabienne Larouche pour les propos tenus par Guy A. Lepage et Chantal Fontaine à son endroit lors de l'émission Tout le monde en bitche parle de dimanche dernier...



Pardon?

C'est Sieur Lepage qui doit être content, constatant que Radio-Canada se sent dans l'obligation de le reprendre, comme un parent qui n'ose pas gronder l'un ou assumer l'autre, comme un parent face à l'enfant-roi.

Personnellement, je trouvais que la sortie de Guy A. Lepage et de Chantal Fontaine dimanche dernier se donnait plutôt des airs de règlement de compte. Madame Fontaine se servant de la notoriété de l'émission pour remettre ses propres pendules à l'heure alors que Monsieur Lepage ouvrait la porte à un tel cirque, ne semblant visiblement pas être un grand fan de l'auteure à succès. On se rappellera la sortie à peine dissimulée de Guy A. Lepage envers Fabienne Larouche alors qu'il recevait François Avard sur son plateau il y a de cela quelques semaines. S'en suivit des réponses et des boutades par Cyberpresse interposée. C'est pas moi c'est lui. C'est pas moi c'est elle. On se serait cru dans une cour d'école.

En apprenant aujourd'hui que Fabienne Larouche ait toujours refusé de se présenter à l'émission la plus écoutée à Montréal, on comprend mieux le manque de sympathie de Monsieur Lepage à son endroit.

N'empêche qu'il ne faudrait tout de même pas commencer à jouer à qui pisse le plus loin dans la cour de la SRC. Si c'est le cas, j'avertis immédiatement notre télédiffuseur national que c'est Guy A. qui possède la bizoune.

21 avril 2008

Hugo Habs Go!

Je ne sais pas si Hugo Latulippe est amateur de hockey.
Je ne sais pas non plus si Hugo Latulippe était devant Canal D ou RDS ce soir.
Et je ne sais manifestement pas s'il aura échangé le blanc des yeux par le bleu blanc rouge.



Mais quand demain j'apercevrai ces fanions tricolores claquer au vent des gros utilitaires sports de cette ville, j'aurai malheureusement l'impression que son magnifique Manifestes en série a eu des airs de Manifestes en séries éliminatoires.

Un tissu de mensonge

Je ne pensais pas que je finirais par en parler mais la maudite Flanelle est sur toutes les lèvres. Moi, c'est plutôt le satin que j'ai toujours eu en affection, préférant de loin caresser celui-ci sur ma babine inférieure. Tout petit, je me rappelle carrément manger les bordures satinées de mes couvertures favorites. Encore aujourd'hui, Chiiiiirie me pogne parfois en plein de délit de caresses bucales sur les draps du lit. Faut croire que plus on essaye de kicker l'enfant de notre vie d'adulte, plus vite il revient hanter notre inconscient.

J'ai joué au hockey durant 10 années de ma vie. À partir de l'âge de 5 ans jusqu'à l'âge de préférer licher la face des filles. Quand je me suis aperçu qu'il était mauditement plus plaisant de faire des rondelles avec des mèches de cheveux féminins, j'ai troqué le bâton de bois pour mon petit bâton de bois.

J'ai fait le tour du monde du hockey, de René Lecavalier à Guy Lafleur en passant par la prison et par Go et réclamez 200 dollars. J'ai bouffé du hockey durant des années et des années, jusqu'à ce que ça me sorte par les oreilles (de lapin). Un jour, je devais avoir environ 28 ans et 5 mois et demi, j'ai complètement décroché. Fini! That's it! Plus de Canadiens de Montréal, plus de Coupe Stanley, plus de vénération sportive. Out goes les amateurs de sport. Aujourd'hui, je n'ai plus aucune idée des joueurs qui composent l'équipe de gourdin & palet de Montréal. Et ça ne m'empêche pas de dormir.

Je disais dernièrement à quel point j'étais profondément tanné d'entendre parler de hockey, de séries et du CH. Même Lagacé n'en démord pas. Exit la politique. Son blogue n'est plus qu'un ramassis d'exploits et de prières à la Sainte-Guénille. Je suis écoeuré, jusqu'à ma fibre de verre profonde, qu'on parle ad nauseam des déboires de Carbonneau et de sa troupe. Imaginez ma gueule quand j'ai vu le pseudonyme MSN de mon fils qui scandait en majuscule GO HABS GO! Mais putain, de qui il retient lui tout à coup? La coupe (Stanley) était pleine, je débordais (en zone neutre), me sentant coincé (en territoire ennemi). On venait tout simplement de traverser la ligne (bleue). É-C-O-E-U-R-É !

Jusqu'à samedi dernier.

On regarde Chiiiiirie et moi, je sais plus trop quel film ou émission. Miss a la zapette facile (cette fille est un homme, il n'y a plus aucun doute) et passe de l'émission au 6ième match de quart de finale entre les Canadiens et les Bruins. Non mais, c'est qu'elle déteste le hockey elle aussi. Le compte est de 3 à 3 et un joueur du CH dont le nom m'échappe mais qui se termine assurément en OV passe près du but du gardien des Big Bad Bruins et vient près de compter. C'est là que je l'ai ressentie. Cette petite chaleur au fond de mon ventre, comme un mince filet de lumière incandescente qui se rallumait après tant d'années d'hibernation. Et à ce moment-là, j'ai eu envie que ce Popov marque. J'ai eu envie que le Canadien gagne la série, qu'ils se rendent en demi-finale puis à la Coupe Stanley et remporte leur vingt-cinquième coupe. Ça n'a duré que quelques instants, juste assez pour m'apercevoir qu'on a beau essayer de kicker l'enfant de notre vie d'adulte qu' il revient toujours hanter notre inconscient alors qu'on ne s'y attend plus. 

Je suis revenu sur Terre, faisant mon "Ti-Jos-Social, gros bras gros jackstrap" qui se soucie beaucoup plus de la situation au Soudan que celle qui se passe dans la cour de millionnaires du patin. Que voulez-vous, on a toujours le défaut de nos qualités. Mais ne le dites surtout pas à Chiiiiirie ni au Nain que j'ai eu ce petit moment de faiblesse. Je pourrais bien avoir à me justifier. Et j'en serais probablement incapable.

18 avril 2008

Tag beauté?

Je ne sais pas d'où elle tient ça. En fait, je m'en doute un peu. On a quand même eu l'occasion d'échanger à quelques reprises.  Mais comment l'a-t-elle décelé? J'en ai aucune foutue idée. Je sais que je suis ce qu'on pourrait appeler un espèce de bum rose, un voyou mou, un badboy sucré, une grande gueule sensible et un baveux attendri. Mais possède-t-elle des antennes extra-lucides pour l'avoir relevé en quelques rencontres ou est-ce vraiment ce qu'inconsciemment je dégage?

Notre sublime blondissime chroniqueuse semble avoir décelé une once de féminité émanant de ma personne et essaie du même coup de me refiler une tag beauté à laquelle elle a elle-même répondu. God! N'importe quoi!

N'empêche que je ferais peut-être bien une exception, rien que pour ses jolis yeux, mais toujours est-il que je ne saurais trop quoi répondre à ces foutues questions. Parce qu'à part me tremper des bouts de peau dans le parfum occasionnellement, je ne suis pas du tout le genre à passer des heures à me badigeonner la face et à me pomponner le body. Quoique pour l'épilation, j'en rendrais probablement quelques-unes jalouses de mes mollets, un remerciement tout particulier aux bas que je porte depuis ma plus tendre enfance. Vous voulez connaître mon secret de "beauté"? J'aime la vie! Et vlan pour le mystère...

Mais j'y pense, peut-être est-elle simplement tombée sur cet objet d'anthologie?

17 avril 2008

Peau de banane

Une top-model qui tombe c'est toujours drôle. Mais une designer qui tombe, ça l'est encore plus. Est-ce que c'est ça qu'on appelle s'enfoncer dans l'enfer de la drogue?

16 avril 2008

Chat ch'est une bonne cholution

Mettons que vous êtes travailleur autonome.
Mettons que vous travaillez de la maison.
Mettons que vous êtes recherchiste, journaliste ou chroniqueur.
Mettons que vous travaillez sur votre ordinateur toute la journée.
Mettons que vous êtes l'heureux propriétaire d'un chat.
Mettons que vous savez aussi bien que moi qu'il passe la majorité de son temps couché sur le clavier de votre ordinateur.
Mettons qu'on s'entend pour dire qu'un chat couché sur un clavier est un obstacle plutôt difficile à contourner pour vos doigts qui écrivent.
Mettons que j'ai trouvé la solution à vos maux (mots).

15 avril 2008

De la fumée (au) secondaire

Ça va faire un an et demi que j'ai arrêté de fumer. Et ça se passe presque toujours bien. Je dis presque parce que le plus dur, pour un vrai fumeur, celui qui aime ça jusqu'au trognon du botch, celui qui la dévore jusqu'à la toute dernière bouffée, celui qui l'aime et l'adore... excusez, je m'emporte. Le plus dur donc, c'est quand le vrai fumeur qui n'en est plus un croise des banalités quotidiennes qui lui font penser à la cigarette et au plaisir que ça lui procurait. Des publicités des fabricants de tabac, des scènes de film où un acteur en grille une (et Dieu sait que la cigarette n'a jamais été aussi omniprésente à l'écran), les gens que l'on croise dans la rue et même les annonces pour nous aider à arrêter de fumer sont tous autant des obstacles qui rendent notre quotidien d'ex-fumeur un peu plus pénible à surmonter. Ça ne dure jamais longtemps, qu'une fraction de minute. La pensée d'en griller une s'envole par la suite en fumée. N'empêche que les secondes s'égrainent souvent trop lentement à défendre son territoire inconscient.

J'attendais au terminus de Longueuil hier matin. Habitué que je suis à travailler de chez moi, je ne connais pas vraiment les horaires d'autobus et de métro du merveilleux bourg de Champlain. Résultat, j'arrive un peu trop tôt et mon lift n'y sera pas avant une quinzaine de minutes. Au milieu d'avril il fait encore un peu froid le matin. Je décide donc de patienter à l'intérieur du terminus. Je me plante à la fenêtre du quai B. Enfin je crois que c'est le quai B, j'en suis pas sûr, en banlieue, les quais se suivent et ne se ressemblent pas. Peu importe, je m'accote à la vitrine, Karkwa dans les oreilles, et enligne le pont Jacques Cartier qui fait de l'à-plat-ventrisme devant le centre-ville de Montréal. Je verrai mon chauffeur arriver de loin, sa voiture étant encore la seule au Québec à être affublée de son rack à ski. Oui, je crois que tu peux l'enlever maintenant Mister...

Immobile dans les rayons du soleil, je regarde défiler tous ces kids de 13, 14 ou 15 ans, clope au bec, s'étouffant sur des bouffées à répétition, question de bien sucer leur asphalte en bâton jusqu'à la fin. Et je me dis que le nombre de fumeurs entre 12 et 18 ans a réellement dramatiquement augmenté depuis quelques années. Les jeunes fument de plus en plus alors que les adultes fument de moins en moins. Réaction à l'autorité? Envie de faire le contraire de ce qui leur est enseigné? Envie de rébellion, d'être trendy et cool? Sais pas. La seule chose que je sais, c'est que lorsque je croise un kid avec la sucette nicotinique aux lèvres, je vis un calvaire momentané à vouloir la leur arracher des lèvres et me l'enfourner entre les miennes.

Si une nouvelle loi interdit la publicité du tabac sous n'importe quelle forme, si les producteurs cinématographiques doivent composer avec de nouvelles lois de placements de produits, s'il sera interdit d'afficher à la vue de tous les cigarettes et autres cigares au dépanneur du coin à partir du 1er mai, pourquoi ne pas prendre de chances et supprimer tous les kids âgés entre 12 et 18 ans, question que je ne succombe pas à la tentation? Ben nonnnnn, je rigole! Je ne remplacerais mon fils pour rien au monde. Sauf peut-être un carton d'Export'A Medium...

Actualités



Voilà ce qu'on appelle une vraie de vraie mise à pied!

12 avril 2008

11 avril 2008

Voilà!

Amateurs de Godspeed you! black emperor, Thee Silver Mount Zion et autres génies du post-rock montréalais, assoyez-vous bien sur votre chaise et dirigez votre souris directement ici pour une écoute à vous en décrocher la mâchoire musicale.



Voilà, c'est le nom d'un tout nouveau groupe de Montréal qui vous en mettra plein les oreilles avec leurs envolées instrumentales à vous couper le souffle. Piano, guitare, percussions, violon, glockenspiel, dactylo, tout est sujet à créer des sons et des ambiances à vous transporter dans un univers où tout est musicalement envoûtant.

Si vous aimez, sachez que vous pouvez vous procurer leur mini-album à la boutique Crazy Lily de la Plaza St-Hubert. Retenez bien leur nom, vous n'avez pas fini d'entendre parler d'eux sur la planète rock montréalaise.

10 avril 2008

Lucifer


Il ne faut jamais se fier aux apparences. Voyez, hier, au lancement de M'sieur Rappaz, je me suis fait répéter par quelques amis blogueurs à quel point mon chat, Paul Sarrasin, était mignon comme tout. Les jolis yeux verts, le poil noir luisant, les mignonnes oreilles, les...... Wo menute!!! Vous avez rien compris pantoute! Ce chat est une invention du diable! En fait, non, ce chat est Méphisto en personne! Cette satanée bête entraînera vers le suicide quiconque la croisera plus d'une journée.

Tous les matins à partir de 6h55, il miaule sans arrêt jusqu'à ce qu'on daigne se lever. Et là, je ne parle pas des jolis et doux miaulements ainsi que des ronron-purrr-purrr aimants caractéristiques à la bête poilue qui vous adore et vous réveille affectueusement. Ce sont plutôt les miaulements incessants et agonisants qui nous vrille les tympans sans arrêt jusqu'à ce qu'on se lève du lit qui nous assaillent. Et quoi qu'on essaye pour remédier à ce calvaire, rien n'y fait. 

Le Nain se lève et le nourrit. Satan renifle son plat, en mange deux ou trois bouchées et reprend ses hurlements: Wouinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn... 

Chiiiiirie soupire et élève doucement la voix pour le faire taire: Chhhhhhhhhut....
Lucifer lui répond: Wouinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn...

Je l'interpelle amoureusement et tranquillement: TA YEULE!!!!!!!!!
Belzébuth rétorque: Wouinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn...

Excédés, on finit par se lever. On entrouvre la porte de la chambre et la seule envie qui nous prend est celle de le kicker comme un ballon de foot jusqu'au Brésil. Il nous toise du regard, tourne deux ou trois fois sur lui-même puis crisse son camp dans le salon en nous ignorant! Le ptit tabar....

À partir d'aujourd'hui, j'ai décidé de modifier certaines expressions courantes en remplaçant le mot chien par le mot chat dans certaines d'entre elles. Les expressions suivantes changent et deviennent donc désormais:

Toi et moi sommes comme chat et chat.
Tu vas avoir un chat de ma chatte.
T'es rien qu'un enfant de chatte.
Je me suis fait faire un coup chat.
T'es un maudit chat sale.

8 avril 2008

South park rerolled

Je vous parlais dernièrement de mon amour pour la série d'animation américaine South Park. Imaginez alors ma joie ce matin lorsque je suis tombé sur ceci. Directement de l'épisode intitulé Canada on strike, South Park rencontre les étoiles d'Internet. J'adore!






Radiohead à Montréal

Hé oui! Ce n'est pas un poisson d'avril qui était emprisonné sous les glaces. Radiohead se produira enfin en terrain montréalais le 6 août prochain


Vous pourrez vous procurer vos billets à la billetterie du Centre Bell, à tous les comptoirs Admission et en ligne dès samedi prochain, 10 heures. Les billets se détaillent à 50$/pièce et une limite de 4 billets par personne est imposée.

Maintenant, la grande question: Patrick, pourquoi le cries-tu sur tous les toits? N'as-tu pas peur de te faire ravir quelques sièges sous le nez, comme ça t'était arrivé il y a quelques mois, lors de leur prestation à la Place des Arts?

Et la grande réponse est: Pas du tout! Parce que le 6 août prochain, moi, je serai ici.


Baie d'Along, Viêt-nam

Et ici.


Angkor, Cambodge

Maintenant, dévorez-vous entre vous autres. Moi, je ne mange pas de ce pain-là. 

Oui je sais, je suis adorable.

7 avril 2008

RIP

Charlton Heston
1923-2008
R.I.P.
(Rest in Piss)



Gun with the wind!

Family talk

Parce qu'il n'est pas juste cute, parce que la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants, parce que le Nain débite aussi occasionnellement certaines conneries, voici un court extrait d'un échange durant l'heure de lunch vendredi dernier:

Lui: Attention au vendredi 13...
Moi en tentant de calculer la date qu'on est: Vendredi treizeeee... Ah oui? C'est quand? La semaine prochaine?
Lui: Oui, sauf que c'est un lundi...
Moi:...

Merde! Qu'est-ce que ça va être quand il va fumer son premier joint? (surtout que ça sera un dimanche)


4 avril 2008

Introspections



Deux petites introspections avant la fin de semaine.

La première: J'ai croisé l'ami Ed au Yulblog mercredi dernier. Après m'être demandé durant 30 minutes ce qu'il y faisait, j'en suis revenu. On s'est par la suite mis à causer de perceptions que les gens ont de nos écrits. Ed donne dans le trash profond, limite glauque, saignant, scato et hardcore. De mon côté et selon mon interlocuteur, je suis le wannabe comique de la blogosphère québécoise. Deux visions, deux perceptions. Et on est ni l'un ni l'autre comme ça dans la vraie vie. Alors je me questionne. Comment notre lectorat nous percoit-il? 

J'en suis à la deuxième correction de mon roman et je m'aperçois que je suis à des années-lumière de ce que j'écris ici. Mon roman portera sur la détresse profonde d'un gars en peine d'amour. Et je vous avertis tout de suite, ça sera pas jojo. Si je m'auto-édite et que je mets mon roman en vente ici-même sur mon blogue, est-ce que je me tire dans le pied en omettant de mentionner au lecteur que le livre ne versera pas dans l'humour? Devrais-je changer le ton de mon blogue pour justifier mes écrits?

Numéro deux: Y a des gens qui sont bourrés de talent sur la blogosphère. Vraiment. Certains à couper le souffle. Y a des gens chez qui les mots déboulent en cascade d'eau fraîche et en gerbes de fleurs heureuses. Je pense entre autre à l'alcolo qui possède un talent littéraire fou! Mais je le lis très peu. Pourquoi? Parce que ses billets sont vraiment trop longs. C'est pas drôle d'être prolifique à ce point. Le Web regorge de trouvailles. Et on a envie de tout connaître, de tout savoir, d'en faire le tour au maximum. On ne veut rien manquer. Et pour ce faire, on doit se limiter à ne passer que quelques instants sur les pages de quelqu'un. Un billet de plus de 400 mots est, à mon avis, un billet beaucoup trop long. Si on patauge dans les eaux de 800 mots et plus, alors là, c'est i-n-t-e-r-m-i-n-a-b-l-e.

Nous vivons à l'ère du vite consommé, vite digéré. Internet en est la meilleure représentation. Si je dois passer plus de 3 ou 4 minutes sur un blogue, je passe au suivant. Et ça n'a aucunement rapport avec la qualité. Y en a simplement trop et à moins de vouloir passer ses journées sur Internet, l'exercice est impossible (oups, je passe mes journées sur Internet (ok mais je le mentionnerai pas (ouf...))).

La situation est similaire dans le cas des Webtélés. Si vous planifiez en démarrer une, laissez-moi vous donner LE premier conseil à suivre. Faites ça court! Vos capsules doivent idéalement durer entre 3 et 5 minutes, pas une seconde de plus. Dans certains cas, j'ajouterais qu'il est très difficile de garder l'attention de l'auditeur plus de 3 minutes. Vous devrez être foutrement intéressant pour maintenir le focus de quelqu'un plus longtemps. Keep it short and simple. C'est la règle de base en Webtélé.

Ok j'arrête, j'en suis déjà à plus de 500 mots. Oui je sais...

Alors, de votre côté (et soyez honnête), les billets trop longs, vous les lisez en diagonale?

2 avril 2008

Actualités




C'est ce qu'on appelle avoir du toupet...

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Ah, ça c'est plutôt Recevoir au suivant...

Do ré mi n'est pas qu'une école de cha-cha



Je sais, vous êtes fous de musique. Et moi aussi. Pour ceux d'entre vous qui ne suivent pas ma chronique sur Branchez-vous, je parlais aujourd'hui du blogue La Blogothèque et des ses concerts à emporter. Après nous avoir servi Arcade Fire sur un plateau d'argent l'an dernier (ou plutôt sur un monte-charge), La Blogothèque récidivait en audace en fin de semaine dernière en invitant REM à se produire dans quelques endroits aussi inusités que l'intérieur d'une bagnole. Les frissons en entendant la voix unique de Michael Stipe entamer On the fly, je vous dis pas. Mais bon, vous êtes assez grands pour vous faire votre propre idée. Alors laissez-moi donc vous diriger vers le concert...

Dans le même ordre d'idées musicales, jouons à la chaise et dirigeons-nous maintenant vers le blogue Radiohead not for profit qui mettait cette nuit-même à la portée des Internautes, le spectacle donné par la bande d'Oxford au Matinee Show de la BBC, pas plus tard qu'hier soir.

Oui, je sais, vous m'aimez. Mais dépêchez-vous pendant que le concert est encore disponible. Allez ouste!

1 avril 2008

Le poisson est une fête qui se mange froid



Je ne sais pas si c'est à cause de nos hivers qui n'en finissent plus de s'éterniser à la fin mars mais la fête du poisson du premier jour du mois d'avril, fête des petits rigolos de tout acabit me laisse plutôt froid. Je n'aime pas cette fête, je ne sais pas trop pourquoi. J'y réfléchis en écrivant ces quelques lignes et me dit que c'est peut-être le côté "Gna gna je t'ai eu t'as l'air con là hein?" qui me pue au nez. Peut-être pas. Je n'ai jamais aimé jouer des tours. Je suis peut-être un tantinet baveux et blagueur mais je ne suis pas du tout espiègle ni joueur de tour. Je déteste peut-être aussi le fait d'être sur mes gardes une journée durant, à attendre le moment fatidique où on me coincera dans un coin. Je n'aime pas être pris dans un étau.

Le Web est LE nouveau terrain de jeu des joueurs de tour. La crédulité de certains internautes prêts à croire n'importe quelle connerie parce que c'est écrit sur le Web ne cesse de m'étonner. Un site appelé Hoaxbuster a d'ailleurs vu le jour il y a de cela plusieurs années dans le but d'éclairer la lanterne à pixels de certains. Par contre, ce site ne recense pas les mauvais tours du Poisson d'avril.

Si tout comme moi vous détestez cette fête particulièrement nouille, sachez que le site aprilfoolsdayontheweb.com recense les tours joués sur le Web en cette journée de poudre à gratter. Les plus populaires sites du genre aujourd'hui sont sans contredit celui de Google qui a accouché de deux projets. Le premier, intitulé Google Custom Time, permet aux utilisateurs de Gmail d'envoyer des courriers électroniques affichant une date antérieure à l'envoi. Vous pouvez même décider de la date en question. Leur deuxième initiative baptisée Virgle, suppose une entente entre Google et Virgin, et invite les internautes à s'inscrire au tout premier voyage à coloniser la planète Mars. Colons ouais... Le portail vidéo Youtube du Royaume-Uni s'amuse, quant à lui, à rickroller les internautes qui cliquent sur les vidéos du jour (featured videos). 

Premier avril 2008, jour de vigilance les amis.