Musique: Sigur Ross
Staralfur, Igaer

Voilà! Le couperet est tombé hier. TQS renvoie aux oubliettes ses productions maisons (à l'exception de 110%), ses journaux télévisés et du même coup ses journalistes. En tout, c'est 270 personnes qui perdront leur emploi dans ce remaniement sinistériel.

Je ne pensais pas que je finirais par en parler mais la maudite Flanelle est sur toutes les lèvres. Moi, c'est plutôt le satin que j'ai toujours eu en affection, préférant de loin caresser celui-ci sur ma babine inférieure. Tout petit, je me rappelle carrément manger les bordures satinées de mes couvertures favorites. Encore aujourd'hui, Chiiiiirie me pogne parfois en plein de délit de caresses bucales sur les draps du lit. Faut croire que plus on essaye de kicker l'enfant de notre vie d'adulte, plus vite il revient hanter notre inconscient.
Ça va faire un an et demi que j'ai arrêté de fumer. Et ça se passe presque toujours bien. Je dis presque parce que le plus dur, pour un vrai fumeur, celui qui aime ça jusqu'au trognon du botch, celui qui la dévore jusqu'à la toute dernière bouffée, celui qui l'aime et l'adore... excusez, je m'emporte. Le plus dur donc, c'est quand le vrai fumeur qui n'en est plus un croise des banalités quotidiennes qui lui font penser à la cigarette et au plaisir que ça lui procurait. Des publicités des fabricants de tabac, des scènes de film où un acteur en grille une (et Dieu sait que la cigarette n'a jamais été aussi omniprésente à l'écran), les gens que l'on croise dans la rue et même les annonces pour nous aider à arrêter de fumer sont tous autant des obstacles qui rendent notre quotidien d'ex-fumeur un peu plus pénible à surmonter. Ça ne dure jamais longtemps, qu'une fraction de minute. La pensée d'en griller une s'envole par la suite en fumée. N'empêche que les secondes s'égrainent souvent trop lentement à défendre son territoire inconscient.








