31 mars 2008

Le petit Roy

Par rapport à la très beurrée histoire de Patrick et Jonathan Roy, la collègue et amie Cécile Gladel stipulait hier, à grand renfort de titre, que Patrick Roy était un saint.



Hé bien, Mesdames et Messieurs, je ne peux qu'abonder en son sens. À mon avis, Patrick Roy est réellement un sein, je dirais même plus un parfait toton.

Hahaha!

Hahahaha!!! Poisson d'avril!!!



Oups... On est pas le 1er avril?

28 mars 2008

26 mars 2008

Toute la vérité, rien que la vérité

Ça vous est probablement déjà arrivé de recevoir un message d'un ami vous invitant à faire preuve d'extrêêêême vigilance face à un courriel pouvant contenir le pire virus confirmé par Microsoft que la Terre n'ait jamais vu! Hé bien sachez tout d'abord ceci: Microsoft ne met JAMAIS en garde les gens contre des virus. Ils le font parfois pour certains chevaux de troie ou pour contrer les failles de leurs systèmes d'exploitation. Et dans ces rares cas, ils le font APRÈS que le correctif soit disponible.

Les gens aiment avoir peur. Est-ce pour se sentir en vie? La peur et l'angoisse les maintiennent-elles au-dessus de l'eau? No idea. Mais ça explique pourquoi tant de cinéphiles aiment se jeter sur le dernier film d'horreur ou suspense hollywoodien en vogue.

Les entreprises et les gouvernements aiment utiliser la Peur. Parce que la Peur, ça vend! La Peur, ça aide à mettre le troupeau en rang. Il est temps d'enlever ses ornières, il est temps de se renseigner au lieu de parler à travers son chapeau, il est temps de voir que la vérité est parfois très différente qu'elle n'y paraît.

Voici une belle remise en contexte sur une certaine forme de peur créée par Internet. Les cyberprédateurs sexuels. Je ne dis pas que ceux-ci n'existent pas. Je ne dis pas de fermer les yeux! Je crois par contre qu'il est primordial d'être bien renseigné et surtout de ne pas tomber dans la démesure et la désinformation. En voici la preuve.

Message à un geek

Cher Geek, chère Geekette,

Il y a de cela quelques temps, je me suis procuré mon propre nom de domaine. Le but de l'exercice était de simplifier la transition entre mon blogue Blogger et un blogue Wordpress. La plate-forme Wordpress m'intéressait à plusieurs niveaux dont, entre autres, celui d'utiliser un nombre incalculable de modèles et une multitude de widgets autrement indisponibles sous Blogger. Ça, combiné à quelques autres facteurs, rendait la chose très attrayante.

Mais voilà, depuis l'ouverture de mon compte Wordpress, j'ai eu la chance d'effectuer quelques tests pour m'apercevoir que le gazon Wordpressien est loin d'être plus vert. Pour couronner le tout, j'ai également eu droit à une flopée d'histoires d'horreur, toutes plus frissonnantes les unes que les autres. Alors voilà, je me pose de sérieuses questions quant au déménagement de mon blogue d'une plate-forme vers une autre.

Alors toi, cher Geek, chère Geekette, toi qui as peut-être eu l'occasion de comparer les deux plate-formes, toi qui as vécu des expériences troublantes ou salvatrices avec l'une ou l'autre, as-tu des conseils à prodiguer à un vieil indécis? As-tu un avis sur la question? Question, justement, d'éclairer ma lanterne ou d'astiquer ma chandelle?

25 mars 2008

À propos des jours de vacances

Maudite Pâques! Satané Vendredi Saint et saloperie de lundi de lendemain de la veille de la journée du chocolat et de Jésus. Le problème avec les journées de congé, c'est que quand tu reviens au boulot, la job s'est empilée. C'est encore pire dans le domaine des nouvelles et de l'actualité, tout particulièrement au niveau d'Internet. Ça fait 3 heures que je parcoure le Web depuis ce matin et mon agrégateur indique encore 1293 messages non-lus. J'ose même pas faire un Refresh! J'ai l'impression d'avoir des années-lumière de retard sur l'information. Chaque fois que je croise quelque chose d'intéressant, je me dis que je devrais venir vous en parler. Après quatre jours d'accumulation, disons que ça fait beaucoup de coups de cœur à partager.

C'est la fin de semaine dernière qu'on apprenait les gagnants du Youtube 2007 video awards. Outre les chiens et autres bébés qui rient se cachent quelques perles dont le film My name is Lisa, un court-métrage de Ben et Josh Shelton portant sur la maladie d'Alzheimer. Ce court très touchant qui dépeint la vie d'une jeune fille dont la mère est atteinte de la maladie a été vue près de 1 800 000 fois depuis sa mise en ligne en novembre 2007. Et ça me rend heureux quand je constate que le cinéma sert à propager un message autre que de tirer sur tout ce qui bouge et ne bouge pas.

Les joies de contrer la piraterie

Vous le savez, je suis un père totalement indigne. Et je m'accepte assez bien comme tel. En voici la preuve. Nous écoutions hier soir, Chiiiiirie, le Nain et moi le film South Park, bigger, longer and uncut, film culte qui a marqué mon adolescence (je sais, j'avais 30 ans à l'époque mais ne dit-on pas que les hommes sont d'éternels adolescents?), film que je devais absolument faire découvrir à mon cher fils, amateur de la série télé. Parce qu'entre vous et moi, vous avouerez qu'il n'y a pas grand chose de plus drôle, pour un ti-cul de 13 ans que de chanter en boucle: Ferme ta gueule de merde toi l'enculé... Been there, done that, et c'est pas parce que je lui dirais de s'abstenir de dire des grossièretés qu'il le ferait. Aussi bien en profiter pour chanter en famille. Et je dois avouer qu'on a eu beaucoup de plaisir à regarder les américains faire la guerre au Canada. On rêve tous comme on peut.



Quel ne fut pas mon bonheur d'entendre ce matin que Southpark Studios, dans l'optique de contrer le piratage et les téléchargements illégaux en Bittorrent, rendait disponible en ligne tous les épisodes de la série animée Southpark. Pas seulement la dernière saison! Non non! TOUS les épisodes créés depuis la première diffusion en août 1997. 169 émissions, toutes plus scato-rigolos les unes que les autres, à regarder en boucle, encore et encore. Wow, ça fait un gros nœud ça.

Dû à la loi américaine sur les droits d'auteur (yeah right, parlons plutôt de revenus publicitaires), vous aurez évidemment besoin du réseau privé virtuel Hotspot Shield, offert gratuitement en ligne, pour visualiser le tout. Si vous ne savez pas comment le tout fonctionne, laissez-moi vous diriger chez Dominic pour une petite explication.

Putain mec, ça troue le cul!

Edit: 14h05, il me reste 996 messages non-lus. L'inconvénient, c'est que ça se refresh tout seul ces agrégateurs-là. L'avantage c'est que je suis tombé sur le mashup suivant. Une intro des Simpsons, à la sauce South Park. Ingénieux!

23 mars 2008

20 mars 2008

Bonne fête George!

Les plus futés d'entre vous se souviendront peut-être que c'était hier le 5ième anniversaire de l'invasion de l'Irak par les américains. De mon côté, je ne suis pas futé. J'en ai simplement entendu parler aux nouvelles. Mais je suis quand même surpris de constater à quel point on n'en a peu fait mention dans nos médias. Faut croire que la masse médiatique étasunienne est trop occupée à faire son mea culpa en silence. Les fouets ne se retrouvent peut-être pas tous à Guantanamo.

Dans cette optique, il y avait un excellent reportage sur cet événement aux Grands Reportages, hier soir à RDI. On y expliquait comment les différents gouvernements américains ont réussi, au fil des récentes décennies, à vendre la guerre à ses concitoyens, que ce soit celle du Vietnam, du Koweït ou plus récemment en Irak. À la lumière du reportage, je me suis aperçu que bien qu'on soit conscient de s'en faire passer toute une par derrière, on est quand même vraiment dupe devant une telle machine si bien huilée. Mais ça fait encore plus mal quand on constate que ce cher ($$$) gouvernement réussit en plus à faire pencher son peuple par en avant, question que l'huile s'insinue bien partout, jusque dans le moindre des interstices.

Je suis d'ailleurs tombé sur une courte mais intéressante capsule de la Webtélé américaine Moblogic.tv hier, qui faisait une petite mise à jour des chiffres de la guerre. Allez y jeter un coup d'œil. Parce que ça vaut la peine de se souvenir que les chiffres, eux, n'ont pas de cœur qui bat.

19 mars 2008

Du bonheur, des mots et des images

J'adore vivre à Montréal. Pour son ouverture, pour son éclectisme, pour sa population multi-saveurs, pour différentes raisons toutes plus discutables les unes que les autres. Tout est toujours une question de point de vue. Une des raisons pourquoi j'aime tant ma ville est la possibilité d'assister à des événements culturels de toutes sortes, grassement payés par les habitants de cette ville. En tant que pute culturelle, j'aime bien m'abreuver au sein du maire.

Dans le cadre de la quinzaine de la poésie, j'assistais hier soir à la projection du film Un cri au bonheur, une rencontre imagée entre la poésie et le septième art. Vingt-et-un poèmes, onze réalisateurs, un sujet: Le bonheur. Maudit bonheur! Il trouvera bien toujours du monde pour parler de lui. Mais le film fut une véritable inspiration. Des réalisations qui donnent parfois dans la sobriété, d'autres qui donne dans l'éclat, des textes qui sont quelquefois poignants et crus mais d'autres qui sont tout simplement fluides et beaux, en suspension. Et dans tout ce mélange hétérogène, un point commun. Le Québec. Qu'ils s'appellent Plourde, Nguyen ou Mestokosho, ils sont tous Québécois. Je ne cesse de m'incliner devant la créativité des artistes de ce pays.

La mise en image de ces mots m'a tellement inspiré. Ce que j'ai toujours tenté de faire avec mes Variations, c'est exactement cela. Et ça m'a permis de comprendre où je m'étais trompé pour en être satisfait. Je dois m'inspirer de mes propres mots. C'est pas plus compliqué que ça. Je suis la personne qui les connaît le plus. Je suis celui qui les a forgés, je suis celui qui les a enfantés. Le créateur n'est-il pas la personne la mieux placée pour imager son œuvre?

Et ça tombe bien puisque j'ai un recueil qui flaire bon les feuilles défraîchies dans le fond d'un tiroir. J'ai des musiques qui m'inspirent et me font voyager quotidiennement. Je ne crois pas être un cinéaste hors-pair ou un monteur de calibre professionnel. Mais j'ai tant de choses à dire, j'ai tellement d'émotions à partager. Oui, je m'ennuie de la poésie. Mais la poésie, elle, s'ennuie-t-elle de moi?

Bientôt sur mon écran, Retranchements.

D'ici là, voici la bande-annonce de ce qui m'a tant inspiré.

18 mars 2008

Y a-t-il trop de blogues?

On parle de la prolifération exponentielle et du nombre astronomique de blogues qui pullulent sur la Toile chez Steve Proulx et Renart L'Éveillé. Steve se posait la question hier à savoir s'il existait trop de blogues. Cette question lui vient d'un compte-rendu d'une étude récente qui stipulait que les internautes lisent plus que jamais grâce au Web mais que ces derniers se soucient peu de l'opinion d'autrui. La chercheuse Sarah Quinn avance même que les blogueurs croient à tort que "les lecteurs veulent savoir à tout prix ce qu'ils pensent".

Je dois avouer que la question m'a longtemps taraudé l'esprit.

Tout d'abord, comme je le mentionnais chez Renart, je ne crois pas que le problème réside dans le fait qu'il existe trop de blogues mais plutôt que, dû à son nombre élevé, la majorité des gens se tournent vers les blogues populaires, c'est-à-dire ceux des journalistes, et que cette situation créé une homogénéité d'avis, de pensées et d'opinions parce qu'il n'y a que changement de plate-forme.

Mais Sarah Quinn a-t-elle raison? Accorde-t-on vraiment de l'importance à l'opinion des autres? Sincèrement, est-on sensible à ce que notre prochain pense, aussi étranger soit-il? Les gens croient souvent que leurs opinions valent leur pesant d'or. Ils ouvrent alors le livre de leur vie à quiconque veut bien l'entendre. Bizarrement, la plupart du temps, les gens s'en foutent éperdument.

J'assistais la semaine dernière à une réunion où l'on enseignait des façons de faire pour se démarquer en recherche d'emploi. J'étais stupéfait de constater à quel point les gens se plaisent à dévoiler leur cheminement de vie, à quel point certains aiment déballer leur existence au grand jour et comment plusieurs veulent à tout prix prendre le pavé pour exprimer leur opinion alors que, visiblement, la plupart des gens n'en ont rien à cirer. Ça me fait penser aux putes de caméra, ces personnes qui se lancent littéralement devant la lentille dès que le spot s'allume. Est-ce la recherche du cinq minutes de gloire qui a engendré ce phénomène? Est-ce l'omniprésence des télé-réalités qui tente de montrer qu'il est possible pour n'importe qui d'obtenir la célébrité immédiate? Est-ce l'effervescence des blogues qui a créé ce monstre? Ou la blogosphère n'est-elle pas plutôt un reflet, voire une nouvelle avenue empruntée par ceux qui veulent à tout prix s'exprimer et donner leur avis (et j'en fais visiblement partie)?

Ouais, on n'en sort pas...

16 mars 2008

Cat pattes

Les chats... Petites boules de poil adorables et gentilles. On a parfois envie de se frotter la face dans leur cou poilu tellement ils sont doux. Mais d'autres fois, on a aussi envie de les faire frire dans l'huile ou de les faire tourner 2-3 minutes à spin dans la laveuse. Sont crasses les petits maudits.

La première fois que je suis tombé sur l'animation Flash Cat man do du créateur anglais Simon Tofield, j'avais ri à m'en décrocher la mâchoire et à lui pisser dessus alors qu'elle rigolait encore par terre (la mâchoire). C'est pas compliqué, j'en pleurais. Les gens autour de moi me regardaient d'un œil bizarre en se demandant ce qui m'arrivait, si ma santé mentale tenait toujours le coup (ok, j'avoue que ça m'arrive à tous les jours de me faire regarder étrangement).

Faut-il avoir un chat pour trouver cette animation tordante? Je sais pas. Je vous laisse juger par vous-même.



De mon côté, je m'urine entre les orteils. Cette vidéo me fait littéralement crouler de rire. Et je ne dois pas être le seul à trouver ça rigolo puisque Simon Tofield a remporté de nombreux prix grâce cette animation. Imaginez alors mon immense bonheur lorsque je suis tombé sur la toute dernière création du londonien intitulée Let me in. De quoi mettre votre petit compagnon dans le micro-ondes quelques secondes.

12 mars 2008

Que caches-tu sous ta soutane?



Il existait auparavant sept péchés capitaux: la luxure, la convoitise, le mensonge l'orgueil, le vol la colère, l'avarice, la paresse et la gourmandise. Comme vous pouvez le constater, je suis dans la merde pour gagner mon ciel.

Mais lundi dernier, le Vatican allongeait la liste des péchés capitaux en nous rajoutant une couche de culpabilité. On retrouve maintenant de tout nouveaux péchés, tout droits sortis de la soutane de nos monseigneurs:

- La pollution de l'environnement
- Certaines recherches scientifiques (la génétique entre autres)
- Les injustices sociales
- L'utilisation de drogues

Pardon? Ai-je bien lu? L'utilisation de drogues? Bon, je vous entends rigoler au fond de la classe. Mais qu'est-ce que la drogue vient faire ici? D'après ce cher Binoua seizième du trône des Binouas, la consommation de drogue «affaiblit l'esprit et obscurcit l'intelligence».

Bon, à part quelques vieilles escapades hallucinogènes au pays des psychotropes, je viens de regagner une portion de mon ciel. Mais pour les autres péchés, je ne peux m'empêcher de penser que ça va prendre un maudit gros confessionnal pour entasser les gouvernements de cette planète. Ah pis tant qu'à ça, j'inclus aussi l'utilisation de drogue comme péché coupable de nos bons gouvernements. C'est pas un peu leur but de nous affaiblir l'esprit, de nous obscurcir l'intelligence et de nous empêcher de penser?

11 mars 2008

Tout sur ça



Vous avez peut-être appris que l'excellente série Tout sur moi reviendra finalement sur nos écrans en 2009. Voici le communiqué émis hier:

Lundi 10 mars 2008 – Après examen des montants dévolus dans le cadre du Fonds canadien de la télévision, dont Radio-Canada n’a eu la confirmation que vendredi dernier, la direction générale de la Télévision française annonce qu’il sera possible de produire une troisième saison de TOUT SUR MOI sans compromettre l’équilibre budgétaire de sa programmation dramatique ou de sa grille horaire 2009-2010.

Radio-Canada a avisé aujourd’hui même la maison de production Cirrus Communications de cette bonne nouvelle, rappelant que la décision de mettre un terme à la série était exclusivement liée à des contraintes financières et ne constituait surtout pas un jugement négatif sur la qualité indéniable d’écriture, de réalisation ou de jeu des comédiens qui caractérise cette production.

Ma réaction face à cette nouvelle me fait bien rire. D'un côté, je suis vraiment heureux d'apprendre qu'une série intelligente, drôle et bien écrite trouve sa place dans la grille horaire d'un diffuseur. J'adore cette série depuis ses tout débuts. Son côté fausse-réalité est tout à fait rafraîchissant et créera certainement quelques clones pour les années à venir.

Mais là où je me fais rire, c'est quand je constate que ça me titille la fibre qu'un groupe de 3000 personnes monté au front avec leurs pancartes facebookiennes puisse faire pencher la balance en faveur du producteur devant le gros monstre à plusieurs têtes qu'est Radio-Canada. 3000 personnes sur un auditoire de 500 000, c'est pas tant que ça. En fait, je crois que ce qui me dérange, c'est le fait que les instances au pouvoir deviennent extrêmement sensibles à ce qu'une petite grappe de gens sur un site Web en particulier pensent et changent leur fusil d'épaule si rapidement. Et ça me pue aussi au nez de constater qu'un organisme public (quand c'est pas notre bon gouvernement en tant que tel) surfe sur les vagues d'opinion publique au lieu de tenter d'expliquer clairement sa position. Dans le cas présent, non seulement Radio-Canada fait volte-face et revient sur sa décision mais en plus, notre diffuseur pan-canadien nous prend toujours pour des valises en nous annonçant qu'il a subitement trouvé quelques bidous qui traînaient dans le fond d'un tiroir. Depuis quand annonce-t-on le retrait d'une émission pour cause de dépassement budgétaire alors que les fonds ne sont même pas encore fixés? Faut croire qu'aux yeux de Radio-Canada, les valises ne sont pas toutes à TVA. Imaginez-vous, la prochaine fois, ça sera peut-être au tour d'un autre regroupement de créer un groupe Facebook pour exiger à des terroristes de libérer un otage gardé captif dans une jungle colombienne. Ça serait un peu n'importe quoi non? Ah, ça déjà été fait? Ah bon...

Au fond, est-ce que c'est ça qui me titille la fibre ou est-ce simplement mon don naturel pour la contradiction qui ressort encore une fois? Je suis vraiment à rouler par terre parfois.

10 mars 2008

Improv vraiment everywhere

On pensait que les cerveaux derrière les missions du regroupement Improv Everywhere seraient épuisés suite à l'ingénieux coup du Frozen Grand Central du mois dernier. On croyait même qu'ils avaient tout inventé. Mais c'était bien mal les connaître.

Leur dernière mission, improviser une comédie musicale à l'intérieur d'une aire de restauration du Baldwin Hills Shopping Mall de Los Angeles.

Sont fous! Sont complètement fous! Et on adore ça.

9 mars 2008

Parce qu'à un moment donné, trop c'est PAS comme pas assez.

Un quasi-désert saharien, modèle québécois 2008. Des dos blancs immaculés à perte de vue. Les voitures embourbées ne sortent pas, question de ne pas voir leur ombre qui annonceraient la venue tardive d'un printemps qui joue à la pute. Ses courbes ont beau être féériques, moi je trouve que j'ai assez payé cette année.



Quand tes voisins sont rendus à charrier la neige à coups de poubelle parce qu'il n'y a plus aucun endroit où la déposer, où la faire croupir et moisir jusqu'à ce que les fontes printanières s'en mêlent, c'est qu'il y a un problème d'accumulations métriques d'une neige qui s'amuse à personnifier les recordmen Guiness dans la cour de tes écœurements. Même le Tempo du voisin d'en-dessous est parti se cacher. C'est peu dire.

7 mars 2008

Triple W

Après des heures et des su-heures, après m'être dit qu'il serait à peu près temps que je passe à l'ère du Web 2.0 et que j'aie mon pwopwe twiple doublevé, j'ai enfin mon domaine à moi. Sabrez le champagne, j'existe!!!

Mettez vos signets, vos marque-pages, vos adresses, vos hyperliens, vos agrégateurs (ce qui me fait également penser qu'il serait également temps que je syndique ce site) à jour. Vous me retrouverez maintenant au http://www.patrickdion.ca.

Mais ne vous trompez surtout pas! Soyez vigilants! La vieille dame savait quoi faire, et vous? Le domaine est bel et bien POINT CA (.ca). Pas .COM (c'est un photographe), pas dipat.com non plus (ce sont des russes) et surtout pas chipspluscroustillantes.com (ce qui n'aurait pas été fou dans le fond).

Si vous vous trompez d'adresse durant les prochaines semaines, ça n'est pas trop grave puisque mon blogue demeurera hébergé sur la plate-forme Blogger. Par contre, je déménagerai fort probablement mes pénates chez Wordpress d'ici environ un mois.

D'ici là, euhhh, ben, c'est ça...

6 mars 2008

The Blue Seeds

Ça doit faire un peu plus de 3 ans que j'attends ce moment, 3 ans que je trépigne d'impatience. Le premier album des Blues Seeds sera enfin lancé ce soir, au Lion d'Or.

3 ans que je crie leur talent à tue-tête, 3 ans depuis que je les ai fait tourner pour la première fois à la radio. Le temps passe tellement vite. Mais laissez-moi vous dire une chose. L'attente en aura vraiment valu la peine. Parce qu'ils ne sont juste musicalement géniaux. Ils savent aussi mauditement bien s'entourer. La preuve? Ce premier vidéoclip tiré de la chanson Lost and delirious. Une superbe animation de Stéphane Fournier de Bonzai films.

Quand je répète que j'admire la créativité de nos artistes québécois, c'est exactement de ça dont je parle. Enjoy!

5 mars 2008

L'argent se retrouve vraiment chez le banquier

La télé au Québec me fait souvent bâiller. Et c'est pas parce qu'elle trône silencieuse et noire dans mon salon ou parce qu'il me manque des dizaines de chaînes câblées. Non Madame-Monsieur, je suis full equiped télévisuellement parlant.

On retrouve de tout dans le paysage télévisuel québécois. Des merdes innommables et quelques rares coups de génie. Mais plus souvent qu'autrement, on croise les mêmes émissions diluées, réchauffées et ressassées dans différentes formules qui sont, en bout de ligne, toutes aussi beiges à l'œil et fades au goût qu'une motte de sloche. Ce sont ces émissions qui me font ronfler. Que l'on parle de téléromans, de téléséries ou de jeux télévisés, tout se ressemble et possède à peu près la même facture visuelle. Par contre, certaines émissions m'emballent vraiment:

Gang de rue
Cabine C
C'est juste de la TV
3600 secondes d'extase
Mange ta ville
Tout sur moi

Je sais, si c'était pas de 3600 secondes, j'aurais l'air d'un intello fini.

Imaginez alors mon désarroi quand j'ai appris ce matin qu'un de mes moments de télé préféré ne reviendra pas à l'écran. En effet, j'ai lu ce matin dans un article du journal La Presse que la jouissive série de Stéphane Bourguignon Tout sur moi ne sera pas renouvelée. Comme dirait Bugs Buny, j'en perds mon lapin.

Radio-Canada parle, semble-t-il, de rééquilibrage de la grille, de devis de production et de bla bla bla zzzzzzzz... De mon côté, je crois que la créativité a de moins en moins la cote au Québec.

Tu veux une émission winner mon champion? Rien de plus simple. Prends une formule américaine (un quiz fera très bien l'affaire), ajoutes-y un nanimateur-veudette et des participants aussi pathétiques qu'hystériques et transpose le tout dans un décor kitch mais qui coûte pas trop cher. Des poupounes en bikini feront très bien l'affaire. Voilà, tu viens de mettre le doigt sur une formule gagnante, une émission qui frisera assurément le ridicule et deux millions de téléspectateurs en cote d'écoute. Voilà la bonne façon de t'assurer la longévité hertzienne.

Des fois, j'ai mal à mon écran.

Edit: Ah oui, j'avais oublié l'émission Fais ça court que je suis également religieusement. J'adore...

3 mars 2008

Insaisissable

Tu te réveilles un matin. Tu es bien, le soleil réchauffe ton visage alors que tu pointes ton nez à la fenêtre. Tu prends une grande respiration, profonde comme l'océan. Sourire en coin, tu admires ton amoureuse qui s'étire sur les vallons de ton lit. Tu la trouves belle, baignée de cette lumière printanière, et t'as envie de remercier tous les dieux pour la vie que tu t'es bâtie.

Tu décides de profiter du temps que la journée t'offre. Parce qu'il fait beau, parce que février est enfin terminé, parce que le printemps pointe enfin sa timidité aux yeux de tous, parce que tu t'impatientes devant l'été qui tarde un peu trop à ton goût. Tu tires ton amoureuse des draps encore chauds, tu rigoles un peu en croisant ses joues marqués par l'oreiller, empreinte d'une longue nuit réparatrice, tu sautes à la douche, déjeune, enfile de chauds pantalons d'hiver et sors à l'extérieur. Tu décides qu'aujourd'hui, tu vas patiner, glisser ou skier pour profiter de toutes ces belles heures qui te sont offertes et du soleil qui rosira tes joues.

La montagne est majestueuse devant toi. Tu l'escalades, maître du jour, pour mieux la descendre en conquérant. Tu glisses sur la pente, le nez haut dans l'air frais. Soudainement, tu ressens un picotement au bras puis une douleur rayonne dans ta poitrine. Et tu t'effondres dans la neige immaculée. Tu t'effondres pour ne jamais te relever. Fade to black. Tu ne sentiras plus jamais l'air frais, ni le soleil, ni ne croisera le regard amoureux de celle qui parfumait tes jours il y a à peine une minute de cela. Tu n'es plus là. Tu n'y seras plus jamais.

Tu passes ta vie à essayer d'améliorer ton sort et celui des autres, à emmagasiner tes biens et ton confort, tes bons coups et tes regrets, à vivre intensément tes amours, tes joies et tes peines et puis, par un doux matin de mars, plus rien. Ta course s'achève dans la neige, entourée de ton amoureuse qui n'y comprend rien, ton amoureuse dépassée et impuissante.

Le temps se figera. L'amoureuse recevra de belles paroles, de gentils encouragements, des petites tapes dans le dos qui fesseront comme des coups de bulldozer dans ses jours. Et elle n'y comprendra rien de plus. Parce que la vie, la mort, notre présence à tous ici, il n'y a rien à y piger. Et c'est ce qui fait que l'on est tellement impuissant quand la faucheuse nous enlève ceux qu'on aime. Impuissant jusqu'à ce que le temps fasse son œuvre.

Bon courage Geneviève, je pense énormément à toi.