12 décembre 2008

Grand corps mourant

Même si ma poésie est morte de palabres métastatiques sournoises et empoisonnées, même si mon verbe gémit en silences furtifs, j'aime toujours autant les arabesques de la langue et la complainte des mots, qu'elles soient teintées de douceur ou armés de béton.

Un exemple d'urbanité poétique auquel je ne me suis jamais identifié par contre est le slam. Sans aucune raison apparente, je suis incapable de m'y attacher. Ivy, Queen KA, Grand Corps Malade, autant de noms qui auraient pu réconcilier la fibre de deux passions qui m'habitent, la musique et la poésie. Néant.

Jusqu'à ce que je tombe sur Grand Corps Mourant, faux slammeur français qui parodie l'art des mots à l'art de la dérision. Ça donne envie de se réconcilier avec les rimes douteuses.

8 commentaires:

Renart L'éveillé a dit…

Moi aussi le slam ça m'endort... Ça fait du bien à lire.

Anonyme a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=IoLs5KdeLQg

Patrick Dion a dit…

Renart: C'est pas que ça m'endort. C'est juste que ça ne m'accroche pas.

Anonyme: Ça slamme pas fort de son côté!

Renart L'éveillé a dit…

Désolé pour le "aussi"...

Je vais dormir seul d'abord!

Patrick Dion a dit…

Ben non, t'as une tite famille! ;-)

Bill Cosby a dit…

haaaaaaaaaaaaaaa deja l'accent francais pas capable 10 seconde c'est trop

Abattez le quelqu'un sa presse

Renart L'éveillé a dit…

;)

Patrick Dion a dit…

Bill: Est-ce que l'arbre te cache la forêt, toi?