23 décembre 2008

Clin d'oeil

Non, pas le magazine de feufilles. Un vrai clin d'oeil, comme dans "Eille, vous savez pas ce que vous avez manqué?!"

Sauf que vous avez pas manqué grand chose, hein, parce que c'est le Temps des Fêtes et qu'y a rien à foutre et rien à lire sur la blogosphère puisque tout le monde en parle est absent. Mon lecteur de fils RSS est aussi vide que la mangeoire du colibri dans la cour. Juste des restants de graines à se mettre sous la dent, c'est poche quand tu ratisses pas la Catherine...

Le clin d'oeil était en lien avec le titre de mes deux récents billets, Enrichir les riches. La première fois que tes doigts te fourchent, ça s'appelle un lapsus du clavier. La deuxième fois que ça arrive, tu ne peux plus nier que c'est ton inconscient qui te bombarde de vérités. Et c'est exactement ce qui m'est arrivé.

Alors que mon billet était fin prêt à être publié, je lui ai étampé le titre Enrichier les riches, un minuscule e venant s'immiscer en plein milieu du verbe, petite voyelle baveuse et grimaçante, changeant du même coup la signification complète de mon entête. J'avais trouvé ça rigolo, sans plus, me préparant nonchalamment à apporter la correction, m'avouant même que je devrais peut-être laisser l'inscription comme telle. Hésitation, inaction... Mais bon, vous me connaissez, je ne voudrais surtout pas me faire pointer d'un doigt accusateur et me faire clouer au pilori du jeu de mot poche. Je l'ai donc changé, l'ai glissé sous silence. Fui-fui-fui dans la neige blanche.

Lorsque j'ai écrit la suite du premier billet, avant-hier, j'ai fait exactement la même erreur, attribuant un e mal placé au verbe enrichir, m'avouant du même coup vaincu par l'attaque inconsciente de toute cette merde d'affaires de riches (Jamais deux sans trois, je viens exactement de faire la même erreur en écrivant enrichie au lieu de enrichir). On en sort pas.

Alors voilà, au lieu de le passer sous silence, j'en ai fait un billet complet. On dira après que j'assume pas mes ridiculeries (on dira certainement que je n'ai rien à dire par contre, la paix dans le monde, l'injustice sociale et l'imbécilité chronique stridulant par leur absence). Maintenant, pour le lynchage, ça sera par là. ------->

5 commentaires:

Pierre-Luc a dit…

L'inventeur de la cédille était un homme appelé Monsieur Groçon.

- Philippe Geluck.

Cacawet a dit…

J'aimerais ça etre comme toi .

Patrick Dion a dit…

Pierre-Luc: Elle est excellente!

Cacawet: T'aurais envie d'écrire n'importe quoi avec plein de mots ou t'aimerais ça être chauve? ;-)

Morgane a dit…

Excellente contribution à la savoureuse sélection de billets sur la blogosphère du temps des fêtes :)

Patrick Dion a dit…

Morgane: C'est pas de la sélection SAQ mais on tire le vin quand il est prêt! ;-)