À chaque année je répète la même chose. J'y serai pas. Parce que faire la file avec une gang de matante ne me dit rien qui vaille. Parce que payer 10 piastres pour parcourir une librairie géante non plus. Parce qu'obtenir l'orthographe de Jeanette Bertrand ou Brian Mulroney ne me fera pas jubiler pour les siècles à venir.
À chaque année je répète la même chose. Je n'irai pas au Salon du livre. Mais je finis toujours par m'y pointer quand même. Parce que mon taximan préféré est là, parce que ma mère adoptive rêvée y est, parce que mon meilleur ami y aura reçu son premier prix littéraire ou seulement parce que je sais que j'aurai la chance de tirer à boulet rose sur un de mes mentors. Je finis toujours par m'y pointer mais ça ne sera pas le cas cette année. Si je peux changer trois fois d'idée en un paragraphe, imaginez ce que ça peut être en une fin de semaine.
Ça ne sera pas le cas cette année donc. Je n'irai pas. Parce qu'aujourd'hui, la place est à la musique. C'est Mozart qui vibrera entre mes oreilles pour un concert à la Basilique. Pour l'occasion, on aurait pu intituler l'oeuvre Requiem littéraire pour un écrivain à la croisée des chemins. Mais on s'en tirndra au Requiem tout court.
Requiem littéraire pour un écrivain parce que si je suis chanceux, j'y serai peut-être au prochain Salon du livre de Montréal. J'y serai peut-être en train de vous accueillir à ma table, fier et ému. Ou peut-être pas. Qui sait? C'est possible. Tout est possible. En fait, ça n'a jamais semblé aussi possible qu'en ce moment.
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7 commentaires:
& moi j'aurais tout fait pour avoir le temps d'y aller.
Question de rêver un peu en espérant un jour y avoir ma place.
Crois-moi, t'auras pas à rêver très très longtemps.
et ta journaliste préférée, tu l'oublies ? ;-)
Moi, je n'y vais plus...
Voir de beaux livres vendus plus cher qu'en librairie, se faire bousculer par une horde de jeunes en congé d'école, avoir chaud, mal aux pieds, etc.
Tout ça pour arriver au kiosque de mon seul auteur préféré et me faire dire qu'il vient de partir !
Non ! plus jamais....
Garamond
Cécile!!! J'avais même pas pensé que tu y étais! Ahhh grrr...
Garamond: De toute façon, c'est une plaie pour la plupart des auteurs. C'est pour ça qu'ils quittent vite. Ou peut-être que je me trompe...
Ben oui avec mes trois livres, ami Pat ;-)
Et oui moi j'aime aller dans les salons du livre. Mais honnêtement je préfère les salons en région, plus tranquille. À Mtl, les vedettes sont à l'honneur pas les auteurs.
Puis rectificatif, les livres ne sont pas plus chers que dans les librairies. Et tu as le loisir de jaser avec l'auteur. Moi en tout cas, j'aime ça parler avec des gens de tout acabit. Ce qui rassasie ma curiosité...
Ouais, et c'est pour ça que j'ai terminé mon paragraphe en disant que je me trompais peut-être...
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