Je m'ennuie de ma littérature, celle de mon pays. Je m'ennuie des mots gravés au parfum d'encre d'ici. Ces mots sales de nos poètes urbains, cette prose vibrante de l'asphalte de nos écorchés, ces mots qui déboulent en poèmes de poussières de roche, ces délires inventés par la langue de nos pères mais surtout, par la langue des fils de nos pères. La langue de Nous. Je manque Nous.
J'ai peu de temps pour moi dans le brouhaha de VLOG, j'ai peu d'heures pour m'abandonner à la lecture de ceux qui savent me transporter par la folie de leurs mots. J'égraine les heures qui me séparent de nos retrouvailles. Je guette les clins d'oeil de mes amis et je trépigne, impatient de renouer avec leur si belle folie. J'espère emprunter bientôt du temps à la vie pour m'abandonner au souffle des miens. Mes faiseurs d'images à portée de page, je manque Vous.
Je serai entre deux saisons dans 3 semaines pour un mois de pause télévisuelle. Quatre semaines à retenir mon souffle, c'est peu pour que le piège soit délicieux. Surtout que je doive moi-même m'y remettre, saigner à blanc mes tripes sur papier kaléidoscopique. Je m'étais bien promis de mettre la touche finale à mon roman qui traîne encore ses savates dans ma vie. Un tout petit mois pour tout refaire, pour recréer mon univers. C'est peu.
En attendant, j'espionne les écrits d'amis, je hume toutes ces nouveautés qui poussent sous nos terres arabes. J'aurai jamais le temps de tout lire ça. Y a trop d'écrits hors de portée, trop de recueils impossibles à atteindre. Faudrait que je me fasse pousser des yeux et des mains pour absorber les écrits des deux mille prochaines années, apportés sur les ailes de mes auteurs adorés. Mais ça me donne des raisons de vivre à la pelletée.
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4 commentaires:
C'est où qu'on signe pour la partir cette commune de pensées? de vie... M'enfin... On lance des idées en l'air comme ca... :) xx
(quand même tit pas merveilleux que la VÉRIFICATION DE MOTS soit : Batif)... C'est comme un mixte, une fusion entre le terme batir et le préfixe typhon ou syphon... comme batissons, lavons, combinons nos efforts pour que ni la race, ni le sexe, ne soit un obstacle au projet le plus beau qui est : le temps!
Arables, les terres.
«je manque de temps» et moi, j'en ai trop... Pourrait-on songer à une banque de temps, un peu sur le modèle de la banque du Carbone à Dion ?
Garamond
Mandoline: C'est pas moi le chef en tout cas, j'suis trop occupé! ;-)
Anonyme 1: Le clin d'oeil arabe était vraiment destiné au roman Parfum de poussière de Rawi Hage.
Garamond: Ça serait une excellente idée!
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