8 novembre 2008

Debout

Combien de fois ai-je eu peur d'affirmer qui j'étais, de hurler mon point de vue ou d'abattre mon poing de dépit? Combien de fois ai-je craint de me faire entendre, le ventre noué et la tête dans mes souliers? N'était-il pas temps pour moi de comprendre que c'est lorsque je suis par terre que j'ai peur? Et que c'est lorsque je me tiens debout que je suis un géant.

8 commentaires:

Mamathilde a dit…

Belle réflexion Pat. Qui me rejoint. Je crois que c'est lorsque je suis déjà par terre que je vois les talons qui pourraient m'écraser. Autrement, j'ai toujours l'espoir de pouvoir mordre dans la vie pour la savourer pleinement

Anonyme a dit…

L'homme n'est grand qu'à genoux...
Qui a raison ? Je ne sais pas mais quand j'ai peur, je me sauve !
Faire face à l'opposant, comme le font si bravement les animaux, ce n'est pas donné à tous ...

Esther a dit…

Difficile de s'affirmer. Ça implique de risquer de déplaire ou pire, de perdre une amitié ou une relation d'affaire. Pourtant chaque fois qu'on ne le fait pas, c'est soi-même qu'on perd un peu.
Je pense comprendre que le billet a été écrit par le gars qui s'est affirmé haut et fort. Bravo.

panique a dit…

Moi je ne suis toujours pas capable. J'en suis consciente, mais incapable.

Peut-être qu'avec l'âge viendra la sagesse...! Qui sait?

Patrick Dion a dit…

Tous: C'est une réflexion sur quelqu'un que j'ai déjà été. C'est une réflexion sur quelqu'un que je ne suis (presque) plus. Mais c'est surtout une réflexion qui m'est venue en entendant la poésie de Jim Morrison! ;-)

Galad a dit…

«Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux»

- Étienne de la Boétie

Nicole a dit…

Sage...

Pascal Henrard a dit…

Et c'est debout qu'on va plus loin...