Today is a day of change ça a l'air. J'ose espérer en tout cas. Ça fait bizarre à dire mais j'ai confiance en mes voisins d'en-bas ce coup-ci. Acculés au pied du mur, il ne peuvent plus tourner le dos au renouveau. Something has to happen, pour l'avenir du monde.Quand vient le temps de parler de la campagne présidentielle américaine, un mot revient constamment sur les lèvres: Change. C'est pas pour rien que le comité Obama s'en est servi depuis des mois pour sa campagne. Mais qu'est-ce qui changera au juste? Serai-je assez naïf pour croire que la guerre, l'injustice et la pauvreté seront enrayées et reléguées au rang d'ex-valeurs américaines? J'aimerais l'être. Au moins aujourd'hui, comme une pause dans ma vie, comme une bulle dans mon rêve américain.
Et je ne veux pas être cynique. Mais lorsque (et d'abord si) Obama devient le 44ième président des États-Unis, je sais très bien que la Terre s'emportera. On encensera le nouveau maître du monde sur toutes les tribunes, on lui donnera nos rêves, nos aspirations, notre chemise pis nos clés de char et on l'idolâtrera comme un Dieu. Mais il ne faut pas se leurrer. Quand la lune de miel sera terminée, quand la poussière retombera sur ce renouveau d'or, peu de choses auront changé. Parce qu'on ne resculpte pas la face du monde en un weekend d'amoureux. Obama et les États-Unis devront mettre les bouchées doubles pour sauver leur carcasse (et la nôtre) flétrie. Et ça prendra des années avant de voir les premières miettes de changement. Mais cette fois-ci, j'ose y croire. J'ai envie d'être adulte, j'ai le goût d'être patient. Et vous?


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