Parfois, seulement parfois, je perds pied dans la réalité et j'ai espoir en la race humaine. Parfois, je crois qu'elle s'en sortira. De son marasme, de sa noirceur, de son nombrilisme et son égocentrisme, de sa superficialité, de son matérialisme, de son ignorance, de son esprit obtu, de ses idées préconçues. Parfois, je me mets à avoir confiance en elle. Parfois, j'ai espoir en cette future génération, jeunesse d'enfants-rois gâtée, pourrie et torchée, adolescence du tout cuit dans le bec, post-enfance de l'impatience, du right here right now.
Parfois, je me dis que ma langue me survivra, que ma culture traversera les âges, qu'on se rappellera dans dix, dans cent ans, dans mille ans, sourire en coin et étincelles aux yeux, que nous avons craint la disparition de notre identité mais qu'il n'en est rien. Parfois, je me projette au loin et me répète que mon grain de sel, si minuscropique soit-il, aura fait une différence dans la roue de la vie des autres, de ceux qui viendront, de ceux qui me suivront. Parfois, je crois en nos politiciens, sans démagogie, que leur vocation est, simplement, sans appât du gain et du pouvoir, par simple amour de justice et d'égalité. Parfois, seulement parfois, je rêve. D'autres fois, j'écoute Loft Story.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


7 commentaires:
T'écoutes ça toi? Hein... J'y crois pas... ;)
Pas moi en tout cas, mais je me plais à croire que le choix des concurrents est non représentatif de la majorité, sinon, ça serait tellement plus plate que ça semble l'être...
J'en reviens pas que tu doutes de ça. On est là depuis quatre cents ans et on s'en va nulle part. Y a rien, absolument rien à faire avec des Canadiens-Français, a mare usque ad mare, on n'apprend ni par la tête ni par le cul, on sera pas assimilés de sitôt.
Moi j'écoute loft et je me sens tellement intelligente que mon égo me remercie le soir venu.
Ego te absolvo.
Moi, j'aspire à aller vivre dans une cabane, en plein bois, loin de tous, sans argent, ni téléphone.
Les crises boursières ne me toucheront plus, la folie mondiale, connais pas !
Je voudrais aller vivre avec les castors, les martres, les ours et les lièvres.
Loft Story ? beurk !
Pat c'était de toute beauté! Le texte en général et en plus la référence à LoftStory génial... C'est lgenre de truc que je suis content de ne pas avoir à la télé ici: jcomprend p-ê pratiquement rien de la langue mais au moins ca risque pas de m'abrutir...
Renart: Ben oui! En fait, cette année je ne l'écoute pas vraiment. J'étais tombé dessus une fois auparavant, pour quelques minutes mais par curiosité, j'ai regardé le gala de dimanche. À mon avis, y a une foule de shows qui sont plus professionnels que ça juste sur Vox!
Christian: Bah, tu sais, je ne me morfondais pas sur mon sort. Malgré toute la merde dont on est témoin, je ne pense pas que la langue et la culture disparaîtront. Mais c'était une bonne façon de souligner le contraste avec Loft Story.
Do: Mais pourquoi sent-on le besoin de regarder cette merde pour se remonter le moral? Y a plein de gens qui font comme ça. On pourrait aussi se sentir intelligent en regardant des documentaires non?
Garamond: C'est impossible de fuir. On sera toujours touché par ce qui se passe dans la cour du voisin parce qu'on est coincé pour vivre ensemble sur cette planète. Y a pas de porte de sortie.
Phil: La niaiserie existe malheureusement partout. Des émissions débiles, y en a dans toutes les langues. La télé-réalité indienne et les jeux japonais sont là pour le montrer. C'est juste que, quand t'as le cul dans le sable sur le bord de la mer, t'as peut-être moins envie d'aller t'évacher devant ta tévé. En tout cas, moi j'en aurais moins envie.
Enregistrer un commentaire