
L'histoire de Nathalie Simard, moi, je m'en torche. Royalement. Elle ne me fait ni chaud, ni froid, ni tiède, ni bouillant, ni congelé, ni vaporeux (je pense avoir fait le tour). En fait, je suis surtout écoeuré de l'hyper-médiatisation de la chanteuse déchue. J'ai mon voyage (à Punta Cana)!
Et je suis inondé de questions quand je regarde tout ça de mon oeil de bébitte intersidérale. Comment en est-on arrivé là? Qu'y a-t-il de si extraordinaire dans son histoire que la province entière s'accroche à elle, à ses propos, à ses frasques, au moindre bruit expulsé de son corps comme des inspecteurs d'impôt sur d'honnêtes contribuables, comme des sangsues sans bon sang? Vivons-nous dans un pays où il y a tellement peu de choses qui se passent que l'on doive absolument inventer la nouvelle?
Image Ygreck.ca


8 commentaires:
Syndrôme Britney et Paris Hilton. Voilà, mais à notre échelle québécoise, c'est-à-dire pas grand chose à raconter!
Personnellement, je crois que l'avènement de LCN et RDI, entre autres, ont contribué à l'effritement de la nouvelle. Nous sommes une Nation (?) bien tranquille, alors il faut faire et au pire inventer la nouvelle.
Au lieu d'ouvrir le Québec sur le monde et présenter les autres pays, cultures, problématiques mondiale et autres dossiers, les médias se referment sur les nouvelles québécoises, donc on brasse « la même marde » pour parler franchement!
Je suis peut-être parano, mais l'histoire inintéressante de Nathalie ainsi que celle des conquêtes de Maxime Bernier n'ont-elles pas l'air de manoeuvres de diversions pour ne pas voir, par exemple, à quel point on se fait fourrer pour le 400e de Québec?
Juste une idée, de même...
Folly: Malheureusement, l'ouverture sur les autres cultures n'intéressent pas beaucoup de gens.
Isa: Si y avait quelque chose à noyer, ça serait pas plutôt les frasques de notre "bon" gouvernement conservateur? Tsé, genre l'envoi de troupes en Afghanistan jusqu'en 2011 pour la modique somme de plusieurs milliards de dollars?
Bah! Les gens ont retrouvé la vue après un trop long aveuglement volontaire.
Cette fille (malgré ce qu'elle a vécu) a ses cotés «croches». Elle les a toujours eu.
Ce qui m'étonne, c'est que les gens en soient surpris et que ça fasse jaser autant.
J'ai l'impression qu'ici, on aime tellement nos artistes, qu'on fait de la nouvelle avec ce qui devrait être de la presse artistique.
Une artiste... je dois en manquer un bout ici... on parle d'une chateuse avec tout au plus un filet de voix... qui a eu la chance d'avoir un frère avant elle.. comme bcp "d"artistes" au Québec....
Après 90 secondes d'entrevues je n'en pouvais plus... une belle grosse infopub (façon de parler, il manquait juste Louise Josée Mondoux ou un artiste défraichi de Vison Mondiale)... d'une complaisance sans borne (surtout quand on met les répones dans la bouche de l'invité)... On était loin de Noir sur Blanc....
Ici on a le vedettariat un peu facile, probablement une mentalité de vaincu... On aime ça faire pitié pis voir ceux qui font pitiés... Bon vite un téléthon pour venir en aide à Nathalie, animé par la 2e victime (anyway ils ne se parlent plus, on a juste a inviter Claire Lamarche pour une belle retrouvaille...
Bon je tourne la page avant de devenir completement gaga....
Marie-Ève: Je suis d'accord avec le commentaire qui suit le tien, Nathalie Simard est beaucoup plus une "veudette" qu'une artiste.
Écume: Comme je le disais plus haut, je suis tout à fait d'accord avec toi. Il y a une différence majeure entre vedette et artiste. Et je pousse mon questionnement plus loin encore. En parlant de la chanteuse déchue sur mon blogue, que ça soit en bien, en mal ou en "je m'en fous", ne suis-je pas en train de nourrir encore plus la machine médiatique? Ne devrais-je tout simplement pas plutôt me la boucler?
C'est pas Nathalie. C'est la destruction d'une statue, le renversement d'un pouvoir établi, le chien galeux dans le jeu de quilles du "milieu".
C'est pas Nathalie.
C'est la subversion de la dénonciation alors que tout et tous se battent pour sauver les apparences d'une belle grande famille qui s'aime.
Comme dans "Festen".
Chroniques B.
quand quelque chose a si peu d'intérêt, je n'en fais pas un commentaire.
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