28 mai 2008

En deux temps

Elle est belle. Elle est cool. Elle est branchée. Elle flashe de toute sa parure. Elle en met plein la vue et elle a un corps du tonnerre dans ses dessous estivaux. Elle coule un parfum dans l'olfactif de sa faune bigarée. Montréal.

C'est une salope aussi. Une pute qui se fait un fix dans la nuit noire. Une sans-abri qui émane des airs d'après-guerre nucléaire entre deux hivers. Une malade mentale qui crie l'incompréhension de certains jours. Y a pas que moi qui n'y pige rien parfois.

Ma ville. Amour/haine. Beauté/laideur. Deux images, deux émotions, deux saisons. Montréal en deux temps.



Comme mon Nain en 2 temps. Le premier, juché, fier, sur son vélo dimanche dernier, heureux d'être, tout simplement. À sa place.



Puis un deuxième temps, au souper, le lendemain. Les tortillas sortant du four, bouillants. Lui, revenant les mains agitées et pleines, tout l'appétit du monde dans les yeux.

- Fais attention P'pa. C'est chaud, c'est ex-trê-me-ment chaud
- Ah oui? Extrême-ment-chaud? Comme dans Super Pingouin?
- ...

N'empêche que dans toutes les niaiseries qui peuvent sortir de ma bouche, le bonheur se livre toujours, vaincu, sur son visage.

4 commentaires:

Lyne-la-lune a dit…

La beauté est bien subjective... Peut-être que la beauté se retrouve tout simplement là où on est heureux.

Patrick Dion a dit…

Bien dit!

Alcolo a dit…

J'ai pris une pause au bureau aujourd'hui et suis allé te lire, un billet qui m'a pas mal remué pour les raisons que tu connais, t'ai vu passer chez-moi dans les eaux de jour d'un billet sur mon fils, mon homme... j'aime bien cette plume qui peut se ballader dans tous les recoins de vos émotions éclectiques msieur... au replaisir!

Patrick Dion a dit…

Merci cher ami, au replaisir en effet.