Je ne pensais pas que je finirais par en parler mais la maudite Flanelle est sur toutes les lèvres. Moi, c'est plutôt le satin que j'ai toujours eu en affection, préférant de loin caresser celui-ci sur ma babine inférieure. Tout petit, je me rappelle carrément manger les bordures satinées de mes couvertures favorites. Encore aujourd'hui, Chiiiiirie me pogne parfois en plein de délit de caresses bucales sur les draps du lit. Faut croire que plus on essaye de kicker l'enfant de notre vie d'adulte, plus vite il revient hanter notre inconscient.J'ai joué au hockey durant 10 années de ma vie. À partir de l'âge de 5 ans jusqu'à l'âge de préférer licher la face des filles. Quand je me suis aperçu qu'il était mauditement plus plaisant de faire des rondelles avec des mèches de cheveux féminins, j'ai troqué le bâton de bois pour mon petit bâton de bois.
J'ai fait le tour du monde du hockey, de René Lecavalier à Guy Lafleur en passant par la prison et par Go et réclamez 200 dollars. J'ai bouffé du hockey durant des années et des années, jusqu'à ce que ça me sorte par les oreilles (de lapin). Un jour, je devais avoir environ 28 ans et 5 mois et demi, j'ai complètement décroché. Fini! That's it! Plus de Canadiens de Montréal, plus de Coupe Stanley, plus de vénération sportive. Out goes les amateurs de sport. Aujourd'hui, je n'ai plus aucune idée des joueurs qui composent l'équipe de gourdin & palet de Montréal. Et ça ne m'empêche pas de dormir.
Je disais dernièrement à quel point j'étais profondément tanné d'entendre parler de hockey, de séries et du CH. Même Lagacé n'en démord pas. Exit la politique. Son blogue n'est plus qu'un ramassis d'exploits et de prières à la Sainte-Guénille. Je suis écoeuré, jusqu'à ma fibre de verre profonde, qu'on parle ad nauseam des déboires de Carbonneau et de sa troupe. Imaginez ma gueule quand j'ai vu le pseudonyme MSN de mon fils qui scandait en majuscule GO HABS GO! Mais putain, de qui il retient lui tout à coup? La coupe (Stanley) était pleine, je débordais (en zone neutre), me sentant coincé (en territoire ennemi). On venait tout simplement de traverser la ligne (bleue). É-C-O-E-U-R-É !
Jusqu'à samedi dernier.
On regarde Chiiiiirie et moi, je sais plus trop quel film ou émission. Miss a la zapette facile (cette fille est un homme, il n'y a plus aucun doute) et passe de l'émission au 6ième match de quart de finale entre les Canadiens et les Bruins. Non mais, c'est qu'elle déteste le hockey elle aussi. Le compte est de 3 à 3 et un joueur du CH dont le nom m'échappe mais qui se termine assurément en OV passe près du but du gardien des Big Bad Bruins et vient près de compter. C'est là que je l'ai ressentie. Cette petite chaleur au fond de mon ventre, comme un mince filet de lumière incandescente qui se rallumait après tant d'années d'hibernation. Et à ce moment-là, j'ai eu envie que ce Popov marque. J'ai eu envie que le Canadien gagne la série, qu'ils se rendent en demi-finale puis à la Coupe Stanley et remporte leur vingt-cinquième coupe. Ça n'a duré que quelques instants, juste assez pour m'apercevoir qu'on a beau essayer de kicker l'enfant de notre vie d'adulte qu' il revient toujours hanter notre inconscient alors qu'on ne s'y attend plus.
Je suis revenu sur Terre, faisant mon "Ti-Jos-Social, gros bras gros jackstrap" qui se soucie beaucoup plus de la situation au Soudan que celle qui se passe dans la cour de millionnaires du patin. Que voulez-vous, on a toujours le défaut de nos qualités. Mais ne le dites surtout pas à Chiiiiirie ni au Nain que j'ai eu ce petit moment de faiblesse. Je pourrais bien avoir à me justifier. Et j'en serais probablement incapable.


2 commentaires:
Hi que je te comprends! Même moi qui en bavait pour les Nordiques de Québec à l'adolescence, j'ai ressenti le petit chatouillement dans le bas du ventre. Mais j,ai fait comme ta chiiiirie et j'ai zappé! Quand même, j'allais pas me laisser enflanneller aussi facilement. J'irai peut-être voir le score ce soir vers 22h00. Pas avant!!
J'ai essayé de triper sur le hockey, ado, parce qu'il n'y avait rien d'autre que des gars qui tripaient sur le hockey dans mon bled perdu (et moi, ben, j'avais rien d'autres à faire que lire et regarder les gars triper sur le hockey... j'ai finalement passé beaucoup de temps à la bibli). Rien à faire. Je déteste profondément ce sport (en fait, je ne comprends pas le plaisir de regarder quel sport que ce soit à la télé, mais le hockey est le pire, il me fait grelotter même en plein mois de mai, bordel!). J'ai même fui à l'autre bout de la Terre pendant les séries, une année, en me disant que j'aurais la paix. Ben non. Même sur une île en Thaïlande, des mecs préféraient passer leurs soirées devant un écran géant et des pousseux de rondelles que devant la plage et les filles qui la regardaient...
Un cri du coeur, donc: JE CRIE HAUT ET FORT ICI QUE J'HAÏÏÏÏS LE HOCKEY ET QUE JE NE L'AIMERAI JAMAIS!
Ça fait du bien. J'assume mon «extraterrestrialité»! lol
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