
Deux petites introspections avant la fin de semaine.
La première: J'ai croisé l'ami Ed au Yulblog mercredi dernier. Après m'être demandé durant 30 minutes ce qu'il y faisait, j'en suis revenu. On s'est par la suite mis à causer de perceptions que les gens ont de nos écrits. Ed donne dans le trash profond, limite glauque, saignant, scato et hardcore. De mon côté et selon mon interlocuteur, je suis le wannabe comique de la blogosphère québécoise. Deux visions, deux perceptions. Et on est ni l'un ni l'autre comme ça dans la vraie vie. Alors je me questionne. Comment notre lectorat nous percoit-il?
J'en suis à la deuxième correction de mon roman et je m'aperçois que je suis à des années-lumière de ce que j'écris ici. Mon roman portera sur la détresse profonde d'un gars en peine d'amour. Et je vous avertis tout de suite, ça sera pas jojo. Si je m'auto-édite et que je mets mon roman en vente ici-même sur mon blogue, est-ce que je me tire dans le pied en omettant de mentionner au lecteur que le livre ne versera pas dans l'humour? Devrais-je changer le ton de mon blogue pour justifier mes écrits?
Numéro deux: Y a des gens qui sont bourrés de talent sur la blogosphère. Vraiment. Certains à couper le souffle. Y a des gens chez qui les mots déboulent en cascade d'eau fraîche et en gerbes de fleurs heureuses. Je pense entre autre à l'alcolo qui possède un talent littéraire fou! Mais je le lis très peu. Pourquoi? Parce que ses billets sont vraiment trop longs. C'est pas drôle d'être prolifique à ce point. Le Web regorge de trouvailles. Et on a envie de tout connaître, de tout savoir, d'en faire le tour au maximum. On ne veut rien manquer. Et pour ce faire, on doit se limiter à ne passer que quelques instants sur les pages de quelqu'un. Un billet de plus de 400 mots est, à mon avis, un billet beaucoup trop long. Si on patauge dans les eaux de 800 mots et plus, alors là, c'est i-n-t-e-r-m-i-n-a-b-l-e.
Nous vivons à l'ère du vite consommé, vite digéré. Internet en est la meilleure représentation. Si je dois passer plus de 3 ou 4 minutes sur un blogue, je passe au suivant. Et ça n'a aucunement rapport avec la qualité. Y en a simplement trop et à moins de vouloir passer ses journées sur Internet, l'exercice est impossible (oups, je passe mes journées sur Internet (ok mais je le mentionnerai pas (ouf...))).
La situation est similaire dans le cas des Webtélés. Si vous planifiez en démarrer une, laissez-moi vous donner LE premier conseil à suivre. Faites ça court! Vos capsules doivent idéalement durer entre 3 et 5 minutes, pas une seconde de plus. Dans certains cas, j'ajouterais qu'il est très difficile de garder l'attention de l'auditeur plus de 3 minutes. Vous devrez être foutrement intéressant pour maintenir le focus de quelqu'un plus longtemps. Keep it short and simple. C'est la règle de base en Webtélé.
Ok j'arrête, j'en suis déjà à plus de 500 mots. Oui je sais...
Alors, de votre côté (et soyez honnête), les billets trop longs, vous les lisez en diagonale?
Numéro deux: Y a des gens qui sont bourrés de talent sur la blogosphère. Vraiment. Certains à couper le souffle. Y a des gens chez qui les mots déboulent en cascade d'eau fraîche et en gerbes de fleurs heureuses. Je pense entre autre à l'alcolo qui possède un talent littéraire fou! Mais je le lis très peu. Pourquoi? Parce que ses billets sont vraiment trop longs. C'est pas drôle d'être prolifique à ce point. Le Web regorge de trouvailles. Et on a envie de tout connaître, de tout savoir, d'en faire le tour au maximum. On ne veut rien manquer. Et pour ce faire, on doit se limiter à ne passer que quelques instants sur les pages de quelqu'un. Un billet de plus de 400 mots est, à mon avis, un billet beaucoup trop long. Si on patauge dans les eaux de 800 mots et plus, alors là, c'est i-n-t-e-r-m-i-n-a-b-l-e.
Nous vivons à l'ère du vite consommé, vite digéré. Internet en est la meilleure représentation. Si je dois passer plus de 3 ou 4 minutes sur un blogue, je passe au suivant. Et ça n'a aucunement rapport avec la qualité. Y en a simplement trop et à moins de vouloir passer ses journées sur Internet, l'exercice est impossible (oups, je passe mes journées sur Internet (ok mais je le mentionnerai pas (ouf...))).
La situation est similaire dans le cas des Webtélés. Si vous planifiez en démarrer une, laissez-moi vous donner LE premier conseil à suivre. Faites ça court! Vos capsules doivent idéalement durer entre 3 et 5 minutes, pas une seconde de plus. Dans certains cas, j'ajouterais qu'il est très difficile de garder l'attention de l'auditeur plus de 3 minutes. Vous devrez être foutrement intéressant pour maintenir le focus de quelqu'un plus longtemps. Keep it short and simple. C'est la règle de base en Webtélé.
Ok j'arrête, j'en suis déjà à plus de 500 mots. Oui je sais...
Alors, de votre côté (et soyez honnête), les billets trop longs, vous les lisez en diagonale?


13 commentaires:
Ça dépend sur quoi porte le sujet, en ce qui concerne les longs billets. J'en lis parfois en diagonale... mais rarement. Les blogues que je lis en sont que j'aime réellement lire. La plupart du temps.
J'en faisais de très longs avant mais j'étais aussi plus inspirée.
En ce qui concerne l'Alcolo, ça vaut vraiment la peine de le lire. Personnellement, je l'adore. :)
Je ne lis pas l'alcolo, devrais-je?? Ok, j'irai voir. Je viens d'en supprimer 4-5-10 plus tellement interressant à mon goût, j'aurai du temps pour en rajouter un qui écrit de longs billets. J'avoue que je lis souvent en diagonale quand c'est trop long, quitte à revenir si les commentaires m'accrochent.
Ed dit que t'es un wannabe comique? Je trouve pas moi, mais pas du tout. Je ne saurait te donner de qualificatif tellement t'es inégal et diversifié.
Je suis du même avis que toi sur la longueur, mais je donne toujours une chance de me faire accrocher... Et je trouve que la concision donne souvent comme résultat un style d'écriture très riche, et qui est propice à la discussion, étant donné que la justesse du sens des mots est chambranlante...
La prose contemplative est souvent superbe, mais moins au diapason de l'univers des hyperliens. Il y a tout un rituel qui entoure souvent la lecture d'un livre papier, une sorte d'arrêt sur l'image de l'univers extérieur, ce qui est difficilement conciliable avec le monde virtuel. C'est beaucoup pour ça que j'ai arrêté de publier mon roman sur le web. Mais j'avoue que ton questionnement par rapport au tien est questionnant, hé hé!
À la base, je suis pour la pluralité stylistique et thématique (je crois que je le démontre assez bien de mon côté avec mon refus de rester seulement dans la politique et de publier même des poèmes) alors je crois que la réponse à ta question réside dans le choix de ton titre, qui devra bien démontrer dès le départ dans quelles eaux le lecteur se trouvera.
Moi, la longueur de ce que je trouve sur le web, je m'en fous, c'est la qualité de l'écriture qui me retient ou non. Et en général, quand je vois une faute (d'orthographe, de syntaxe, de style... oui, je sais, c'est subjectif)) apparaître dans les premières phrases, c'est assez pour me faire cliquer sur le bouton "back".
Je suis plutôt déçu des publications courtes quand j'aime ça - je voudrais que ça continue.
Bref, un billet n'est trop long que quand il est poche!
Je lis quand j'aime. Quand ça me dit quelque chose. Comme un recueil de nouvelles, finalement, mon agrégateur. Long ou court, un texte bien écrit m'apporte avec lui jusqu'au point final.
Ceux qui me lisent savent à quel point je peux m'éterniser sur un sujet. Et tu vois, ça n'empêche pas les "fidèles" de rester depuis longtemps.
Que le billet soit long ne m'empêchera pas de le lire s'il m'intéresse et qu'il est bien écrit (critère très important pour moi). Par contre, je trouve souvent que les textes les plus réussis sont ceux qui ne s'éternisent pas trop. À mon avis, le bref convient mieux au blogue.
100% d'accord. C'est d'ailleurs pour ça que mes blogues ont tous avortés jusqu'à présent. Je trouvais que la forme ne convenait pas au loooongues envolées que je faisais. Pour ça, il y a les livres. Pour moi, c'est vraiment une autre façon de structurer l'écriture.
En ce qui concerne la télé, je me demande chaque fois que je vais sur Canoe.tv qui peut bien se taper une émission de 30 minutes en ligne, surtout quand elle est «formatée» pour la télé (qui est un médium tellement différent à mon avis!)! Et quand je pitche mes projets à ces gens-là (je ne parle pas forcément de Canoe), je me fais répondre que ce que je propose est trop court... C'est vraiment le choc des cultures, plusieurs des gens qui s'occupent de gérer les projets de webtélé étant passé par la télé traditionnelle avant... et ne semble pas voir la différence.
Les tounes de 10 minutes ne font pas des hits. Il y a des cas où «plus c'est court, plus c'est bon»!
Par ailleurs, j'ai beaucoup de mal à être fidèle aux blogues. Comme pour les livres, je butine d'un auteur à l'autre... Je ne m'arrête que quand je suis accrochée.
Ah! Ces enfants du clip...
P.S.: Oups! C'était long, ça...
Noisette: C'est sûr que si je n'en lisais que quelques-uns par jour, je lirais les plus longs jusqu'à la fin. Tu lis combien de blogues de ton côté?
Do: Hahaha! C'est vrai que je suis plutôt "inégal"! Mais sa comparaison n'était pas péjorative, t'inquiètes.
Renart: Je suis d'accord. Je n'ai rien contre les longs textes en format papier. Ce n'est pas du tout la même chose. Je suis totalement boulimique quand on parle de livres papiers, chose que je ne pourrais faire avec Internet, entre autres parce qu'il est très inconfortable de lire à l'écran. Ouais, je viens de m'apercevoir qu'il y a une question de confort là-dedans. De la même façon, je ne lirai pas un livre assis carré sur une chaise.
Stéphane: Je suis pareil même avec un livre papier. Y a rien qui me fait décrocher plus d'un roman que de tomber sur une faute d'orthographe!
Intel: Comme je disais à Noisette, il est évident que le nombre de blogues qu'on lit quotidiennement viendra influencer notre "patience". Combien en lis-tu vraiment à tous les jours toi?
Hortensia: Il y a d'excellents longs textes. Mais je pense aussi que les plus réussis sont les textes courts et punchés.
Marie-Julie: Ah bien là, je suis deux fois plus content de savoir que tu viennes encore me lire depuis le temps! :-P
J'espère que tu ne lâcheras pas ton blogue ce coup-ci. Il est en peu de temps devenu un incontournable. Et de ton côté, à quand une Webtélé? Tu es une excellente candidate pour une Webtélé à succès au Québec!
Tiens, pas une nuit blanche, pourquoi pas en profiter pour te remercier des bons mots, et de la leçon aussi. J'en conviens, je sais pas faire court, pas souvent en tout cas. Je sais pas, les mots vont partout, je sais pas les ramasser, les idées suivent aussi, puis pas toujours. Merci enfin, merci tout simplement. C'est toujours gentil ce genre de reality check! Au plaisir pat!
Monsieur Alcolo, il n'y a pas leçon vous savez. On écrit comme on écrit. Ce qu'il y a dans ces pages ne sont que le reflet de ma propre opinion. De toute façon, beaucoup de lecteurs semblent se plaire de billets détaillés si je comprends bien les commentaires obtenus.
Et vous savez, je fais aussi parfois dans l'interminable! ;-)
Alors, de votre côté (et soyez honnête), les billets trop longs, vous les lisez en diagonale?
Ca prend 2 centieme de seconde, le titre les 2 iere phrase et avec ca mon idée est prise.
Stop ou encore, je m'arrete ou
j'continue.
Excuse-moi pour la réponse tardive, j'essaie de pas aller sur l'ordi la fin de semaine ;)
Je viens d'aller voir dans Google Reader...
Puis j'ai 159 abonnements. Donc j'en lis 159!
Une chance que j'avais fait un ménage... LOL
Bill: Je dois avouer que de mon côté, je m'attarde plus aux deux premiers paragraphes, les deux premières phrases étant quelque peu court pour une mise en contexte.
Noisette: 159? C'est quand même beaucoup pour quelqu'un qui n'en fais pas une job! J'imagine qu'ils ne doivent pas publier plusieurs notes par jour. Tu t'en arracherais certainement les cheveux (t'as vu ma gueule?)! ;-)
Enregistrer un commentaire