J'ai une grande gueule. Rien de nouveau sous le soleil. Par définition, une grande gueule est difficile à fermer, surtout si c'est la mienne. Je gueule parfois pour quelque chose. Souvent aussi pour rien. La politique, la banlieue, le chialage. Chialer, ça m'empêche de m'auto-examiner les niaiseries verbales. Conséquence, j'en abuse et je chiale souvent parce que j'ai rien à dire. D'autres fois, heureusement pas trop rares, je laisse le silence remplir l'espace et j'effectue un pas vers l'avant. La machine à évoluer a besoin de tout le jus disponible. Fermer sa gueule, c'est aussi mettre l'énergie à la bonne place. Mais il arrive aussi qu'une autre circonstance vienne mettre son pied pesant sur notre lèvre d'en-bas. Hier soir, j'ai eu droit à une escalade de babine en bonne et due forme: bottes, pics, cordes et attaches. La pioche, c'est moi.
Y a des gens qui nous parfument la vie. Une bruine nuageuse de sent-bon dans la pestilence de la vie. Y a des hommes et des femmes qui se font des spécialistes pour soulager les brûlures du quotidien. On appelle ça habituellement des amis. Moi ce sont plutôt mes amours. Ces gens magnifiques qui font que ma vie est belle à vivre. Ces êtres merveilleux qui font que j'ai envie de sortir du lit le matin, même quand le gris du ciel me tire la langue. Mes amis, ce sont des fingers au mauvais temps.
Jeudi prochain, j'aurai quarante ans. God! Time flies so fast. Mon amoureuse et mes amis ont orchestré un surprise party pour mon anniversaire hier. De tous les voir ensemble, sourire aux lèvres et bonheur au cœur, m'a transporté d'une joie immense. Mais le clou-de-la-soirée-dans-mon-cercueil a été sans contredit de les entendre réciter des textes de mon blogue, des fragments de ma vie littéraire qui les ont marqués au fil du temps. Mes amis ont recréé Mal de blog, ma contribution radiophonique à la blogosphère québécoise, l'espace d'une soirée qui ne se terminera plus jamais. Et ça m'a littéralement scié les jambes, cloué le clapet au pilori de l'émotion. Y a pas à dire, ils ont trouvé les outils pour coffrer mes épanchements. Durant une bonne demi-heure, mes amis ont joué avec mes mots, à m'émouvoir, à me faire rire, à me faire pleurer, à me surprendre, à me faire sentir vivant, à me faire sentir unique. Durant une bonne demi-heure, j'ai écouté au lieu de parler. Incapable de trouver les traits pour leur dessiner mon bonheur de les voir tous là, je me suis calqué un bonhomme silencieux. Je me suis peint un silence de chances, celle de les avoir autour de moi, celle de posséder les meilleurs amis du monde. Et ce midi, je les entends encore rire, je les sens encore m'aimer.
Geneviève, Jeff, Diane, J-F, Marie-Ève, Gabrielle, Philippe, Alexandre, Catherine, Dominic, Daniel, merci à vous tous de faire partie de ma vie. Merci de me laisser vous aimer à ce point.
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16 commentaires:
Je ne peux pas compétitionner alors ça sera un simple : Bonne anniversaire!
Qu'est-ce que tu en as de la chance ! Qu'est-ce qu'eux aussi ont de la chance. Une chance que vous vous avez, donc.
;-)
Bonanniversaire m'sieur.
Bon anniversaire m'sieur! Émouvant ce p'tit texte! :)
Des moments comme ça sont priceless, il faut les apprécier, les savourer et surtout ne pas se gêner pour dire à notre monde à quel point on les aime et qu'ils nous font du bien.
Une superbe journée d'anniversaire jeudi! Ça nous fait à peine un p'tit 6 mois de différence mon cher, j'aurai droit moi aussi au chiffre magique début novembre.
Je ne vois vraiment pas de quoi tu veux parler...
;o)
(Quelle soirée quand même!)
Bon, maintenant que c'est fait, on peut-tu le regarder, ce film?
;)
Moissi, j'teigne!
J'ai toujours détester les surprises, mais je sens qu'un surprise comme celui là ne pourrait que me remplir de bonheur moi aussi.
Les gens bons méritent de bonnes choses Pat. ENJOY!
Bon anniversaire à l'avance!
Hey, merci tout le monde, vous êtes fins. Mais c'est juste jeudi ma fête, j'ai encore 39 ans là!!!
Alors j'attendrai à jeudi ! Mais pour l'instant, je me contenterai de te dire qu'avec un texte comme celui que tu viens de pondre, je crois que tes amis sentiront à quel point tu les aimes. Si ton amour pour eux est égal au talent qui transpire à travers chacun de tes mots alors je dis wow ! Quelle chance ils ont !
Ouais, ça se sent jusqu'ici que tu nous aimes et il ne vente même pas...alors, hein !
T'aime aussi.
Ta ronde Poussinette xxxxxxx
Lyne: Merci et à jeudi! ;-)
Pouss-Pouss: Il vente pas mais la mer est belle. Je l'ai vue en vidéo. :-)
C'est pas la fête à DRondeau en même temps ?
Mémoire, mémoire, quand reviendras-tu ?
En fait J-M, pire que ça, en plus d'être la fête de Daniel, c'est aussi celle de Jean-François, tous les trois nés à la même date à un an d'intervalle chacun. Le pire, c'est qu'on ne le savait même pas et qu'on l'ait appris un soir de boisson, plusieurs mois après notre rencontre. Parlant de destin...
Superbe billet M. Dion. Bonne fête «officielle»! Profite bien de ta dernière demi-heure de trentenaire...
C'est beau l'amitié!
Je te souhaite un très bon anniversaire et une année aussi belle qu'on a eu de neige l'hiver dernier, ce n'est pas peu dire.
p.s.j'ai aussi 40 ans depuis peu.
Marie-Julie: Merci! J'en ai profité, j'ai dormi! Grmbpflff
Hortensia: Merci à toi aussi. On va les avoir les ptits jeunes!
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