Dans le cadre de la quinzaine de la poésie, j'assistais hier soir à la projection du film Un cri au bonheur, une rencontre imagée entre la poésie et le septième art. Vingt-et-un poèmes, onze réalisateurs, un sujet: Le bonheur. Maudit bonheur! Il trouvera bien toujours du monde pour parler de lui. Mais le film fut une véritable inspiration. Des réalisations qui donnent parfois dans la sobriété, d'autres qui donne dans l'éclat, des textes qui sont quelquefois poignants et crus mais d'autres qui sont tout simplement fluides et beaux, en suspension. Et dans tout ce mélange hétérogène, un point commun. Le Québec. Qu'ils s'appellent Plourde, Nguyen ou Mestokosho, ils sont tous Québécois. Je ne cesse de m'incliner devant la créativité des artistes de ce pays.
La mise en image de ces mots m'a tellement inspiré. Ce que j'ai toujours tenté de faire avec mes Variations, c'est exactement cela. Et ça m'a permis de comprendre où je m'étais trompé pour en être satisfait. Je dois m'inspirer de mes propres mots. C'est pas plus compliqué que ça. Je suis la personne qui les connaît le plus. Je suis celui qui les a forgés, je suis celui qui les a enfantés. Le créateur n'est-il pas la personne la mieux placée pour imager son œuvre?
Et ça tombe bien puisque j'ai un recueil qui flaire bon les feuilles défraîchies dans le fond d'un tiroir. J'ai des musiques qui m'inspirent et me font voyager quotidiennement. Je ne crois pas être un cinéaste hors-pair ou un monteur de calibre professionnel. Mais j'ai tant de choses à dire, j'ai tellement d'émotions à partager. Oui, je m'ennuie de la poésie. Mais la poésie, elle, s'ennuie-t-elle de moi?
Bientôt sur mon écran, Retranchements.
D'ici là, voici la bande-annonce de ce qui m'a tant inspiré.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire