30 mai 2007

Variations sur le vide



Musique: Pawa up first, album Introducing new details, pièce Broadcast

Dipatisme

Le problème quand t'es obèse, c'est pas que c'est difficile d'être bien dans ta peau. C'est que ça fait beaucoup de peau à être bien dedans.

28 mai 2007

Perles d'un dimanche matin

On aime ça paresser au lit le dimanche matin. C'est tout simplement jouissif. Comme nos échanges d'ailleurs. Du tout, du rien, du décousu, du drôle et du n'importe quoi. Voici nos perles sur l'oreiller d'hier matin:

Parlons sexe:

Moi: Tu sais, j'ai connu plein de gars qui n'aimaient pas faire de cunnilingus.
Elle: Et tu crois qu'il y a beaucoup de filles qui font des pipes à contre-coeur?
Moi: Oui mais je pense qu'il y en a beaucoup moins qu'à Repentigny.

Parlons littérature:

Elle: Tsé, dans les livres, ils écrivent toujours: J'ai l'impression de connaître chaque centimètre-carré de ta peau. Je trouve ça niaiseux. As-tu l'impression de connaître chaque centimètre-carré de ma peau?
Moi: Non pas du tout, j'ai été élevé dans le système anglais.

25 mai 2007

Dipatisme

Innocent suite à ce long hiver, j'enfile mon short et je n'ai aucun problème à montrer patte blanche.

24 mai 2007

Par Dumont et par vaux

Je me rappelle ma réaction à l'issu du scrutin de mars dernier. Incrédule face aux résultats obtenus par l'ADQ, je m'étais esclaffé au beau milieu de mon salon parce que c'était la seule réaction possible. Incrédule je vous dis. N'empêche que...

Je ne sais pas si c'est parce qu'on se retrouve avec un gouvernement minoritaire (donc fragile) mais Super Mario, omniprésent sur la scène politique et dans les médias, y va de déclarations que je me dois de saluer dont, entre autres, la mention d'une loi spéciale pour régler la grève dans le transport en commun. Je vous promets que si ce dossier se règle d'ici quelques jours, le Sauveur ne sera nul autre que Mario-le-Tout-Puissant. Je suis contre la majorité des idées de l'ADQ mais faut avouer que celle-ci était judicieuse et culottée.

Parlant de culottes, que ça nous fasse plaisir ou non, faut avouer qu'à l'Assemblée Nationale depuis la rentrée parlementaire, c'est Papa Mario qui les porte.

23 mai 2007

Vide

Rebondir m'exténue
Me battre m'épuise
Avancer me tue

Vanné, tanné, vidé, j'ai les rêves dans le ciment, les espoirs orbitaux et les mains dans le dos.

22 mai 2007

Suites de pause

Longue fin de semaine. Ça enlève des envies de blogue. La vraie vie, je vous jure, ça troue le cul!

Mais en ce mardi de suites de pause, j'aurais quand même deux choses à vous dire:

1- Moutier = ZzZzZzZzZzZzZz... Moi aussi je l'aime ma blonde mais c'est pas une raison pour que je lui écrive un témoignage qui n'en finit plus de finir. Après une soixante-dizaine de pages, out Moutier goes. On laisse la place à Patrick Sénécal et son Vide. Dommage pour Moutier par contre, j'avais bien aimé Marie-Hélène au mois de mars. Faut croire que les blondes qui nous font souffrir nous font mieux écrire.

2- Les employés d'entretien de la STM sont en grève. La 15ième grève en 40 ans d'existence. Tabouère!!! J'en ai plein le cul que ça soit Monsieur et Madame Tout-le-monde qui paient pour ces arrêts de travail. Pis j'suis écoeuré du monde qui se plaint le ventre plein. Y a des gens qui auraient un besoin urgent de subir un régime forcé de beurrées de beurre de pinottes pendant quelques semaines pour se rendre compte qu'ils sont loin de faire pitié. L'esclavage patronal, c'est du passé. Le syndicalisme de portefeuille me pue de plus en plus au nez. Z'avez pas l'impression qu'ils en ont surtout après votre 25 piastres par paye vous autres?

17 mai 2007

On parle pas l'éthique

Hier soir, 22h pile (ou face), je suis couché dans mon lit à essayer de me concentrer sur le dernier Moutier. Je n'en ferai pas une critique tout de suite, je ne ferais que ça, critiquer. Je laisse la chance au coureur (mais il est mieux de courir vite). Qu'est-ce que je disais déjà? Ah oui! Hier soir... Pour vous brosser un portrait rapide, nos chambres, à l'Ado et moi, se font face et nous sommes couchés respectivement dans nos lits (I know, get to the God damn point! Que voulez-vous? Vous connaissez mon amour inconditionnel pour les parenthèses. Les parenthèses sont mes amies (les requins-baleines aussi (entéka))). L'Ado écoute le Téléjournal à tous les soirs (oui je sais, à 12 ans, j'en rends quelques-uns jaloux de tant d'intellosité dans un petit bout sans pilosité). De mon côté, je relis, les yeux cross-sides, la même phrase depuis 2 bonnes minutes. Puis je l'entends chiâler dans le silence planant de l'appartement (c'est de famille, croyez-moi):

Lui: Non mais, quessé qu'y fait Mario Dumont? Y fait tu juste chiâler dans vie ?
Moi: Écoute-moi bien mon cher. Je vais t'expliquer comment ca marche la politique: Vois-tu, y a ceux qui sont au pouvoir et y a ceux qui sont dans l'opposition. Ceux qui sont dans l'opposition chiâlent après ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont au pouvoir se font chiâler après.
Lui: Pourquoi c'est de même?
Moi: C'est pas compliqué. Ceux qui sont dans l'opposition veulent être au pouvoir. Alors leur job c'est de chiâler après tout ce que ceux qui sont au pouvoir disent et font.
Lui: Faque si je comprends bien, ceux qui sont dans l'opposition chiâlent après ceux qui sont au pouvoir pour pouvoir être portés à leur tour au pouvoir pour mieux se faire chiâler après?
Moi: T'as tout compris mon chum!
Lui: Sont ben niaiseux en politique! Y devraient s'entraider non?
Moi: Oui, mais c'est pas comme ça que ça marche.

Et là j'ai peur que L'Ado se mette à trop aimer la politique. Je veux dire, est-ce que je me vois devenir parent d'un politicien? Ou pire, est-ce que je me vois devenir parent d'un politicien adéquiste? Vous savez, on a beau dire qu'on souhaite le meilleur pour nos enfants, qu'ils fassent ce qu'ils veulent comme métier, qu'on espère seulement qu'ils soient heureux en bout de ligne. Mais on dit toujours ça parce qu'on ne se doute jamais du pire qu'il pourrait arriver... Mon fils, tu peux devenir musicien dans le métro, danseuse nue chez Paré ou table à café chez Starbucks, je m'en fous. Mais que je te vois devenir politicien adéquiste par exemple!!!

16 mai 2007

Dipatisme

Comme dirait Jean Leloup à qui un interviewer lui aurait demandé:

- À l'écriture de tes albums, t'étais tu faite mon Jean?
- À l'os my baby, à l'os my darling...

14 mai 2007

C'est la faute à Bono



Tu en lis un bon et tu te dis que c'est donc ben l'fun de tomber sur un bon roman québécois. Puis tu tombes sur un deuxième et tu te dis que t'as vraiment le cul béni ce mois-ci. Mais là, trois de file, j'en suis rendu à me questionner sur l'existence de Dieu. Après Vivier et Les boucs, après Dubé et Nul si découvert, voilà Pierre Gagnon et C'est la faute à Bono qui virent mon intellec et mes trippes à l'envers (ce qui, dans le cas de l'intellec, doit représenter votre à l'en droit (alenquoua? de kessé? (ah laissez faire))).

J'ai littéralement mangé ce bouquin tout rond, comme si ma vie en dépendait, incapable d'en décrocher mes yeux. Je l'ai tellement bouffé tout cru que je vais assurément déféquer des mots longs de même (anticonstitutionnellement par exemple). C'est la faute à Bono ou comment on se remet d'un cancer (et de la vie). C'est pas plus compliqué que ça. Une rémission touchante, drôle, savoureuse, croquante, attendrissante, vraie, à fleur de peau. Merde, je suis encore sous le choc et le charme. Un must pour n'importe qui doute, ne serait-ce qu'un instant, de la beauté de la vie. Est-ce vraiment la faute à Bono alors? Moi je dirais plus que c'est la faute à Gagnon.

(...) Il m'arrivait malheureusement de croiser sa fille à l'occasion. Pas particulièrement jolie non plus. Ninon, ou Mona... ou Manon, ou Nina, qu'importe. Souvent, elle traînait à l'extérieur devant la porte de l'hôpital, à fumer des zigounes.

- Vous fumez beaucoup, mademoiselle?
- Deux paquets.
- Z'êtes pas peureuse, avec un papa qui souffre d'un cancer du poumon.
- Wof, me dis qu'y faut ben mourir de queque chose, hein. J'ai pas peur de t'ça, mourir, moé.

T'as raison, ma chérie, la mort, c'est rien, c'est le mois avant qui est tough.(...)


Du bonbon.

Vous n'avez rien vu d'Arcade Fire...



...si vous n'avez pas vu ça.

Via Chiiiiirie

Ah oui, et le show de samedi? Je cherche encore ma gueule par terre, quelque part sur le plancher de l'aréna Maurice Richard.

12 mai 2007

Enfin une femme!!! (re-edit)



Et elle doit rire dans sa barbe la Pauline aujourd'hui. M'enfin, même si elle n'a pas de barbe. Ou si?

Edit: À bien y penser, c'est pas de la barbe qu'elle a la Popo, c'est des couilles. Ça ferait fera du bien...

Re-edit: Les chefs, en politique, c'est comme les couches de bébés. Ça se change vite. Surtout quand elles sont pleines de... ahhh laissez faire.

11 mai 2007

Nul si découvert


Et je ne parle pas ici de mon talent, bien sûr, mais bien du premier roman de Martin Dubé qui vient de voir le jour (le roman, pas Martin!).

Nul si découvert relate l'histoire de Serge Trudeau, un wannabe écrivain pour qui la vie bascule du jour au lendemain suite à la publication de son premier roman. On suivra Serge à travers ses bonheurs et malheurs quotidiens. On y parlera entre autres d'amour, d'amitié, du culte de la popularité, d'ex névrosés et de paternité.

Martin Dubé ne réinvente certainement pas la roue avec ce ixième roman "Plateau Mont-Royalesque". Par contre, le fait de suivre cette histoire à travers les yeux d'un père de famille apporte un regard neuf au genre. Exit, donc, le roman urbain mettant en scène un éternel adolescent célibataire. Ce sont d'ailleurs ces échanges père-fils hyper-touchants qui ont su atteindre ma sensibilité paternelle. En fait, je ne sais pas encore si ce sont ces échanges, si c'est parce qu'il bourre sa prose de magnifiques phrases-assassines, si c'est l'utilisation de tout cet humour parfois noir mais toujours fin ou si parce que le roman est tout simplement empreint de cette belle et complice tendresse mais le récit de Martin m'a touché droit au coeur. Dubé tourne merveilleusement bien sa prose dans sa bouche avant d'écrire et ça se sent! Allant au coeur des mots, écrivant sans fioriture et sondant l'essentiel, il nous vrille les trippes et nous accroche pour une lecture sans escale. J'ai littérallement dévoré ce roman.

Un roman empreint de vérité donc, où vulnérabilité, compassion et empathie nous redonne un peu espoir en l'Être Humain, celui avec un grand E accent circonflexe et un grand H pas aspiré. Un roman qui transpire l'humanité, dans toute sa force, dans toute sa faiblesse, dans toute sa grandeur d'âme mais surtout, dans tous ses espoirs permis.

10 mai 2007

Passer le temps

Le plancher chèsse. Il était affreusement sale. Ça n'a pas de bon sens de ne pas laver cette affaire-là plus souvent. Reste juste un ptit spot à laver mais faut j'attende que ça sèche avant de continuer. Pas évident de sauter d'un bout de plancher sec à l'autre. De l'extérieur, je dois avoir l'air d'un danseur de ballet sur l'acide, le paquet poigné en moins. Je suis assis à l'ordi et j'attends donc que cha chèsse. J'ai les doigts qui tressautent sur le clavier et qui lancent des effluves de petit sapin de char à gauche et à droite, j'ai Les Shirley qui jouent dans mes haut-parleurs (ptits faiseurs) et j'ai le nombril qui fait office de gouttière en entraînant une goutte de sueur vers son centre. Y fait beau, y fait chaud et j'hésite entre aller m'enfermer dans un cinéma cet après-midi ou aller lire dans le parc. Des vraies questions existentielles quoi!

Aujourd'hui, je n'ai pas grand chose à dire.

Dipatisme

J'ai dû manger une bouteille de Viagra par la tête parce qu'elle est dure en maudit.

9 mai 2007

Frencher un zoizo

Je suis en congé aujourd'hui. C'est mon weekend trois jours avant tout le monde. Ce qui m'a permis de faire une semi-grasse matinée. Semi parce que 8 heures du matin, hein, c'est pas la fin du monde. Mais c'était tout de même génial parce que j'ai eu la chance de me faire réveiller par de charmants oiseaux qui cuicuitaient à ma fenêtre (non, cuicuitaient ne vient pas du verbe cuicuire, comme dans cuicuire la volaile à 350°C pendant 30 minutes). Il n'y a rien de plus annonciateur du début de l'été que les zoizios qui commencent à piailler quand le soleil se lève. Euh, oui, il y a l'annonce de la programmation des 32837 festivals estivaux montréalais mais ça ne compte pas. Moi, ça me rend tout heureux d'entendre chanter les oiseaux le matin. Ça me donne même envie de me lever et d'en frencher un. Ou presque. Parce que c'était sans compter sur mes morons de voisins et leur kid qui crient à tue-tête comme des damnés au beau milieu de la rue à TOUS les matins. Tenez, je vous donne un exemple:

Le kid: (Kévin (ne riez pas, c'est son vrai nom), 5 ans, chante): ♪ LA LA LA LA LA ♪ JE CHANTEUUUU... LA LA ♪
Sa douce maman: KÉVUUUUUNE CÂLISSE, TASSE-TOUÉ D'DANS RUE TABARNAK!
Le kid: (avec sa voix de Josélito): Y A MÊME PAS D'AUTO MAMAN...
Sa tendre maman: C'EST PAS GRAVE OSTIE, ÉCOUTE-MOUÉ QUAND J'TE PARLE CRISSE, TU VAS TE FAIRE ÉCRAPOU RIEN QU'UNE FOIS. ENWÈYE ICITTE.
Le kid: OUINNNNNNNNNNN!!!!!!!

- Cui cui cui...

J'adore l'été...

8 mai 2007

Plein de m...

Me font rire la gang du Parti Québécois. Après avoir lapidé Marie-Madeleine Boisclair sur la place publique, ils encensent maintenant son leadership et son dévouement. N'importe quoi!

D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez vu la face de Pierre Curzi lorsqu'un journaliste lui a demandé si le départ de Boisclair était pour être difficile à vivre? Ça valait 100 piastres. On pouvait y lire toute la panique dans ses yeux affolés, à peser le pour et le contre de ses réponses: Oui? Non? Peut-être? 1-2-3-4-minou-patate?

Comment penser que les politiciens ne souffrent pas tous de démagogie grimpante après ça?

Se faire rouler

Dans une ancienne vie, j'ai vraiment trippé sur les voitures. J'en ai eu de tous les styles et de toutes les couleurs. Des sportives, des familiales, des pépères, des bleues, des noires, des vertes et des rouillées. Puis un jour, je me suis aperçu que ça ne faisait pas de moi une meilleure personne d'avoir 4 roues devant chez moi. On top of it, quand tu habites Montréal, c'est inutile de posséder une voiture. Et comme si ce n'était pas assez, le fait de conduire a toujours engendré en moi un stress énorme. Ça me rend hostile et impatient envers tout le monde. Imaginez-moi d'humeur totalement exécrable... Vous êtes capables?... Ah bon, ok... Anyway, depuis que je ne conduis plus, je suis zen.

C'est donc à ma grande surprise que je vais aujourd'hui vous causer de bagnole. Voyez-vous, je suis tombé sur un reportage dimanche dernier où l'on parlait de la nouvelle Lexus Hybride V8 qui se stationne toute seule. Oui oui, vous avez bien lu, QUI-SE-STATIONNE-TOUTE-SEULE!!! Vous ne me croyez toujours pas? Allez voir ici.

Ceci étant démontré, j'ai 2 questions qui me taraudent l'esprit:

1- À quand un putain de petit moteur hybride de 3 ou 4 cylindres? Pourquoi voit-on toujours des satanés VUS ou des grosses bagnoles qui souffrent du complexe du moteur qui pisse le plus loin? Vous imaginez-vous une Toyota Yaris hybride? Merde, tu ferais Montréal-Vancouver avec un plein d'essence là-dedans.

2- Si t'as vraiment besoin d'aide pour stationner ta bagnole en parallèle, t'as jamais pensé que tu serais peut-être mieux de prendre l'autobus?

7 mai 2007

Selon Radio-Canada



J'aime les gouvernements minoritaires!

Machine à tricoter

Dans la lignée du "Je trouve La Galère insipide" et "Les Têtes à claques me font baîller", je dois aussi avouer que je ne comprends rien à la hype "Tricot Machine". Toute la gang de journalistes cultureux et/ou de journaleux culturistes sont tout simplement en extase devant leur matériel. Quant à moi, je trouve ça trop cute et trop gentil. Je trouve leur musique sirupeuse, molle et sans consistance. Je qualifierais donc ça de musique-suçon. Après 3-4 lichettes, ça colle autour de la bouche et la quantité de sucre ingurgitée finit par tomber sur le coeur et donner le tournis.

Mais vous pouvez vous forger votre propre opinion ici.

5 mai 2007

3 mai 2007

La vengeance du locataire masqué

On semblait être les premiers arrivés. En fait, c'est ce que nous croyions. Entre autres parce qu'il n'y avait personne d'autre que nous dans l'appartement. À part, bien sûr, le gars qui l'habitait. Évidemment. Même le propriétaire était parti vilipender les locataires du 3ième parce qu'ils étaient apparemment trop bruyants. On ne le savait pas encore mais on était pour l'apprendre de la bouche-même du locataire actuel. Anyway, ça ne change rien à l'histoire à part que, tant mieux! (Bizarre de phrase non?)

On fait donc le tour de l'appartement, un genre de 4 et demi que les propriétaires de Montréal se plaisent à appeler un 6 et demi parce que le couloir a 2 pieds de plus large qu'à l'accoutumé. Vous voyez le genre: Un 4 et demi avec un grand garde-robe pour 3ième pièce. Bref, ce logement n'était pas vraiment pour nous. Nous discutions de peinture et de cinéma avec le gars qui habitait les lieux quand le proprio s'est finalement pointé le (gros et criblé de trous, vous voyez le genre?) nez dans la porte d'entrée. Il pénètre dans l'appartement et nous enligne, Chiiiiirie et moi, un air impatient de nous virer de son triplex lui pendant à la gueule.

Lui: Je suis désolé de vous dire ça mais l'appartement est pratiquement loué. C'est sûr à 95%. La personne qui est passée devant vous est interessée à le prendre et le gars a des références en béton. Il travaille à La Presse... Vous savez, c'est le temps de l'année où la crème des logements est annoncé et ça ne prend pas de temps avant que ceux-ci s'envolent. Mais si jamais ça ne fonctionne pas, je vous appelerai.

Nous sommes bouche bée et particulièrement insultés que ce dernier, en plus de nous avoir fait déplacé pour rien, ne nous ait même pas donné la chance de lui montrer nos "références en béton". Chiiiiirie est complèmement speechless et me pointe la porte de toutes ses extrémités. Quant à moi, un peu pompé comme à mon habitude, j'ai la gueule du gars qui s'en va en guerre ou qui s'apprête à monter dans le ring.

Moi: Premièrement, la crème des logements n'a pas besoin de s'afficher sur Kijiji pour se louer Monsieur Chose. La crème, comme vous le dites, disparaît dans le temps de dire "Logement" avec une simple pancarte "À louer" accrochée au balcon avant. Puis deuxièmement, une job à La Presse, ça ne veut rien dire. Des trous d'cul, y en a dans toutes les compagnies.

Chiiiiirie (qui me toise du regard): Laisse faire Pat, oublie ça, viens t'en...

Je déteste me faire niaiser ou me faire prendre pour un con. Mais je ne dis pas un mot de plus et on quitte. Je ne croyais jamais pouvoir un jour savourer ma vengeance. Et pourtant...

Sur mon répondeur hier en début d'après-midi:

- Bonjour Monsieur Dion, c'est Monsieur Lévesque (Fuck it, je ne préserverai pas l'identité des épais) du logement de la rue Drolet. Euhhh... Finalement, mon logement n'est pas loué. S'il vous intéresse toujours, appelez-moi quand vous prendrez mon message.

Ça me démange de l'appeler juste pour l'envoyer promener. Mais je n'en fais rien. J'en glisse un mot à Chiiiiirie qui a un goût de vengeance similaire qui la démange tout autant. Mais elle n'en fait rien non plus. J'arrive chez moi en fin d'après-midi et l'Ado me refile le message d'un certain Monsieur Lévesque qui vient juste d'appeler. Je me bidonne à l'idée que l'épais est désespéré mais je ne le rappelle toujours pas. Je me dis que je n'ai pas de salive à gaspiller pour les imbéciles et je passe Go et réclame 200$. Mais c'était sans compter que je recevrais un 3ième coup de fil en soirée.

Dringggggggggg... (oui, mon téléphone sonne bizarre et en italique!)

Lui: Bonsoir Monsieur Dion, c'est Monsieur Lévesque...
Moi: Bonsoir...
Lui: Je ne sais pas si vous avez eu mes messages?
Moi: Oui...
Lui: Ok... Et avez-vous trouvé un appartement?
Moi: Non.
Lui: Oh! Et êtes-vous toujours intéressés par le mien?
Moi: Non et je vais vous dire pourquoi. Premièrement, c'est extrêmement impoli et irrespectueux de faire déplacer des gens pour rien. En plus, ce fût très insultant pour nous que vous vous soyez fié à votre première impression en voulant louer votre logement à quelqu'un d'autre sur le simple fait qu'il travaillait au journal La Presse.
Lui: Oui, je sais, je suis désolé. Le gars n'était finalement pas solvable. Vous savez, c'est le triplex de ma mère et c'était ma première expérience avec la location.
Moi: Alors j'espère que vous agirez de façon conséquente la prochaine fois que vous allez vouloir le louer à quelqu'un. Bonsoir et bonne chance.

Clic! (oui, mon téléphone raccroche bizarre et en italique!)

Je lui ai raccroché la ligne au nez. Ce fut, dans mon cas, un moment de pure jouissance et je souhaite à tous ceux et celles qui se sont déjà fait niaiser par un propriétaire con et véreux d'avoir la chance de pouvoir goûter à ça au moins une fois dans leur vie.

La vengeance est douce au coeur du Rosemontois.

1 mai 2007

Dipatisme américain

Sur le retrait des troupes américaines en Irak, le président Bush oppose finalement son veto.

Comme le disent aujourd'hui les démocrates américains: Don't give me that Bushlit!

La galère

La série s'achève! Profitez-en pour... pleurer sur ce que la télé fait de plus cliché au Québec! Bon ok, j'exagère un peu. Juste un peu. Mais je ne comprends tellement pas l'engouement pour cette série. Même Louise Cousineau l'encense! Faut croire qu'elle se ramollit (ou peut-être était-elle déjà un petit peu molle, juste à côté du coude droit là?...). Mais voulez-vous bien me dire ce que vous trouvez de si jouissif à cette série?