27 avril 2007

Mimosa

Vous savez, à la SRC, il y a des téléviseurs partout: dans les bureaux, à la cafétéria, c'est juste s'il n'y en a pas dans les toilettes. Alors que j'attends en ligne pour commander mon café du matin, je scrute de mes yeux endormis-cross-side un des postes-télé. Je vois, dans un reportage sur la finale des Francouvertes, une jeune fille complètement folle, disjonctée et bourrée de talent qui se dandine sur scène. Et c'est là que j'apprends que Mamzelle Talbi a remporté la finale. Qu'on l'appelle Mimosa, Fifille ou tout simplement Ines, Miss Bourrée-de-talent a finalement fait sa place. Après quelques années et maints efforts, elle a trouvée sa voie grâce à sa magnifique voix. J'avais reçu l'invitation pour assister à la finale des Francouvertes qui se déroulait hier soir. Malheureusement, j'avais déjà quelque chose de planifié. Avoir su, je me serais peut-être arrangé autrement.

Et là, devant le téléviseur, je suis hyper-content pour elle et je me dis que ça aurait été trop cool que le reportage soit accompagné d'une entrevue en direct à RDI. En me disant ça, j'aperçois son joli minois à la télé, en train d'échanger avec Louis Lemieux et Tanya Lapointe en direct du Centre de l'Information.

Avec toute la force de mon subconscient, je force Madame Café à accélérer le processus de coulage de l'allongé pour pouvoir retourner à mon bureau le plus rapidement possible, ironiquement situé... au Centre de l'Information.

Alors que j'arrive devant la porte du CDI, elle en sort:

Moi: Bonjour Madame Talbi!
Elle: Eille allo!!!
Moi: Félicitations ma chère, je suis tellement content pour toi!

Les deux personnes qui l'accompagnent me regardent et se questionnent: Mais qui est donc cet énergumène inconnu qui accoste ze big star d'un soir?

Moi: Je suis vraiment désolé d'avoir manqué ton show hier soir.
Elle: Ben oui hein? Méchant garçon!, qu'elle me dit en me pointant du doigt.
Moi: Mais continue de m'envoyer l'annonce de tes shows, je vais finir par y aller.
Elle: Ouin, je suis un peu harcelante hein?
Moi: Mais non, pas du tout. Je vais bien finir par retourner te voir. La dernière fois que je t'ai vue en spectacle, c'était au beau milieu de la rue pour le Santropol roulant. T'as fait du chemin depuis hein?
Elle: Mezzant, j'en reviens pas encore.
Moi: En tout cas bravo pour ta victoire, faut croire que j'ai eu du flair!
Elle (regardant ses comparses les yeux remplis de points d'interrogation): Patrick a été le premier à me faire jouer à la radio.
Comparse 1: Wow, cool!
Comparse 2 (qui visiblement s'en fout): ...

Et c'est là que je comprends à quel point j'ai été chanceux d'avoir cette émission de radio qui m'a permis de découvrir des artistes animés d'un talent, d'une fougue et d'une joie de vivre hors du commun. J'ai vraiment le cul béni par la vie... Et j'en suis conscient.

Encore une fois, bravo Ines, tu es absolument magnifique et crois-moi, ton étoile ne fait que commencer à briller.

25 avril 2007

Actualités


Le Ministre de l'Environnement John Baird devance d'un jour l'annonce de sa stratégie de réduction des GES. Cette stratégie prévoit freiner les émissions polluantes d'ici 3 à 5 ans. Il est donc fort probable que La Galère et Le Banquier disparaissent des ondes bientôt.

Blogroll with it baby

Parce que la blogosphère bouge à la vitesse Grand V, parce qu'il y a autant de blogues qui se créent en une minute que de blogues qui se font exlposer la gueule, parce que les liens sphériques ne cessent de se perdre de plus en plus dans le vacuum Internet, parce qu'il y a tellement de pages non-disponibles que même ma grand-mère sait aujourd'hui ce qu'est une erreur 404, les blogrolls ont maintenant l'air d'être atteint du Syndrôme de Tourette. Ça bouge, ça saute, ça vient, ça va, ça naît, ça part. Bref, ça sent le Shake and Bake!

À cause de toute cette bougeotte, je ne sais plus quoi faire avec le mien. Je le fais disparaître? Je le tiens à jour avec ceux qui alimentent leur blogue? J'arrête d'enlever ceux qui ne le mettent plus à jour? Je mets en lien ceux qui me mettent en lien? Je mets en lien ceux que j'aime? Je mets en lien les blogues de gens que je connais? Je ne fais plus de lien du tout (et du même coup, je ne suis plus un blogue)?

Je suis certain que vous vous êtes tous posés la question à un moment ou à un autre. Bizarrement, personne n'ose en parler. Le blogroll est devenue zone d'accomodement raisonnable. Et faut surtout pas en glisser mot. Ça risquerait d'égratigner certains égos. Avouez que ça nous fait tous chier un peu quand on se fait supprimer d'un blogroll. Parce que ça nous remet en question sur la qualité de ce qu'on fait. Parce que ça nous met devant les raisons pourquoi on écrit: Se faire aimer des autres via l'écriture. C'est pas ça votre raison d'écrire?

Alors? To roll or not to roll?

23 avril 2007

Ça sent le printemps des impôts

Retour du printemps oblige, le vélo-si-raptor que je suis se doit de faire la mise au point annuelle de son vélo. Ok, j'avoue que c'est la première fois de ma vie que je mets du cash sur un deux roues mais je me suis aperçu que j'y tiens à mon bout de ferraille. Il est tout déglingué, rouillé, laitte comme c'est pas possible mais il roule, mes amis, aussi bien que les poussières en-dessous de mon lit. Qui plus est, grâce à sa laittitude incroyable, il ne risque pas de se faire dérober par le premier "cliptomane" venu. J'ai donc apporté l'objet en question chez le monsieur Maytag du becyk. Je ne sais pas si vous avez déjà rencontré un de ces phénomènes, mais force est d'admettre qu'après en avoir rencontré deux cette année, le sourire et la joie de vivre ne font vraisemblablement pas partie du service. Pas de chichi sur le service. Je préfère de loin un vélo qui change de vitesse qu'un vélo qui joue à la duchesse. Monsieur Sourire examine donc la mécanique du vélo, puis, ma gueule:

Moi: Pis, combien ça va me coûter pour mon vélo?
Lui: Bah, 10 piastres pour les freins, 25 pour le support, à peu près 20 piastres pour la mise au point, plus l'argent pour nos amis au gouvernement.
Moi: T'as des amis au gouvernement toi?
Lui: Ahhh! Non... Mais je l'sais pas pour qui tu travailles moi.
Moi: Regarde-moi la face. J'ai tu l'air de quelqu'un qui travaille au gouvernement?
Lui: Hmmm...
Moi: À bien y penser, je dois ben travailler pas loin de 6 mois et demi par année pour le gouvernement.
Lui: Mouin...

Puis il a souri...

Monsieur Dion 1, Monsieur Sourire 0

20 avril 2007

Dipatisme

J'ai toujours pensé qu'il fallait être chien pour faire de la politique. C'est encore plus vrai depuis le débat sur la clause nonosse-temps.

19 avril 2007

Cher Toi

Cher Toi,

Mes yeux ont croisé tes yeux bridés sur le quai aujourd'hui. Je ne te connaissais pas. J'imagine que tu t'en foutais un peu que je te regarde. Et j'aurais dû m'en foutre aussi. Sauf qu'avec tout ce délire meurtrier qui est venu nous hanter cette semaine, mes yeux se sont posés sur toi d'une manière différente. Et si tu entrais dans le métro et que tu commencais à tirer à l'aveuglette comme un fou furieux? Et si toi aussi tu étais animé d'une haine sans nom?... Mais non, je sais fort bien que tous les asiatiques ne sont pas comme ça. Mais, putain, ça m'a quand même traversé l'esprit une fraction de seconde, comme une étoile filante. Crisse...

Parce que les images qui tournent en boucle à l'écran finissent par goûter fade, parce qu'on se fait marteler quotidiennement la tête par tous ces pseudos-psycho-pop-thérapeutes de salle de nouvelles qui tentent sans succès d'expliquer la folie humaine, parce que le racisme est insidieux et que ça te ronge l'intérieur sans même que tu t'en rendes compte, parce que ça demande de l'énergie de combattre l'imbécilité et l'ignorance et que parfois tu es juste trop fatigué pour te battre, parce que je ne comprendrai jamais comment ceux qu'on appelle "humains" peuvent faire preuve de si peu d'humanité en s'entretuant comme des bêtes sanguinaires. Pour toutes ces foutues pensées cancéreuses que j'ai eues, aussi automatiques et inutiles qu'une mitrailleuse chargée à bloc, s'il-te-plaît, excuse-moi. Permets-moi, la prochaine fois, de penser avant de penser.

Question existentielle

Pourquoi Dieu, dans son infinie sagesse, ne nous a-t-il pas mis les yeux derrière la tête au lieu de devant? Ça serait peut-être laid mais au moins, ça permettrait aux filles aux grosses fesses de constater que des jeans taille basse, ça leur donne des doubles mentons au niveau de la ceinture.

18 avril 2007

Suicide collectif

Mardi, 13h30, station de métro Beaubien, tranquille, à mes affaires, en retard pour la job, Bélanger dans les spirales auditives. La routine habituelle quoi !

S'approchent 5 jeunes hommes veston/cravate/godasses shinées/cheveux lissés. Je me dis qu'ils arrivent de l'école privée ou d'une secte: Same difference. Y en a un qui s'approche de moi. Au secours! Je prends le risque d'enlever mes écouteurs. Mauvaise idée.

Lui: Excuse me Sir ? Do you speak English?
Moi: Mouiiii...?
Lui: Sorry?

Je n'ai visiblement pas envie de lui faire un dessin mais putain de bordel de merde, on est à Montréal, au beau milieu de la station de métro Beaubien. J'peux-tu répondre en français bout d'viarge?

Lui: Do you really speak English?
Moi: Mouiiiii....?
Lui: Ah ok! My name is John-Alexander and I am from Calgary. I am a proud representative of the Church of Jesus Christ of Latter Day Saints and...
Moi: Hahaha... No thanks man, I’m not interested at all. Really not. T'es vraiment tombé sur le mauvais gars.
Lui (tout piteux): Ah ok...

Je pèse sur Play et Daniel recommence à groover dans mes oreilles.
Il ne faut pas regarder les rail. Ne pas regarder les rails...

16 avril 2007

Cher Toi

Question de laisser les bouffonneries de côté quelque peu, je créé un nouveau libellé pour laisser mon côté moins givré s'exprimer un peu: Cette catégorie s'intitule donc "Cher Toi".

Mais qui est ce Toi? Toi, c'est vous, c'est nous, c'est lui, c'est elle. Toi, ce sont toutes ces personnes face à qui je suis trop souvent demeuré silencieux, distant, de glace, bouche bée. Toi, parce que les noms n'ont pas d'importance. Toi, parce que les mots tracés ont le pouvoir de soulager de longues périodes d'enfermement et de mutisme. Toi, parce que tu risques de te reconnaître. On se ressemble tous au fond, non? Enfin, Toi, parce qu'il n'est jamais trop tard pour dire...

Cher toi,

Je décide enfin à t'écrire, alors que les années commencent à afficher du gris. On dira que le temps n'a pas d'importance mais c'est un peu de la foutaise. Pour moi, tout ce qui précède ces 10 dernières années ont été complètement perdues dans le vacuum du temps. Mon ancienne vie nébuleuse ne sera jamais plus qu'une accumulation de poussières d'étoile.

Il m'arrive souvent de penser à toi et de me demander où la vie t'a soufflé. Il m'arrive encore de sourire en me disant que je t'ai précipité dans la gueule du banlieusard quelques mois avant que je me pousse de sa mauvaise haleine. Il m'arrive de sourire oui, mais pas toujours. Parce que je pense à lui parfois. Et toi, dis-moi, tu penses à lui aussi? Ressens-tu encore cette omniprésente amertume, comme un goût de cendre en bouche, les siennes? As-tu l'impression d'avoir tout fait pour lui toi aussi? Crois-tu que tu aurais pu faire mieux? Crois-tu que son dessein était tout tracé à l'avance? Peut-on réellement en changer les contours? Penses-tu qu'il était écrit quelque part que nos routes devaient croiser la sienne? Dis-moi, tu fais également semblant de ne pas t'en ennuyer parfois ? Ou peut-être essaies-tu simplement de penser à autre chose lorsque son image défile comme une pellicule folle dans le cinéma de ta tête? Tu as l'impression toi aussi d'avoir assisté au film muet de sa vie, d'en avoir été l'acteur impuissant? Te poses-tu toujours ces mêmes foutues questions alors que le temps fuit si vite, toujours? Dix ans… Trois mille six cent cinquante jours…

Quand j'ai vu ma gueule dans le journal, sais-tu que j'ai pensé à toi? Me demandant si tu avais croisé mes yeux d'encre. As-tu reconnu ma sale gueule malgré ce crâne rasé et ces années? As-tu trouvé que je lui ressemblais toujours autant? Ces rides, omniprésentes. As-tu remarqué les gouttières que la vie a creusées à mon visage?

Tu sais, il m'est arrivé à quelques reprises de faire sonner ton téléphone et de raccrocher à la première sonnerie au cas où tu répondrais. Tu sais que je n'ai jamais su quoi dire. Tu sais que je n'ai jamais su m'excuser. Tu sais que j'ai toujours fui.

Aujourd'hui par contre, je trouve les mots pour te dire merci d'avoir été là alors que je me perdais dans l'inconfort de l'absence. Et demain, qui sait, je serai peut-être là.

Il est grand le mystère de la Foi - Part 2

Suite et fin de la partie 1 qui se retrouve ici.

Denise les fait entrer et les invite à passer au sous-sol. Décor typique de fin du monde et des années 70. Murs en arborite, parquet en prélart beige, rideaux orange tirés aux fenêtres. Denise pousse Pierre et Lorraine dans une pièce connexe. À l'intérieur de celle-ci, les murs ont été recouverts de rideaux en velours mauves et verts. Il fait passablement noir mais une minuscule boule miroir trône au centre d'une table et fait office de boule de cristal. Une ampoule éclaire la boule qui constelle les murs de minuscules spots de lumière.

Denise : Prenez place, prenez place. Assoyez-vous.

Pierre (à Lorraine) : On aurait du venir samedi à place. On se croirait dans Saturday night fever !

Denise s’assoit. Elle vient de reconnaître Pierre qui l’a déjà escroqué. Denise se concentre sur la boule miroir et celle-ci cesse de tourner. Lorraine est bouche bée devant le phénomène et Pierre émet un bâillement. Sa mère lui donne un coup de pied sous la table.

Pierre : Ayoye !

Denise : Shhhhhhh…. (qui se concentre) : Je vois, Ô mon Dieu…

Pierre : Nul ne doit utiliser le nom du Seigneur en vain. Sinon, il se vengera.

Lorraine : Pierre, laisse faire la madame. Si elle voit Dieu tout d’un coup, c’est de ses affaires.

Denise : Je vois… un homme… (Elle jette à Pierre un regard cinglant en coin). Cet homme a fait de la prison pour avoir volé de pauvres innocents… Je vois aussi, un instant, je vois aussi un autre homme qui se met sur son chemin. Il porte une toge. Il est grand et barbu et porte une couronne d’épine. Oh mon Dieu, il a quelque chose à annoncer :

On voit Denise entrer en transe. Elle tremble de partout. Elle fouille sous sa table et prend du ketchup qu’elle se met sur les tempes de manière évidente. Elle prend une voix caverneuse.

Denise : Je suis… Jésus… Oui, je suis Jésus… Et Pierre… Pierre, tu n’as pas cru en cette voyante. Alors je parle en ce moment à travers elle. Comme tu peux le constater, Denise est une médium saignante. Et la vérité sortira de sa bouche…

Denise (qui lâche un rôt): Burppppp!!! (avec sa propre voix): Oups, pardon. C’est dur à digérer le corps du Christ… (avec la voix de Jésus) J’ai une mission pour toi Pierre : Pierre, tu es pierre et sur cette pierre… ah non, désolé, je me suis trompé… Pierre, tu devras rembourser le moindre dollar à ceux que tu as escroqué. Et tu devras débuter par les femmes dont le prénom débute par la lettre D.

Pierre : Mais, Jésus, je pensais avoir payé ma dette à la société... (qui rumine) D’accord, tu es la voie, la vérité et la vie. Mais je ne connaissais pas mes victimes. Si j’en connaissais au moins une, je n’hésiterais pas à la rembourser Illico.

Denise : Illico n’a pas rapport. Ça c’est Vidéotron et eux autres ne sont pas des victimes pantoute. Je dirais même qu’eux autres aussi auraient besoin de passer une couple de mois en prison…

Lorraine : Non mais c’est fini ces histoires de Bon Yeu là ? Me semble que ça serait le fun de jaser avec du monde normal. Du monde qui croit à l’astrologie, au tarot ou à Elvis ? (un peu hystérique) J’veux parler avec du monde normal !!!

Denise : Lorraine, Je te dis la même chose que J’ai dit au petit enfant qui s’approchait innocemment de moi pour me toucher dans la synagogue : Viens ici le Monsieur va te donner des bonbons... Ah non, excuse-moi, c'était plutôt: Ta gueule pis vas jouer avec tes jouets!

Lorraine : Ben là, ça se passera pas comme ça (elle tire sur la manche du chandail de Pierre). Viens-t’en à maison mon homme. On se laissera pas insulter de même.

Pierre : Non môman, cette fois-ci, Jésus veut que je reste.

Denise : Lorraine, Pierre, Je suis la voie, la vérité et l’avis de décès. Vous pouvez quitter. Mais auparavant, vous devez payer votre dîme à cette pauvre Denise, qui vous a si gentiment reçu dans toute sa grandeur d’âme…

Lorraine: Elle ne nous a pas reçus dans toute sa grandeur d'âme, elle nous a reçus dans sa maison laitte...

Pierre : Enwèye môman, paye-la. C’est Dieu qui le demande. Tu peux pas dire non à Dieu sinon tu vas finir en brochette pis rôtir en enfer pour l’éternité.

Lorraine : Ok, j’la paye pis j’sacre mon camp d’icitte. (à Denise). Combien je vous dois "Jésus"?

Denise (qui pianote sur sa calculatrice en marmonnant) : Bon, ça fait 40$ pour la séance plus les taxes, les frais de port et de manutention, la livraison, les frais de déplacement de Jésus, son hôtel, son taxi, divisé par sept péchés multiplié par dix commandements, moins douze apôtres, plus le pain pis le vin. (à voix haute à Lorraine) Ça va faire 812,60$. Le pourboire est pas inclus. Mettons qu’on arrondit ça à 900$ pis on en parle pus.

Lorraine : 900 piastres ? Ben voyons, c’est du vrai vol, de la fraude, du recel.

Denise : Hep, les voies du Seigneur sont impénétrables.

Lorraine : En tout cas, le Seigneur aura jamais si bien porté son nom. Y vient de me saigner à blanc d’aplomb. Enwèye, Pierre, on s’en va d’ici… Aaaamen-toué.

Pierre : Louons le Seigneur !

Lorraine : Au prix que ça vient de me coûter, je viens pas de le louer, je viens de l’acheter...

Fin

15 avril 2007

14 avril 2007

Il est grand le mystère de la Foi - Part 1

Mise en situation:

Ils sont trois: Pierre, sa mère Lorraine et une voyante du nom de Denise. Ex-détenu et "Jesus freak" tout récemment sorti de prison, Pierre est un petit escroc de ruelle qui a été incarcéré pour des délits mineurs comme le vol, le recel et l'extorsion. En prison, il a trouvé Dieu. Le crime est donc maintenant pour lui chose du passé. Depuis sa sortie de taule, il habite chez sa mère qui le materne pas possible. Celle-ci a décidé de payer à Pierre une session de voyance chez Denise après être tombée sur son annonce dans le journal du quartier. Visiblement, Pierre ne croit pas en la voyance...

Lorraine et Pierre grimpent les marches d’un bungalow cheapette de banlieue. Arrivés à la porte, Lorraine se lèche la main et lisse les cheveux de Pierre.

Lorraine : Pierre, tu t’es même pas peigné à matin. J’espère que t’as au moins pensé à te mettre du désodorisant?

Pierre (insulté) : Wèyons moman, j’ai 42 ans, pas 12!!!…. (piteux) J’en mettrai demain.

Lorraine (dépourvue): Pierre !!! Mais qu’est-ce que je vais avoir l’air devant la voyante moi?

Pierre : Inquiète-toi pas, elle "verra" rien... Pis de toute façon, c’est Jésus qui décide de ce qui va se passer demain. Pas elle. Si Lui décide de changer d’idée demain, les voyants ne peuvent pas le savoir.

Lorraine : Tu sais mon chou, les voyants ne devinent pas exactement ce qui va se passer. Ils tentent de te diriger vers la bonne voie. Un peu comme des guides qui aident les aveugles à traverser la rue.

Pierre : Ben justement. Jésus, c’est la lumière. C’est lui qui décide quand c’est le temps de traverser. Pis à part de ça, mettons qu’y a certains voyants qui méritent de traverser sur la rouge pis de se faire écrapoutre dans un windshield.

Lorraine soupire et sonne. Denise vient leur ouvrir.

Lorraine : Bonjour, on est…

Denise (leur coupant la parole): Shhhhh… Dites rien… Vous allez effrayer les esprits…
Laissez-moi deviner. Vous êtes Lorraine et Pierre.

Lorraine : Wow, vous êtes donc ben bonne. Comment vous avez fait ?

Pierre : Môman, t’as appelé hier pour réserver…

Denise : Entrez… Entrez dans l’antre des esprits

Pierre : "Entrer dans l’antre". Ben oui toi, si c’est pas faire de l’esprit ça…

À suivre...

13 avril 2007

On joue aux Legos



On va attendre qu'ils se démolissent tout seuls! Ça devrait pas être trop trop long.

12 avril 2007

Pile Poil

Pour l'insoupçonné, incroyable et horrible retour de la moustache laide, affreuse et rebutante...



Merci, Plaisirs Gastronomiques!!!

11 avril 2007

De retour!

Du bon temps, des échanges complices, des fous rires à la pelletée (vous aussi vous avez pelleté je crois hein? Gna gna...). Une belle semaine au Mexique avec mon fils à jouer à l'adolescent (lui aussi s'est bien amusé).

De mon voyage, je retiens surtout 3 choses:

- Même si on a la chance de comprendre une troisième langue, notre cerveau a quand même la fâcheuse habitude de finalement s'adapter lorsqu'on quitte le territoire de ladite langue.

- C'est fou le nombre de jeux de mots ridicules que l'on peut faire avec des noms de villes comme Uxmal, Puuc ou Ticul.

- En voyage au Mexique, tes deux meilleurs amis resteront toujours Pepto et Bismol.

2 avril 2007

Carnets de voyage

Carnets de voyage du mardi 10 avril 2007...

Nous avons terminé notre périple au Mexique l'Ado et moi. On a eu la malchance de patauger dans des cenotes, ces puits naturels composés d'eau douce et d'eau de mer que l'on retrouve un peu partout dans la péninsule. Pfff, l'eau était ben qu'trop chaude pis c'était pas rafraîchissant pantoute! J'aurais dû m'en servir comme laveuse à linge.




Par la suite, nous avons été nous perdre dans Merida, cette ville coloniale typique du Yucatan (d'où l'expression: qui t'y frotte, t'y pique). Complètement perdus, nous avons déambulé dans la ville à demander notre chemin. Impossible de se faire comprendre. Les habitants ne parlaient que l'espagnol. C'est incroyable de constater à quel point certains peuples n'évoluent pas et n'apprennent pas la seule et unique langue mondiale (voire parlée aux confins de l'univers), l'américain.




Un peu découragé par cette chaleur accablante et ce soleil de plomb, nous avons décidé de quitter l'aride extra-sec de la terre pour les profondeurs de la mer. Le sable étant trop brûlant et l'eau étant encore une fois trop chaude, j'ai littéralement plongé en terrain connu. Je me suis malencontreusement écorché une jambe sur la deuxième plus grosse barrière de corail au monde. J'ai donc décidé de ne prendre aucune chance et pour empêcher que quelqu'un d'autre ne se blesse, j'ai arraché tous les coraux que je pouvais. Je crois avoir fait une bonne job.




Quand finalement nos corps furent saturés d'eau salée, nous avons décidé d'aller saturer nos esprits de culture à Tulum, la ville Maya. C'était tellement affreux: tout tombait littéralement en ruines.




Et pour ajouter l'insolation à l'injure, nous n'avons vraiment pas été gâtés côté température. Toute cette chaleur et tout ce soleil... Une ondée aurait tellement fait de bien. Pouvez-vous croire que nous n'avons même pas reçu une seule goutte de pluie sous cette chaleur torride. Incroyable.




Entéka, tout ça pour dire que, des voyages de même... Ben plus jamais...

---------------------------------------------

J'vais m'ennuyer de vous tous cette semaine. Si je parviens à avoir accès à un ordinateur, j'essayerai de vous envoyer un petit mot de la merveilleuse péninsule du Yucatan et de la Riviera Maya. À mardi prochain...