27 février 2007

Jésus t'aime

Ça vous arrive de recevoir par courriel des offres d'abonnement de sites de rencontre pour chrétiens tels que Christian Singles ou autres perversions du genre? Moi oui. Au début, je les trouvais fatiguants mais maintenant, je les trouve plutôt rigolos. Je les trouve de plus en plus drôles depuis que je me suis imaginé à quoi pouvait ressembler une première rencontre entre chrétiens consentants.





Voici donc, en grande première mondiale, la première scène du premier film d'amour trop catholique intitulé:


Jésus t'aime mais pas tout nu


Scène 1

Roger Granger arrive chez Ginette Vermette en tuxedo bleu poudre, le mouchoir blanc à la boutonnière et les fleurs à la main. C'est le grand soir du premier rendez-vous. Parfumé d'Old Spice, les cheveux parfaitement lissés au gel, un ti-coq agrémentant joliment son front, il est prêt. Il sonne (Aveeeee, Maaaaariaaaaa). On entend le carillon jouer les premières notes du Ave Maria de Schubert. Ginette, jeune célibataire fringante de 43 ans qui habite toujours chez ses parents vient répondre, suivie de près de sa mère Edelweiss Tremblay, ancienne aide de presbytère, et de son père Werner, Pasteur orthodoxe pour l'Église des Mormons Morons ou des Pélicans Anglicans. La porte s'ouvre dans un grincement de clou qui tord le corps mou d'un bois tendre (à retravailler, usage d'humour au goût douteux).

On aperçoit la jolie famille à la porte, l'email immaculé de leurs dents réfléchissant toute leur splendeur pour la caméra, comme hosties blanches et pures d'un jour de Pâques. Arrive derrière Ginette et ses parents la nounou de la famille, Janet Janelle, ancienne maîtresse de chorale gospel. Roger se sent subitement transporté par la négresse... l'A-L-L-É-G-R-E-S-S-E (à retravailler aussi, usage d'humour encore plus douteux). Roger se penche et baise la main de tous les membres de la famille (et noter qu'il ne baise pas tous les membres de la famille et encore moins les membres de toute la famille) et sourit de toutes ses dents récemment embrochées.

Roger présente son bras à Ginette et nos deux tourtereaux (ou colombes (est partie en voyage)) en devenir déambulent le long du trottoir de la jolie maison plantée au milieu d'un gazon plus vert que vert que le voisin vert qui se prénomme affectueusement Marvin the Martian (prévoir une importante somme en droits d'auteurs pour la Warner). Roger tapote candidement la tête d'un golden retriever joufflu et glisse jusqu'à sa voiture qui l'attend sur un bitume d'un noir parfait. Les flancs plus blancs que blancs des pneus de sa Chevrolet 63 le saluent au passage alors qu'il ouvre galamment la porte de sa voiture à Sainte-Ginette. Nos amoureux, la croix sur le coeur et le coeur sur la main et la main dans les poches et la poche pleine de médailles de la Sainte-Vierge s'engouffrent dans le crépuscule qui prend lentement possession du jour parfait.

À suivre...

26 février 2007

Parle plus fort, j'ai quelque chose dans la bouche

Depuis que j'ai arrêté de fumer pour la douzième fois, il me vient plein d'envies pas d'allure. Parfois j'ai une envie folle de graines de tournesol, parfois c'est des pinottes qu'il me faut et d'autres fois, c'est de sexe dont j'ai besoin. Ces temps-ci, je suis sur le trip de manger de la réglisse. Pas la vraie réglisse noire dégueu qui tache la langue et qui goûte assez fort pour te chasser une grippe dans le temps de mordre une pipe (en réglisse). Non, je parle de la rouge, celle qui goûte bon le sucre par-dessus le sucre.

Mais à force de répéter plusieurs fois le mot réglisse dans ma tête (réglisse, réglisse, réglisse), j'ai fini par comprendre pourquoi ça portait ce nom-là. Parce que quand la raie-glisse, c'est normal que ça goûte le cul.

Academy awards

Funny Miss Piquette, pour sortir de l'ordinaire (je sais pas exactement ce qu'elle faisait dedans mais bon, passons), décrit de façon claire et précise la toilette des hommes à la remise des Oscars hier soir. Si on m'avait personnellement demandé de décrire la toilette des hommes hier, j'aurais sûrement dit que c'était celle qui avait des gouttes d'urine dessus...

25 février 2007

New look!

Et je ne parle pas du pusher de lunettes!

Je devais alléger le look de mon blog afin qu'il reflète mieux son contenu actuel. Les billets "dark" et pré-suicidaires, c'est derrière moi pour l'instant.

Je dis donc à partir d'aujourd'hui comme Maurice Richard dans l'annonce de Grecian Formula:

Hé oui, j'ai gardé juste un peu de gris.

Dipatisme

Malgré certaines apparences, il y a, en chacun de nous, une mince fibre d'être humain.

23 février 2007

Parce que...

Parce que je les lis, parce que je les aime, parce qu'ils me font rire, parce qu'ils m'attendrissent et parce qu'ils me font aussi réfléchir (Ben oui! Incroyable non?).


Parce que je crois qu'il font maintenant partie de cette nouvelle démocratisation de la littérature.


Bientôt sur du papier près de chez vous.




22 février 2007

Kessé CA

Les maisons de pubs ne savent plus quoi inventer pour accrocher la fibre consommatrice qui sommeille en nous. De la bière, de la soupe, des maisons, des condoms, des cours de yoga ou de n'importe quoi. Who fuckin' cares. Faut juste acheter si on veut être perçus comme des hots. Faut être jeune, faut être groovy, faut que le monde nous trouve donc "in" pis trendy. Tu consommes, t'es cool. Tu consommes pas, t'es juste un putain de looser. Le "You are what you eat" a maintenant été remplacé par le "You are what you buy"!

En général, les pubs me font déprimer. Stie qu'y a des publicistes qui vont pas chercher leurs concepts loin. À l'opposé, certaines autres me font vraiment rire. Pas pour les bonnes raisons par exemple. Les dernières pubs qui m'ont littéralement fait crouler de rire sont celles qui vantent les mérites de devenir CA. Le bonheur de devenir un comptable agréé toué! Ces pubs-là me donne carrément envie de me pisser dessus tellement elles sont drôles. On y voit des jeunes-hips-dans-le-vent prendre des poses de rock stars à la Rolling Stone Magazine:





J'peux pas m'empêcher d'imaginer le pick-up line du gars dans un bar: Woohoo! Salut Poupée han han! R'garde-moi si j'suis hot Baby yeah! Moi ma chérie, je suis... comptable! Estie qu'chu hot han?!

Dipatisme

(Sur un jingle de pub de gruau)

La meilleure façon de débuter la journée du bon pied, c'est de le prendre.

21 février 2007

Mettons que

Imaginez quel genre de religion on aurait si Jésus avait commis un lapsus sur la croix et qu'au lieu de s'écrier Dieu est partout il aurait déclamé: Dieu est partouze.

19 février 2007

Connexion

Même si des kilomètres nous séparaient ce soir, l'Ado et moi avons eu la même réaction simultanément: Carlos!... Câlisse!!!

Sondage

Vous vous souvenez de Mal de blog, l'émission où VOUS étiez les auteurs? Ça vous intéresserait de participer à l'émission si elle effectuait un retour? Envoyez-moi un courriel si vous êtes trop gênés pour laisser un commentaire.

18 février 2007

Pédagos etc...

Vendredi, l'ado était en congé toute la journée. Je redoute toujours un peu mes arrivées à la maison lorsqu'il est en pédago. Cette fois-ci ne faisait pas exception. Il est 17 heures et j'arrive devant la maison, complètement exténué de ma semaine. Immanquablement, à chaque vendredi, le bac de récup trône nonchalant en plein milieu du trottoir. Je me doute donc que son cul n'a pas bougé d'un poil (de cul) de la journée. Je me jure de ne pas faire une scène. Je suis brûlé et je n'ai pas envie d'être chiant. Je mets les pieds dans le cagibi.

Moi: ALLOOOOOOOO... (qu'est-ce que vous voulez, j'ai une grosse voix)
Lui (petite voix faible et distante): alloooooo...

J'entends l'eau couler à la cuisine. Il est assurément à terminer la vaisselle. Je ne peux faire autrement que de me dire qu'il a effectivement passé la journée à se fouiller dans le nez. D'ailleurs, le voici qui le pointe dans l'entrée.

Lui: Allo!
Moi: Allo! J'te pogne tu à la derniere minute? Tu te serais tu pogné le cul aujourd'hui par hasard?
Lui: Non non
Moi: Hmmmmm...

Je rentre dans la cuisine pour y déposer mon sac.

Moi: Ouach! Ça pue donc ben icitte! (la poubelle est à moitié ouverte et une boîte de biscuits empêche le couvercle de fermer). Franchement!
Lui: Quoiiii?
Moi: Prends la boîte de biscuits pis va la mettre dans le bac de récup. Astheure, prends le sac à vidanges pis va le mettre à la poubelle dehors. Puis tiens, un coup parti, va donc porter les vidanges sur le bord de la rue.
Lui: Humpfblhmblp... (parole célèbre d'ado)
Moi: Hey!!! T'es ben mieux de pas dire un mot sinon j'vais te faire faire ton lavage en revenant de travailler moi!
Lui: ...
Moi: Ouin, c'est ça!

J'entre donc dans sa chambre pour aller chercher son linge sale afin de partir une brassée de lavage.

Lui: Bon, qu'est-ce que j'ai fait de pas correct encore?
Moi: Comment ca "qu'est-ce que t'as fait de pas corerct"? J'm'en allais juste ramasser ton linge pour partir une brassée!
Lui: Je pensais que tu rentrais dans ma chambre parce que j'avais encore fait quelque chose de pas correct.
Moi: Ben non...

Je prends son linge sale à bras-le-corps et me dirige vers la laveuse située derrière la cuisine. En passant devant l'évier, je mets les pieds dans une immense flaque d'eau.

Moi: L'Ado???
Lui: Quoi???
Moi: J'apprécie beaucoup que tu fasses la vaisselle mais quand tu la fais, voudrais-tu essuyer l'eau qui dégouline par terre stp? Sinon, je mets les pieds dedans et c'est vraiment déplaisant de se mouiller les bas jusqu'au genoux...
Lui: Humpfblhmblp... (voir plus haut)

Il prend un linge et essuie le lac artificiel au milieu du plancher de cuisine.

Moi: Prends pas le linge à vaisselle! Y a un torchon à côté de l'évier juste pour ça.
Lui: Humpfblhmblp... (ibidem-dem-dem)

Il s'exécute finalement avec le bon linge.

Moi: Bon, merci... Puis, qu'est-ce que t'as fait de bon aujourd'hui?
Lui (de glace): J'me suis pogné le cul...
Moi: Hahahahaha!

Je suis totalement crampé. Il a vraiment un don pour la réplique qui tue. Il doit certainement tenir de quelqu'un que je connais.

Moi: Hey l'Ado?
Lui: Quoi? Qu'est-ce que j'ai fait de pas correct encore?
Moi: Rien, tu me fais rire, j't'aime...

15 février 2007

Élaboration fongique

Un champignon, c'est pas un légume. En fait, c'est peut-être un faux légume. Mais peu importe, j'aime ça les champignons. Je ne sais pas pourquoi mais je pense que j'aime la "machouillabilité" de la chose. Les choses qui font squick-squick (un champignon, un lit, ma blonde), j'aime ça. Mais je me suis aperçu au fil des ans que les champignons, ça ne goûte rien. On peut essayer de s'en faire accroire (surtout quand on paye des shitake 50 piastres le kilo) mais un jour (ou l'autre), faut ben finir par se l'avouer: Les champignons, ça goûte que dalle.

(Oussé qui s'en va de même?)

Ce matin, dans le triangle infernal des ascenceurs, je croise un jeune homme, la trentaine achevée et bedonnante. Le genre de gars qui parle plus fort que son ombre et qui tire plus vite qu'un speaker. Un haut-parleur ptit-faiseur (je disjoncte, désolé). Ce jeune homme, vous l'aurez deviné, arborait fièrement la coupe... champignon. Pauvre gars. Non mais, crisse que c'est laitte! Déjà qu'il était pas joli, il venait carrément de se tirer dans le pied et dans le peu de crédibilité qui lui restait. Y a toujours ben des limites au retour aux années 80. Vous croyez qu'il le faisait exprès pour être laid? Vous croyez qu'il avait besoin d'un ami, d'un coiffeur, d'un casque de Daniel Boone?

Y a des jours où je suis fier d'avoir la coupe de cheveux de James Hyndman!

14 février 2007

Procrastinons la Saint-Valentin

Parce que la blogosphère au grand complet parle de la *&?%$\±@£¢¤¬²³¼ de Saint-Valentin aujourd'hui, je me suis promis de ne pas en glisser un mot. Finalement, je vais faire une petite exception:

De grâce, ne vous garrochez pas chez votre fleuriste favori aujourd'hui pour acheter cent piastres de fleurs qui puzent. Ne dévalisez pas la Pharmescrocs Jean-Couteux au coin de chez vous pour empiffrer votre amoureux/se d'une montagne de gras et de sucre au goût de cacao douteux. N'achetez rien en ce jour où celui qui sentira le plus le salon funéraire gagnera. Au lieu de profiter de la Saint-Valentin pour dire à ceux et celles que vous aimez qu'ils ont une place dans votre coeur, dites-leur donc les 364 autres jours de l'année. Ça viendra directement du fond du coeur et la surprise ne pourra en être que plus belle.

Ordinosaure (Histoire vraie)

Lui: Pardonnez-moi jeune homme (c'est moi ça, gna gna), je suis mal pris et je sais pas quoi faire. Pouvez-vous m'aider?
Moi: Bien sûr, qu'est-ce que je peux faire pour vous?
Lui: Mon écran est complètement noir et je sais pas quoi faire!
Moi: Euhhh, d'accord... Est-ce que vous avez pesé sur le bouton "Power"?
Lui: C'est où ça?
Moi: En avant de votre ordinateur mon cher Monsieur!!!
Lui: Et il est où lui?
Moi: (Oh my goooooddd!) Si vous suivez les fils de votre écran, ça devrait vous amener à votre ordinateur. Logiquement, il devrait être sous votre bureau, juste à côté de vos pieds.
Lui: Hummm-mmm, c'est-tu la grosse boîte noire ça?
Moi: Oui, ça devrait être pas mal ça. Maintenant, il doit y avoir un gros bouton rond direct en avant de la boîte. Pesez dessus.
Lui: (Paniqué) Heyyy, ça fait beep! C'est-tu normal?
Moi: Oui, l'ordinateur est en train de démarrer. Faites-vous en pas, y a rien qui est en train d'exploser. Vous allez avoir droit à l'écran de Windows bientôt.
Lui: Ok, merci à vous, c'est gentil. Ouf, c'est pas facile vous savez?
Moi: Pas de problème, passez une belle journée (Au secours!!!! On est vraiment dans marde!)

12 février 2007

Hallucination auditive

L’Ado a un Nintendo DS. Pour les incultes, un DS (c'est comme ça qu'on appelle ça dans le langage nain (moi le seul Déesses que je connaissais était un club de danseuses nues à Laval (comme quoi plus ça change moins c'est pareil (putain, y a de la parenthèse là-dedans)))) est un Nintendo dernière génération qui tient dans la paume d'une main (ce qui peut être commode si l’autre main est occupée mais il ne fait pas ça parce qu’il est encore trop jeune). C'est incroyable ces petites bêtes-là (les Nintendos, pas les pré-ados...quoique...). C'est minuscule, c'est yo-man-full-chill-couleurs et ça fait toutes sortes de sons incroyables. Paraît que ça rend aussi épileptique mais les tests qui le prouvent dorment sur les tablettes des lobbyistes gouvernementaux. Pour ceux qui sont de ma génération, imaginez-vous prendre 65 000 jeux Pong et compactez-les dans une puce qui pèse 1/10 de gramme. Mettons qu'on est loin du jeu de tennis à 2 barres verticales et du jeux de hockey à 4 barres. Le summum de la techno quoi! Mais je m'égare. Je disais donc que ces petites bêtes produisent des sons, de la musique et des chansons. L'autre soir, Chiiiiirie et moi étions au salon alors que l’Ado jouait au DS dans sa chambre. Un Ado c’est sourd, tout le monde sait ça, surtout quand c’est le temps de ranger sa chambre ou de laver la vaisselle. Ça écoute donc tout plus fort que tout le monde, sauf l’autorité. J'ouïe alors (héhé, j’aurais dû prendre un pari pour mettre le verbe ouïr quelque part dans un texte) une chanson issue d'un de ses jeux qui ressemble étrangement à du Marie-Chantal Toupin.

Moi: C'est-tu moi qui est fou ou ben c'est Marie-Chantal Toupin qu'on entend là?
Chiiiiirie: C'est toi qui es fou! Rien de nouveau sous le soleil hein?
Moi: Ouf, tant mieux. Que je le vois rentrer du Marie-Chantal Toupin dans la maison!
Chiiiirie: Ben oui, il peut fumer de la drogue, il peut sacrer comme un charretier mais il peut pas rentrer de Marie-Chantal Toupin dans la maison. Quel père responsable tu fais!
Moi: Mezzant, on a des principes ou on en a pas!

11 février 2007

Dipatisme politique

Le compte à rebours aux élections présidentielles est enclenché aux États-Unis. Après qu'Hillary Clinton, l'ancienne épouse de l'homme qui jouait du sex... du s-a-x..., ait annoncé qu'elle serait de la course, voici que Barack Obama annonce sa candidature. Un noir et une femme dans la course à la présidence. Pour remettre les choses dans leur contexte, on prévoit donc modifier le nom Maison-Blanche par Cuisine-Créole.

9 février 2007

Dipatisme

Juste pour toi Pierre-Léon ;-)

Comme le dirait le Buffet Chinois le Mandarin, vaut mieux avoir des rats morts que des regrets.

8 février 2007

2 choses

Uno: Je n'étais malheureusement pas ici hier. Pas facile avec des cours qui se terminent à 22 heures et un nain de service qui t'attend en pyjama à la maison. Va falloir organiser quelque chose une autre journée de la semaine.

Deuzio: Plus le choix. On est tous obligés de passer à la nouvelle version de Blogger. J'ai rien à dire d'autre que: Ost*#¤& de cal*±@² de tab$³%£ de blogger à ma£¢¤!!!

Ok, on est zen...

6 février 2007

À la manière de...

Funny Miss Piquette a eu une excellente idée. Elle propose à ceux qui le désirent de pondre un texte à la manière d'un blogueur de notre choix. Je vous soumets donc une ponte à la manière de tt, mieux connu sous le nom de Matthieu Simard. Par contre, étant donné que son blog dort parfois au gaz, je me suis permis une petite écartade et j'ai créé un texte à la manière d'un roman de Matthieu Simard. Voici donc ce que ça donne:

Je suis assis sur le divan et elle vient se coller sur moi. Comme une gomme oubliée mais en moins collant. C'est Elle avec le E écrit en majuscule pour mieux voir que c'est Elle, surtout si on est aveugle. J'ai envie de lui dire que je l'aime mais je ne trouve pas les mots pour lui dire. Peut-être qu'ils sont perdus dans les craques du sofa avec les mousses et les écales de pinottes? Elle doit trouver que j'ai l'air niaiseux à chercher mes mots dans les craques parce qu'elle me cloue le bec en posant ses lèvres sur les miennes. Elle goûte bon les lèvres. C'est comme ça les filles, ça coûte bon les lèvres. Pas toutes mais Elle oui. Je sais pas si je suis chanceux mais je mets finalement la main sur quelques mots perdus dans la craque à ma droite, juste à côté d'un dix cennes.

- Tu sais, c'est con les gens qui comparent l'amour à quelque chose. J'ai toujours trouvé ça con de comparer l'amour à une tangibilité. Je sais pas si ça existe ce mot-là mais si ça existait pas, je l'inventerais juste pour dire que c'est con de comparer l'amour à quelque chose de tangible. Je sais pas pourquoi je trouve ça con. Peut-être parce que ça l'est. Peut-être pas. De toute façon, moi je trouve ça con. Juste con. De même sans raison. La plupart du temps. Mais pas tout le temps. En tout cas pas maintenant parce que j'ai envie de te dire que t'es ma chaleur en hiver, ma destination soleil ! T'es belle dans toute ta bellitude. Quand t'es à côté de moi, mon taux d'humidité grimpe et tu fais monter ma pression atmosféérique. T'es douce comme une ouate, t'es vaporeuse comme un nuage. T'es diaphane même si je vois pas toujours à travers toi. T'es comme l'éclair qui me foudroie. Fou droit pis fou croche. De toi. T'es tout ça et t'es pleine de plus encore. Toute pleine de plus. Mais j'aime pas ça comparer l'amour à quelque chose de tangible. Faque je le ferai pas.

Et je t'entends rire. Et tu me donnes une bine là où ça fait mal, juste à côté de l'orgueil.

- T'es con !
- Je l'sais mais c'est pas grave. Je t'aime faque j'ai le droit!

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Edit: Allez jeter un coup d'oeil chez notre cher taximan national qui y va d'un P-léonisme tout à fait excellent.

Re-Edit: Ma chère amie Diane y a aussi été de sa propre imitation. C'est ici que ça se passe.

5 février 2007

Les joies du direct ou comment partir la machine à rumeurs

Il affiche un air perplexe et craintif. Y a quelque chose qui tourne pas rond dans son réseau et sa pression commence à grimper. Monsieur l'Animateur, le rouge vous va à merveille tout à coup. Besoin d'un coup ptit de main? Je suis votre homme... Tasse-toi de d'là, Pôpa s'occupe de touttte:

- Vous retournez en ondes dans combien de temps?
- Oh environ 4 minutes.
- Ok, je vais essayer de faire ça rapido.

J'essaie trois ou quatre trucs mais rien ne fonctionne. Je vois la panique dans ses yeux et c'est moi qui commence subitement à sentir une montée de pression. Nous sommes, lui et moi, comme deux éprouvettes où l'on s'amuserait à transvider un liquide rougeâtre d’une à l’autre sans arrêt. La pression va, la pression vient... Ok, aux grands maux les grands remèdes. Je me penche sous son bureau pour examiner la situation. C’est alors que j'aperçois qu'il a innocemment "kické" le fil réseau de son portable hors de la prise du concentrateur. Je m'occupe à le rebrancher et m'apprête à relever la tête lorsque j'entends sa voix:

- Deux associations musulmanes veulent porter plainte contre la municipalité d'Hérouxville...

Merdeeeeee!!! Y aurait pu me le dire qu'il retournait en ondes. J'ai l'air intelligent là, la tête coincée entre ses jambes sans aucune possibilité de bouger... Qu'est-ce que je fais? Je rampe hors du champ de mines? Je saute devant la caméra en faisant un petit pas de danse israëlo-hongroise? Je regarde à gauche, je regarde à droite. Aucune porte de sortie. Alors que ma vie défile devant mes yeux, je décide de rester accroupi entre ses papattes et de lui fixer l'entrejambe jusqu'à ce qu'il ait terminé de s'égosiller à la caméra. Mais quand savoir lorsqu’il aura terminé ? Le problème, c'est que même s'il ne dit pas un mot, ça ne veut pas nécessairement dire qu'il n'est plus en ondes. Ça se parle dans le blanc des oreilles ces ptites bébittes! Je demeure donc recroquevillé à lui examiner le zipper patiemment, attendant le moment prépuce... humpfff ...p-r-o-p-i-c-e pour quitter cet enfer. Je l'entends finalement parler à la régie et me précipite comme un joueur des Colts sur la ligne adverse, celle où le champ de la caméra n'existe pas. Je roule hors du terrain de bataille, essoufflé, groggy. Ouf, il était moins cinq (en fait non, il était plutôt moins quart mais on s'en sacre), j'ai vraiment eu peur d'avoir l'air d'un jack-in-the-box pas rapport (la routine habituelle quoi).

J'ai rapidement retrouvé mes esprits mais disons que je n'ai eu aucun mal à imaginer le frontpage du magazine Allo Vedettes de la semaine prochaine titrer: L’Animateur se paie du bon temps pendant les pauses! Aouch! Une réputation est si vite salie... Ah non, c'est vrai, la mienne est déjà foutue.

4 février 2007

Devinette et Découverte

Pourquoi est-ce que les clients de la cafétéria de Radio-Canada veulent tous aller manger aux Iles Galapagos?
.
Parce que Charles Tisseyre...

Tirage de (b)plogue

Le temps de Mal de blog est bel et bien révolu. Sa mort était imminente et il est maintenant temps de débrancher l'appareil blogosphérique qui le maintenait en vie, de sécher nos larmes et d'avancer: On s'essuie pis on recommence!

Il est donc maintenant officiel (comme si vous ne vous en doutiez pas) que l'émission où VOUS étiez les auteurs ne reviendra pas. Par contre, il y a autre chose de très gros qui s'en vient dans le paysage des médias et de la littérature québécoise. Soyez patients mes petits gourmands de littérature, l'attente en vaudra vraiment la chandelle. Stay tuned...

Donc! Exit le lien pour le blog de l'émission et exit le lien pour la page MySpace.

Ceci étant dit et étant donné que j'ai bien aimé l'expérience de vous partager mes coups de coeur musicaux et littéraires, j'ai décidé d'utiliser l'espace laissé libre dans le cadre de droite pour afficher mes lectures et écoutes du moment. Voilà. Have fun!

2 février 2007

Coup de ♥

Vous connaissez mon amour pour la musique (et les groupes d'ici) et il m'arrive parfois de vous lancer à brûle-pourpour mes coups de coeur musicaux. Il est rare par contre, malgré mon amour non caché pour la littérature québécoise, que je vous donne mes coups de coeur littéraires. Étant donné qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, c'est ce que je vais faire à l'instant (ké)... (ok, elle était facile, surtout pour l'éditeur qui sommeille en vous)



Je viens de terminer la lecture de Slash, premier (trop court) roman de François X Côté (son blog ici). Prix Robert-Cliche du premier roman 2006 (mais ça on s'en fout, ça n'a rien à voir parce que c'est bon point final), ce premier bouquin de FXC traite d'acceptation de soi et des autres de façon autodérisoire, absurde, noire et croustillante (comme j'aime quoi). Dans ce roman, on suit les aventures d'un homme-tronc qui est malencontreusement passé entre les mâchoires de la souffleuse municipale à l'âge de 5 ans. Au fil des pages, on épiera les traces (!!!) d'un homme qui nous ressemble tous (m'enfin presque), avec ses peurs et ses peines, à travers ses amitiés et ses amours déchus, dans cette quête de devenir un être à part entière malgré ce handicap qui lui coupe la vie. Notre héros fera donc preuve d'un humour tranchant pour surmonter les épreuves.

Merveilleusement écrit, drôle et touchant, ce livre mérite une place de choix dans votre bibliothèque. Et qui dit que rien de magique ne sort de notre littérature et qu'elle se porte mal? Ouain, mettons que le problème se situe plus souvent qu'autrement au niveau du lectorat. Ne nous reste plus alors qu'à arracher les 7 jours et autres Journal de Montréal des mains de nos co-passagers d'autobus et de leur enfourner entre les mains un peu de littérature d'ici.

Jean-Marc Parent, sors de ce corps

Vous avez flashé vos lumières à 19h55 hier soir vous autres? Après m'être fendu la gueule à prêcher pour l'environnement, après avoir aboyé mes ordres à ma liste de contact en répandant comme une grosse trace de break brune le fameux email que tout le monde a reçu, après avoir mentionné à tout ce beau monde-là que THE thing to do hier soir était d'y aller d'un ptit coup de switch à off durant 5 minutes, ben moi, le cave, j'ai complètement oublié pis j'suis passé tout drette. Était-ce parce que j'avais la tête bien enfouie entre deux cuisses plus chaudes qu'une patate au micro-ondes? Était-ce parce que les Étoiles filantes monopolisaient toute mon attention comme un quatorzième jour du mois qui s'éternise? Je l'sais pas. Mais y a une chose que je sais par exemple. Si j'étais trop occupé pour penser à flasher mes lumières avec Jean-Marc, ça veut au moins dire que j'étais aussi trop occupé pour ne pas voir tous mes voisins rassemblés sur le trottoir en face de chez moi à pointer du doigt la seule fenêtre allumée de toute la 12ième avenue!