
Voici donc, en grande première mondiale, la première scène du premier film d'amour trop catholique intitulé:
Jésus t'aime mais pas tout nu
Scène 1
Roger Granger arrive chez Ginette Vermette en tuxedo bleu poudre, le mouchoir blanc à la boutonnière et les fleurs à la main. C'est le grand soir du premier rendez-vous. Parfumé d'Old Spice, les cheveux parfaitement lissés au gel, un ti-coq agrémentant joliment son front, il est prêt. Il sonne (Aveeeee, Maaaaariaaaaa). On entend le carillon jouer les premières notes du Ave Maria de Schubert. Ginette, jeune célibataire fringante de 43 ans qui habite toujours chez ses parents vient répondre, suivie de près de sa mère Edelweiss Tremblay, ancienne aide de presbytère, et de son père Werner, Pasteur orthodoxe pour l'Église des Mormons Morons ou des Pélicans Anglicans. La porte s'ouvre dans un grincement de clou qui tord le corps mou d'un bois tendre (à retravailler, usage d'humour au goût douteux).
On aperçoit la jolie famille à la porte, l'email immaculé de leurs dents réfléchissant toute leur splendeur pour la caméra, comme hosties blanches et pures d'un jour de Pâques. Arrive derrière Ginette et ses parents la nounou de la famille, Janet Janelle, ancienne maîtresse de chorale gospel. Roger se sent subitement transporté par la négresse... l'A-L-L-É-G-R-E-S-S-E (à retravailler aussi, usage d'humour encore plus douteux). Roger se penche et baise la main de tous les membres de la famille (et noter qu'il ne baise pas tous les membres de la famille et encore moins les membres de toute la famille) et sourit de toutes ses dents récemment embrochées.
Roger présente son bras à Ginette et nos deux tourtereaux (ou colombes (est partie en voyage)) en devenir déambulent le long du trottoir de la jolie maison plantée au milieu d'un gazon plus vert que vert que le voisin vert qui se prénomme affectueusement Marvin the Martian (prévoir une importante somme en droits d'auteurs pour la Warner). Roger tapote candidement la tête d'un golden retriever joufflu et glisse jusqu'à sa voiture qui l'attend sur un bitume d'un noir parfait. Les flancs plus blancs que blancs des pneus de sa Chevrolet 63 le saluent au passage alors qu'il ouvre galamment la porte de sa voiture à Sainte-Ginette. Nos amoureux, la croix sur le coeur et le coeur sur la main et la main dans les poches et la poche pleine de médailles de la Sainte-Vierge s'engouffrent dans le crépuscule qui prend lentement possession du jour parfait.
À suivre...
Roger Granger arrive chez Ginette Vermette en tuxedo bleu poudre, le mouchoir blanc à la boutonnière et les fleurs à la main. C'est le grand soir du premier rendez-vous. Parfumé d'Old Spice, les cheveux parfaitement lissés au gel, un ti-coq agrémentant joliment son front, il est prêt. Il sonne (Aveeeee, Maaaaariaaaaa). On entend le carillon jouer les premières notes du Ave Maria de Schubert. Ginette, jeune célibataire fringante de 43 ans qui habite toujours chez ses parents vient répondre, suivie de près de sa mère Edelweiss Tremblay, ancienne aide de presbytère, et de son père Werner, Pasteur orthodoxe pour l'Église des Mormons Morons ou des Pélicans Anglicans. La porte s'ouvre dans un grincement de clou qui tord le corps mou d'un bois tendre (à retravailler, usage d'humour au goût douteux).
On aperçoit la jolie famille à la porte, l'email immaculé de leurs dents réfléchissant toute leur splendeur pour la caméra, comme hosties blanches et pures d'un jour de Pâques. Arrive derrière Ginette et ses parents la nounou de la famille, Janet Janelle, ancienne maîtresse de chorale gospel. Roger se sent subitement transporté par la négresse... l'A-L-L-É-G-R-E-S-S-E (à retravailler aussi, usage d'humour encore plus douteux). Roger se penche et baise la main de tous les membres de la famille (et noter qu'il ne baise pas tous les membres de la famille et encore moins les membres de toute la famille) et sourit de toutes ses dents récemment embrochées.
Roger présente son bras à Ginette et nos deux tourtereaux (ou colombes (est partie en voyage)) en devenir déambulent le long du trottoir de la jolie maison plantée au milieu d'un gazon plus vert que vert que le voisin vert qui se prénomme affectueusement Marvin the Martian (prévoir une importante somme en droits d'auteurs pour la Warner). Roger tapote candidement la tête d'un golden retriever joufflu et glisse jusqu'à sa voiture qui l'attend sur un bitume d'un noir parfait. Les flancs plus blancs que blancs des pneus de sa Chevrolet 63 le saluent au passage alors qu'il ouvre galamment la porte de sa voiture à Sainte-Ginette. Nos amoureux, la croix sur le coeur et le coeur sur la main et la main dans les poches et la poche pleine de médailles de la Sainte-Vierge s'engouffrent dans le crépuscule qui prend lentement possession du jour parfait.
À suivre...






