30 janvier 2007

Conversation du mardi matin

Je sais pas si c'est comme ça que ça se passe dans vos chaumières mais par chez-nous, ça se bouscule le matin dans la salle de bain. Parce qu'un ado endormi qui prend sa douche, ça laisse couler en eau l'équivalent des chutes Victoria (j'aurais pu dire Niagara mais c'est poche les chutes Niagara). Immanquablement, je suis donc toujours retardé (dans le sens du temps là, pas entre les deux oreilles... M'enfin). T'as beau y demander de clancher dans le lavage de prépuce, y a rien à faire. Les mots, dans les oreilles des ados, c'est comme la bouffe : ça rentre par un bord pis ça ressort par l'autre.

Alors ce matin, pendant que je scalpe ma barbe à grands coups de triples lames avec vibrations pseudo-épileptiques, ramoli-lubrifiants de peau, manche extensible en kevlar-pvc ultra-léger, moteur de souffleuse et débarbouillette intégrée, l'ado me dévisage, ne sachant trop que faire de sa peau qui flaire de plus en plus les comédons. Silence lourd... Il veut brosser ses dents et je l'en empêche. Pour briser l'impatience, je décide de discuter. Je crois que je l'ai pris de court en coupant le silence de mon rasoir tranchant :

Moi : T'as des examens cette semaine à l'école?
Lui : Mouin, français et science.
Moi : Tu préfères toujours les cours de science à l'école finalement? Même après quelques mois au secondaire?
Lui : Ouais, mes cours préférés c'est Science et méthodologie pis informatique.
Moi : Et t'as changé d'idée sur ce que t'as envie de faire quand tu vas être plus grand?
Lui : Non, j'ai toujours envie de devenir scientifique.
Moi : Cool! C'est le fun de constater que même en faisant plein de nouveaux cours, t'aies encore envie de faire ça.
Lui : Hmmm...
Moi : Tu sais quoi? Moi, quand je vais être grand, je veux devenir écrivain. Hahaha!
Lui (sérieux comme un pape) : T'es mieux de devenir millionnaire pis écrire pour le fun. T'as plus de chances que ça fonctionne.
Moi : ...

Ça m’apprendra de vouloir faire distraction!

29 janvier 2007

Niaiserie du lundi

Autobus de matin de début de semaine et c'est direction boulot. On a la face des lundis matins elle et moi. M'enfin, pas elle. Mais moi oui parce que j'ai passé deux nuits sur une corde à linge. On est donc assis, côte à côte, Chiiiiirie et moi, et elle me décrotte les yeux allégrement de son doigt vif.

Moi: Ça fait pas sexy hein?
Elle: Hmmm, non mais, je te regarde, tu devrais mettre de la crème pour le visage.
Moi: De la crème pour le visage?
Elle: Oui ben, ta peau, a pèle.
Moi: Ben qu'est-ce t'attends pour répondre?
Elle:...

28 janvier 2007

De sensibilité, de perfection et d'harmonies

J'ai toujours été quelqu'un de sensible. Il y a énormément de choses qui peuvent m'émouvoir. Mais peu de situations me font pleurer en tant que tel. Ce n'est pas que je sois froid ou sans empathie mais la tristesse m'emmerde et le mélodrame m'endort. Si je regarde un film et qu'arrive la plus triste des histoires jamais contée, je resterai de glace. M'enfin, peut-être pas de glace mais assurément d'eau froide... Par contre, le bonheur des gens et l'harmonie entre les êtres me fait craquer de l'intérieur. Un instant de bonheur dans les yeux de quelqu'un me vrillera au sol. Mais au-delà de l'harmonie humaine qui me cloue au plancher de ma sensibilité, il y a aussi l'harmonie musicale qui m'émeut profondément. Quelques notes parfaitement agencées me feront fondre en un claquement de doigts. Et je ne parle pas nécessairement d'un concerto de Bach ou du Requiem de Mozart. N'importe quelle chanson parfaite à mes oreilles fera monter un frisson en moi et terminera sa course comme une boule incandescente dans mon ventre. Je vous le dis, je deviens complètement désarmé. Un minou de 6 semaines jouant avec une balle de laine rose! Vous savez, l'espèce de sensation d'être au parfait endroit au parfait moment, ce sentiment de faire partie d'un tout plus grand que soi? Daniel Bélanger et Arcade Fire ont déjà réussi à créer ce feu au-dedans de moi. Je vous partage aujourd'hui la dernière chanson qui a su générer en moi cet espèce d’état de grâce. Anéantir le dogme des Vulgaires Machins. Vous le constaterez par vous-mêmes, ça n'a rien à voir avec l'Oiseau de feu de Stravinsky. Mais c'est tout simplement sublime. Est-ce à cause des harmonies vocales de Guillaume et Marie-Ève ou du riff parfait de la pièce? Je n'en sais rien. Mais l'union de leurs voix et de ces 12 simples notes en crescendo, ça vous chamboule l’intérieur et ça vous transforme l'existence. Parce que vivre, c'est beaucoup ça aussi.

Anéantir le dogme

26 janvier 2007

Party de sous-sol

Vous connaissez The Arcade Fire? (NON??? Passez go et réclamez 200$!)
Vous aimez The Arcade Fire comme votre propre enfant?
Votre copie de The Funeral est aussi égratignée qu'un plancher de bois-franc d'un appartement du Plateau?
Votre copie de The Funeral a tellement tourné qu'elle vomit en permanence sur vos tablettes?
Vous êtes fébrile et/ou près de rentrer à l'asile dans l'attente de leur nouvelle galette?

Alors arrêtez votre coeur qui saigne et téléchargez drette icitte leur plus récent concert (secret, il va sans dire) dans le sous-sol d'une église de Montréal le 20 janvier 2007. C'est-tu du récent à votre goût ça Madame?

Astheure, vivement le prochain album...

Via André "the source" Péloquin

25 janvier 2007

Du hockey?


Tout le monde ne parlait que de ça hier, le Match des Étoiles... Ben laissez-moi vous dire que c'était plate!!! Y a personne qui dansait pis j'ai même pas vu Normand Brathwaite nulle part.

Horreurs



Des leggings! Des putains de leggings!! Des horribles putains de leggings!!! On pensait que le retour aux années 80 était terminé. Mais non, il fallait que les designers en remettent et attaquent de nouveau le marché de la guenille avec cette horreur qu'est le legging! Ils ^le font exprès ou quoi? Ils prennent des gageures sur qui aura l'air le plus ridicule dans leurs fringues? Moi j'suis sûr qu'il doit exister une organisation secrète, voué au culte du mauvais goût et de la quétainerie, et dont les plus grands couturiers font partie. Ou pire encore, les designers de mode doivent se rencontrer sur l'heure du lunch et en profitent pour se lancer des défis à la con:

- J'suis sûr que t'as pas assez de couilles pour relancer le legging mauve.

- Pfff, mets-en que j'ai assez de couilles. Mais toi, t'as pas assez de guts pour dessiner un nouveau chapeau de Daniel Boone par exemple, tsé celui avec la queue de rat en arrière!

- Ok, j'te mets au défi. Tu relances les leggings pis moi, je vais dessiner un nouveau chapeau de rat mort. Et juste pour te montrer que j'ai assez de couilles, je vais aussi relancer le chandail avec un loup dessiné dessus!!!

Sans blague, voilà ce qu'on devrait faire pour se débarrasser de ces horreurs de faux pantalons: On prend une fille et deux gars pour l'expérience. On enfile les leggings à la fille et on demande à un des gars de les tenir par la ceinture. On dit ensuite à l'autre gars de tirer sur les pattes du plus fort qu'il peut (pas les pattes de la fille, les pattes des leggings quand même!). Quand les leggings sont assez "stretchés" et qu'on ne voit plus les orteils de la fille, on coud l'embout des pattes d'un geste vif comme l'éclair. Zouzouzouououou... Une fois cela fait, on enlève les collants à la fille devenue mauve (la fille, pas les leggins) et on court les vendre aux Grands Ballets Canadiens au triple du prix. Et vous direz après que je n'ai pas le sens des affaires!!!

23 janvier 2007

N'y rien comprendre

La vie qui fuit, comme une pluie fine qui s'agglutine en minuscules bulles sur le bitume et qui serpente en s'éteignant doucement. Je ne peux, même en fermant les yeux et en crispant mes paupières pour y penser très fort, comprendre ce qui peut pousser quelqu'un à commettre l'irréparable, ce qui pousse quelqu'un par-dessus la balustrade de sa vie.

Par des jours plus ensoleillés pour certains, l'édifice où je travaille fait de l'ombre au pont Jacques-Cartier et à ses structures extrêmement froides. Glaciales. En quittant le boulot cet après-midi, une myriade de flashes bleus et rouges, un arc-en-ciel de couleurs vives éclairaient de leurs feux la neige maculée des stationnements qui remplissent les trous laissés par la structure d'acier du pont. Des feux. Une ambulance et deux voitures de police sur le qui-ne-vive. À côté des voitures, des officiers tentaient de ramasser les restes épars d'un être que la lourdeur de la vie avait fait basculer de l'autre côté du monde, à l'est de ses jours. Ces officiers essayaient de recoller le puzzle d'une vie anonyme éclatée sur le parquet. Et moi, en badaud trop curieux, qui regardais la scène, en essayant simplement de comprendre. Moi qui mords tellement dans la vie ne peut m’imaginer le mal de vivre de quelqu’un qui en arrive là. Moi qui mords dans la vie ne peux comprendre comment une personne arrive à ne mordre que du froid et des cendres. Et je me dis que, malgré certaines histoires de nos grand-mères, la peau ne colle malheureusement pas toujours sur l'acier gelé, même par certains jours d’immense froid.

22 janvier 2007

Décisions, décisions, décisions...

Un dimanche après-midi "over my head" and "over my dead body". Tsé comment c'est les préados. Tout leur coule sur le dos comme de l'eau qui sort d'un canard (hein? quoi?). On ne réussit jamais à trouver la faille. Tu parles, tu discutes, tu partages, tu demandes, tu lèves le ton, tu chicanes, tu grimpes dans les rideaux. Y a rien à faire quoi. Quand ça décide de ne pas écouter, un préado, ça écoute pas. En fait, ça décide d’écouter juste quand le bruit sort de la tévé. Mon Sunday bloody sunday à moi, c'était hier. Ça fait une semaine que tout roule comme sur des roulettes carrées. Ça fait une semaine que tout va tout croche. La vie quotidienne, le day-to-day en famille, le tu-fais-ta-part-je-fais-la-mienne-pis-tout-le-monde-va-être-tiguidou, si je ne m'en mêle pas, c’est l’hécatombe. L’hécatombe ? Que dis-je, c'est l’Armageddon !! Les vidanges font des traces dans l'entrée, les bacs de récup poussent comme du gazon mal coupé dans l'allée, la vaisselle joue aux châteaux de cartes toute seule. La goutte sur le dos du coin-coin a débordé hier. Je ne demandais pas grand chose. Juste deux ptits trucs :

Moi: Quand le lavage est terminé, tu prends le linge dans la laveuse et tu le mets dans la chésseuse. Ensuite, tu prends le linge qui est à terre et tu le mets dans la laveuse. C'est tout ce que je demande. Je vais à la bibliothèque, je vais faire l'épicerie et je reviens après.

Lui: Frmblhmphhhhfffzvitjvvv (J'ai présumé que ça voulait dire ok)

Et voilà, un échange de deux phrases parent-ado et vous avez vu dans le mille. Je reviens donc de l'épicerie et y a juste la moitié de la job de faite. Y a du linge dans la chésseuse mais rien dans la laveuge. Je bouille, je vire d'abord au rouge puis au mauve et finalement, le bouchon saute.

POP !

Moi: Ok, plus de jeu vidéo. That's it, that's all. On met la hache dedans tant que tu seras pas capable de te concentrer deux secondes sur ce que je te demande.

Assurément, la gueule lui tombe à terre et il en perd son droit de réplique. Comme tout bon préado qui se respecte, il quitte prestement pour sa chambre et décide d'aller faire du boudin.

Évidemment, de mon côté, comme tout bon parent qui se respecte aussi, j'ai un putain de sentiment de culpabilité qui s'insinue en moi comme un suppositoire entre mes f.... oups, scusez, trop de détails. Toujours est-il que je trouve ma punition exagérée et je pense que je n'aurais pas dû être si sévère (!!!). Je me dirige donc au pied de Chiiiiirie, la queue entre les jambes et la lèvre d'en bas effleurant le plancher.

Moi: Arghhh, je me sens coupable, il m'aimera plus, il voudra plus que je sois son père, il voudra plus être mon enfant, il va vouloir retourner chez sa mère, il va me traîner en justice pour non-assistance à une personne dans le besoin !

Elle: Ben oui hein? T'es teeeeeeeeellement méchant. On prendra pas de chance pis on va appeler la DPJ tu suite!

Moi: Gneee...

Et soudainement, je me mets à penser que si la DPJ s'en mêle, ça me ferait toujours ben une couple de semaines de vacances... Hummmm... Certaines décisions sont vraiment trop dures à prendre. J'appelle? J'appelle pas?

17 janvier 2007

Numérise-moi chéri!

Y a un kid informaticien où je travaille qui me fait trop rire. Voyez-vous, il bave comme un chien bave sur un os devant les cartes graphiques d'ordinateur. Un peu comme le mécanicien de char qui bande sur le dernier modèle de muffler, de mag ou de moteur chromé, il feuillette les pages du tout dernier magazine informatique ou navigue sur des sites Web spécialisés en fantasmant. Vous devriez le voir aller, il est tout simplement pissant lorsqu'il parle de micro-processeurs multi-giga-machin, de grosseur de heat-sink, de mémoire V, N, R ou S WD-40 RAM au choix ou de méga-pixou. Hier, je lui lance:

Moi: Hey Jean-Philippe-Antoine-Raphaël (à 20 ans, les noms-composés-compliqués sont monnaie courante), ta blonde doit s'ennuyer quand vous vous couchez le soir? Non mais, elle doit être un peu jalouse que tu bandes comme ça sur les cartes graphiques?

Lui: Pantoute (en tout cas, son marmonnement ressemblait à ça). Elle est pire que moi! Elle trippe ben raide quand elle voit des cartes graphiques de même.

Moi: Ouin, j'y avais pas pensé. C'est sûr que comparé à toi, les cartes graphiques, elles, ont 32 bits.

15 janvier 2007

Probabilité de froid

Moi: Chiiiiirie, viens te coller sur moi... Sakkk, t'as ben les fesses froides! Pourquoi t'as les fesses froides de même?

Elle: C'est parce que c'est une extrémité. J'ai toujours froid aux extrémités.

Moi: Ben là, les fesses, c'est pas une extrémité! Ah ben oui, tant qu'à ça, c'est quand même le boutte de la marde.

12 janvier 2007

Dipatismes manuels

Si je fais un souper de mes propres mains, est-ce que je dois les laver avant?

Si je fais un souper de mes propres mains, à quelle température et durant combien de temps dois-je faire cuire mes mains?

Si je fais un souper de mes propres mains, est-ce que ça va nécessairement être bon pour la ligne?

11 janvier 2007

La job


C'était la première de l'émission La job à Rédio-Kénéda ce soir. J'ai tout simplement adoré. Le rythme, l'humour, ils ont quant à moi visé juste. J'ai suivi pendant de nombreuses années les prestations d'Antoine Vézina au sein de la ligue d'improvisation montréalaise et je dois avouer que sa prestation à l'émission de ce soir était tout aussi bonne que lors de ses meilleurs matchs d'impro.

Ceci étant dit, je voudrais simplement faire une petite suggestion pour les émissions à venir. Est-ce que Sébastien Huberdeau pourrait prêter quelques sourcils à Paul Ahmarani? Avouez que ça craint non?

9 janvier 2007

Vidéoétron

Je suis, pour le cable télé, abonné à Vidéotron. On top of it, je suis abonné à leur forfait Zèle-Télé, Scierie-Plus, Canal Invasion, Historien, Sihènnène et Canal D. Je passais auparavant pas mal de temps sur Canal Évasion. Adepte de voyages, cette chaîne me permettait de décrocher et rêver un peu. Ça a changé... Cette semaine, je suis tombé sur une émission de patinage artistique. Hein? Quoi? Du patinage artistique? N'importe quoi! Et c'est maintenant la règle générale. Depuis un an, c'est la débandade télévisuelle (et je ne parle pas de Bleu Nuit). Depuis environ un an, les chaînes télé Astral ont décidé de jouer à "Je branche une vedette". Point! Exit les sujets. Tout ce qui compte maintenant, c'est la face et la notoriété de l'animateur. Il y a tout d'abord eu Geneviève Borgne en bikini ET en Tunisie puis vint Alain le magicien qui r'nippait des maisons. On a ensuite vu Tartine St-Clair qui ploguait du parfum et Jean-Nicolas Verrue qui faisait crasher des avions. Mais on avait encore rien vu. Non madamzémeussieu, le boutte de la marde, on vient juste de l’atteindre. Cette semaine, j’ai croisé la face de Martin Deschamps à Canal D qui animera ce printemps une émission sur les sports extrêmes! De kessé???? Du sport extrême? Merde, je ne dis pas de ne pas l'utiliser comme animateur (j'ai une fabuleuse idée de Téléthon, appelle mon gérant Martin) mais là, il va faire quoi notre pauvre Martin dans une émission d’extrémité? Du lancer du nain? De la béquille haute vitesse? Du genou-boxing? Du tir au moignon? Je dis "Au secours!". Va-t-on ressortir les émissions d'imitateurs d'Elvis avec Gratton comme animateur maintenant? Ou des hystériques qui animeront des jeux télévisés? Ah non, c'est vrai, ça s'en vient ça. Dilllllll, or no dillllll…

Et pourtant! Y a tellement de talent au Québec que ça nous sort par le Q de la province. Pourquoi doit-on alors toujours subir les mêmes faces over and over again?

8 janvier 2007

Bénévoler de ses propres ailes

Quand j’étais gosse, haut comme trois pommes (Ouch, ça commence bien. On va m’accuser de plagiat à ma première phrase !), ma mère me vantait les bienfaits du bénévolat. J’étais jeune et fou, n’avait pas beaucoup d’amis, sortait peu et me faisait bombarder par cette sacro-sainte culpabilité judéo-chrétienne à laquelle on nourrissait encore les enfants au début des années 80. Je fus donc facilement influençable.

Ma mère étant une fervente catholique croyante et pratiquante, j’ai tout d’abord voulu aider la cause de Jésus. Ce que vous ne savez pas, c’est que Dieu avait de grands projets pour moi. Il m’a susurré au creux de l’oreille, par un soir gris d’octobre, qu’Il me destinait à la prêtrise. Détrompez-vous, aucune drogue n’était en cause à cette époque. Ma mère était complètement folle... De joie, on s’entend. Mes premiers pas en Bénévolat 101 furent comme bedeau pour l’église de la paroisse. Quel bonheur je ressentais à faire tinter mes clochettes. Vint ensuite ma première promotion. De sonneux de cloches, je devenais gratteux de guitare officiel durant certaines célébrations dont, entre autres, la Messe de Noël. Au fil des mois, j’ai fini par devenir serveur de café et de petits fours à des Matantes qui empestaient la naphtaline lors des réunions charismatiques auxquelles feu, feu, joli feu mon père ainsi que ma mère assistaient. La vie était belle, je ne me posais pas de questions, mon destin était tout tracé à l’avance. Mais, un jour (un jeudi mettons), il se produisit l’événement le plus marquant dans la vie de tout jeune homme pubère : La rencontre du sexe opposé. Plus rien n’existait entre mes deux oreilles et mes genoux que l’image et la présence de ces délicieuses fleurs embaumant mon existence de leur suave parfum de Clearasil BP+. Dieu, la vocation de prêtre ainsi que le bénévolat prirent le bord dans le temps de crier « Hormones !». Je n’avais plus qu’une seule idée en tête : Séduire ces magnifiques déesses et ainsi pratiquer ma langue sur autre chose que des psaumes. Ce fût fort ardu. J’étais petit, gros et j’avais une voix de castrat. Tout pour m’aider. J’ai finalement dû attendre quelques années avant de pouvoir faire craquer ne serait-ce que la petite grosse boutonneuse du Casse-croûte du coin. Un départ difficile en entraîne parfois un autre. À force de se chercher, on finit souvent par se perdre. Au premier départ, j’ai perdu Jésus dans mon cœur (Chose merci !). Au deuxième, je me suis engouffré dans une vie de nombril. Dis de même, ça peut sembler intéressant de se retrouver juste en haut d’une cha… hum hum, excusez, je m’égare... J’en suis aujourd’hui à mon trentedouzième départ dans la vie. Et cette fois-ci, je le fais avec les mots. Fini le bénévolat. Je vais maintenant bénévoler de mes propres ailes. Je dirais même que je vais bénévoler de mon propre zèle. C’est ça ! Aujourd’hui, je résurrecte, je részuscite, je rescuzitte… Je reviens à la vie. Encore. Je suis maintenant devant vous, tout nu, pas de croix, pas de pine… euh, pas d’épine et pas de bas de pyjama non plus, prêt à affronter l’adversibilitudité (hein?). En tout cas, à partir de maintenant, la vie ne fera jamais aussi bien crounch !

6 janvier 2007

Actualités - Les grands titres

[ International - Exécution de Saddam Hussein ]

Une affaire irakienne, rien d'autre.
Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki fustige la communauté internationale pour avoir dénoncé la pendaison de l'ancien dictateur, et menace de revoir ses relations avec les pays qui ne respectent pas la volonté de l'Irak.

Fallait se douter du danger pour nos fesses d'avoir des relations sadamites.

[ Astronomie ]

Là où nous ne le pensions pas!
Des trous noirs sont observés.

Ok Monsieur Calon, vous pouvez maintenant vous lelever et vous labiller.

[ Montréal ] – Salaberry-de-Valleyfield

Suite à la fermeture du géant du pneu, l'heure est à la mobilisation.
Le maire de la municipalité et le président de la FTQ entendent se battre pour permettre au plus grand nombre possible de travailleurs de garder leur poste malgré les 800 pertes d'emplois.
In Valleyfield, 2007 will not be a Goodyear.

[ Politique ] – Communes

Une défection qui change l'équilibre à la Chambre.
L'ex-député libéral de Mississauga-Streetsville passe du côté du gouvernement conservateur

Monsieur le député, la défécation, c'est aux toilettes qu'on fait ça, pas dans la chambre!

[ International ] – Dossier nucléaire

Rice met Pyongyang en garde.
Un nouvel essai aggraverait l'isolement de la Corée du Nord.

Le gouvernement américain fera goûter à la Corée sa propre médecine... et son riz chinois.

[ Société ] – Japon
Le roi des nouilles s'éteint

L'inventeur des nouilles instantanées, Momofuko Ando, meurt à l'âge de 96 ans.

Pas Doublevé-Bouche-le-roi-des-nouilles... Le vrai monsieur japonais là.

[ Hockey - Canadien ]

Ils étaient vidés
Maxim Lapierre est rappelé de Hamilton en raison de l'épidémie de gastro qui frappe le Tricolore.

Anyway, le hockey, c'est de la marde.

[ Hockey ] – Championnat du monde junior

Triplé doré

Pour une troisième année de suite, le Canada ramène l'or au pays.

Threesome et golden showers... C'est fou tout ce qui se passe dans les vestiaires maintenant.

5 janvier 2007

Dipatisme

Si quelqu'un travaille au Cirque du Soleil et qu'il quitte son emploi subito-presto, est-ce qu'on dit qu'il prend ses jambes à son cou?

4 janvier 2007

Breakwood


Je viens tout juste de commencer à lire le dernier-né de Pat B. intitulé "20"... Ben quoi, Catéchèse, ça fait 20 non ?

3 janvier 2007

Gimmi niouzes

La moitié de la revue de presse de ce matin parle des frasques de RBO et du Bye-Bye, Ciao-Man, Sayonara-Ginseng de 2006. À regarder RDI et les fils de presse, on croirait qu'il ne se passe rien depuis 4 jours. En fait, il ne se passe rien depuis 4 jours. Ah si, semblerait qu'ils ont pendu El Dictator (un dictateur le fun, on appelle ça un dictaphone?). Moi je blâme le peu de nouvelles à se mettre sous la dent. Z'ont été obligé d'en fabriquer une couple. Maintenant que le boucher a été lynché (on dit un boulynché?), reste à pendre le garde qui a pris le pendu en images et finir avec le lynchage de la corde elle-même. Tsé, tant qu'à faire des nouvelles, aussi bien rester dans la même veine (jugulaire).

1 janvier 2007

Je pourrais

Je pourrais profiter de cette occasion pour vous souhaiter à tous une merveilleuse année qui vient. Je pourrais vous adresser mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de joie pour les 365 prochains jours à venir. Je pourrais désirer ardemment que toutes les guerres, les famines, les injustices et les intolérances de ce monde soient anéanties au-delà de cette nouvelle année qui débute. Je pourrais souhaiter tout ça en cette nouvelle ère qui débute mais je n’en ferai rien. En fait oui, je le fais un peu mais je veux surtout profiter de cette occasion pour faire autre chose. Parce qu’aujourd’hui, en ce premier jour de l’an 2007, je fête également mon premier anniversaire aux côtés d’une femme extraordinaire. Le 1er janvier 2006, Chiiiiirie et moi soudions nos lèvres pour la première fois et ni elle ni moi ne pouvions imaginer, à ce moment-là, la magnifique histoire d’amour qui se dessinait.

Aujourd’hui, un an plus tard, j’observe cette femme qui s’épanouit à la vitesse de la lumière et mon être tout entier est submergé d’un grand bonheur. Cette femme dont j’apprécie de plus en plus les sourires, les caresses, le regard, l’ouverture, l’humour, la culture, la force et la sagesse mais dont j’ai aussi appris à aimer les hauts et les bas, les incertitudes, les hésitations, les faiblesses et les goûts musicaux parfois un peu douteux.

Ma toute belle, j’épie ton épanouissement, espiègle et souriant, et je me dis que si tu n’es aujourd’hui qu’une parcelle de la femme que tu seras, l’homme que je deviens ne peut faire autrement qu’être comblé à tout jamais. Laisse-moi te remercier d’avoir rendu ma vie si magnifique au cours de cette dernière année, mais laisse-moi également te remercier de me donner le goût de faire un pas de plus chaque jour, malgré certains matins froids et certains sentiers boueux. Tu as été et tu continues d’être, à certains moments sans même t’en rendre compte, cette main qui m’extirpe de sables parfois trop mouvants.

Je t’aime.