1 septembre 2007

Showbusinessman

Pauvre Rufus, la barrière était haute pour gagner mon coeur hier soir. J'ai aimé l'album Release the stars à la première écoute et le show m'avait été vendu à l'avance par quelques amis, il fallait donc que tout soit parfait pour que je n'aie aucune déception.

Mais tout n'était pas parfait... Sa voix tremblante à quelques reprises ont montré la fatigue de l'homme au bout d'une tournée exténuante. L'oubli de quelques paroles et une bruine de fausses notes ont bien fait rigoler la salle conquise à l'avance. N'empêche qu'il semblait carrément se foutre de ces petites erreurs. Je mentionnais à Chiiiiirie qu'il semblait être très à l'aise devant public et elle me répondit Trop à l'aise?, la ligne entre se foutre de ses erreurs et s'en foutre carrément étant bien mince. Par contre, on doit avouer une chose: le Monsieur is a showbusinessman, jusqu'au fond des tripes! Autant il aime en mettre plein la vue (costumes à l'appui), autant il sait créer une bulle parfaite entre lui et le public dans ses chansons piano-voix. Alors, est-ce que le spectacle valait pour autant 50$? Tout à fait. Mais j'aurais bien aimé le voir dans une salle où j'aurais pu dandiner mes fesses un peu plus.

Mon coup de foudre de la soirée a été sans l'ombre d'un doute le groupe à l'affiche en première partie du spectacle de Rufus: A Fine Frenzy. Une batterie, un clavier, un piano droit et une voix magnifique, celle de la chanteuse Alison Sudol qui a complètement conquis la salle pleine à craquer par sa force, sa retenue, sa douceur et sa fragilité. Cette jeune femme a su, par sa musique et son charisme, emplir le moindre interstice de la salle Wilfrid-Pelletier de sa présence face à des spectateurs bouche bée, complètement subjugés. Les frissons que j'ai eus, j'vous dis pas. Assez pour me faire monter les larmes aux yeux à 4 ou 5 reprises.

Merci, Musique, de me faire sentir en vie de la sorte. Je m'y fais prendre à chaque fois.

3 commentaires:

Sauterelle a dit...

Bien sûr, il y avait quelques fausses notes, mais il y avait un superbe solo de "fui-fui" (nous avons appris que c'était une flûte à bec), et il y a eu un fameux et bien senti "fa-la-la", moi un artiste qui me "fa-la-la", ça me jette à terre chaque fois. Ne faut-il pas avoir un culot immense pour faire un "fa-la-la" dans une chanson? Et puis il a des jambes, le salaud. Et un chouette costumier. Et plusieurs années de piano dans les doigts. Le salaud, disais-je.

crocomickey a dit...

J'étais certain que t'allais nous parler de son duo Halleluiah avec sa soeur, plein de fausses notes, de reprises et d'oublis de paroles que même les sévères critiques officiels (La Presse, Devoir, etc) ont trouvé sympas en raison de la connivence de la foule. J'aurais bien aimé dépensé ce $50 là !

François a dit...

Je me permets seulement de souligner ce passage en souriant...
"Mais j'aurais bien aimé le voir dans une salle où j'aurais pu dandiner mes fesses un peu plus."