25 septembre 2007

De l''enquête du JdM

Suite au commentaire de mon collègue Steve Proulx, j'ai envie de rajouter ceci.

Je ne commenterai pas l'enquête sur les pédophiles de la journaliste Brigitte McCann du Journal de Montréal. Je pense que des hommes, adultes (je sais qu'il y a des femmes mais elles ne sont pas en majorité ici) qui sexuellement harcèlent ou jouent à touche-pipi avec des filles à l'aube de la puberté ont un sérieux problème entre les deux oreilles et devraient payer pour les gestes répréhensibles qu'ils commettent.

En fait, je me questionne plutôt sur la façon qu'ont utilisée les journalistes du Journal pour piéger ces cyberprédateurs. Parce que le secret pour pogner ces hommes malades réside dans ce mot-là: piéger. On sentait dimanche dernier que Madame McCann faisait tout en son pouvoir pour ne pas utiliser ce terme-là. Et c'est la raison pourquoi cette enquête n'aurait eu aucun poids en cour. Et elle le savait. De telles méthodes auraient été défaites en mille morceaux devant la Justice.

Et c'est ce que je n'aime pas avec le mot piège. Pour aboutir à ses fins, c'est-à-dire mettre le grappin sur une bande de pédophiles pour afficher l'histoire en frontpage d'un journal à grand tirage, la journaliste a peut-être elle-même précipité ces prédateurs dans une rencontre. Et c'est ce que je n'aime pas avec certaines méthodes journalistiques. Car certains journalistes pêchent parfois de la même façon que ce qu'ils accusent férocement. Et ces méthodes me puent autant au nez que les prédateurs eux-mêmes.

8 commentaires:

Mercurius mendax a dit...

Tout à fait d'accord. Celui qui fabrique l'occasion fait le larron. Il participe au crime. Car le crime est potentiellement en nous, il est irresponsable de l'activer. En partant du même principe, on pourrait piéger n'importe qui, il suffirait de fabriquer (j'insiste sur le mot) une occasion suffisamment irrésistible.

swan_pr a dit...

How to catch a predator, ça te dit quelque chose? une série d'émissions diffusées sur NBC à Dateline. Même prémice, même manège. J'ai lu cet été un excellent article dans le magasine Esquire (non non, je l'ai pas acheté juste à cause de Sean Penn sur la couverture!), qui dénonce les pratiques des journalistes et policiers impliqués, et les conséquences fatales d'une enquête en particulier.

Je te donne le lien... ça vaut vraiment la peine de lire ça.

http://www.esquire.com/features/predator0907

Patrick Dion a dit...

Ils ont mis Sean Penn dans un baril? ;-)

Merci!

Daniel Rondeau a dit...

C'est pas mal semblable aux policières déguisées en putains sur la rue...

J'haïs ça quand ça m'arrive...
;P

Anonyme a dit...

Pour une « enquête » sur les criminels potentiels, elle n'aura pas loin à faire pour en trouver un chez moi en sa «présence journalistique», la tite faiseuse d'histoire à la con. PAN!

Patrick Dion a dit...

Cher Anonyme, ayez au moins le guts d'assurer votre commentaire et de ne pas vous cacher derrière l'anonymat! Faut pas semer la discorde et la zizanie simplement pour la semer sinon vos paroles perdent toute leur importance.

Anonyme a dit...

Vous offrez le choix ou non d'une identité?

Aussi. Comme s'il n'y avait pas suffisamment de non-anonymes dont les paroles sont sans importance.

*La Souris* a dit...

Je n'ai pas lu les articles, mais il me semble que c'était non pas les «fausses-enfants» qui proposaient un rendez-vous mais bien les pédophiles eux-même. Jusqu'à quel point ont-ils été leurrés, c'est discutable.

Enfin, tout cela aura aumoins perdu de mettre un peu plus à jour le phénomène.