30 novembre 2006

Graphique Parent/Ado

Flora: Dites-le avec des fleurs.


Parents: Dites-le avec un graphique.




Y a des parents qui se reconnaissent ?

29 novembre 2006

Les Doré ne sont pas tous dans l'annuaire

Un gars, ça pisse plus souvent qu'autrement debout. Tout le monde sait ça. Un gars qui pisse debout fait plus souvent qu'autrement une fontaine Trévi ou un Manneken Pis de lui-même. Un gars qui s'amuse à splasher sa fontaine sur un bol de toilette sans l'essuyer par la suite, c'est déplaisant pour la personne qui suit et qui vient poser ses fesses sur ladite toilette. C'est encore plus déplaisant quand la personne qui suit est moi.

Les gars, les ptites traces que vous laissez en flaque ambrée sur la toilette, c'est pas un reflet de rayon de soleil ou un échantillon du costume de Ronald McDonald. Ça s'essuie ! Quand vous avez terminé, épongez donc vos cernes autour du col (ou du bol). Ou mieux encore, avant de vous vider de votre inspiration, levez donc la lunette (le ver de contact quand c'est vraiment sale). Ça rendra tout le monde heureux : Les madames (à la maison comme dans les toilettes mixtes) comme les messieurs (qui font autre chose que pisser debout). Et ça m'empêchera moi-même de rire un peu jaune.

27 novembre 2006

Ouiii Papa !

L'ado s'est fait couper les cheveux en fin de semaine. Sa mère en a profité alors que j'avais le dos tourné et que je regardais ailleurs. Mais non, je suis un adulte consentant quand même. N'empêche que ses cheveux sont passés du 12 pouces de long au 6 pouces de long. Il est pas mûr pour les Forces Armées Canadiennes le Nain. Par contre, je peux maintenant retourner la pôle à rideaux au Marché du Store.

26 novembre 2006

La Grande Contrepèterie

Scène (très approximative) à 5 protagonistes dont 3 dans la tivi.

Samedi soir, Radio-Kénéda, La Grande Séduction. Raymond Bouchard, Rita Lafontaine et Clémence Desrochers espionnent la ligne téléphonique du bon Docteur Christopher Lewis et échangent entre eux sur le besoin d'obtenir l'usine à Sainte-Marie-de-la-Mauderne.

Rita Lafontaine: Je me suis fait offrir une job en ville par mon frère pis j'pense que je vas accepter.

Raymond Bouchard: Y est pas question qu'on parte de Sainte-Marie ! Notre vie est icitte !

Rita Lafontaine: Là va falloir que tu te raisonnes un moment donné. T'es pas pour passer le reste de tes jours icitte à pirater le cable, pirater le Bell, pirater l'hydro !

Moi à Chiiiiirie: "Pis rater" ta vie...

24 novembre 2006

S'assumer

S'assumer...

C'est toujours plus facile le dire que le faire. Vous connaissez probablement beaucoup de gens qui caquettent au vent: En tout cas, si c'était moi, bla bla bla... Je sais, je suis habituellement comme ça. Sauf que parfois, on a pas d'énergie, on a la tête ailleurs, on est fatigué, on a plus d'argument, on se découvre qu'on a moins de couilles qu'on pensait.

J'ai écrit un texte ce midi sur le harcèlement sexuel. Je posais, je crois, un questionnement légitime à savoir où on tracait la ligne entre la drague et le harcèlement. On y a malheureusement vu un endossement à l'acte. Qu'on se le tienne pour dit: Je n'endosse aucune forme de harcèlement, peu importe la forme de celui-ci.

Pour ce qui est d'assumer le texte que j'ai écrit, allez voir plus haut. On y parle d'énergie et de couilles.

23 novembre 2006

Maudit qu'on est dû

Y a des gens qui ont de la difficulté avec le mot cul, le mot hydrocéphale, le mot Patof ou encore le mot NabuchodonosorRoiDeBabylone. Moi je n'aime pas le mot dû. Oui oui, celui du verbe devoir. Je sais que c'est fou mais il me fait chier. Ça colle pas du tout entre lui et moi. Je déteste écrire le mot dû ou du ou dus ou dûs comme dans "Maudit qu'on est dû (ou du ou dus ou dûs). D'un, j'aime pas comment ça s'écrit. C'est trop court pis c'est laid (j'ai le droit bon !). De deux, j'ai toujours l'impression de faire une faute à chaque fois que je l'écris. Alors je tourne souvent mes phrases de façon à ne pas avoir à l'employer. Je gosse donc parfois de longues minutes à trouver les mots simplement pour ne pas avoir à me casser la tête en cherchant dans le Bescherelle comment on écrit dû ou du ou dus ou dûs. Par exemple, la phrase "Maudit qu'on est dû" finira par avoir l'air de "Amène ton cul icitte, j'm'ennuie". Ok, j'avoue que c'est moins poétique mais ça a au moins le mérite d'être clair. Et vous, y a des mots dont vous êtes dus (gna gna) à bannir de votre vocabulaire ?

22 novembre 2006

Question/Réponse

Qu'est-ce qu'un écrivain ?

Un écrivain, c'est celui qui voudrait écrire tout ce que les autres écrivent.

Dipatisme

Tout bon blogueur sait que le calme vient avant la template.

20 novembre 2006

Question de morale

Je me suis toujours considéré comme une personne avec une très grande ouverture d'esprit. Vous pouvez zigner sur un chien qui porte un chandail de laine rose ou marcher avec des pantoufles Bob l'Éponge sur la tête en chantant Agadou-dou-dou chez vous que j'en ai rien à foutre si vous ne m'emmerdez pas avec ça. Mais parfois, ça me joue des tours d'avoir une telle ouverture car ça en devient une à double sens. Je suis le pire avocat du diable qui existe. Tellement qu'à l'occasion, je me contredis moi-même juste pour m'obstiner tout seul. Je dois trouver ça le fun ou je suis mûr pour l’asile, c’est au choix. Je sais qu'il y en a plus qu'un d'entre vous qui êtes en train de se dire "Ouais, y a des cornes en permanence ce mec" ou pire "c'est vrai qu'y sent le soufre hein ?". Mais c'est pas de ce genre de diable-là dont je parle.

Je change souvent mon fusil d'épaule dépendamment des arguments que l'on me sert (prendrez-vous des ptites pétaks avec ça ?). Donc, plus vous avez une grande gueule, plus vous êtes convaincus (même si vous êtes complètement dans le champ), plus j'ai de chance de croire à ce que vous me dites même si c'est totalement ridicule et farfelu (c'est joli le mot "farfelu", on dirait une sorte de clown déguisé en pâte alimentaire). Dans cet esprit, servez-moi en sauce vos meilleurs raisonnements, qu’ils soient politiques, qu'ils fassent référence à vos croyances (encore que je n'ai jamais rencontré un témoin de Jéhovah qui m'a fait changer d'idées) ou à vos valeurs et il se peut que je vous effectue un salto arrière avec triple boucle piquée de mes convictions. J'ai longtemps cherché l’expression qui décrirait bien ce phénomène.

Dans une entrevue avec Guy A. Lepage la semaine dernière ou l'autre avant (ou l'autre avant mais on commence à s'en foutre de la date de son entrevue parce que ça n'a pas rapport anyway et où est-ce que je m'en vais à vous écrire tout ça vous n'en avez rien à cirer non plus est-ce que je me trompe ?), ce dernier a employé le terme que je cherchais depuis tant d'années. Lepage s'est affublé du qualificatif d'homme à "morale élastique". Et voilà ! C’est ça ! J'aime, j'achète. C'est exactement ce que j'ai: une morale qui change de direction (dans le sens du ou contre le courant) et qui s’étire ou se contracte dépendamment des arguments que vous employez.

C’est sûr que, parfois j'ai une tête de cochon (vous vous en doutiez hein ?). Quand ça m'arrive, je bouge alors autant qu'un premier ministre en excursion au Mont-Orford. J’ai donc la statue assez quo merci. Mais c'est insidieux ces petites bêtes-là (pas les premier ministres voyons, vos arguments (quoique)). Ma tête est en constante ébullition et les émanations gazeuses de vos argumentations embuent plus souvent qu’autrement le macaroni de mon esprit. Et c'est à ce moment que je deviens al dente (croquant sous la dent).

En conclusion, tout ce que vous direz sera retenu contre vous. Mais vous avez le droit de vous taire ou de vous engager un maudit bon avocat (du diable).

18 novembre 2006

Dipatisme

Je me suis parfois fait prendre pour un pied. Mais je n'ai jamais voulu devenir un caillou dans la chaussure de ta vie.

15 novembre 2006

Subtilité culinaire

Le nain a des responsabilités. C'est comme ça. T'as 12 ans, t'es vacciné, tu veux du cash, tu exécutes les tâches qui te sont assignées. Point final, pas de discussion. Inquiétez-vous pas, appelez pas la DPJ, il est loin de faire pitié. En fait, je ne lui demande pas grand chose. Il doit faire sa chambre, ranger ses cossins qui traînent partout dans la maison, sortir les vidanges et la récup (quoique c'est moi qui finit toujours par le faire parce qu'il "oublie" tout le temps, même quand le sac à vidange est en plein milieu de l'entrée) et faire la vaisselle de la veille (enfin, ce qui en reste, c'est-à-dire pas grand chose). Comme tout bon parent d'ado, je passe mon temps à répéter (no wonder qu'on finit par radoter avec l'âge): Va brosser tes dents, va prendre ta douche, ramasse ton tapis de bain, ramasse tes cochonneries. Et il s'exécute même si je n'ai pas dit Jean dit. Mais des fois (presque tout le temps), on s'écoeure de répéter. Alors tu laisses aller pour voir jusqu'où ça va se rendre avant que tu pètes ta coche. Avant-hier après-midi, à 16h40, je rentre du boulot:

- Allo ?

- ...

- Allo ?

- ...

Visiblement, il n'est pas là. Il doit être chez le nain de l'étage du dessous. Comme à l'habitude, toutes les lumières sont allumées dans l'appart, son ordinateur et sa télé aussi. Je prends une grande respiration et j'emmagasine du stock pour un pétage de coche en règle. Je me rends à la cuisine et j'aperçois la pile de vaisselle qui trône sur le comptoir. Il a manifestement "oublié" de faire la vaisselle. J'emmagasine une autre respiration et commence à faire la vaisselle. Je ne sais pas si ce sont les répercussions du bruit dans l'évier, un sixième sens bien caché, une coïncidence impossible, un appel de Jésus ou un soudain éclair de génie mais j'entends subitement les pas précipités d'un gnome affolé dans les escaliers. Il entre à la cuisine:

- Allo P'pa (son sourire est tellement large et exagéré qu'il doit lui défoncer les tympans et lui friser les cheveux) ! T'as-tu passé une bonne journée ? Tasse-toi là, laisse-moi faire la vaisselle. Va te reposer, t'as dû avoir une grosse journée et tu dois être fatigué...

- Grmphlmmmm... (Je décante mes paroles)... Et qui est-ce qui va préparer le souper, tu crois, si je vais m'asseoir ? Et qui est-ce qui va partir une brassée de lavage si je vais me reposer ?

- Désolé... J'ai oublié (je sais pas pourquoi mais je l'attendais celle-là).

- R'garde. Je vais finir ce chaudron-là et tu termineras le reste.

- D'accord...

Après 2 minutes de lavage de vaisselle adolescent (amorphe):

- Tu sais quoi ? Je pensais à ça en revenant de l'école. J'aimerais ça te faire plaisir pis te faire à souper demain. T'auras rien à faire, je m'occupe de tout.

Je retiens de m'esclaffer.

- Tu pensais vraiment à ça en revenant de l'école ou bien tu te sens un peu coupable de ne pas avoir fait la vaisselle ?

- Euhhh... Non non, j'ai vraiment envie de te faire plaisir. Et tu te reposeras pendant que je m'occuperai de tout.

Ptit maudit. Nos enfants seront toujours aussi subtils qu'un coup de deux par quatre dans le front.

Anyway, vous savez quoi ? Ben il m'a fait à souper hier soir. Oui oui, un vrai de vrai avec du spaghetti pis de la sauce dedans (pas de la sauce de dents, c'est pas la même chose). En plus, il a même pas fait brûler l'eau ! Ok, j'avoue l'avoir supervisé un peu. J'avoue avoir mis la main à la pâte (c'est le cas de le dire) pour lui montrer comment faire et j'avoue en avoir profité pour faire cuire mon poulet de ce soir. Mais maudit que ça augure pas pire pour les années à venir. Surtout qu'il était super fier de lui et que, pardi, tout était parfait.

Maintenant qu'il est en mesure de cuisiner, va juste falloir me convaincre de lui céder ma place parce que, dans MA cuisine, personne touche à MES chaudrons !

13 novembre 2006

Allo ? Allooo ? Allooooooo ?

Bonjour (les emails pour vous tirer une larme commencent toujours de cette façon),

Nous sommes une famille de Boucherville (ou ça ?) qui vient d'accueillir une femme et son fils débarquant tout juste du Rwanda. Ils n'ont nulle part où loger, n'ont aucun meuble et n'ont presque rien à se mettre sur le dos. Nous craignons le pire avec l'hiver qui approche à grands pas. Nous sollicitons votre générosité pour venir en aide à cette famille et bla bla bla, et toute aide est précieuse et appréciée et bla bla bla... L’email me touche. Je me lance donc dans ma garde-robe et le vide de tout superflu. J'ai envie de tout donner. Je me sens comme Chantal Lacroix sur le Prozac et j’ai envie de partager la chance que j'ai d'avoir un toit sur ma tête, même s'il coule dernièrement (le toit, pas la tête). J'envoie un email à la dame en question. Elle me dit qu'elle passera chez moi durant le weekend pour ramasser le tout... J'attends et attends et attends... Finalement, elle ne viendra jamais et je n'entendrai plus jamais parler d'elle.

Bonjour (les emails pour les demandes inattendues commencent toujours de cette façon),

Nous avons un projet d'émission à vous proposer. On aimerait vraiment faire une entrevue téléphonique avec vous dans les plus brefs délais. Rappelez-nous au... Bonjour, suite à notre entrevue téléphonique, nous aimerions que vous nous fassiez parvenir un démo le plus rapidement possible... Puis, plus rien. Je décide moi-même d'appeler pour faire un suivi. J'apprends que la directrice de la programmation ne travaille plus pour la station et j’imagine qu'elle a dû quitter l'endroit avec tous les téléphones de la bâtisse puisque personne ne daigne me rappeler.

Bonjour (les emails pour les projets d'envergure commencent toujours de cette façon),

Nous avons un projet très intéressant à vous soumettre. Nous vous appelerons ce soir sans faute. Dringggg… Oui allo ? Oui oui. Bla bla bla, bonjour, oui ça m'intéresse, bla bla bla, d'accord, j'attends votre appel, oui sans faute, bla zzzzz... Puis c'est comme si ma ligne de téléphone avait été coupée. Votre appel est important pour nous qu’y disent (Hahaha ! Elle est vraiment bonne cella-là). Finalement, on dirait qu'il n'y a plus de service au numéro que tout le monde devrait composer, c’est-à-dire le mien.

Coudonc ! C'est quoi l'histoire ? C'est la nouvelle tendance ? Plus personne ne rappelle personne maintenant ? Est-ce si difficile de retourner un appel quand on promet de le faire ? Est-ce que je vis dans une bulle au 19ième siècle ? Y a tu juste moi qui sait encore vivre coudonc ? Le respect est-il devenu une denrée rare ? La politesse est-elle en voie d'extinction ? J'veux ben croire que j'suis parfois (ok souvent) mauditement chiâleux pis malengueulé mais là, bordel de merde, on dirait que j'suis le seul qui a été bien élevé (merci maman et allo). Quand je fais une promesse moi, je la respecte. Ça a tu du maudit bon sens. Non mais, c'est incroyable quand même quand on y pense: Il n'y a jamais eu autant de téléphones partout sur la Terre et les gens ne se sont jamais si peu parlé.

10 novembre 2006

Hallucinations en série

Mon ami Cognote™ hallucine parce qu'il a reçu de la visite virtuelle de Papeete dernièrement. Il en est tellement abasourdi qu'il nous a même dessiné une petite carte de l'endroit. Pôôôôv Cognote, c'est rien ça. Papeete... Pfffff... (Ok, c'est ici que je pisse plus loin que lui, gna gna). Moi aussi j'hallucine ces temps-ci ! Pas parce que quelqu'un vient me visiter de l'autre bout du monde. Non monsieur (madame, les ptits chiens wouf-wouf, les ptit zoizieaux cui-cui) ! J'ai un visiteur qui me lit en ce moment-même (oui oui, toi jeune Panawan) de l'édifice où mon cul est assis ! Vive les stats !!! Mais bordel, c'est complètement hallucinant. Y a kekun avec qui je travaille qui me lit pis je sais même pas c'est qui. Arghhhh, bonjour paranoïa...

8 novembre 2006

Arghhh ! C'est par là - - - - - - >

Aux 825 000 internautes qui ont abouti sur mon blog depuis 2 jours en recherchant "Famille Dion", c'est ICI que vous devez aller !

7 novembre 2006

Dipatisme (gnac gnac gnac)

C'est sûr que quand tu restes en Palestine pis que tu travailles en Israël, c'est limite rough...

6 novembre 2006

Perçage de dent politique

Il a une longue barbe blanche et il n'est lui-même pas un cadeau. Ces jours-ci, il porte également un gros nez rouge. Est-ce que je parle vraiment du Père Noël qui arrivera bientôt dans un centre d’achats près de chez vous ?

Saddam Hussein s'est fait condamner hier à la peine de mort par pendaison pour crimes contre l'humanité. Cette mise en scène est, à mon avis, une vraie mascarade. Le tribunal irakien qui vient de le condamner a été monté de toutes pièces par le gouvernement américain. Ce sont les Américains qui décident de ce qui advient du boucher de Bagdad. Et ils veulent qu'il crève couss que couss. Personnellement. je crois que Hussein est un tyran sanguinaire. Là n'est pas la question. Mais je trouve insultant de me faire prendre pour une cruche en me disant qu'un tribunal irakien, supposément choisi par la communauté internationale, impose la peine de mort à quelqu'un alors que cette même communauté internationale n'endosse pas un tel geste. Je déteste me faire prendre pour un cave et quand j'entends de telles paroles sortir de la bouche même des médias américains (ils doivent certainement avoir une bouche pour licher le cul des politiciens quand même), ça me met hors de moi. C'est simple, je sens qu'on insulte mon intelligence. Ce que je déplore en plus, c'est qu'une grande majorité n'y verra que du feu. Cette majorité américaine qui devra réélire le sénat américain cette semaine, verra en Doublevé Bouche (lui aussi il en a une) et ses républicains les sauveurs tant attendus de l'humanité. Ils croiront alors dur comme fer que la démocratie, la justice et la paix sont revenues au Moyen Orient grâce à la main du Dieu des tas-unis. Et il y a quelque chose de dérangeant là-dedans. Est-ce que j’ai aussi besoin de rajouter que peu importe les raisons, je suis contre la peine de mort ?

La chose que l'on pourra au moins dire, c'est qu'après toutes les femmes que Saddam aura épousées, il se fera une fois de plus mettre la corde au cou.

3 novembre 2006

Collection

Y a des gens qui collectionnent les timbres. On les appelle les philapafort. M'enfin, j'suis pas sûr mais c'est sans importance. Y en a d'autres qui collectionnent les histoires d'un soir. Ils disent pas c'est quel soir par exemple mais ça devait être un samedi parce que moi j'aime ça les samedis pis les samedis, c'est le soir où on baise. Y a aussi d'autres personnes qui collectionnent les points du Club Z, la monnaie (mais pas dans mon compte de banque), les cartes de hockey (n'importe quoi) et les maladies vénériennes (quoiqu'un peu moins).

Moi aussi je collectionne quelque chose. Tout à fait... Vous vous demandez c'est quoi hein ? Ben j'vas vous le dire c'est quoi moi. Je collectionne les élastiques pour cheveux. Hein ? Quoi ?, que vous vous demandez. Ceux qui connaissent mon étendue capillaire doivent réellement se demander la raison pour laquelle je peux bien collectionner les élastiques pour cheveux. Voyez-vous, j'en trouve partout chez moi des élastiques pour cheveux: dans ma salle de bain, sur ma table de cuisine, sur le plancher de ma chambre. Vous venez sans doute de comprendre que Chiiiiirie laisse traîner des souvenirs derrière elle. Et moi, quand je croise un de ces jolis bouts de caoutchouc (c'est en caoutchouc au juste un élastique ?), je le ramasse et vais savamment l'accrocher à ma tête de lit. Au début, je me disais que Chirrrie rapporterait ses élastiques chez elle, qu'elle les remettrait dans ses cheveux ou qu'elle ferait un slingshot avec. Mais non, comme la poussière sur mon plancher, elle les accumule. Alors j'ai décidé de débuter une collection. Et quand j'en aurai une assez grande quantité, je m'en ferai un bandeau à sourcils ou des cache-oreilles pour l'hiver.

1 novembre 2006

Closed captioned for the seing impaired

Y a tu quelqu'un qui peut me dire s'ils ont vu passer la loi 101 quelque part dernièrement ? C'est pas nécessairement que je la cherche mais elle, elle semble s'être perdue d'aplomb ! Je sais pas si vous avez remarqué les pubs sur les panneaux de côté des autobus de la STM dernièrement ? Si c'est pas le cas, vous êtes soit aveugle, soit un animal qui voit en kaléidoscope. Je pense que les médias anglophones se sont donnés le mot:

Hello, is this Brian Brit of de CTV nouvelles ? Yes, icitte c'est Q92 de le rédio. Can you dire à The Gazette to dire à CJAD that ça roule ben good le promotion de le langue anglaise sur les bus de la Montreal Society Transportttt !

Putain ! Y a pas une journée où je vois pas passer un autobus de la STM avec une pub UNILINGUE ANGLAISE grosse de même qui nous tire sa langue Shakespearienne. Comment ça se fait que personne ne dit rien ? Est-ce que c'est moi qui hallucine ? Ironiquement, mon employeur, anglophone de surcroît, affiche en français dans les cabines d'autobus ces temps-ci.

Est-ce qu'on aurait oublié que la lengue franssaize, cé une rissèche kulturèle pi ki fo y fèr atanssion ?